00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Faunus Don Juan féminin XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Don Juan féminin — Chapitre 2 · La chute

14 minutes
14k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Faunus
Faunus
Histoires publiées
81
Abonnés
111
J'aime cumulés
9.9k

Don Juan féminin

Chapitre 2 · La chute

— Veux-tu déjeuner avec moi ?
Gaëlle avait posé la question depuis la cuisine où elle finissait de placer quelques légumes dans le conservateur du frigidaire. N'ayant pas obtenu de réponse elle réitéra sa demande d'une voix plus forte. N'obtenant pas de réponse elle dit qu'il était beaucoup plus sage et poli de se déplacer. Elle répéta sa question une troisième fois en entrant dans le salon sans pour autant obtenir une réponse. La pièce était vide, un instant elle pensa que la jeune femme était partie sans rien dire. En voyant le petit sac à main sur la table basse entre les fauteuils, elle se dit qu'un besoin urgent motivait son absence. Un instant, elle eut l'idée de regarder le contenu de l'objet abandonné sur le plateau en merisier. « Quelle curieuse tu fais tout de même, cela ne se fait pas ce genre de chose. » Un léger bruit lui fit tourner la tête en direction de l'escalier menant à l'étage. En voyant la jeune femme descendre les marches, elle se dit qu'elle était mignonne et qu'elle se déplaçait avec grâce.
— Excusez-moi, j'avais besoin de faire pipi. N'ayant pas trouvé les toilettes au rez-de-chaussée je me suis permis d'aller voir en haut. Bon, je pense qu'il faut que j'y aille.
— Ce n'est pas grave du tout, j'aurais dû y penser. Partir, si vite ? Il n'en est pas question, je te suis redevable, tu as porté mes paquets. Cela me ferait plaisir si tu acceptais de déjeuner avec moi.
Tout en parlant, elle lui désigna un siège pour l'inviter à s'asseoir. Le comportement et l'attitude de la jeune femme lui plaisaient. Elle semblait bien éduquée, polie, bien que vêtue comme la plupart des jeunes. Habillée malgré tout sans extravagance. Elle aimait aussi ce petit côté timide et réservé qui pourtant par moment laissait apparaître de la détermination.
— Non, non, je t'assure que cela ne me dérange pas le moins du monde. Faisons cela à la bonne franquette, salade, jambon, fromage, fruit, juste un en cas, arrosé par un petit vin rosé.
Le sourire que lui adressa Morgane lui indiquait son assentiment. Gaëlle ne savait pourquoi, mais elle avait envie de discuter avec cette jeune femme et en apprendre un peu plus sur elle. Elle était contente de la tournure prise par les évènements. Cette journée rompait la routine, le ronronnement habituel et Gaëlle avait l'intention d'en profiter et d'en tirer le meilleur.
— Que veux-tu comme apéritif ?
— Heu..., comme vous, oui je vais prendre comme vous.
— Oui, à vingt et un ans on peut boire un alcool fort. Je vais donc nous servir..., non..., un verre de xérès sera plus approprié. Tu peux me tutoyer, si bien sûr tu en as envie.
— Heu..., oui, je vais essayer. C'est bien la première fois que j'ai l'occasion, la chance de pouvoir discuter avec toi, une, un écrivain.
— Ha ha ha ! Merci, je constate que tu as de la mémoire et que tu as perçu que je n'aime pas ce genre de faux semblant. Chacun a une place dans la société et envier ce qui est dans l'assiette de l'autre ne fait jamais avancer les choses. Un con reste un con qu'il soit mâle ou femelle, ho ho ! J'aurais dû dire homme ou femme.
Après avoir déposé le plateau sur la table basse, elle avait pris place en face de son invitée. Elle la regardait en souriant tout en l'observant, essayant de savoir comment elle allait réagir.
— Trinquons à cette rencontre inattendue.
Elle avait tendu son verre en direction de Morgane, qui en souriant fit le même geste. La dégustation du vin permit aux deux femmes de commencer à échanger et de faire un peu plus connaissance. Au fur et à mesure de l'écoulement du temps, Gaëlle se rendit compte que la jeune femme était un peu plus détendue. L'élaboration du repas se fit à quatre mains et à la fin du repas l'atmosphère était nettement plus amicale. Elle était étonnée de voir le changement s'opérer et il n'était pas dû à un excès d'alcool. Toutes deux elles avaient consommé, mais Gaëlle avait veillé à ce que cela reste raisonnable. Mise en confiance, Morgane lui avait pratiquement tout raconté sur sa vie. Il s'agissait de son premier emploi, elle avait vécu chez sa maman jusqu'à son embauche. En arrivant en ville, elle avait trouvé à se loger chez une femme plutôt stricte. Elle avait complété en lui disant qu'elle n'avait pas de petit copain et elle profitait de quelques jours de vacances pour visiter les environs. Devant autant de spontanéité et de franchise, Gaëlle en avait fait autant, en évitant toutefois le côté sentimental.
