Une très longue première partie d'un récit qui tourne autour de Santiago, héros quelque peu autobiographique de mes histoires.
Solange, ma gironde logeuse
1993 était l'année où Spielberg redonna vie aux dinosaures avec son Jurassic Park. L'année aussi de mon dépucelage, en vacances, en Tunisie, pendant l'été. Mais ce fut aussi l'année où j'étais, pour la première fois, livré à moi-même : étudiant, à Bordeaux.
Moi, Santiago, surnommé Santi par mes proches, j'avais tout juste dix-huit ans et j'étais un assez beau brun à lunettes. Je faisais preuve aussi d'un réel embonpoint lié à une gourmandise non compensée par une activité physique adaptée.
Malgré tout, petit à petit, je me défaisais de mes complexes liés à ce surpoids. Je prenais de plus en plus confiance en moi, essentiellement grâce aux personnes bienveillantes que j'avais intimement rencontrées durant l'été qui précéda ma rentrée à la fac (voir l'autre histoire : L'origine de mes goûts, aussi sur sexstory).
Cette année-là, mes parents louaient pour moi l'étage d'une maison de ville, chez Solange, une des amies de « belote » de ma grand-mère. C'était un meublé pas très grand, mais vraiment pratique et pas cher. Il y avait pour moi une chambre d'une dizaine de mètres carrés, une salle de bain séparée où trônait une vieille baignoire dont l'émail souffrait du temps passé, et un lavabo d'un rose saumon du plus « bel » effet. J'avais pu installer une petite télé trente-six centimètres sans télécommande avec son antenne intérieure posée dessus. J'avais aussi branché mon vieil ordinateur 486DX qui prenait presque toute la place sur le secrétaire mis à ma disposition. Bien entendu, il n'y avait pas internet à cette époque, juste un lecteur de disquettes intégré à l'ordinateur. De toute façon, il ne me servait que pour son traitement de texte et pour jouer.
Malgré tout, il restait des contraintes. Tout d'abord, les WC étaient au rez-de-chaussée, dans la partie qu'occupait Solange, et pour compliquer les choses, ces derniers étaient dans la salle de bain qu'elle utilisait au quotidien. Cette dernière communiquait avec sa chambre et, même s'il y avait aussi une autre porte pour y accéder, depuis le couloir, ça obligeait à assumer une promiscuité forcée un peu gênante. La cuisine était aussi en bas : on la partageait. Solange me laissant l'accès à son grand et vieux réfrigérateur de marque « Frigidaire ».
Je n'avais pas encore passé mon permis. Je découvrais donc très vite les joies du réseau des bus de Bordeaux et la marche à pied. Je devins un adepte de la ligne F et de la ligne G en direction de Pessac, Talence et Gradignan. Dans la semaine, j'avais quelques cours non loin de la clinique de Pessac, mais le gros de mon activité estudiantine se passait non loin de la place de la Victoire au niveau du pôle psychologie de l'université. Le midi, je profitais du Restaurant Universitaire (le RU) du centre-ville, ou je me laissais tenter par un kebab du cours de la Marne.
À vrai dire, assez rapidement, je m'étais senti comme un poisson dans l'eau. Je retrouvais des amis de lycée assez régulièrement ; certains vivaient, comme moi, en centre-ville, d'autres dans les villages universitaires du CROUS à Talence. Les cours étaient intéressants et assez motivants pour que je ne décrochasse pas malgré la liberté qui m'était laissée en termes d'assiduité. Comme la totalité de mon groupe de rôlistes (personnes qui pratiquent les jeux de rôle) était aussi désormais sur Bordeaux, je consacrais quelques soirées par semaine à arpenter des donjons et à dépenser mon or dans des tavernes mal famées.
Aussi, le soir, j'étais rarement présent chez Solange, ou alors en coup de vent, me préparant un sandwich sur le pouce pour m'empresser d'aller ailleurs : jeu de rôle, cinéma du côté de la place Gambetta ou encore soirée à refaire le monde autour d'une tasse de thé dans la chambre universitaire d'un de mes potes. Les jeudis soirs étaient des moments particuliers, où les étudiants bordelais envahissaient, jusqu'à pas d'heure, les multiples bars autour de la place de la Victoire. Mais à vrai dire, très vite, je m'étais rendu compte que je n'étais pas à l'aise dans ces soirées. Quand j'y rejoignais des amis ou des camarades de fac, je me sentais assez vite exclu, n'ayant pas l'habitude de boire, ni vraiment goût à ça ; je tournais au coca ou au jus de fruit. Et n'ayant pas vraiment les moyens pour offrir des tournées, je m'y sentais mal à l'aise lorsqu'on m'offrait un verre, ne pouvant raisonnablement faire de même. Le jeudi soir, j'avais plutôt pris l'habitude d'aller au cinéma. Une activité beaucoup moins onéreuse, car à l'époque, la place de ciné coûtait autour de quinze ou vingt francs en présentant sa carte étudiant, soit trois euros cinquante au maximum.
Le matin, par contre, était un moment plus privilégié avec Solange. Je remarquais assez vite qu'elle était aux petits soins pour moi. Elle avait appris mon emploi du temps et savait à quelle heure je commençais chaque jour. Et, immanquablement, quand je descendais prendre le petit-déjeuner, je la trouvais dans la cuisine, en chemise de nuit molletonnée ou en robe de chambre en pilou-pilou, en train de me préparer mon café. Elle avait pris le temps de couper des tranches de fruits frais et de disposer sur la table une motte de beurre et de longues biscottes. Je n'avais plus qu'à mettre les pieds sous la table et profiter pleinement de cette attention.
Solange était une femme d'au moins soixante-cinq ans : l'âge approximatif de ma grand-mère. Elle était plutôt petite et bien en chair. Un visage rond et jovial qui atténuait grandement les marques du temps. Elle avait de beaux et longs cheveux d'un gris naturel qui descendaient jusqu'au milieu du dos. Je ne les voyais relâchés que le matin ; en journée, elle les coiffait en un chignon chic du plus bel effet ou en une longue et large tresse. Au fil des semaines, j'avais appris à la connaître et à aimer ces moments matinaux. Elle avait un caractère très ouvert et semblait apprécier parler avec moi. Elle me questionnait sur mes cours, mes soirées, ma vie, et même quelques fois sur mes sentiments ou mes états d'âme. Au début j'étais méfiant, me disant qu'elle pourrait répéter des choses à ma grand-mère, mais très vite j'avais compris qu'elle souffrait surtout d'une réelle solitude et que parler avec moi lui faisait du bien.
Solange a été mariée dans sa jeunesse, mais son mari, un militaire de carrière, mourut des suites d'une infection nosocomiale, contractée dans un hôpital militaire, pendant la guerre d'Algérie. De ce que j'avais compris, elle ne l'aimait pas vraiment. Elle me parla d'un mariage arrangé, d'un homme plus âgé, acariâtre, aigri par la vie et les opérations militaires auxquelles il participait. Une photo, posée sur le buffet, la montrait, toute jeune, avec lui. Elle devait avoir au maximum vingt ans, dans une robe de mariée toute simple ; lui, un petit homme mince et dégarni, au faciès sec, était en tenue d'apparat, portant des médailles trop larges pour son gabarit. Physiquement, elle était un peu plus mince, mais pas tellement, son regard semblait vif et son sourire très vrai. C'était une belle jeune fille brune, ronde et charmante, qui n'avait pas beaucoup changé.
Solange avait eu un fils unique, mais ce dernier était malheureusement décédé depuis une dizaine d'années à tout juste trente ans. Solange me confia qu'il était homosexuel et avait succombé aux complications d'une bronchite asthmatiforme particulièrement virulente pour lui, à cause du SIDA. Dans la maison étaient disposées de nombreuses photos de lui, à des âges différents. La plus récente semblait avoir été prise lors d'un concert, au parc des expositions. Il y portait un t-shirt AC/DC et des lunettes aux verres d'un rose éclatant. Il semblait heureux, accompagné de trois de ses amis, et arborait un peu le même sourire que sa mère, vrai et éclatant.
Elle me confia qu'elle était finalement heureuse que son mari fût décédé alors que Luc, leur fils, était encore enfant. Pour elle, il n'aurait jamais accepté son homosexualité. Je compris aussi, lors de nos conversations, que les amies de Solange, au départ issues d'un cercle assez puritain, voire franchement chrétien, l'avaient délaissée à cause de son fils atteint du SIDA. Elle ne recevait désormais que très peu de visites. Elle aurait aimé voir plus souvent ses amies de « belote » dont ma grand-mère faisait partie.
Ma grand-mère, qui serait une cousine éloignée du mari de Solange, avait assisté à leur mariage. Elle avait pris régulièrement des nouvelles pour les occasions spéciales comme les anniversaires et le nouvel an. Et s'était rapprochée de Solange au décès de son fils Luc, l'invitant même à venir loger quelques semaines chez elle, à la campagne, pour éviter de rester seule. C'est là que Solange s'était intégrée à un groupe de joueuses de belote, composé de femmes du même âge, se réunissant chez les unes et chez les autres pour parler beaucoup et jouer un peu.
Ce groupe avait fait du bien à Solange, et depuis, une à deux fois par mois, elle prenait un train pour rejoindre la gare de Montendre, où l'une de ses amies venait la chercher. Elle passait alors le reste de la journée à bavarder et à jouer aux cartes avant de revenir par le dernier train, ou quelques fois, le lendemain quand elle restait loger chez ma grand-mère.
Au fil de nos conversations, j'avais appris à apprécier sa vision du monde : très ouverte et animée d'une réelle sagesse bienveillante. Je découvris qu'elle avait travaillé, pendant presque vingt-cinq ans, comme documentaliste à la bibliothèque universitaire de médecine, non loin de chez elle. Elle me confia qu'elle lisait encore, en moyenne, un livre tous les deux jours, avec un intérêt poussé pour les polars.
Un jour où je sentais que Solange avait l'air morose, j'essayais de savoir si elle sortait danser quelques fois, si elle avait un « amoureux ». Sa réponse a été sans appel.
— Qui s'intéresserait à une vieille veuve comme moi ? Je n'ai plus confiance en la gente masculine. Elle m'a trop déçue.
— Eh bien, peut-être la gente féminine alors ? dis-je malicieusement.
— Voyons, Santiago, quand même !
Ses joues rosirent aussitôt. Je voulais juste la bousculer un peu. Je la savais assez « moderne » pour ne pas se vexer.
— Vous savez, Solange, le monde est plein de possibilités, il ne faut pas s'en priver, surtout pour de mauvaises raisons.
— Je ne pense pas que ce soit encore de mon âge.
— Oh vous savez, l'âge c'est dans la tête. Vous avez des idées bien plus progressistes que pas mal de jeunes que je côtoie à la fac.
— C'est ce que me disait Luc.
— Votre fils avait raison. Et puis vous n'êtes pas une momie ! Vous pouvez encore bouger, aller au ciné, sortir, découvrir de nouvelles choses, attirer les regards, vous pomponner pour vous-même ou pour donner envie qu'on vous connaisse, qu'on vous embrasse.
Je repensais alors à Sabine, la femme qui m'avait fait passer les plus merveilleuses et érotiques vacances de ma courte vie. Et, de cinquante-cinq ans, l'âge la coquine bretonne, à soixante-cinq ans, l'âge de ma gironde logeuse, il n'y avait finalement qu'un pas.
— Tu trouverais attirante une vieille dame comme moi ?
Sa question m'avait désarçonné. Je ne m'étais pas posé la question jusque-là. Je n'avais pas imaginé que sous la robe de chambre molletonnée se cachait aussi un corps qui, certainement, avait encore des besoins, des envies, des raisons de frissonner.
Alors je pris conscience des rondeurs de Solange d'une nouvelle manière. De ce qui pouvait se cacher sous le tissu, de sa chair, certainement molle par endroits, flasque, fripée, de la forme que pouvait avoir son gros fessier, je me mettais à imaginer sa poitrine, lourde et tombante sur son ventre rebondi. Et loin de me paraître dégoûtant, je me disais que ce corps qui avait vécu, porté la vie, connu quelques décennies, méritait d'être reconnu comme beau, choyé encore. D'autant plus que le visage de Solange avait un côté rayonnant, joyeux, qui la rendait charmante à mes yeux.
— Une vieille dame comme vous : je ne sais pas. Mais vous, Solange, tout à fait désirable, oui.
J'avais décidé de changer le mot « attirante » de sa question par celui de « désirable » dans ma réponse. J'accentuais ainsi le fait que ma réponse était réfléchie. Je voulais être le plus sincère possible. Non pas pour tenter une quelconque approche, mais pour lui montrer ce que m'avait montré, à moi, Sabine : qu'il valait toujours mieux mettre de côté nos complexes et assumer nos envies.
Solange devint muette tout à coup. Ma réponse la faisait rougir un peu et réfléchir beaucoup.
Comme si pouvait germer une idée indécente dans son imagination.
— Tu vas être en retard à dire des bêtises, finit-elle par lâcher, visiblement encore déstabilisée.
— Ne soyez pas gênée. Je ne suis pas un canon de beauté, je le sais, mais je sais aussi qu'on peut plaire malgré tout. À des gens qu'on n'aurait pas soupçonné pouvoir nous apprécier. Il faut juste s'en rendre compte à temps.
Sur ce, j'étais parti, assez précipitamment, pour ne pas rater le départ de mon bus vers Pessac. Mais en partant, j'osais déposer une bise sur la joue de ma logeuse. Une seule et unique bise, pas un frôlement de joue comme pour se dire bonjour, mais j'appuyais mes lèvres sur sa pommette dodue. Je ne regrettais pas mon geste et d'une manière tout assurée lui souriais en quittant la cuisine.
Je n'oubliais pas cet événement, mais notre train-train reprit presque aussitôt, Solange préférant, semblait-il, ne pas vouloir réaborder le sujet d'une quelconque attirance. Pourtant, j'avais l'impression tout de même qu'elle n'agissait plus exactement comme avant.
