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✦ Monsieur Plume Quatre saisons érotiques XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Quatre saisons érotiques — Chapitre 2 · Ivresse automnale

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Monsieur Plume
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Quatre saisons érotiques

Chapitre 2 · Ivresse automnale

Du chagrin plein la gorge



Je fredonne soudain



Soir d'automne
Kaneko Tota, 1919-2018
Manon atteignit le palier du cinquième étage sans même paraître essoufflée – résultat d'une hygiène de vie parfaite et de ses trois séances hebdomadaires à la salle de sport – mais en se faisant la réflexion qu'il serait grand temps que cet ascenseur soit enfin réparé.
L'absence de réponse après qu'elle ait sonné à l'appartement de droite ne fit qu'accroître son inquiétude. Ce n'était pas le genre de Nawel de sécher les cours et encore moins de ne pas répondre aux messages que ses amies lui envoyaient. La jeune femme n'avait pas donné signe de vie de la matinée et Manon avait donc décidé de profiter de la pause méridienne pour prendre de ses nouvelles en personne.
Elle utilisa une nouvelle fois la sonnette, laissant son doigt appuyé longuement dessus, mais toujours sans succès. Tentant alors sa chance, Manon actionna la poignée de la porte qui, à sa grande surprise, s'avéra ne pas être fermée à clé.
Il régnait un froid glacial dans le petit studio dont la fenêtre donnant sur la rue était ouverte en grand. Nawel, était occupée à danser avec un manque de rythme consternant sur les paroles déprimantes d'Everybody hurts, une bouteille de vodka largement entamée à la main. Elle se retourna à-demi pour voir qui venait la déranger, perdit l'équilibre et s'affala sur un fauteuil providentiel dans un éclat de rire aigu.
Elle n'avait pas vraiment fière allure avec ses longs cheveux en bataille qui lui cachaient en partie le visage, ses yeux rougis par des larmes désormais taries après avoir fait couler son maquillage, sa peau brune couverte de chair de poule et les sous-vêtements dépareillés qui constituaient sa seule tenue.
— Qu'est-ce que tu fais là ? Je veux voir personne, moi ! Éructa-t-elle d'une voix pâteuse.
Manon, sans répondre un mot mais avec un regard des plus éloquents, traversa la pièce à grandes enjambées pour s'empresser de fermer la fenêtre et de tirer les rideaux. Elle alla se planter devant son amie, les poings sur les hanches.
— Non, mais sérieusement, à quoi tu penses, là ? Tous les pervers de l'immeuble d'en face ont pu jouer les voyeurs pendant que tu te balades à moitié à poil... Et ça c'est sans parler des températures polaires qu'il fait ici ! Tu vas chopper la crève à force, c'est ça que tu veux ?
— M'en fout... Quelle importance de toute façon ? Répondit Nawel d'une petite voix sans oser regarder Manon en face.
— Qu'est-ce qui se passe ? Tu sais que tu peux tout me dire. On va discuter toutes les deux et tu vas voir que les choses ne sont pas si graves que ça.
— Ouais bien sûr, pas si grave, à part que ma vie est fichue... Et tout ça c'est la faute de ta frangine ! Plus jamais j'écouterai ses conseils !
— Léa ? Mais qu'est-ce qu'elle a encore fait celle-là ?
— Je lui ai dit à elle aussi que je craquais sur la jolie blonde, là. Tu sais, celle qui est vendeuse dans la boulangerie au bout de la rue... Léa m'a pris la tête jusqu'à ce que je promette d'aller lui parler, lui dire ce que je ressentais, que pour une fois il fallait que je sois courageuse et que j'assume mes sentiments. Tu parles d'une bonne idée ! Ma déclaration l'a fait rire... Rire ! Je ne me suis jamais autant sentie humiliée  de toute ma vie !
— Je te promets que je vais engueuler ma sœur, elle n'y coupera pas, mais en attendant tu comptes faire quoi ? Rester enfermée ici jusqu'à la fin de tes jours à te morfondre en picolant ?
— Et pourquoi pas ? Je peux plus sortir de chez moi, j'ai trop honte. Tu imagines si je la croise dans le quartier, je ferais quoi ? Oui, c'est exactement ça que je devrais faire : déménager...