— C'est bien que tu sois en vacances. Pourquoi es-tu venue ici, il n'y a rien de particulier pour un jeune à Rivebois.
— C'est comme ça que ce patelin s'appelle ? Il me semble pourtant avoir vu un autre nom...
— Ha ha ha ! Non, bien sûr, le nom de cette jolie petite ville est Hérisson, je me suis amusée à la renommer ainsi.
— Mince ! Le temps est passé drôlement vite. Je dois partir, il est tard. Ma logeuse ne m'ouvrira pas si je suis en retard. Merci pour le repas et ces bons moments, je dois me sauver. Oups ! Il faut que j'aille au petit coin. Tu permets ?
— Bien sûr, vas-y ! Tu connais le chemin. Ha ha ha ! Ce n'est pas pour rien que l'on dit que les filles sont des pisseuses.
Gaëlle qui s'était levée pour raccompagner son invitée lui indiqua de la main l'escalier menant à l'étage. Elle vit la jeune femme grimper les marches quatre à quatre et disparaître. Elle réapparut quelques minutes plus tard en haut des marches avec un air soulagé. La jeune femme fit l'erreur de vouloir descendre l'escalier aussi rapidement qu'en montant.
— Je dois...
Presque aussitôt, elle la vit perdre l'équilibre et dévaler les marches avant de s'immobiliser sur le dos aux pieds de Gaëlle.
— Merde ! Est-ce que ça va ? Tu peux bouger tes jambes ? Non ! Ne te lève pas. Reste tranquille, je fais venir les pompiers ou mon médecin.
— Non, non, ça va aller. Je n'ai pas besoin des pompiers. J'ai mal partout, je vais attendre un peu, je pense que cela ira.
— Je vais quand même téléphoner...
— Non merci, ne le fais pas, je préfère que tu préviennes ma logeuse. Le numéro est enregistré dans mon téléphone.
Malgré les quelques grimaces qu'elle faisait, elle avait un ton déterminé, Gaëlle se contenta de prendre contact avec la logeuse. Bien que Morgane lui ait déjà parlé de l'intransigeance de cette femme, elle fut surprise d'entendre la réponse. Il ne lui fut pas possible de discuter, la réponse fut identique : « une fois l'heure limite dépassée, la porte restera fermée. »
— Je suis navrée, cette sorcière n'a rien voulu entendre.
— Tant pis, j'irai dormir à l'hôtel, c'est un peu plus cher, mais au moins...
— Ha non ! Il n'en est pas question. Tu dormiras ici, je te laisse mon lit. Je vais t'aider à te relever.
Tout en parlant, elle s'était baissée pour prendre la jeune femme sous les aisselles. Morgane en faisant des grimaces et en poussant des petits cris se redressa.
— Je pense qu'il serait plus sage d'appeler le toubib. J'ai l'impression que tu as mal partout, cela m'inquiète.
— Non ! Je ne veux pas voir un médecin. Un peu d'aspirine et de pommade cela devrait suffire. Tu vois, je tiens debout. Aïe ! J'ai le coccyx, les coudes, les genoux, les hanches...
— Alors, pourquoi tu ne veux pas que je demande à quelqu'un de venir ? Dis-moi ! Que veux-tu que je fasse ?
Morgane, grimaçante, serrant les dents s'appuyait sur Gaëlle. Cette dernière faisait en sorte de la soutenir. Elle se dit que le mieux serait d'installer la jeune femme dans la chambre. C'était la première fois qu'elle avait ce genre de contact et malgré les circonstances cela ne lui était pas désagréable. Cette sensation lui occasionna un sentiment de gêne aussitôt perçue par Morgane.
— Que se passe-t-il ? Ça va ? Je t'ai fait mal ? Je m'appuie trop sur toi. Je suis trop lourde, c'est ça. Au sens propre et au figuré.
— Heu..., rien..., non bien sûr, j'ai porté à l'étage des objets plus pesant que toi. Ne va pas t'imaginer des choses qui n'existent pas. Mets tes bras autour de mon cou, tu vas pouvoir vérifier que je ne suis pas menteuse.
