Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une rentrée scolaire en demi-teinte — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une rentrée scolaire en demi-teinte
Chapitre 2
Imaginez un homme qui essaye de faire croire à sa collègue qu'il l'aime profondément et qui finit, à la fin de la journée, par coucher avec une autre femme. C'est ce qu'il s'est passé le jour de la pré-rentrée et pourtant, les sentiments pour ma bien-aimée étaient bien vrais. Que voulez-vous, il y a des choses qui ne s'expliquent pas et comme on dit, l'erreur est humaine.
Sauf que parfois, il faut répondre de ses actes et malheureusement pour moi, je n'avais pas idée du pétrin dans lequel je m'étais mis.
J'aurais dû préciser à ma directrice que ce rapport sexuel devait rester entre nous ; mais n'ayant pas eu le réflexe de penser à cela... vous voyez sûrement où je veux en venir, elle lui en a parlé ! Ma boss et ma collègue Clémentine entretenaient une relation purement amicale et n'hésitaient pas ainsi à parler des sujets, même les plus intimes. C'est donc au travers d'une de leur habituelle discussion, que celle que j'aimais réellement apprit pour notre rapport sexuel.
Je n'étais pas au courant, sur le moment, mais ma directrice envisageait un plan à trois, d'où l'idée de lui en parler ; elle ne savait - hélas - pas ce qu'il s'était passé plus tôt entre Clémentine et moi.
Clémentine fut d'ailleurs bien avisée de ne pas lui avoir révélé notre problème, se contentant d'un simple refus pour l'idée du plan à trois. Il faut dire qu'elle n'avait plus aucune raison de me laisser une nouvelle chance et que l'erreur du baiser était désormais éclipsé par la deuxième erreur, beaucoup plus grosse, qui était d'avoir couché avec une autre femme.
Certes, je n'avais pas à me justifier. Je n'étais en couple avec personne, mais ça ne m'empêchait pas de me sentir encore plus mal, car à la douleur de devoir possiblement vivre toute ma vie sans celle que j'aimais, s'ajoutait cette souffrance morale provoquée par la forte honte que j'avais au moment de croiser Clémentine dans les couloirs de l'établissement.
Je m'en voulais et alors que l'année scolaire venait à peine de commencer, j'avais comme la sensation de déjà devoir faire un break.
Les jours passaient et rien ne changeait. J'étais toujours aussi mal à l'aise à l'idée de croiser son regard, j'étais constamment dans un coin à la cantine de l'établissement et comme recroquevillé dans ma salle de classe lors des pauses de 10h et 15h. Je n'attendais aucune visite, je n'avais plus aucun espoir de voir les choses s'améliorer et puis arriva cette soudaine prise de conscience : comprenant que le temps des promesses et des discussions était terminé. Il fallait que mon comportement soit en adéquation avec mes mots. J'aimais Clémentine et dès lors, je n'avais pas à aller voir ailleurs, comprenez par-là que je n'avais pas à sortir ou avoir des rapports avec ma directrice, ni aucune autre femme.
Quelle ne fut donc pas la surprise de directrice d'entendre un "Non" aussi clair que ferme, lorsqu'elle me proposa un nouveau rapport sexuel. J'étais probablement le seul homme célibataire au monde, à refuser de coucher avec une belle blonde ayant la trentaine et étant par la même occasion, ma supérieur hiérarchique. Nous étions le 15 septembre, presque deux semaines après notre dernière fois, mais décliner cette invitation marquait bel et bien le tout premier jour de ma nouvelle vie. J'étais désormais un homme honnête envers mes sentiments et envers celle que j'aimais, j'étais un homme désireux de vivre le vrai amour, un homme prêt à montrer qu'il ferait tout pour obtenir une nouvelle chance de recoller les morceaux. Et savoir que ma directrice partageait tous ses secrets avec Clémentine ne me dérangeait plus du tout, je n'avais en effet, plus honte d'être amoureux et d'agir tel quel.
Néanmoins, ce nouvel homme que j'étais avait encore du chemin à parcourir et je devais bien évidemment passer par la case des excuses, ne serait-ce que pour avoir la conscience tranquille. C'est ainsi que j'ai pris l'initiative d'aller voir ma collègue de travail, un matin à la pause de 10h, pour lui faire parts de mes regrets. Je lui ai indiqué que je n'attendais pas d'être pardonné et que ces excuses étaient la moindre des choses. Plus important, je lui ai bien fait comprendre qu'elles étaient sincères et que je culpabilisais par rapport à mon comportement déplacé, aussi bien pour le baisé volé, que pour le rapport sexuel qui a suivi avec la directrice de l'établissement.
Visiblement surprise, Clémentine ne dis aucun mot sur l'instant et me laissa quitter sa salle... mais me proposa, juste avant de fermer la porte, de partager le repas de la cantine, chose que j'acceptai volontiers. Ce fut comme un nouveau départ, l'occasion de faire davantage connaissance, de passer enfin à autre chose. Cela pouvait sembler anecdotique, mais le fait que nous continuâmes la discussion après avoir mangé, puis à la pause de 15h, était bien plus rassurant que je ne l'aurais imaginé. Les jours suivants étaient similaires, on se parlait, tandis que je refusais constamment les avances de ma directrice, je ne pensais plus qu'à profiter de l'amitié de Clémentine, en espérant - au fond de moi - que cette amitié puisse évoluer en relation plus sentimentale, un jour ou l'autre. J'en apprenais sans cesse, je connaissais ses goûts musicaux, son rapport au 7e art, ses envies de voyager à travers le monde et tout un tas d'anedoctes que je n'aurais imaginé apprécier de connaître. C'était comme un rêve, je travaillais dans la salle d'à côté, la voyais au quotidien et cela pouvait ainsi durer des années et des années, nous étions comme dans notre propre bulle ; vous n'imaginez pas le plaisir de ce modeste bonheur que peut engendrer l'amitié. Parce que c'est bien ce que nous étions, nous étions devenus amis, de vrais amis.
Arrivèrent les vacances de la Toussaint et cette crainte de ne plus la revoir pendant deux semaines. Heureusement, ce ne fut pas le cas, loin de là.
À suivre...
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Commentaires ()
Hate de lire la suite!!!!