Nawel essaya de porter le goulot de la bouteille à sa bouche, mais Manon la devança, vive comme l'éclair et s'en empara.
— Hé, doucement ! Si tu en voulais toi aussi tu n'avais qu'à demander ! Attends, tu fais quoi ?
Avant qu'elle ne puisse s'extirper du fauteuil, Manon avait atteint la kitchenette et déversait le contenu du flacon dans l'évier.
— Je crois que tu as déjà assez bu comme ça. Tu as besoin de prendre un peu de repos et quand tu seras à nouveau sobre, on pourra discuter de ce qui t'arrive et trouver une solution. Tu es mon amie et tu sais que je suis là pour toi quelles que soient les circonstances, mais là tu dépasses les bornes ! Allez, laisse-toi faire, je te mets au lit.
— Oui maman...
— Arrête un peu avec ton mauvais esprit. Tu n'es pas en état de réfléchir correctement, alors tu vas dormir un bon moment. Je vais te laisser un grand bol de ma mixture spéciale pour gueule de bois, tu en auras besoin. J'espère que tu as du citron quelque part... Bon, peu importe, tu vas reprendre un peu de forces et ce soir, pour te changer les idées, je t'emmène à la soirée comme prévu. Non, ne proteste pas, ce n'est pas négociable !
Nawel se laissa conduire docilement jusqu'à sa chambre avant de se laisser border par Manon qui resta à ses côtés jusqu'à ce qu'elle l'entende ronfler.
***
Le docteur Brown, éminent chirurgien et enseignant franco-américain avait depuis de nombreuses années trouvé la formule idéale pour être apprécié de ses étudiants. Puisant dans ses traditions familiales, il organisait chaque année une grande fête pour célébrer Thanksgiving, fête à laquelle il conviait ses élèves en leur permettant de venir accompagnés de la personne de leur choix.
Comme toujours, il avait fait les choses en grand, ouvert généreusement les portes de sa maison, prévu assez de nourriture et de boisson pour pouvoir approvisionner une supérette et laissé le soin de l'ambiance sonore à plus jeune que lui. Ce soir-là, la musique était électro et l'ambiance électrique.
Manon fendit la foule compacte, le visage fermé, traînant dans son sillage Hugo, son dévoué petit ami, jusqu'à ce qu'elle repère sa sœur.
Léa était en grande conversation avec un garçon inconnu, grand, blond et séduisant, à qui elle faisait son numéro de charme habituel, riant trop fort et jouant avec ses cheveux. Elle ne sembla pas remarquer l'hostilité à peine voilée dans la manière avec laquelle sa jumelle l'apostropha :
— Léa ! Il faut qu'on parle.
— Oui ? Bonsoir à toi aussi, Manon. Au fait, je te présente...
— Marc, je suppose. J'ai beaucoup entendu parler de toi, mais tu veux bien être gentil et aller avec Hugo nous trouver quelque chose à boire ? Je dois avoir une petite discussion avec ma sœur.
— Heu... oui, bien sûr, mais moi c'est Jérémy en fait...
— D'accord. Si tu veux. Alors Jérémy, je peux avoir un moment d'intimité ?
Le jeune homme, visiblement interloqué, fut exfiltré adroitement hors de l'œil du cyclone par un Hugo qui savait quand ce n'était plus le moment de discuter avec Manon. Inconsciente de l'état d'esprit de sa sœur, Léa reprit comme si de rien n'était :
— Tu n'en rates pas une, toi alors ! Ça doit bien faire quinze jours que c'est fini avec Marc et je suis sûre que je t'avais...
— Moi, je n'en rate pas une ? Et si on parlait plutôt du merdier que tu as foutu avec tes conseils à la con ? Nawel a eu le tort de se confier à toi et comme toujours c'est moi qui ai du recoller les morceaux de son pauvre petit cœur en miettes. Tu aurais vu dans quel état elle était ce matin...
— Tu connais ma philosophie : la vie ne vaut pas la peine d'être vécue si on ne prend jamais de risques. Et puis, elle n'a pas l'air d'aller si mal que ça ta petite protégée.
D'un signe de tête elle montra leur amie qui se tenait, solitaire, à l'écart des fêtards, le regard perdu dans le vide. Elle essayait en vain de faire bonne figure dans une jolie robe à volants qui aurait presque pu lui donner de faux airs de danseuse de flamenco si elle n'avait pas porté aux pieds une paire de Converses écarlates qui ruinait un peu l'effet. Alors que Léa et Manon poursuivaient leur dispute, elle ruminait des pensées des plus pessimistes, à tel point qu'elle fut surprise quand quelqu'un s'adressa à elle.