En gémissant un peu Morgane fit ce qui lui était demandé pendant que Gaëlle la prenait dans ses bras. Elle eut à nouveau cette sensation étrange. Dans le même temps, elle put vérifier que la jeune femme n'était pas aussi mince et légère que ce qu'elle pensait. Gravir les marches et franchir la distance les séparant du lit lui parut presque infranchissable, mais après de multiples efforts elle y parvint. Elle eut à peine le temps d'arriver à destination avec son fardeau. Elle se laissa choir à la renverse en travers du lit. Le poids de la jeune femme lui coupa le souffle, elle se dit que faire ce mouvement n'avait pas été une bonne idée. Après avoir émis un petit cri, Morgane en riant roula sur le côté pour lui permettre de se redresser.
— Je suis obligée de reconnaître que tu n'es pas aussi légère que ce que je croyais. Ou alors je commence à me faire vieille.
— Ha ha... Aïe ! Cela faisait longtemps que l'on ne m'avait pas portée de la sorte. Je te l'ai dit, je pèse soixante kilos pour un mètre soixante-dix.
— Puisque nous en sommes à ce genre de confidence, nous sommes de la même taille, sauf que je suis plus lourde de cinq kilos. Bon, ce n'est pas tout, je vais aller te chercher de l'aspirine et un verre d'eau. Il me semble que j'ai aussi une pommade qui devrait convenir.
— Oui, merci, cela devrait me soulager, je vais avoir des bleus un peu partout. Bof ! Ce n'est pas bien grave, dans ma culbute ma tête n'a pas heurté les obstacles rencontrés.
— Oui, tu n'as même pas une égratignure sur le visage. Je reviens...
Gaëlle sortit de la pièce en répondant au sourire que venait de lui adresser Morgane. En cherchant dans l'armoire à pharmacie, elle se dit que cette journée sortait vraiment de l'ordinaire. Elle qui vivait seule par choix était maintenant contrainte à jouer les infirmières. En cherchant les produits nécessaires, elle finit par admettre que cela ne lui déplaisait pas. « Serais-je moins sauvage que je le croyais ? » Cinq minutes plus tard, elle était à nouveau dans la chambre avec le verre d'eau, l'antalgique et la pommade. Quand elle entra dans la pièce elle vit Morgane les yeux fermés, pendant un instant, elle s'inquiéta et se dit qu'un médecin était nécessaire.
— Hum ! Cette cabriole a dû me chambouler, je somnolais.
De la voir et l'entendre lui parler sur le ton de la plaisanterie lui redonna le sourire. Cela lui plut de constater que Morgane ne s'apitoyait pas sur elle-même. Gaëlle en lui souriant lui tendit le verre et le comprimé.
— Tiens, avale ça, dans un petit moment tu devrais te sentir beaucoup mieux. Je t'ai rapporté de la pommade pour les bleus, de l'arnica pour être plus précise. Ça aussi devrait limiter les effets des coups infligés par la dégringolade dans les escaliers.
— Ha ! Merci beaucoup. Est-ce que cela t'ennuierait de m'aider. Pour le moment, allongée sur le dos, je ne sens presque plus rien. Dès que je bouge, cela me fait un mal de chien. Excuse-moi...
Gaëlle était surprise de cette demande, elle n'avait pas envisagé une seconde qu'elle jouerait vraiment les infirmières. Elle resta silencieuse pendant quelques secondes, le sourire figé sur ses lèvres.
— Bon, bon, ce n'est pas grave, cela attendra demain, je pense que cela ira mieux. Je ne voudrais pas abuser, tu m'as déjà si gentiment proposé ta chambre.
— Non, non ! C'est que je ne sais pas du tout comment procéder et puis j'ai peur de raviver tes douleurs.
— Ha... Aïe ! Fais comme quand tu jouais à la poupée, il te suffit de me retirer les vêtements, ensuite je me passerai de la pommade sur les endroits que je peux atteindre.
L'idée de jouer à la poupée fit sourire franchement Gaëlle. Une fois encore elle ressentit cette sensation, elle ne la définissait pas, c'était trop fugace, mais pas désagréable du tout. Après tout, pourquoi ne ferait-elle pas ce que Morgane lui demandait ?
— Ha ha ha ! Je n'ai jamais eu ce genre de poupée qui faisait des acrobaties dans les escaliers. Les miennes portaient des ballerines et des robes. Bon, d'accord, je vais essayer de ne pas abîmer davantage ma..., cette jolie poupée.
Elle ne savait pourquoi elle avait utilisé le possessif, elle s'était aussitôt reprise en espérant que Morgane n'y avait pas prêté attention. Et qu'elle ne se méprenne pas sur ce qu'elle venait de dire. Elle souriait en retirant les chaussures avant de s'attaquer au pantalon. Morgane se laissait manipuler comme une poupée, en la regardant elle put voir qu'elle lui souriait. Elle n'avait même pas dégrafé le bouton du jean. Jusque là, Gaëlle était restée dans l'allée, pour se faciliter la taille elle s'installa sur le lit. Les deux femmes se faisaient face, elle fit glisser la fermeture puis tirant sur les côtés fit glisser le vêtement vers le bas. Ce mouvement fut accompagné par un léger mouvement du bassin, en soulevant ses fesses Morgane avait émis un petit cri. L'infirmière occasionnelle se dépêcha de finir de libérer les jambes.
