Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julie et Julien — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie et Julien
Chapitre 5
Cette fois, c'est moi qui me réveille la première. Je regarde Julien avec plaisir. Mais pas aussi longtemps que je le voudrais. Il finit par ouvrir les yeux et me sourit. La chambre pue, le lit est un champ de ruine et nous sommes pire que des procs roulés dans la boue. Julien m'invite à aller me doucher. Pendant ce temps, il s'occupe de retirer les draps. J'accepte avec plaisir. J'aurais bien voulu qu'il vienne avec moi sous la douche mais c'est trop risqué. Je ne veux plus de sexe pour l'instant, je veux le connaitre.
— Julien, il est quelle heure ?
— Midi passé...
— J'ai la dalle...
— Moi aussi, mais je n'ai rien dans le frigo et pas l'envie de faire des courses.
— Resto ?
— Oui. Tu as faim comment ?
— Comme douze lionnes.
— Ok. Je connais un chinois, buffet à volonté qui...
— Vendu !
— Midi passé...
— J'ai la dalle...
— Moi aussi, mais je n'ai rien dans le frigo et pas l'envie de faire des courses.
— Resto ?
— Oui. Tu as faim comment ?
— Comme douze lionnes.
— Ok. Je connais un chinois, buffet à volonté qui...
— Vendu !
Je ne le laisse pas finir, je me fous de la qualité, je veux de la quantité. Et surtout, un lieu public où on arrivera à parler sans se jeter l'un sur l'autre pour baiser. Je ressors et je sens que j'ai une haleine de hyène. Je demande à Julien s'il n'a pas une brosse à dent de rab et il me dit de fouiller dans un tiroir. Il devrait en rester une d'un lot de trois qu'il a acheté il y a quelques mois. Il reste la rose, évidemment... Je sors de la salle de bain et trouve mon mec dans sa chambre, les bras chargés des draps souillés.
Qu'est-ce que ça lui va bien les cheveux mouillés et tirés en arrière. Elle est superbe ma nana. Je pars à la salle de bain pour me doucher et mettre tout ça dans le lave-linge. Je suis en train de le programmer quand Julie m'appelle depuis ma chambre.
Qu'est-ce que ça lui va bien les cheveux mouillés et tirés en arrière. Elle est superbe ma nana. Je pars à la salle de bain pour me doucher et mettre tout ça dans le lave-linge. Je suis en train de le programmer quand Julie m'appelle depuis ma chambre.
— Dis, je peux te piquer une affaire ou deux ?
— Euh... Si tu veux. Pourquoi ?
— Disons que mes habits d'hier, et ton costume, sont... Des preuves accablantes.
— Ah, ah, ah, ok. Vas-y.
— Euh... Si tu veux. Pourquoi ?
— Disons que mes habits d'hier, et ton costume, sont... Des preuves accablantes.
— Ah, ah, ah, ok. Vas-y.
Je me fais une douche efficace mais rapide. A force de tirer de l'eau comme ça, on va finir par croire qu'il y a une fuite chez moi. En sortant je me regarde dans la glace, niveau rasage ça va. Niveau haleine, pas vraiment. Je me brosse les dents et remets-la mienne à côté de celle de Julie, ça me plait bien comme image. Je retourne dans ma chambre, ma serviette autour de la taille. Sur mon matelas, Julie a étalé pas mal de mes affaires, dont un certain nombre roulé en boule d'un côté. Elle a assemblée trois tenues différentes. La première c'est juste un pantalon de jogging en coton accompagné d'un maillot de corps. Ça moulerait idéalement ses formes mais je lui rappelle qu'elle n'a que ses escarpins. Elle l'avait déjà éliminée avant mon arrivée.
L'autre se compose d'un jean slim, slim pour moi, et d'un t-shirt, tous deux noirs. Avec son manteau et ses escarpins, ça va lui faire un look d'enfer, je me dis. Mais Julie a envie de quelque chose de plus confortable. Et elle craint que ses hanches ne rentrent pas dans le pantalon. La dernière tenue est formée par une chemise blanche et un jean un peu large et délavé. Je ne suis pas sûr que ce soit le bon choix.
— Mais si, un style boyish, ça sera très bien.
Je la regarde faire, elle enfile mon jean dont elle roule le bas pour qu'il lui arrive à mi-mollet. Elle m'a piqué une ceinture dont elle se sert pour serrer le jean et en faire un taille-haute. Elle met enfin la chemise, roule les manches juste sous les coudes et la noue sous sa poitrine. Julie laisse un décolleté prononcé mais pas indécent : elle est parfaite.
— A ta tête, je crois que tu es convaincu.
— En effet.
— Bon, vendu alors. Où sont mes sous-vêtements ?
— Tu ne voudrais pas rester comme ça ?
— En effet.
— Bon, vendu alors. Où sont mes sous-vêtements ?
— Tu ne voudrais pas rester comme ça ?
Oh, le coquin... En même temps, l'idée me plait pas mal. Beaucoup, même. Bon, il faudrait qu'il s'habille sinon je lui saute dessus. D'ailleurs, ça me donne une idée.
— Mmmmh, ok. Mais c'est moi qui choisit ton look.
— Comme tu veux...
— Comme tu veux...
Je farfouille dans ses affaires et en ressors un polo manche longue blanc et un pantalon bleu un peu typé sport. Nous allons être raccords comme ça.
— Vas-y. Enfile ça pour voir.
— Pas de sous-vêtement, je suppose...
— Tu supposes bien.
— Pas de sous-vêtement, je suppose...
— Tu supposes bien.
Son sourire en coin me montre qu'il est plutôt ravi de la tournure des évènements. Julien s'habille rapidement et ça rend comme je le pensais : décontracté et simple. Surtout, le tissu du polo est assez fin et on voit ses tétons par transparence. Julien veut le boutonner mais je l'en empêche. Je défais même le dernier bouton, ouvrant autant que possible son col. Là, nous sommes à égalité je trouve. Car je sens que même si la chemise n'est pas assez transparente pour qu'on voit mes tétons, ceux-ci se distingueront facilement s'ils pointent, ce qui sera sûrement le cas aujourd'hui.
Je n'aurais pas osé mettre ça mais Julie me met à l'aise. Et si elle peut le faire, je peux bien aussi. Nous sommes prêts et allons prendre nos chaussures, blouson, manteau. Mais le temps s'est plutôt radouci depuis hier. Finalement, Julie me pique un blazer et j'opte pour une veste sport. Un baiser rapide et nous sortons. Nous ne croisons personne, dommage, j'aurais été fier qu'on me voit à ses côtés.
Julie me propose de prendre son véhicule. C'est marrant, ça fait un peu couple friqué, stylé, bobo, hipster. Peut-être pas, peut-être un mélange de tout ça. Sur mes indications, elle nous conduit vers le restaurant avec plus d'aisance qu'hier il me semble. Nous arrivons et faisons la queue pour payer les forfaits avant de prendre une table. Quand je me propose de l'inviter, elle me fusille à moitié du regard et insiste pour payer sa part. Elle ne s'en laisse pas conter ma copine, elle est vraiment....
Julien a voulu payer pour nous deux, je ne veux pas. Je suis une grande fille autonome, non, une femme autonome. Mais je ne lui en veux pas, il l'a fait avec délicatesse et sans arrière-pensée. Je l'embrasse et nous payons. Nous nous installons et une serveuse nous apporte nos boissons. Nous allons remplir des assiettes et revenons à nos places. Nous dévorons en même temps que nous parlons de nos vies. Sa famille, la mienne, ses envies, les miennes, son boulot, le mien. Mon copain m'admire, je le lis dans ses yeux. Pas seulement pour ma beauté, ce qui me fait quand même plaisir, mais aussi pour mon intelligence, ma vie personnelle et professionnelle. Nous en sommes à la deuxième assiette quand je reçois un texto de mon patron. Il me demande si j'ai bien trouvé où dormir et comment je vais. Je vais pour répondre mais je ne sais comment dire les choses :
— Julien ?
— Oui ?
— Mon boss me demande où j'ai dormi... Je voudrais répondre : j'ai dormi chez mon copain... Mais je peux dire, "un" si tu préfères.
— Oooh, non, "mon" ça me plait bien. J'avoue que j'aurais bien aimé croiser une connaissance, un voisin pour te présenter comme "ma copine".
— Oui ?
— Mon boss me demande où j'ai dormi... Je voudrais répondre : j'ai dormi chez mon copain... Mais je peux dire, "un" si tu préfères.
— Oooh, non, "mon" ça me plait bien. J'avoue que j'aurais bien aimé croiser une connaissance, un voisin pour te présenter comme "ma copine".
Je suis trop contente. Je réponds à mon boss qui s'étonne de cette nouveauté avec un émoticône clin d'œil. Il m'annonce également qu'après en avoir discuté avec les autres collègues au petit-déjeuner, il va me confier la pré-étude demandée par le client de la veille. Toute la pré-étude ? Pour moi toute seule ? Je saute de joie, je jubile. Devant les yeux étonnés de Julien, je lui explique.
— Ah, alors j'insiste pour au moins nous offrir une coupe de champagne.
— Bien sûr !
— Bien sûr !
Nous trinquons et nous sifflons le breuvage d'un trait. Nous allons nous resservir mais les serveurs commencent à nous regarder bizarrement. Ça fait trois énormes assiettes quand même. Mais je n'ai pas eu de dessert, pas encore.
J'ai eu une récompense pour mon travail hier, Julie vient d'obtenir un gros projet. Nous avons tout pour réussir professionnellement. Et personnellement, les choses prennent une belle tournure aussi. Je resterai bien à parler avec Julie et à manger mais je sens que nous sommes de moins en moins les bienvenus. C'est à volonté mais là on leur fait perdre de l'argent. Nous finissons notre assiette et nous nous levons pour prendre quelques desserts, de façon raisonnable. Encore que la tête de la gérante me fait penser le contraire. Nous avalons tout rapidement, nous avons mangé comme quatre ou huit et pourtant je suis à peine rassasié.
J'ai eu une récompense pour mon travail hier, Julie vient d'obtenir un gros projet. Nous avons tout pour réussir professionnellement. Et personnellement, les choses prennent une belle tournure aussi. Je resterai bien à parler avec Julie et à manger mais je sens que nous sommes de moins en moins les bienvenus. C'est à volonté mais là on leur fait perdre de l'argent. Nous finissons notre assiette et nous nous levons pour prendre quelques desserts, de façon raisonnable. Encore que la tête de la gérante me fait penser le contraire. Nous avalons tout rapidement, nous avons mangé comme quatre ou huit et pourtant je suis à peine rassasié.
— Tu as fini ?
— Oui, Julien...
— Oui, Julien...
Elle est un peu frustrée et moi aussi. Tant pis, on prendra autre chose plus tard. En attendant, j'ai bien envie de fêter son projet. Le restaurant s'est bien vidé et je me penche vers elle :
— Rejoins-moi...
Elle écarquille les yeux et se mordille la lèvre inférieure.
Que me veut Julien ? De bonnes choses, je dirais. Je le regarde se diriger vers les toilettes, j'attends quelques secondes en rassemblant mes affaires et je le suis. Personne ne fait trop attention à nous. Les derniers clients finissent, les employés rangent et nettoient. J'arrive dans les toilettes et cherche mon copain. Je me sens attrapée par derrière et poussée dans une cabine. Je reconnais Julien et me laisse embarquée avec plaisir.
Que me veut Julien ? De bonnes choses, je dirais. Je le regarde se diriger vers les toilettes, j'attends quelques secondes en rassemblant mes affaires et je le suis. Personne ne fait trop attention à nous. Les derniers clients finissent, les employés rangent et nettoient. J'arrive dans les toilettes et cherche mon copain. Je me sens attrapée par derrière et poussée dans une cabine. Je reconnais Julien et me laisse embarquée avec plaisir.
— Pour te féliciter de ton projet, me susurre-t-il.
Ses mains viennent me caresser les seins, c'est une bonne idée l'absence de soutien-gorge. Ils sont vite durs et tendus, sensibles comme ce n'est pas permis. Je gémis et soupire sous ses doigts. Il m'embrasse dans le cou, me mordille même un peu. Mes doigts se perdent dans ses cheveux. Ses mains laissent mes seins et j'utilise ma main libre pour continuer à les stimuler. Julien déboucle ma ceinture et déboutonne le jean. Ses doigts viennent fouiller un sexe déjà bien humide. C'est fou à quel point je mouille rapidement maintenant. Son doigt vient agacer mon clitoris et je couine longuement. Je mets ma main devant ma bouche quand j'entends du bruit à côté.
Je me rends compte que le loquet de notre porte n'est pas fermé. C'est dangereux mais excitant. Heureusement la personne repart assez vite. A moins que je ne me rende plus compte du temps qui passe. Mon copain me fait me pencher en avant et je le sens s'accroupir. Il vient plaquer sa bouche sur mon sexe pour m'offrir une dangereuse petite gâterie. Ses doigts et sa langue me fouillent comme il faut. D'une main je m'appuie contre la cloison et de l'autre je me caresse un sein. Une autre personne pénètre dans les toilettes. Je remets ma main sur ma bouche. Il était temps je commence à soupirer de façon excessive.
Julie est sur le point de jouir, je plaque ma bouche sur sa vulve et bientôt je reçois le flot de cyprine que j'attendais. Moi qui n'avait pas eu assez de dessert je suis ravi. Je bois, je m'abreuve, j'entends la personne se laver les mains et utiliser le sèche-mains soufflant. Le bruit permet à Julie de s'exprimer un peu plus tandis que le client ou la cliente sort. C'est diablement excitant : ce risque de se faire surprendre. Quand elle a fini de jouir, je la lape et efface au mieux les traces de son plaisir. Ma copine halète difficilement, elle est sonnée et s'assoit sur la cuvette. Elle me regarde avec un air satisfait.
— Dis donc... Ça va me motiver pour bien travailler ça...
— Ça t'a plu ?
— Tu le sais bien. Je... J'ai envie de faire pipi...
— Moi aussi...
— Ça t'a plu ?
— Tu le sais bien. Je... J'ai envie de faire pipi...
— Moi aussi...
Je suis étonné mais elle relâche sa vessie et son urine dorée se répand dans la cuvette. L'odeur est peu marquée, la couleur claire.... Julie me regarde et me défie presque de ses yeux verts. Elle finit, s'essuie et me laisse la place. J'ai envie mais je bande, ça ne va pas être simple, je sors mon sexe et le plie vers le bas. Ça le calme assez pour le ramollir et que je puisse uriner. Julie est restée à côté pour bien voir ce que je fais.
C'est la première fois que je vois un mec pisser. Mais c'est le mien qui le fait et ça me trouble. Son urine est d'un jaune assez clair et ça ne sent pas trop. J'ai remis mon pantalon et rebouclé la ceinture, j'ai rajustée aussi la chemise. Mes tétons pointent et déforment le tissu blanc. Julien range ses attributs et je viens par derrière le masser. Ça durcit très vite, ce pipi n'a été qu'une courte parenthèse dans son excitation. Mais mon chéri, tu vas avoir une petite surprise aussi. Une fois qu'il est bien dur, que son pantalon est boursoufflé par son érection, je l'abandonne. On a sûrement compris dans le restaurant, ce qui s'est passé. Je vais sortir en montrant quelques signes de mon émoi. Il va devoir en faire de même. Nous sortons et nous lavons les mains. Il débande un peu mais je lui pratique un petit massage pour le faire repartir. Je l'embrasse fougueusement et lui dis :
— Allons-y.
Il hésite mais m'emboite le pas :
— Je te suis.
Nous sortons du restaurant et j'ai l'impression que tout le monde sait ce que nous avons fait. Je les toise du regard, je suis fière, j'ai pris du plaisir que j'ai pris et je les emmerde !
Je suis Julie autant que les regards des clients et du personnel nous suivent. Je vais sans doute devoir attendre un peu avant de revenir là. Julie nous ramène à sa voiture, nous montons et je me jette sur sa bouche. Mais elle ne me laisse pas forcément aller plus loin. En effet, une voiture vient se garer juste à côté. Elle m'a bien chauffé pour me faire bander et j'ai cru qu'elle allait me rendre la pareille. Ma chérie, j'espère bien que j'y aurais droit. Mais je veux aussi passer du temps avec toi. Sans baiser, sans sexe.
Je suis Julie autant que les regards des clients et du personnel nous suivent. Je vais sans doute devoir attendre un peu avant de revenir là. Julie nous ramène à sa voiture, nous montons et je me jette sur sa bouche. Mais elle ne me laisse pas forcément aller plus loin. En effet, une voiture vient se garer juste à côté. Elle m'a bien chauffé pour me faire bander et j'ai cru qu'elle allait me rendre la pareille. Ma chérie, j'espère bien que j'y aurais droit. Mais je veux aussi passer du temps avec toi. Sans baiser, sans sexe.
— On fait quoi ? me demande-t-elle avec un sourire à damner tous les saints.
* * *
Après quelques minutes, Julien et moi nous nous sommes décidés pour une séance de cinéma. A condition de prendre un truc où il y aura du monde. Sinon, nous savons tous les deux comment ça va se finir. Fondamentalement, l'idée de baiser avec Julien devant des gens ne me dérange pas. J'ai toujours l'impression qu'on est seul au monde dans ces moments-là. Mais je veux aussi vivre d'autres choses avec lui. J'ai aimé parler avec lui, connaître une partie de sa vie. J'ai adoré la façon dont il me regardait quand je parlais de mes projets. Et puis, lui aussi il a plein de projets à réaliser, ça me plait, ça stimule mon esprit. Le brouhaha de la foule dans le hall du cinéma me sort de mes pensées. Il y a vraiment du monde. Nous faisons la queue et arrivés à la caisse il ne reste plus de place pour notre séance. Il y a celle quinze minutes plus tard, celle en VO, moi ça me va et lui aussi.
J'ai eu peur de rater cette séance avec Julie. J'ai hâte de m'asseoir près d'elle, qu'on se tienne par la main en regardant le film. J'espère qu'il y aura du monde mais pas trop. Je n'ai pas pensé à vérifier combien il restait de place dans la salle. Trop monde et nous allons être serrés, ce qui est limite niveau intimité. Pas assez et nous risquons de baiser dans la salle. Franchement, faire l'amour avec Julie ne me dérangerait pas malgré les probables spectateurs mais bon, je voudrais revenir dans ce cinéma et j'ai d'autres envies avec elle. C'est bizarre, d'habitude c'est le contraire dans mes relations. On vit des trucs normaux avec une fille et on ne pense qu'à ceux où on va baiser. Là, je passe mon temps à faire l'amour avec Julie et je rêve de trucs normaux. Enfin, les moments non sexuels d'une relation. Nous arrivons dans la salle, il y a du monde mais c'est clairsemé.
— Tu veux te mettre où ?
— Au milieu, bien face à l'écran, je préfère.
— Au milieu, bien face à l'écran, je préfère.
Evidemment, c'est là où il y a le plus de monde, Julie cherche un peu et remonte de trois rangées. Elle passe devant trois adolescentes et va s'asseoir quasiment au milieu de la rangée. Nous sommes bien placés et la présence des filles devrait calmer nos ardeurs. Nous sommes bien installés et avalons l'énorme seau de pop-corn que nous avons acheté. Les filles à notre droite parlent et ricanent. J'espère qu'elles se calmeront dès que le film commencera. En tout cas, les pubs et les bandes annonces n'y arrivent pas. Je prends la main de Julie et elle entrelace ses doigts avec les miens. Nous ralentissons l'ingurgitation du pop-corn pour nous embrasser et parler. Nous nous amusons aussi à nous donner la béquée. Le générique commence et les adolescentes se concentrent enfin sur le film.
Ah, enfin, ces petites délurées se taisent. Je vais pouvoir profiter de la séance avec Julien. Nous avons mangé les deux-tiers du seau et nous ne grignotons plus qu'un grain de temps en temps. Je pose ma tête contre son épaule et je regarde le film. Après nos multiples ébats, j'ai un peu de mal à suivre. Je suis obligée de lire les sous-titres alors que je n'en ai pas besoin en temps normal. Je sens Julien lutter pour rester éveillé. Peut-être qu'une salle sombre et des fauteuils confortables n'étaient pas une si bonne idée.
Mais je profite de ce moment tendre entre nous. Je kiffe ceux plus hot que nous avons mais ce n'est pas suffisant. C'est loin d'être superficiel quand nous faisons l'amour, je n'ai jamais eu autant de plaisir de ma vie. Mais je veux approfondir notre relation par ces moments. C'est drôle car d'habitude, ce sont ces moments de complicité, platoniques qui me permettent d'aller vers la partie sexuelle d'une relation. Nous en sommes à une trentaine de minutes quand les donzelles s'agitent de nouveau.
Elles me font chier celles-là. J'étais bien avec Julie, moi. Elles râlent, elles soupirent et j'en entends une maugréer sur le fait qu'elles n'auraient pas dû prendre la séance en VO. Je me dis qu'elles n'avaient qu'à bosser leur anglais. Elles font de plus en plus de bordel mais finissent heureusement par quitter les lieux. Je peux me focaliser à nouveaux sur l'écran et sur ma copine. Un bisou sur le front et elle roucoule. Elle me fait un bisou sur la joue et je ronronne. Je m'aperçois que nous sommes seuls sur la rangée, derrière les autres spectateurs sont deux rangées plus loin et dans l'axe, devant ils sont sur la rangée suivante mais bien décalés à gauche et à droite. Je passe mon bras par-dessus l'épaule de Julie et elle se blottit un peu plus contre moi. Sa main gauche se pose naturellement sur mon ventre et je mets ma main droite sur celle-ci.
Julien est confortable, je trouve. Je suis bien mieux, la tête sur sa poitrine, que n'importe où d'autre. Je ne reste éveillée que grâce aux quelques pop-corn que je mâche de temps à autre. Mon bras droit est un peu coincé et je dois l'allonger. Ma main se retrouve sur la cuisse de mon chéri. Je fais aller et venir mes doigts sans trop y penser. La main de Julien glisse un peu de mon épaule et vient frôler mon sein gauche. Je frissonne de plaisir. Pourtant, il ne me caresse pas. Il ne s'en est pas rendu compte je crois.
Ah, si, ses doigts se balancent de droite à gauche et excitent petit à petit mon téton. Ma main droite remonte un peu plus sur sa cuisse et je me mets à chercher son sexe. Je le trouve et y fait courir mes ongles. Celui-ci durcit tranquillement et s'allonge le long de son ventre. Je me demande si le gland n'arriverait pas à sortir par la taille si je le fais bander assez. Je continue mon expérience, le film ne m'intéressant pas plus que ça.
Julie me caresse le sexe, je vois qu'elle ne le regarde plus que lui. Je continue de jouer avec son sein et elle souffle de temps en temps quand je titille un peu plus directement son téton. Ça a le mérite de me réveiller et de me permettre de mieux suivre le film. Encore qu'il y a des choses plus intéressantes, il me semble. Ma queue devient raide et douloureuse. Sans sous-vêtement, elle est directement en contact avec le tissu plus rêche du pantalon, avec la braguette aussi. Et puis, elle voudrait se déployer mais est bloquée de tous les côtés. Je deviens mal à l'aise, je me tortille un peu mais j'entends des gens s'agacer de me voir bouger.
— Ça va ? me chuchote Julie.
— Oui, non. Ma queue est coincée...
— J'ai vu.
— Oui, non. Ma queue est coincée...
— J'ai vu.
Je veux la replacer de ma main droite mais Julie la bloque de la sienne. Elle descend sa main gauche et bouge mon sexe en le prenant fermement en main. C'est plus une masturbation qu'autre chose. Ça me fait me déhancher mais des claquements de langue agacés me rappellent à l'ordre. Je regarde Julie et son petit manège. En fait elle l'a mise à la verticale et continue ses caresses. Que cherche-t-elle ?
— Tu fais quoi ?
— Je veux voir si elle va sortir par le haut.
— Euh, Julie... Arrête.
— Tu n'aimes pas ?
— Si, mais il y a du monde.
— Oh, après ta surprise du restaurant, je te dois bien un petit quelque chose.
— Je veux voir si elle va sortir par le haut.
— Euh, Julie... Arrête.
— Tu n'aimes pas ?
— Si, mais il y a du monde.
— Oh, après ta surprise du restaurant, je te dois bien un petit quelque chose.
Julien se tend comme un arc. Sa queue ne pourra pas sortir de là sans aide. Doucement, je déboutonne son pantalon et descend la fermeture éclair. J'ouvre les pans de son pantalon et la bite de Julien apparait, simplement éclairée par la lumière de l'écran. Elle palpite et finit de s'étaler sur son ventre. Avec ma tête posée sur son torse, je ne pense plus être visible de ceux de derrière. Mais je dois faire ça lentement. Ma tête glisse sur son ventre tendu par le stress et l'excitation. Ma main gauche le branle gentiment alors que mes lèvres s'approchent. Je les ouvre et son gland s'insinue entre elles. Julien respire plus fort, il se contrôle pour ne rien laisser paraitre. Je continue et le fait entrer totalement, la position ne me permet pas vraiment d'enfoncer son sexe plus loin. Et bouger trop la tête de haut en bas risquerait de me faire remarquer. Alors je tête, je léchouille, j'embrasse ce gland si gonflé de désir. Mes doigts continuent leur travail sur sa hampe et ses couilles.
Julie me fait subir une délicieuse torture. J'ai peur qu'on nous remarque, j'ai peur d'elle doive arrêter. Si dans les toilettes du restaurant, elle a dû plaquer sa main sur sa bouche, au moins, elle était plutôt libre de ses mouvements. Ma main droite est prisonnière de la sienne et la gauche repose sur son épaule. Je voudrais bien aller lui toucher les seins mais je serais obligé de me contorsionner. Les spectateurs derrière nous comprendraient vite qu'il se passe des choses intéressantes. Le film, je ne le vois plus. Enfin, je fixe l'écran mais les images sont floues, lointaines.
Je suis tout à mes sensations : celles de cette dangereuse pipe que me fait Julie. Ma respiration s'accélère encore. C'est mon seul moyen d'expression finalement. Je gémis même un peu quand elle fait rouler mes testicules entre ses doigts, quand elle agace mon frein du bout de sa langue. Ma copine est toute à son œuvre, elle est concentrée et en même temps souriante, heureuse de me mettre dans tous mes états. Mon gland brille de salive quand elle le libère de ses lèvres.
Mon chéri est de plus en plus tendu, sa respiration est rapide et saccadée. Il ne va pas tarder. Dommage, mais je ne sais pas où en est le film. Si on est proche de la fin et que les lumières se rallument alors qu'il se déverse ça va être compliqué. Je prends alors le parti de l'amener à la jouissance. De toute façon, je sens qu'il ne va pas tenir bien plus longtemps. Ma main gauche le branle plus vivement, mes lèvres se referment autour de sa corolle et ma langue tourne autour de son gland. La respiration de Julien s'emballe encore, elle est rapide, courte, superficielle. Soudain, elle se bloque, il me donne de discrets coups de bassin et son sexe déverse son flot de sperme dans ma bouche.
Mon dieu, quel pied ! Mon gland finit de rejeter les dernières gouttes de sperme et Julie me nettoie le sexe avec application. Elle repose sa tête sur ma poitrine et referme mon pantalon. Il était temps de finir, le film tire à sa fin. Je reprends la caresse que j'appliquai toute à l'heure sur son sein. Je sens son téton, sous le tissu de ma chemise, redevenir dur comme du béton. Je regarde autour de moi, j'ai l'impression que quelques personnes se doutent de ce qu'il vient de se passer. Dès le début du générique, je commence à me lever sous un grognement de frustration de Julie. J'attrape nos vestes au passage et lui dit :
— Laisse, je te la prends.
Julie me regarde interloquée. Elle s'est assise bien droite mais n'ose pas me suivre immédiatement. Ma chérie, tu ne vas pas échapper à un peu d'affichage.
— Tu viens ?
— J'arrive...
— J'arrive...
Mon chéri me joue un tour, il sait que mes seins pointent durement sous la chemise, dans la salle obscure ça ne se voit pas mais dès que nous serons dans le hall... Tant pis, je le suis. Il a bien quitté le restaurant avec une bosse énorme, je peux partir du cinéma avec deux petites. Julien m'attend juste aux portes de la salle et m'embrasse langoureusement avant de sortir. Ça n'arrange pas la visibilité de mes tétons mais je le suis tout de même. Quelques regards nous suivent, mais nous sortons de là et il me redonne mon blazer. Non, il m'aide à l'enfiler par derrière, son souffle est contre mon oreille et dans un murmure :
— Merci, c'était incroyable.
— De rien. Au resto, c'était dingue aussi.
— Il n'est que 16h...
— Tu te rends compte, ça ne fait même pas 24h qu'on s'est rencontré.
— Oui. Je sais.
— De rien. Au resto, c'était dingue aussi.
— Il n'est que 16h...
— Tu te rends compte, ça ne fait même pas 24h qu'on s'est rencontré.
— Oui. Je sais.
Nous marchons, main dans la main, vers ma voiture. J'ouvre et nous montons à l'intérieur. Avant de redémarrer, il faudrait savoir quoi faire, où aller.
— Alors, on va où ?
— De quoi as-tu envie, Julie ?
— De toi...
— Moi aussi... Mais...
— Mais j'ai aussi envie de partager autre chose.
— Oui, oui... Allons dans le centre, on va faire les touristes. Du lèche-vitrine. Prendre l'air au milieu des gens.
— Nous balader en se tenant par la main, par la taille. Ça me va. Guide-moi.
— De quoi as-tu envie, Julie ?
— De toi...
— Moi aussi... Mais...
— Mais j'ai aussi envie de partager autre chose.
— Oui, oui... Allons dans le centre, on va faire les touristes. Du lèche-vitrine. Prendre l'air au milieu des gens.
— Nous balader en se tenant par la main, par la taille. Ça me va. Guide-moi.
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