— Salut ! Alors toi non plus tu ne danses pas ?
— Ah, euh, non. En fait je préfère éviter de massacrer les pieds de ceux qui auraient la malchance de se trouver à proximité.
Nawel avait répondu machinalement et ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle détailla la nouvelle venue : une jeune femme aux grands yeux clairs, vêtue d'un tailleur-pantalon anthracite et chaussée d'élégantes bottines à talons hauts qui lui permettaient de tricher un peu sur sa petite taille. Des cheveux roux mi-longs encadraient son visage sur lequel s'affichait un sourire franc et chaleureux.
— Je suis un peu dans ce genre-là, moi aussi, tu sais. Un véritable désastre sur le dancefloor !
— Au fait, moi c'est Nawel. Et toi ? Je ne crois pas qu'on se soit déjà croisées... tu es à la fac ?
— Moïra. Non, les études ça n'a jamais été mon truc, là j'accompagne une amie.
— Une amie ou une... petite amie ? Non, oublie ça ! Je suis désolée, je parle toujours plus vite qu'il ne faudrait. Excuse-moi d'être aussi...
— Intéressée ? Ah ah, non ne t'inquiète pas, je trouve ça plutôt mignon. Et pour te répondre c'est une ex petite amie. On est restées en bons termes et c'est pour ça qu'elle a pensé à moi quand on lui a dit qu'elle pouvait venir accompagnée d'une pochetronne !
En disant cela, Moïra leva le verre emplit d'un liquide doré qu'elle tenait à la main, comme pour porter un toast. Nawel lança un regard presque envieux à la boisson qui lui était présentée.
— Tu bois quoi ? Moi j'en suis réduite aux jus de fruits : ma pote là-bas me surveille de près et si j'ai le malheur d'approcher un verre d'alcool, je suis sûre qu'elle va me sauter dessus et me faire la morale pendant une heure !
— Ma pauvre ! Alors que tu pourrais déguster ce sublime nectar équilibré, frais, gourmand et minéral, aux arômes de fruits et de fleurs blanches... Un véritable régal ce petit vin des coteaux de l'Aubance, il serait parfait avec un plat en sauce.
— Tu t'y connais vachement en vins ! Tu es barmaid, ou un truc dans le genre ?
— Pas du tout ! Répondit Moïra dans un éclat de rire. J'ai juste lu l'étiquette de la bouteille il y a quelques minutes. Sinon, pour que tu puisses y goûter sans que ta copine te voit picoler, il y a peut-être une solution. Mais je ne sais pas si tu vas être d'accord...
Après avoir avalé une gorgée de vin, elle fit un pas en direction de Nawel avant de rapprocher lentement son visage de celui de son interlocutrice, lui laissant le temps de comprendre ce qui allait se passer et, éventuellement, de se reculer pour rompre le charme. Ce que la jeune femme brune ne fit pas.
Leurs lèvres se trouvèrent et dans un frisson de tout son corps elle goûta avec volupté à la saveur sucrée de la bouche de sa partenaire. Leurs langues se mêlèrent dans un ballet qui fit monter en elles un désir fiévreux et incontrôlable. Moïra dut prendre sur elle pour ne pas faire courir dès à présent ses mains sur tout le corps si désirable de Nawel et elle se contenta, après lui avoir mordillé gentiment le lobe de l'oreille de lui murmurer un « suis-moi ! » auquel sa nouvelle amie ne pensa même pas à se soustraire.
Se tenant par la main et ricanant bêtement rien qu'à l'idée de ce qu'elles allaient faire, elles explorèrent rapidement les coulisses du lieu à la recherche d'un endroit tranquille où elles pourraient laisser libre cours à leurs envies. Elles ne tardèrent pas à dénicher une chambre vide à l'étage, Nawel espérant de tout son cœur que ce ne fut pas celle de son professeur.
A peine la porte refermée, Moïra commença à se déshabiller hâtivement, faisant voler dans la direction approximative du lit veste, chaussures et pantalon. Elle s'arrêta en constatant que sa compagne restait plantée là où elle était, se contentant de la dévorer des yeux.
— Ça va ?
— Oui, c'est juste que tu es... somptueuse. Je me sens tellement grosse et moche à côté de toi.
— Quelle connerie ! S'exclama Moïra avec force. Tu es désirable et voluptueuse, ne laisse personne te dire le contraire. Jamais !
Elle se leva sur la pointe des pieds, cherchant les lèvres de Nawel, qu'elle trouva et goûta dans un nouveau baiser passionné. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la robe de son amie glissa au sol et elle se retrouva elle aussi en sous-vêtements, différents de ceux qu'elle portait quand Manon lui avait rendu visite, mais pas plus assortis que les précédents.
Elle resta bouche bée quand la jeune femme rousse reprit son effeuillage. Retirant son tee-shirt, elle dévoilait son torse recouvert d'un assemblage complexe et fascinant de tatouages qui formaient, vu de loin, la forme d'un grand cœur dont les lobes recouvraient ses petits seins et la pointe venait toucher son nombril. Émerveillée par cette œuvre, tout ce que Nawel trouva à dire fut : « c'est vachement... artistique. » Se rapprochant, elle posa un doigt sur le dessin, suivant les représentations de fleurs, d'animaux ou de personnages, les inscriptions dans des langues inconnues, les symboles et les arabesques stylisées qui recouvraient la peau nue et pâle de son amante.
La reprenant dans ses bras, Moïra retira le soutien-gorge de Nawel et s'empressa de venir embrasser sa poitrine opulente en s'attardant avec gourmandise sur ses tétons durcis. Elle poursuivit son exploration amoureuse en déposant de petits baisers sur son ventre, puis plus bas, plus bas encore. Agenouillée devant sa partenaire de jeu, elle fit glisser sa culotte puis la lui retira pour dévoiler son sexe caché sous une toison brune parfaitement taillée. Elle embrassa délicatement ce trésor enfin révélé, provoquant un vif frisson d'anticipation excitée. Prenant son temps, malgré l'envie pressante qu'elle ressentait elle aussi, Moïra s'attarda à délacer puis à retirer les chaussures de sa Cendrillon inversée avant de les rejeter à l'autre bout de la chambre.
N'en pouvant plus d'attendre, Nawel attrapa les cheveux de son amante et lui plaqua le visage contre son entrejambe. Moïra ne se formalisa pas le moins du monde de cet accès d'autorité et, agrippant à pleines mains les fesses potelées de sa compagne, entreprit de lécher consciencieusement les grandes lèvres, restant à la surface de cet antre délicieux avant de finalement y plonger la langue la première.
Sans qu'un seul mot ne soit échangé, la quiétude des lieux fut troublée un long moment par de profonds soupirs, des gémissements incontrôlés et des bruits de désir humide. Moïra savait très bien ce qu'elle faisait et se montra plus que talentueuse pour faire monter la température et le plaisir de sa compagne : commençant tout en douceur, elle ressortit sa langue pour une série de petits baisers avant de replonger plus profondément. Elle s'amusa un moment à titiller son clitoris de la pointe de la langue avant de revenir à de doux mouvements de langue, variant la profondeur de cette caresse buccale.
Elle reprit son souffle un instant, la poigne avec Nawel lui maintenait la tête n'étant en réalité pas si ferme que cela, surtout depuis qu'elle s'abandonnait aux vagues de plaisir que son amie lui procurait. La jeune femme brune poussa un petit cri de surprise ravie lorsque sa compagne s'aventura à lui mordiller les lèvres. Pas spécialement fort, mais juste assez pour passer malicieusement de la tendresse à une reprise du contrôle de la situation.
Immédiatement après, Moïra se remit à lécher, laper et embrasser avec passion et dextérité. Elle s'évertuait à rester le plus à l'écoute possible de son amante, attentive au moindre changement de sa respiration qui se faisait de plus en plus rapide, de ses halètements prononcés, de sa façon de se tenir et de bouger.
Un peu plus tard, des doigts agiles remplacèrent pendant quelques délicieux instants la langue qui la dévorait. Variant la vitesse et la profondeur de se mouvements, Moïra jouait du corps de son amie comme d'un magnifique instrument vibrant et gémissant au rythme de cette fulgurante pénétration. Mais, ne résistant pas plus longtemps au désir de déguster encore et encore son intimité détrempée, elle ne tarda pas à y reposer la bouche et à la dévorer de plus belle.
Finalement, Nawel jouit bruyamment en se répandant dans la bouche de sa douce tortionnaire. Prise de faiblesse, après avoir connu cette petite mort, elle tituba jusqu'au lit sur lequel elle s'effondra de tout son long en soupirant de bien-être.
Sans se presser, mais sans la quitter des yeux un seul instant, son amie finit de se mettre nue, sa petite culotte allant rejoindre le reste de ses vêtements déjà sur le sol de la chambre. D'une démarche assurée elle la rejoignit et vint s'allonger à ses côtés. Souriante, elle lui murmura qu'elle la désirait encore, tandis que de la main elle caressait les courbes moites de la belle alanguie.
— Alors viens ! Répondit simplement Nawel dans un souffle rauque.
Moïra ne se fit pas prier et l'enjamba pour venir positionner sa fente humide au-dessus de la bouche aux lèvres charnues qui n'attendait rien d'autre que de pouvoir y goûter. Sa langue plongea avec délice à travers l'épaisse toison rousse et bouclée, atteignant rapidement son but délicieux. Profitant du court instant pendant lequel sa partenaire se souleva pour s'installer plus confortablement, elle souffla doucement sur sa fente d'où perlait son désir intime. La chaleur de son souffle rendait l'instant encore plus sensuel et excitant.
Lorsque Moïra redescendit au contact de sa bouche, elle y glissa la langue avidement, fouillant, aspirant, léchant et suçant tour à tour. Sa langue, profondément enfouie dans l'intimité de sa compagne, allait et venait de gauche à droite avant de changer de sens pour bouger de haut en bas. Les gémissements gutturaux de la jeune femme rousse se seraient alors sans doute entendus à l'autre bout de la maison si la musique n'avait pas été poussée aussi fort au rez-de-chaussée.
De la pointe de la langue, Nawel se mit à jouer avec le clitoris de son amie, avant d'en aspirer les contours, ce qui procura à la belle rousse des sensations des plus plaisantes qu'elle exprima en poussant des trilles aiguës de pur plaisir. Même si c'était la langue de Nawel qui s'activait du mieux qu'elle pouvait, Moïra décidait du rythme auquel elle s'offrait en se frottant lascivement sur le visage de sa partenaire et de la pression plus ou moins légère qu'elle exerçait sur celle-ci. Très excitée par la situation, Nawel n'était pas en reste et avait rapidement glissé une main entre ses cuisses humides de sa jouissance précédente et se caressait rapidement, d'abord d'un doigt, puis avec un second...
Les deux jeunes femmes s'étaient perdues dans une avalanche d'agréables sensations et de plaisir purement animal, oublieuses de tout ce qui n'était pas elles. Une odeur de corps en sueur et de sexualité débridée flottait dans la pièce, mais cela ne les dérangeait pas et, au contraire, accroissait leur désir mutuel. Elle finirent par atteindre l'orgasme presque en même temps avant de s'effondrer côte à côte sur le lit aux draps froissés et souillés de leur plaisir.
Moïra se tourna vers Nawel et déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Reprenant ses esprits, elle murmura :
— Je crois qu'il faudrait quand même qu'on fasse un brin de toilette avant de redescendre, non ?
Un moment plus tard, lorsque Nawel réapparut dans la salle, tenant la main de Moïra, les cheveux en bataille et le visage éclairé par un large sourire, Léa ne put s'empêcher de se pencher vers Manon pour lui affirmer avec toute la mauvaise foi dont elle était capable :
— Tu vois que j'avais raison : elle va très bien, Nawel !
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KikiLeHamster
20 février 2024 à 20:35
Je découvre ta nouvelle histoire avec ces deux chapitres, et ma foi c'est avec plaisir que je retombe dans tes écrits.
Je lirais la suite avec plaisir !
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
23 décembre 2023 à 23:21
(J'ai quand même une autre vision du Docteur Brown que la tienne :P )

Tiens, c'est vrai ça, j'ai oublié de te demander, ton docteur Brown, il s'appelle Jules ou Vernes ?

@Pygmalion Nom de Zeus ! Alors là c'est une référence complètement inconsciente. Je lui ai donné le premier nom qui m'est passé par la tête sans faire du tout le rapport !
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
23 décembre 2023 à 23:18
Merci @Méline pour ton retour. En effet, écrire ce chapitre n'a pas été si facile que ça, mais c'est ce qui le rendait intéressant de mon point de vue... J'espère m'en être sorti honorablement !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
23 décembre 2023 à 23:14
@"Docteur Génial" merci d'avoir pris le temps de me lire et de commenter ! Je suis heureux de voir que tu as aimé et que tu as été sensible à certains des thèmes que je développe ici.
Mais il va falloir vous décider : entre toi qui voit ici de la rudesse et Wedreca qui voudrait plus de sexe qui claque, je fais comment, moi pour contenter tout mon lectorat ? ;)
Soyez respectueux
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Pygmalion
23 décembre 2023 à 15:30
(J'ai quand même une autre vision du Docteur Brown que la tienne :P )

Tiens, c'est vrai ça, j'ai oublié de te demander, ton docteur Brown, il s'appelle Jules ou Vernes ?
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
23 décembre 2023 à 14:35
Une jolie histoire de pédettes !😁

J'imagine que cela a dû être un challenge d'écrire une histoire entre femmes, d'imaginer les sensations qu'elles ressentent et se procurent.😉

Bravo monsieur plume pour ce texte rafraichissant.
Modifié 23 décembre 2023 à 14:36
Soyez respectueux
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Photo de profil de Doctor Nobody
Doctor Nobody
23 décembre 2023 à 14:15
Mon cher Plume,

Voilà que je prends le temps de lire cette deuxième saison. Et quel plaisir de te lire ! Vraiment.
On y retrouve de la sensualité, une légère rudesse et tu en profites même pour faire passer un message de tolérance envers certaines différences physiques qui ont malheureusement court dans cette société.

Un grand bravo à toi et je vais attendre impatiemment la prochaine saison :)

(J'ai quand même une autre vision du Docteur Brown que la tienne :P )
Soyez respectueux
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Photo de profil de Pygmalion
Pygmalion
23 décembre 2023 à 12:56
Le miracle de Nawel aussi =D

*ba dum tss*
Soyez respectueux
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Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
23 décembre 2023 à 08:48
@Pygmalion ne serait-ce pas là ce qu'on appelle un miracle de Noël ?
Merci pour ton commentaire et rendez-vous au printemps pour mon chapitre de Noël ! ;)
Soyez respectueux
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Photo de profil de Wedreca
Wedreca
23 décembre 2023 à 08:45
Et bah, une histoire de Monsieur Plume, un chapitre de World of Domination et de Swallow Kamen dans la même journée, il ne manque plus qu'une contribution de Wedreca et cette journée aurait fait exploser Xstory !

Ah la la, @Pygmalion !
Pour une fois que mes chapitres sortent avec aussi peu d'écart entre eux, il faut que vous trouviez, tous les trois, le moyen de sortir vos histoires pile en plein milieu ! Vous auriez pu faire un effort, quand même 😋 !
Soyez respectueux
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