Le matin, Solange me surprit plusieurs fois en ne ceinturant pas sa robe de chambre. Me laissant voir qu'elle portait une nuisette satinée pour dormir. Souvent de couleur chair, quelques fois couleur lavande. Rien de particulièrement affriolant, pas transparent non plus, mais laissant tout de même mieux voir ses formes généreuses. La nuisette, à même sa peau, lors de certains mouvements, pouvait laisser remarquer la forme de sa poitrine qui tombait assez bas. Je déduisais l'ampleur de ses seins et apercevais quelques fois un téton en relief sous le tissu.
Je remarquais que Solange avait troqué ses chaussons habituels pour des sandales d'intérieur ouvertes et à léger talon. Je voyais aussi que les ongles de ses pieds étaient recouverts d'un joli vernis rouge sombre. J'étais persuadé que ce n'était pas le cas avant notre conversation sur le caractère désirable de son physique. J'étais aussi certain que Solange se maquillait plus, qu'elle se parfumait dès le matin, avant même l'heure du petit déjeuner. Je trouvais ces attentions non seulement charmantes mais très érotiques.
Juste l'idée de savoir qu'elle se préparait en pensant à moi, pour me faire plaisir, pour se faire plaisir, me donnait du baume au cœur. Je regardais de plus en plus Solange comme une femme désirable sur qui j'avais envie de poser mes mains. Je pensais à elle de plus en plus. D'autant plus que nos conversations matinales n'avaient pas faibli. Solange me racontait le dernier meurtre qu'elle avait lu dans un roman, me donnait des nouvelles de ma grand-mère après un de ses allers-retours belote, me parlait d'une recette qu'elle souhaitait expérimenter après l'avoir vue préparée dans l'émission La cuisine des Mousquetaires. Et moi, pendant ce temps, je pensais à l'enserrer de mes bras, à lui caresser la peau, à l'embrasser dans le cou.
Le soir, il m'arrivait, allant un peu tard aux toilettes, de vouloir jeter un œil par le trou de la serrure, espérant l'apercevoir dans sa chambre. Mais ne souhaitant pas attirer le moindre soupçon, en ne faisant plus aucun bruit, je ne m'y suis jamais hasardé. Je tendais juste l'oreille, et immanquablement j'entendais une page qui se tournait. Elle lisait au lit, tout simplement.
Puis arriva un soir particulier de décembre. Un soir où Solange devait revenir tard d'une journée belote. Un soir où, moi aussi, je rentrais tard du cinéma où je venais de voir le très bon Un monde parfait, de Clint Eastwood. Alors que j'arrivais non loin de la maison, je remarquai que Solange s'approchait aussi de notre destination commune. Elle était à une vingtaine de mètres devant moi, arrivant de la direction opposée. Il faisait froid et elle était emmitouflée dans un épais manteau de laine. Elle cherchait ses clés dans son sac tout en marchant, ce qui l'empêchait de me voir arriver en face.
Quand soudain, je pris conscience que quelque chose n'allait pas.
Un jeune homme traversa la rue, dans sa direction. Je mettais quelques secondes à comprendre, de trop longues secondes. Ce dernier empoigna le sac à main de Solange et avec violence la repoussa en arrière. Elle s'était retenue comme elle avait pu à la lanière, mais la vitesse d'exécution et la force de son agresseur eurent raison de Solange. Elle chuta en arrière de tout son poids et essaya d'amortir sa chute avec les mains. Le choc fut violent, j'eus même l'impression d'entendre un claquement. Le jeune homme commença à courir, mais malheureusement pour lui, il choisit d'aller dans ma direction pour s'enfuir. Voyant qu'il ne me « calculait » pas, j'amorçais aussi mon élan. Je voulais utiliser mon poids comme un atout, je me baissais et le percutais de l'épaule en plein dans les côtes. Le type, à peine plus âgé que moi, hurla de surprise en passant par-dessus le capot d'une voiture garée là. Il en lâcha son butin. Il s'était visiblement blessé au genou dans sa chute et ne demanda pas son reste. Il s'éloigna en vociférant et en boitant.
Je ramassais le sac et vérifiais que rien n'était tombé, puis me précipitais pour aider Solange. Quand elle leva les yeux vers moi, je vis qu'elle pleurait. Elle était sous le choc, elle avait eu très peur, mais je remarquais aussi qu'elle ne pouvait se relever. Elle n'arrivait pas à s'appuyer sur les mains.
— Je pense que je me suis cassé les poignets, me dit-elle en sanglotant. J'ai horriblement mal.
Je lui demandais de ne pas bouger et me précipitais dans la maison, toute proche. J'appelais immédiatement les pompiers, remerciant le ciel qu'on ne fût pas un jeudi soir. Si ça avait été le cas, ils auraient été débordés et l'accès par la place de la Victoire aurait été très compliqué.
Je revins voir Solange le plus vite possible, emportant avec moi une couverture, originellement pliée sur le canapé. Je lui demandais de rester assise et la recouvrais. La nuit de décembre était glaciale, aussi le contrecoup et sa situation, assise sur le trottoir, la faisait trembler. Je lui indiquais de poser ses avant-bras sur ses genoux et de ne plus bouger. Un ou deux passants nous proposèrent de l'aide, mais je leur répondis que les pompiers n'allaient pas tarder. Je m'accroupis aux côtés de Solange qui ne tarissait pas de remerciements à mon égard de la réchauffer de ma présence, de la frictionner doucement dans le dos.
Et après de longues minutes, les secours arrivèrent.
Bilan après radio : les deux scaphoïdes étaient cassés, de manière assez nette et propre. Vers quatre heures du matin, les urgentistes eurent fini de procéder à l'immobilisation des poignets avec de la résine. J'étais resté avec Solange tout du long, essayant de la rassurer et m'occupant du remplissage de la paperasse sous sa dictée. Les docteurs avaient demandé si nous voulions contacter la police pour porter plainte, mais Solange n'ayant finalement pas perdu son sac, avait décliné l'offre. On nous informa que l'immobilisation serait d'au moins trois semaines, normalement pas plus, mais que cela dépendrait de Solange elle-même, du fait de rester raisonnable avec ses poignets. Nous sommes revenus à la maison, crevés, autour de cinq heures du matin, grâce à un taxi de nuit.
Et immédiatement, nous nous trouvâmes confrontés aux problématiques que créait le fait d'avoir les deux mains immobilisées et douloureuses : comment s'habiller, se déshabiller ? Comment aller aux toilettes, en particulier comment se nettoyer juste après, et même comment se laver ?
Je vis un réel abattement percuter le moral de Solange. Elle se mit à sangloter doucement.
Je pris les devants, touché par la situation.
— Je suis là Solange. On va s'en sortir, ne vous inquiétez pas. En plus, depuis hier soir, je suis en vacances. Je vais avertir mes parents et rester avec vous. Vous m'apprendrez à faire ma lessive et à repasser, ce sera donnant-donnant.
— Mais, Santiago, tu te rends compte ? Je suis impotente désormais, comme un bébé. Je ne peux plus cuisiner, manger seule, m'habiller, me déshabiller, me laver. Ni même aller aux toilettes. C'est pas une vie, j'ai honte.
— Ce n'est que pour trois semaines, et puis vous n'êtes pas obligée de quitter votre chambre trop souvent. Vous pouvez rester au lit à lire.
— Même ça, je me demande comment je vais tourner les pages.
— Vous allez voir, vous allez devenir très forte juste avec deux doigts. On s'adapte toujours, et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, n'est-ce pas ?
Machinalement, je m'approchais d'elle et je déposais un baiser sur ses pommettes mouillées de larmes. Puis je la pris dans mes bras pour la réconforter. Je sentis qu'elle se détendait, que sa respiration redevenait plus calme.
— Il est plus de cinq heures, je pense qu'il est temps d'aller au lit, non ?
— Tu as raison, mais…
— Y a pas de mais. Je vais vous aider à vous changer, je vais vous accompagner aux toilettes si nécessaire, et c'est tout simple.
— D'accord. Merci Santiago.
Je me défis de mon manteau et de mes chaussures puis j'accompagnai Solange jusqu'à sa chambre. J'y mettais les pieds réellement pour la première fois. La pièce était assez spacieuse, ce qui serait plus pratique. Le couchage comportait une tête et un pied de lit en chêne sombre et massif, le matelas était large pour les standards de l'époque, au moins cent-quarante centimètres. Au sol on s'enfonçait dans une agréable moquette, épaisse et douce, couleur crème. Une grande armoire assortie au lit et une commode à quatre tiroirs permettaient de ranger ses vêtements. Je remarquais sur la commode un ouvrage au titre évocateur : Contes pervers de Régine Deforges. Je pris le livre et commentai en souriant.
— En voilà un curieux titre pour un polar.
Solange retint une seconde sa respiration.
— Je vous taquine, Solange, ma mère aussi lit des livres de Régine Deforge, c'est d'elle La bicyclette bleue ? Je ne sais pas si elle a lu celui-là, mais ça ne m'étonnerait pas du tout de sa part.
Je fis signe à Solange de s'asseoir sur le lit.
— Votre chemise de nuit est sous l'oreiller ?
— Oui. C'est une nuisette, elle descend moins bas et les bras restent nus, me fit-elle remarquer.
Je récupérais le vêtement et l'approchais de ma logeuse.
— Vous êtes nue dessous, ou vous préférez porter une culotte ?
— Euh, avec une culotte bien sûr. Elles sont dans le tiroir du haut de la commode.
En ouvrant le tiroir, je découvrais une collection impressionnante de toutes sortes de culottes. Allant de la toute simple en coton montant assez haut à la culotte en satin avec des volants, passant par quelques culottes en dentelle qui devaient être très transparentes. J'en choisis une en coton, me disant que c'était tout de même plus adapté. Je me surpris à me dire que la culotte était vraiment large, bien plus que je ne l'aurais imaginé. Puis finalement, après réflexion, j'osais dire :
— Peut-être qu'il vaudrait mieux vous passer de culotte cette nuit.
— Comment ça ? demanda-t-elle interloquée.
— Eh bien, ce sera plus pratique. Si vous devez aller aux toilettes, vous n'aurez pas à la descendre puis à la remonter. Alors qu'avec, il faudra certainement m'appeler pour vous aider.
— Hum. C'est vrai, tu as raison, Santiago. Dans ce cas, je préfère aussi l'option sans culotte.
Je commençais par enlever les souliers à boucles de Solange. Puis je lui retirais son lourd manteau que je posais sur la commode. Chaque geste de ma part était précautionneux. Je voyais que passer les bras dans les manches du manteau semblait être douloureux. Je lui demandais de se relever et passais derrière elle. Je déboutonnais alors sa robe, prenant le parti de ne pas faire de chichi. Je ne voulais pas la brusquer, mais pas non plus qu'elle puisse y voir un piège sensuel, une quelconque envie de ma part de faire durer un certain plaisir à la mettre nue.
La difficulté première fut encore de sortir ses bras de ses manches ; ces dernières assez longues et assez serrées compliquaient la tâche. Quelques fois Solange serrait les dents, en souffrance. Après quelques minutes, je découvrais, surpris, que sous sa robe, Solange portait une sorte de tunique à bretelles. On aurait dit une nuisette qui descendait jusqu'au-dessus de ses gros genoux, faite d'un tissu satiné couleur coquille d'œuf, avec de la dentelle en finition tout en bas et au niveau du décolleté.
— C'est un fond de robe, me dit-elle. L'hiver, ça tient chaud et son tissu est très agréable directement sur la peau, bien plus que celui des robes que je porte.
— Bref, vous êtes en nuisette toute la journée, commentai-je en essayant de détendre l'atmosphère.
— C'est un peu ça. Et puis ça a le mérite de cacher mes bourrelets.
— Oh vous savez, les bourrelets, ça me connaît aussi.
Alors me vint une idée, la bonne chose à faire pour calmer les angoisses de ma logeuse : je me défis d'un seul geste de mon sweat-shirt Poivre Blanc vert à capuche et du t-shirt noir XL que je portais dessous. Je me retrouvais alors torse nu devant Solange.
— Allez, égalité, moi aussi je me découvre ! Vous voyez, ma poitrine tombe un peu, je suis poilu et j'ai un bel embonpoint. Mais dois-je avoir honte devant vous ?
Solange sembla décontenancée.
— Non, bien sûr que non, Santiago, tu as raison et tu es un très beau jeune homme. Peu importe les kilos en trop, tu es très bien. Les filles que tu connaîtras auront bien de la chance d'avoir quelqu'un comme toi pour ami.
— C'est très gentil, Solange. Eh bien, pour vous, c'est pareil, vous ne devez pas avoir honte de qui vous êtes, de comme vous êtes. Vous êtes vraiment une jolie femme, rayonnante. Peu importe les kilos en trop, comme vous dites.
En prononçant ces mots, je m'approchais d'elle avec l'intention de lui enlever son fond de robe. Mais il était trop serré pour passer par le bas. Je demandais à Solange de lever les bras et je remontais la tunique par dessus sa tête. Tout à coup, je vis son corps de mamie très ronde, je pouvais en profiter sans qu'elle me juge alors que la tunique lui cachait encore le visage.
Le temps de passer le vêtement soyeux complètement au-dessus, je remarquais la peau flasque qui pendouillait de ses bras tenus en l'air. Ses aisselles étaient recouvertes de poils assez longs mais épars, ils étaient plus sombres que ses cheveux gris. Je remarquais les ridules qui couraient au niveau du décolleté d'où partait son énorme poitrine très tombante. Je découvrais un soutien-gorge noir à dentelles, opaque, qui tranchait avec la couleur blanche de sa peau et qui avait du mal à retenir ses longues et amples mamelles posées sur son ventre rebondi. Sa peau diaphane était constellée de grains de beauté bruns, de différentes tailles ou formes, avec plus ou moins de relief. Son ventre était entouré d'une gaine porte-jarretelles qui encerclait ses hanches et me cachait sa culotte. Ce système maintenait en place des bas de soie couleur chair.
Cette vision me troublait, me donnait envie d'embrasser Solange, de lui montrer à quel point je la trouvais désirable, telle qu'elle était. Mais je me ravisais, je ne voulais pas la brusquer.
Une fois débarrassée du fond de robe, Solange essaya de défaire, du bout des doigts, les attaches de ses bas, mais en vain.
— Mais c'est toute une armure que vous cachez là-dessous.
— J'aurais dû mettre un collant tout simple, mais ce matin, avant de prendre le train, je ne sais pas ce qui m'a pris…
— Peut-être l'envie de vous plaire, de vous sentir plus belle, apprêtée ? C'est une très bonne raison, commentai-je. Bon, voyons comment peut-on vous défaire de tout ça ? Il va falloir me guider.
Jusque-là, je n'avais pas vraiment eu besoin de toucher directement ma logeuse. Mais pour la suite, j'allais obligatoirement devoir poser mes doigts ici ou là, à même sa peau. J'étais accroupi face à elle. La tête au niveau de son entrejambe, caché encore par la large gaine qui descendait pour recouvrir son fessier et ses hanches. Défaire les clips qui maintenaient ses bas fut assez facile. Je ne voulais pas les filer, aussi je glissais mes doigts entre la peau et la soie, en évitant de les frotter avec mes ongles. Et tout à coup, je pris conscience que j'étais vraiment en plein effeuillage de Solange. Ce que je touchais, c'était le haut de ses cuisses, tout proche de son entrejambe. J'en frissonnai immédiatement. Et j'ai immédiatement compris qu'elle aussi. Elle ne put réprimer un gloussement de surprise.
Je passai outre et délicatement fis glisser le bas qui recouvrait chacune de ses jambes. Je passais mes mains tout autour de sa cuisse, puis plus bas au niveau du genou, pour finalement accompagner la descente du tissu sur ses mollets. Ses cuisses étaient larges et adipeuses, marquées par quelques veines violettes et par de la cellulite. Les bas avaient comprimé sa peau et laissé une trace en relief. Ses mollets, par contre, étaient bien plus musclés, assez courts mais solides, et rejoignaient une cheville assez fine si on la comparait au reste de ses jambes. Ses pieds étaient jolis, plutôt fins et sans oignons ou autres formes disgracieuses. Comme depuis quelques temps, ses ongles étaient faits.
La peau me parut douce, agréable au toucher. Je l'aidais à se libérer des bas et les déposais aussi sur la commode. La gaine tenait par un système de fermeture éclair sur un côté. Assez serrée malgré tout, en la faisant descendre, je manquais d'emporter sa culotte dans le même mouvement. Je me rattrapais et laissais finalement Solange, devant moi, en soutien-gorge et culotte assortis.
— Eh bien voilà, dis-je, ce n'était pas si compliqué.
— Ma foi, mais ce n'est pas encore complètement réglé.
— Ce que je vous propose, c'est d'enfiler votre chemise de nuit, puis d'enlever votre culotte ensuite. Je dégraferai votre soutien-gorge avant, mais on ne l'enlèvera que par-dessous.
Solange sembla soulagée de ne pas avoir à se montrer entièrement nue. Elle devait assumer cette situation, petit à petit. De mon côté, je ne voulais pas non plus forcer les choses ; si je devais en profiter, ce serait doucement et avec son accord, son envie à elle. Malgré tout, si proche d'elle, en dessous, mon sexe commençait réellement à prendre du volume.
Je dégrafais les attaques du soutien-gorge sans l'ôter tout de suite. Puis me plaçais derrière ma logeuse pendant toute l'opération. Le poids de ses seins maintint le soutien-gorge coincé au niveau du ventre, même quand elle souleva les bras pour que je l'aide à enfiler sa tenue nocturne. Cette dernière ajustée aux formes de Solange glissa doucement vers le bas. Une fois en place, m'accroupissant, je glissais mes mains au-dessous et venais chercher l'élastique de la culotte. D'un geste assuré, je descendis le large sous-vêtement jusqu'à ses pieds. Je le plaçais sur la commode, en remarquant une trace d'humidité sur la doublure de l'entrejambe. Je me disais que ça pouvait être une microfuite, liée à toutes les émotions subies dans la soirée. Ou peut-être une marque d'excitation.
Enlever le soutien-gorge maintenant que la chemise de nuit était passée fut un peu plus difficile. Mais la largeur de ce dernier aida grandement. Après quelques contorsions et le passage d'une bretelle sur un coude bien plié, je réussissais à lui enlever. Malgré tout, pendant la manœuvre, je frôlais plusieurs fois sa volumineuse poitrine à travers le fin tissu, j'effleurais sa hanche, et je me collais quelque peu à son énorme cul, désormais tout juste couvert de sa chemise de nuit. Heureusement, plus grand qu'elle, c'est le haut de mes cuisses qui touchait cette partie si charnue et non la bosse que mon jean comprimait.
— Vous êtes prêtes pour vous reposer. Je peux placer les coussins comme vous voulez, en rajouter pour poser vos bras, dites-moi ?
— C'est très gentil Santiago. Mais d'abord, il faut que j'aille aux toilettes. Je ne peux plus attendre.
— Bien sûr, Solange. Je m'éloigne un peu, appelez-moi si vous avez un problème.
Je retournais vers la cuisine, me servir un verre de lait bien frais, puis je vérifiais ensuite que j'avais bien fermé la porte à clé et aussi que le sac à main de Solange était rangé à l'endroit habituel, sur la table basse du salon. Par ces gestes sans connotation sensuelle voire sexuelle, j'essayais aussi de calmer l'ardeur de mon pénis, durci par des pensées très loin d'être aussi gentlemen que je le souhaitais. Je laissais passer encore cinq minutes, puis me dirigeais à nouveau vers la chambre de Solange.
Je frappais à sa porte, attendant une réponse. Mais cette dernière me vint de la salle de bain juste à côté.
— Je suis désolée. J'ai honte, mais j'ai besoin de vous.
Intrigué et moyennement rassuré par sa voix quelque peu chevrotante, je la rejoignis.
Je trouvais Solange debout, dépitée et visiblement triste de la situation. En s'asseyant sur le siège de la cuvette, elle n'avait pas réussi à relever assez sa chemise de nuit, et une partie, à l'arrière, était désormais imbibée d'urine. Sa chemise de nuit était souillée.
— Ce n'est pas bien grave, dis-je pour la rassurer. C'est une chose qu'on prévoira la prochaine fois. En attendant, vous ne pouvez pas vous coucher dans cet état-là.
— Je suis vraiment sotte. Un bébé, je vous avais dit ! Et maintenant, je me retrouve à devoir compter sur un jeune garçon pour s'occuper de moi.
— Plus si jeune, voyons. Partager cette épreuve ensemble resserrera nos liens. Vous allez connaître beaucoup de moi, et moi beaucoup de vous.
Puis, réfléchissant, je décidais de mieux anticiper, cette fois.
— Je reviens, Solange. Respirez à fond et calmez-vous, je n'ai qu'une envie, vous mettre à l'aise.
Je fouillais dans un tiroir de la cuisine et trouvais le rouleau de sacs poubelles. Dans ma chambre, je récupérais des larges élastiques que j'utilisais pour réunir mes feuilles de cours quand elles ne rentraient plus dans mes classeurs.
— Voilà, j'ai trouvé ce qu'il fallait pour protéger vos protections en résine.
Je l'aidais à glisser chaque avant-bras dans une poche poubelle, puis avec les élastiques, repliés en 3, je bloquais le système pour qu'il fût le plus hermétique possible. Je me plaçais alors juste devant cette vieille dame qui me faisait tant d'effet et, la regardant dans les yeux, j'attrapais sa chemise de nuit au niveau de ses genoux et relevais le tout pour la déshabiller.
Mon geste était assez rapide pour ne pas faire traîner le supplice que devait ressentir Solange. Mais j'opérais sans brusquerie, de la manière la plus calme possible. Alors que je dévoilais de plus en plus son corps nu, que je passais les différentes bosses de ses rondeurs, je percevais les frissons de Solange. La chemise de nuit se coinça au niveau de l'énorme derrière de la vieille dame, mais reprenant mes prises, je passai l'obstacle non sans toucher l'une de ses fesses, large, malléable, et aussi très fraîche.
Puis vint le blocage de devant. Le tissu fut bloqué par la poitrine qui essayait de se soulever en même temps, ce qui coinçait tellement cela accentuait leur masse. Je dus alors passer mes mains sous la chemise de nuit, pour l'écarter le plus possible. Aussitôt, les mamelles reprirent leur position habituelle, posée sur le ventre charnu de Solange, quelque peu écartées. Je remarquais alors qu'elle avait des aréoles rose vif, assez resserrées autour de tétons volumineux qui pointaient vers le bas, en suivant l'arrondi du sein. Après cela, sortir le vêtement fut assez rapide.
Solange restait figée, essayant de se cacher en plaçant ses bras devant son intimité et devant sa poitrine.
— Pas trop froid ? demandai-je
— Si, un peu. Mais surtout très embarrassée.
À ces mots j'osai m'approcher d'elle. J'attrapai ses bras, au niveau des coudes, et je les écartai. Je l'obligeais à ne plus se cacher. Et étrangement, elle ne résista pas. Je ne ressentis aucune contraction, aucun recul de sa part. Solange s'était laissée faire et restait les bras écartés. Je ne détachais pas mes yeux de son propre regard. Je mourais d'envie de lui avouer l'effet qu'elle me faisait. Et tout à coup, j'en eus le courage.
— Ne rougissez pas. Je n'ai qu'une envie, vous prendre dans mes bras et vous embrasser.
— Je crois bien que cela me plairait énormément, m'avoua-t-elle presque aussitôt.
Alors, me penchant pour être à sa hauteur, je mis mes bras sous les siens et l'enserrai le plus possible. Ma poitrine nue vint se plaquer sur son torse. Après quelques instants, je cherchais sa bouche avec la mienne et l'embrassais sur les lèvres. D'abord de chastes baisers, doux mais appuyés, puis, sentant qu'elle répondait à mes baisers par quelques doux gémissements et soupirs de plaisir, je finis par lui proposer ma langue. Solange l'accepta aussitôt en entrouvrant sa bouche. Et nos baisers devinrent aussi humides, bruyants et passionnés que ceux de deux adolescents chauffés à blanc par les hormones. Je n'avais plus qu'une envie, prolonger cet instant jusqu'à ce que Solange s'endorme, apaisée et n'éprouvant plus aucune gêne à mon égard.
Je m'écartai finalement et commençai à faire couler l'eau au niveau de la douchette de la baignoire.
Solange s'était assise sur le rebord. Visiblement toute émoustillée, elle respirait rapidement, essayait de reprendre ses esprits.
— Je pense qu'une bonne douche te fera du bien, lui dis-je en réglant la température.
— Nous fera du bien, tu veux dire, me répondit-elle malicieusement.
Je l'observais alors. Elle semblait si différente. Ses joues étaient marquées, devenues presque écarlates, comme si elle venait de finir un marathon. Ses tétons avaient pris une teinte encore plus marquée et avaient gonflé. Son ventre, dans cette position assise, ressortait encore plus et me cachait la vue de sa toison. La large tresse qu'elle portait ce jour-là lui donnait un côté femme viking : une femme forte et excitante qui saurait prendre les devants, qui assumerait ses actes. Je la voyais désormais comme ça. Comme une amante.
— Tu devrais aussi te déshabiller, me dit-elle soudain.
Alors, comme répondant à un ordre amoureux, je m'exécutai. J'enlevais mon jean, mes chaussettes et me retrouvais en caleçon ample, à carreaux, avec un effet toile de tente tendue au maximum au niveau de l'ouverture boutonnée. Je bandais fort. J'enlevais alors ce dernier petit rempart de tissu et me retrouvais dans toute ma modeste mais ardente splendeur, devant Solange.
— L'eau est chaude, tu veux bien enjamber la baignoire pour que je t'aide à te laver ?
Solange, tout en fixant mon sexe, qu'elle rendait si dur, s'exécuta. Elle passa le rebord de la baignoire alors que je l'aidais à garder son équilibre. Puis je commençais à l'arroser. J'ai commencé par les épaules, évitant de lui mouiller trop les cheveux, le torse, le ventre, les fesses, les jambes, les pieds, et finalement je remontais pour arroser son entrejambe. Pour les bras, je lui demandais de les écarter et j'essayais de ne pas viser les poches poubelles.
— C'est chaud, c'est agréable, me dit-elle.
— Je vais te savonner si ça va toujours ?
— Oui, ça va. Tu as du savon ou un gel douche posés sur l'étagère murale.
J'optais pour le gel douche. Un flacon Obao à la fois gel et crème hydratante aux extraits naturels d'abricot. Je coupais l'eau pour ne pas gaspiller. Je commençais par verser quelques gouttes sur les épaules, puis quelques autres sur le dos de Solange. Ce dernier était rond, adipeux, tellement moelleux. Je commençais à faire mousser, en frottant doucement le moindre recoin, je percevais les aspérités de ses grains de beauté. Je lui fis lever les bras pour passer sous ses aisselles, prenant mon temps pour laisser glisser mes doigts sur ses poils, éprouvant leur longueur en les réunissant. Je lavais aussi ses bras du mieux possible, ne me formalisant pas du flasque de sa peau, de la mollesse de ses muscles. Debout à côté de la baignoire, quelques fois, mon sexe, à l'horizontale, venait toucher sa hanche. Mon gland était décalotté par l'excitation ; lorsqu'il touchait Solange, ça produisait en moi des décharges de plaisir qui me faisaient frissonner.
Lentement, je descendais mes mains vers son énorme derrière. J'ajoutais du gel douche et je commençais à savonner chacune de ses fesses. Puis je passais à ses grosses cuisses, essayant de n'oublier aucune parcelle de sa peau, aucune vergeture, aucune crevasse de cellulite. Je savonnais réellement, je voulais aussi qu'elle puisse se sentir propre, qu'elle décompresse de cette difficile journée.
Je passais derrière les genoux, sur ses mollets lisses et musclés, puis, lui tenant son pied d'une main, je le nettoyais avec l'autre. Je passais mes doigts entre les orteils, massant sa voûte plantaire. Une fois le bas bien propre, je remontais, j'ajoutais du gel sur la cambrure de ses énormes fesses, et recommençais mon massage, cette fois, moins pour laver que pour masser. Je voyais bien un petit hématome, contracté en tombant, mais ce qui m'attirait, c'était son sillon inter-fessiers. Cette longue fente qui séparait les grosses fesses de Solange. Petit à petit, par cercles concentriques, je m'en rapprochais.
— Tu m'autorises à laver ton intimité ? lui demandais-je en la tutoyant pour la première fois.
En guise de réponse, Solange écarta un peu les jambes et se pencha en avant. La position décolla un tout petit peu les deux fesses l'une de l'autre. Je décidais de terminer le travail, d'une main j'empoignais un de ses gros globes pour l'écarter autant que je pouvais. Mais je glissais : la masse à maintenir était telle qu'il était compliqué d'y arriver d'une main savonneuse. Alors je me replaçais à l'orée de sa raie et cette fois, j'écartais ses chairs avec les deux mains. Je voulais admirer ce que ses formes rebondies me cachaient. Je découvris d'abord son anus assez proéminent, avec un repli de peau qui ressemblait à une petite lèvre vaginale, une crête de coq sombre accrochée là. Le tout était presque noyé dans une mer de poils qui remontaient jusque sur les parois fessières. Une forêt vierge de poils sombres, qui n'avaient pas viré au gris comme sa chevelure. Ce sillon poilu descendait se perdre pour rejoindre le sexe large et adipeux de ma vieille logeuse.
— Que fais-tu, Santiago ? Je suis gênée, je n'ai jamais montré mon intimité de cette manière à un homme. Pas même mon mari.
— Tu es gênée ou troublée ?
— Les deux. Me dire que tu me regardes à cet endroit signifie tellement de choses. Ça implique tellement de chemins possibles entre nous. Ici, maintenant, ce soir. Et ça me fait un peu peur tout en me donnant envie de te donner encore plus.
Solange n'arrivait plus à s'arrêter de parler, elle exorcisait ses peurs, ses angoisses, sa honte.
De mon côté, pour écarter toute peur, je récupérais rapidement de la mousse sur sa fesse et la redéposais dans cette profonde fente culière. J'osais enfin plonger ma main jusqu'au plus caché de son intimité. Je nettoyais, je massais, je laissais mes doigts explorer et titiller l'anus rebondi de la sexagénaire.
Solange se tut. Elle se crispa l'espace d'une microseconde, pour immédiatement après se relâcher. Elle se pencha un petit peu plus encore, envoyant plus proche de mon visage son énorme cul qui se tendait sous l'effet de la position. Son bassin se mettait à suivre les mouvements de ma main.
— Oh, que me fais-tu là ? Comment as-tu appris à faire ça ?
— Je te raconterai, mais pour le moment, ne pense qu'à toi, à ton plaisir. Concentre-toi sur mes doigts qui vont continuer à te laver, à explorer ton gros derrière si beau, si tendre. Je l'aime ton cul Solange !
Cette révélation, qui ne prêtait à aucune discussion, vu où étaient placées mes mains, fut comme une révélation pour Solange. Doucement, elle se mit à genoux dans la baignoire, occupant presque toute sa largeur. Pour se retenir, elle posait ses avant-bras sur le rebord, ne pouvant pas reposer ses mains au fond sans se blesser. Sa poitrine tombait en énormes stalagmites qui pendouillaient jusque sur la faïence de la baignoire. Et moi, avec son cul plus relevé, j'avais aussi accès à son sexe. Ce dernier se composait de larges lèvres, grasses, recouvertes d'une toison fournie que l'eau collait à la peau. Elles s'écartaient sur une profonde fente qui cachait de plus petites lèvres, sombres. Je ne pouvais voir son clitoris, mais je l'imaginais caché par un trop-plein de chair.
Je glissais alors le tranchant de ma main dans sa matrice béante. Je frottais cette intimité dévoilée que Solange me permettait d'explorer.
Ce n'était pas l'eau de la douchette qui avait rendu aussi humide la fente de Solange. Ma main glissait sur un mélange à la fois rêche par ses longs poils et à la fois humide par, peut-être, les restes d'urine qu'elle n'avait pas pu essuyer, par l'eau de la douchette, mais surtout par la viscosité de la cyprine qui suintait de son antre. Solange était excitée, tout son corps le criait.
Maintenant à portée, je déposais un baiser appuyé puis mordais doucement une fesse de celle que je caressais. En même temps mes mains continuaient à malaxer, à se glisser par delà les bourrelets, à savonner les formes proéminentes de ce corps offert à moi. Une de mes mains s'était glissée sous Solange pour venir éprouver la sensibilité de ses grosses loches pendantes. De la paume je soupesais cette masse conséquente, je caressais ses tétons devenus durs comme de petites billes de métal. J'essayais d'oublier que mon sexe percutait désormais la paroi de la baignoire, plutôt que le corps de Solange. J'avais le sentiment de bander encore plus que la première fois où j'avais éjaculé sur Sabine, la gironde bretonne qui me dévergonda cet été-là. J'étais plus excité, pensais-je, qu'en découvrant, tel un voyeur, mes parents, en pleine séance échangiste.
Je massais le dos large et cambré de cette vieille mamie, mais revenais toujours à ses fesses. Puis je passais ma main pleine de mousse sur toute la longueur de ses fentes qui se rejoignaient. Appuyant d'abord sur la raie poilue qui cachait son orifice anal, puis rejoignant son sexe et reproduisant des allers-retours de plus en plus trempés par les sécrétions de plaisir de la sexagénaire. Mon mouvement s'enfonçait plus encore dans son antre tendre qui blanchissait mes doigts de sa mouille visqueuse. Puis tout à coup, je sentis que je touchais à un point sensible. Une petite aspérité cachée qui s'avérait être son tout petit clitoris dont la taille n'enlevait rien à son extrême sensibilité. Solange poussa alors un gémissement de plaisir.
— Oh, c'est pas vrai, c'est pas vrai. Que m'arrive-t-il ?
Pour moi, ses commentaires étaient des encouragements. Je pinçais alors ses tétons et de mon autre main j'entamais des mouvements circulaires concentrés autour, et même, sur son clitoris. Mes caresses faisaient ahaner ma vieille amante. Sa chatte déversait sa cyprine dans des clapotis qui me poussaient à marquer plus encore mes mouvements. J'accélérai. Solange semblait prête à exploser de plaisir.
— Oh mon Dieu, mon Dieu ! Que c'est bon ! T'arrêtes pas ! Finis-moi ! Mon Dieu !
Sa respiration se mua en une succession de petits cris d'extase. Ma main, mes doigts, s'activaient dans le seul but de faire jouir Solange. Cette idée me comblait. J'aurais voulu me branler, mais je préférais encore plus branler ma logeuse qui arrivait au bord de l'extase. Les cris accélérèrent, sans qu'on pût percevoir de pause entre ses manifestations de plaisir.
— Oh mon Dieu, c'est ça, c'est ça, ne t'arrête pas !
Et je redoublai d'ardeur, encore, tant et si bien que tout à coup Solange fut prise de tremblements. La jouissance la submergeait.
— Ah ! Ah ! C'est pas vrai ! Ah mon Dieu, que c'est booooon !
J'éloignais mes doigts de son clitoris pour éviter que ce ne soit insupportable. Solange dandinait son cul d'avant en arrière. Je remontais ma main sur sa vulve ouverte, trempée, et finissais de la caresser plus lentement. Je pouvais voir alors son anus se contracter encore plusieurs fois jusqu'à ce que Solange se calme enfin.
— Aide-moi à me redresser, s'il te plaît, Santiago.
— Tu peux m'appeler Santi si tu le souhaites. Peux-tu rester encore un peu comme cela ? Pour éliminer la mousse et finir le nettoyage, ce sera plus simple.
J'ouvrais l'arrivée d'eau et attendais qu'elle fût assez chaude avant d'arroser le corps de Solange. Ses avant-bras écartés sur les rebords de la baignoire risquaient moins d'être éclaboussés. J'enlevais le savon du mieux que je pouvais, passant le jet directement sur son vagin encore bien ouvert, rinçant aussi sa raie recouverte de poils noirs si longs. Avec ma main libre, je frottais les restes mousseux, allant les débusquer jusqu'aux endroits les plus cachés. Je m'assurai que tout fut propre avant de l'aider à se redresser. Une fois debout, je lui indiquais qu'il restait tout de même le devant à laver.
Mais je commençais à avoir froid, nu dans la salle de bain, à recevoir quelques éclaboussures sans vraiment pouvoir bénéficier du jet d'eau bien chaud. Aussi, je décidai de rejoindre Solange. Je lui demandais de reculer un peu et de placer ses bras plus en arrière, dans son dos. Je me collais alors à elle, et fis couler l'eau entre nous deux. Bénéficiant à la fois de la chaleur de nos corps et de celle de la douche.
Puis j'ai remis du gel douche sur elle, sur ses épaules et sur son torse pour commencer. Je posais la douchette, mais restais le plus possible collé à Solange. Je frottais sa peau, n'ayant pas assez de mains pour m'occuper de sa poitrine. Je la lavais, certes, mais je malaxais aussi ces immenses seins, les soulevant pour nettoyer la chair cachée, appliquant autant de sérieux que de sensualité à ces palpations qui n'étaient pas déguisées.
Solange, à chaque fois qu'une de mes paumes recouvrait un de ses tétons, laissait échapper un soupir d'aise, osant maintenant exprimer son plaisir. De mon côté, je prenais le temps aussi d'embrasser son cou adipeux et ridé, l'arrondi ample de ses épaules, je posais mes lèvres sur le creux assez large qui composait son décolleté. Puis je décidais de l'embrasser à nouveau. Elle répondit aussitôt à ma bouche sur ses lèvres, se mit à jouer avec ma langue, à me dévorer littéralement. Telle une ventouse, agrippée à ma bouche. Je bandais toujours autant et nos échanges salivaires, nos embrassades vigoureuses n'arrangeaient pas les choses. J'avais envie de prendre Solange, le plus vite possible, lui montrer que mes mains ne sont pas les seules à pouvoir lui procurer jouissance et tremblement.
Mais j'étais bien conscient que la baignoire était à exclure. Impossible avec ses poignets et avec nos gabarits respectifs. Alors, essayant d'oublier mon état, je terminais sa toilette. Je frottais son ventre, et venais terminer par le renflement poilu de son mont de Vénus. Puis rapidement je me savonnais, devant le regard très doux de ma vieille logeuse. Je me lavais jusqu'à l'anus, je massais aussi ma tige en érection mais sans la masturber, juste pour être propre.
— Tu dois avoir mal, en érection comme ça ?
— Ça va, ça va. C'est surtout très sensible. Mais je ne te promets pas de ne pas me procurer du plaisir dès que je te saurai au lit, bien au calme.
— Tu voudrais faire ça avec moi, Santi ?
— Comment ça ?
— J'ai envie que ça continue. Qu'on prolonge cette exploration de l'un, de l'autre. Je n'avais jamais connu ça.
— Comment ça ?
— Eh bien… Depuis l'été mille-neuf-cent-soixante-douze, je n'avais pas fait l'amour. Et ça n'a jamais été comme ça, jamais. Les hommes ont toujours fait passer leur propre plaisir avant le mien. C'est comme si tu avais su enlever le petit bouchon de ma cocotte-minute. Comme si tu avais libéré une pression qui m'engonçait dans ma peau de petite vieille qui ne connaîtrait jamais l'amour.
— Tu veux dire que quand tu as baisé pour la dernière fois, je n'étais pas né ? Mais quel gâchis !
— Ça me fait honte de dire ça. Mais je n'avais même jamais connu de jouissance avant ce matin, avec toi.
— Tu ne te procures pas de plaisir, par toi-même ? Je veux dire, le soir, dans ton lit, en lisant Régine Deforge ?
Pendant qu'on discutait, je finissais de nous rincer. La conversation me permettait de me focaliser sur autre chose que mon envie immédiate, et mon sexe commençait à se détendre.
— Voyons ! Je n'en avais pas vraiment envie, je ne ressentais aucun manque à ce niveau. Et le livre, je l'ai acheté jeudi, d'occasion. Et laisse-moi te dire que ce fut compliqué de tendre l'objet au libraire. Je me suis sentie obligée de lui prendre six autres ouvrages, pour la forme.
— Et pourquoi tout à coup tu as voulu lire un texte érotique ?
— Parce que ça fait quelques semaines que j'ai envie de te plaire, que j'attends nos conversations matinales avec impatience, que je me maquille et me parfume pour toi.
— Je l'ai remarqué. Je ne savais pas si c'était pour moi. Mais je l'espérais un peu.
J'aidais Solange à sortir de la baignoire et commençais à la sécher avec une serviette de bain molletonnée. Je voulais la réchauffer encore, lui éviter d'attraper froid. Mes gestes n'avaient aucune connotation sexuelle cette fois, je prenais juste soin d'elle, naturellement, avec plaisir.
De mon côté, je dus lui emprunter une de ses serviettes et je me séchais avec vigueur aussi.
Il devait être six heures trente du matin bien tassées. Je me surpris à bailler : signe de fatigue, mais aussi de bien-être.
— Tu es trop fatigué, Santi ? Tu ne veux pas prolonger notre plaisir ?
— Solange, j'ai terriblement envie de te faire jouir à nouveau et de jouir aussi avec toi. Mais si on se couchait simplement, ensemble, pour voir ce dont on est capable une fois au lit ?
— Tu veux partager mon lit avec moi ? Rien ne me ferait plus plaisir.
— À nous deux, le lit nous semblera peut-être trop petit. Mais s'il faut se serrer, on se serrera…
Commentaires ()
Vivement la suite…
Bonne lecture
Personnellement j'aime aussi les femmes aux formes généreuses (cf mes histoires) donc j'apprécie le charme de cette histoire.
C'est sans doute un peu "commercial" mais saucissoner un peu ses textes (sans casser l'ambiance ni l'action, ni faire un feuilleton absurde) permet de ne pas lasser un lectorat un peu "pressé". Il ne faut pas leur en vouloir mais quand on commence à lire un texte, surtout érotique, on n'a pas forcément une heure devant soi.
Bravo !
"Je dégrafai" et non pas "je dégrafais"
A part ça, c'est un peu long...
Il y a effectivement des imparfaits d'action assez rapide qui devraient être au PS, désolé.
Imparfait : action qui dure ou description
Passé simple : action de premier plan
Pour la longueur ; oui c’est un fait : mais annoncé dès le début du texte : "une très longue première partie d'un récit..."
Solange va rajeunir et découvrir toutes les joies de la vie ....
Vivement la suite