Maintenant, elle avait sous ses yeux le bas du corps de la jeune femme, cette découverte la fit frissonner. Elle pouvait voir la pilosité à peine masquée par une culotte transparente. Elle ne put retenir un petit gloussement, cela l'amusait de voir qu'elle n'était pas la seule rebelle.
— Qu'y a-t-il ?
— Heu..., ho..., rien..., c'est un réflexe nerveux.
— Je ne te crois pas, j'ai bien vu et entendu.
— Bon d'accord ! Comme moi, tu as des poils sur la foufoune. La mode maintenant c'est d'avoir un mont de vénus totalement lisse. Il paraît que même les hommes n'y échappent pas.
Gaëlle lui avait répondu en accompagnant ses paroles de mimiques expressives.
— Ne me fais pas rire, ce n'est pas gentil. Je préfère comme ça. Avant que tu ne fasses une attaque, j'ai aussi des poils sous les bras.
Assise sur ses talons, elle regardait sa patiente en souriant. Décidément, cette journée n'était vraiment pas comparable aux autres. Elle se déplaça à quatre pattes pour aller vers la tête du lit. Ces mouvements la contraignirent à libérer le tissu de son pantalon qui se coinçait chaque fois qu'elle bougeait.
— Je pense qu'en l'ôtant tu serais plus à ton aise pour te mouvoir dans cette position. Et puis, nous serions à égalité.
— Tu as peut-être raison, mais cela ne serait pas convenable.
— Quand on joue à la poupée, on peut avoir n'importe quelle tenue.
— Tu marques un point, mais jusqu'ici je n'ai jamais eu une poupée aussi bavarde. Tu me sembles intarissable pour quelqu'un qui semble souffrir. Oui, en jouant je leur faisais prendre des poses, mais elles restaient sages et silencieuses.
Morgane se mit à rire tout en lui faisant quelques grimaces. Gaëlle ne savait pas trop si elle grimaçait de douleurs ou si elle voulait la faire rire. Elle sentit rougir quand elle se dit qu'elle allait retirer ce pantalon qui la gênait un peu pour se déplacer sur la couette.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 3 · Infirmière improvisée
15 minutes
11.4k
108
2
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Photo de profil de Pattie
Pattie
7 mars 2021 à 08:57
Tu sais faire monter la tension sexuelle de manière insidieuse, l'air de rien, et de manière originale de surcroit, j'adore !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de mimi646487
mimi646487
7 mars 2021 à 05:25
bonjour
pour ce chap 2 on reste sur sa faim même si on devine la suite
note 8/10

bises
Mikel
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Faunus
Faunus
6 mars 2021 à 10:57
Merci d'avoir pris la peine de me le dire.
Il faut patienter quelques jours
:)
Soyez respectueux
Répondre
Petitloup93
6 mars 2021 à 10:54
J'ai hâte de lire la suite de cette aventure de plus en plus émouvante et chaude.hummm....!!!....?
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ shortstory's I had a dream... XSTORY
I had a dream...
Chapitre unique
Par shortstory's
66
1
1.4k
Hétéro
✦ X. Lamy Nana XSTORY
Nana
Chapitre 6
Par X. Lamy
83
4
5.4k
Hétéro
✦ Mefisto Julie Julie Julie XSTORY
Julie Julie Julie
Chapitre 4
Par Mefisto
10
2
9.1k
Lesbiennes
✦ xenos69 Maman vire de bord XSTORY
Maman vire de bord
Chapitre 9
Par
233
7
30.6k
Lesbiennes
✦ Exorium Mémoires d'une toute petite queue XSTORY
Mémoires d'une toute petite queue
Chapitre 16
Par Exorium
49
4
2.3k
Hétéro
✦ Exorium Mémoires d'une toute petite queue XSTORY
Mémoires d'une toute petite queue
Chapitre 20
Par Exorium
38
3
3.5k
Trans & QIA+
✦ zooph34 Amandine amoureuse XSTORY
Amandine amoureuse
Chapitre 9
Par zooph34
110
0
4.7k
Lesbiennes
✦ Exorium Mémoires d'une toute petite queue XSTORY
Mémoires d'une toute petite queue
Chapitre 8
Par Exorium
127
4
4.5k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio