La dépravation de la collaboratrice
Chapitre 1 · Un entretien idyllique
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✦ AmbroiseAmbos La dépravation de la collaboratrice XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La dépravation de la collaboratrice — Chapitre 1 · Un entretien idyllique

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AmbroiseAmbos
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La dépravation de la collaboratrice

Chapitre 1 · Un entretien idyllique

L'atmosphère était brûlante, Lila le ressentait au plus profond de son être. Sa poitrine remontait avec difficulté à mesure qu'elle se jetait corps et âme dans l'effort. Son rythme cardiaque se déchainait, et, les yeux clos, elle sentait son cœur tambouriner avec effroi à chaque mouvement de ses hanches. Un geste de plus pour déchainer la chaleur de son corps, la sueur de sa débâcle.
Il ne restait qu'une vingtaine de marches à la jeune femme pour atteindre le dernier étage de la tour Galt. Ses muscles souffraient le martyr à force de déambuler dans les couloirs pointus et les postes d'accueil douteux. On rapportait que le bâtiment rendait fou quiconque y cherchait un endroit précis, que le vaste dédalle d'escaliers et de portes dissuadait presque toujours un brave de s'y aventurer. Mais Lila s'était déjà rendue ici, à vrai dire c'était la 3ème fois en un mois qu'elle faisait le chemin entre son appartement vétuste de la banlieue de Dijon et la tour. Son profil semblait intéresser les chasseurs de tête, comme s'ils avaient deviné par le plus grand des hasards que depuis toute petite on lui promettait un avenir radieux et épatant.
Aujourd'hui n'était à vrai dire qu'une formalité, un dernier pas avant son entrée dans la boite familiale de chemins de fer et, qui sait, sa quintessence. Peut-être serait-elle enfin sereine après ça, qu'elle pourrait se dédier de plein fouet à la recherche d'une épaule contre qui se coucher. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas partagé un lit avec quelqu'un. « Allez quoi, 2 ans, 2 ans et demi tout au plus ? » se mis-t-elle à penser. A vrai dire elle avait oublié, elle essayait de jouir un maximum de sa liberté et, même si elle n'aurait pas osé l'avouer pour choquer ses proches, elle se sentait à l'aise dans son quotidien de femme solitaire. Pas d'imbécile sur qui râler après une bêtise, pas d'étreintes ou de surnoms ridicules qui feraient pleurer de rire le comble des mortels.
Non, elle était à l'image de ce bâtiment : froide et modeste, mais recelant de milliers de surprise à qui saurait arracher le tailleur haute couture qui l'enveloppait. Au bout du couloir, c'est une voix langoureuse qui résonne, de celles qui laissent penser que son propriétaire est passé maitre dans l'art de commander.
— Miss Poe quelle joie de vous revoir, je vous attendais justement !
Ludwig souriait, le sourire d'un carnassier. « Voyons ne restez pas dans le couloir, entrez je vous en prie. » Et alors que la jeune femme se frayait un chemin au milieu de la pièce, il referma la porte, plongeant le couloir dans un sommeil teinté d'obscurité.
Elle rabattit la couette sur le haut de sa poitrine et retourna à nouveau sa tête sur l'oreiller. L'après-midi avait été éprouvante, bien trop éprouvante. La discussion s'était légèrement envenimée avec Ludwig le recruteur, mais rien qui aurait pu compromettre sa candidature. Elle avait apprécié sa manière de couper court à la discussion, de s'imposer. Il semblait lui tenir tête, lui faisant comprendre qu'il pouvait la maitriser et qu'elle n'était qu'un pion parmi tant d'autres. Cette fois-ci, Monsieur avait réussi à avoir l'ascendant, mais elle se vengerait un jour ou l'autre. Il avait réussi tant bien que mal à la faire signer en tant que collaboratrice de Madame Descarpins, vice-présidente de la firme. En d'autres mots, elle était désormais sa secrétaire, la serpillère qui écoperait de tous les dossiers ennuyeux à mourir. Quelle lassitude.
Mais Lila ne souhaitait plus penser à ça. Elle se surprit à revoir les yeux verts de Ludwig sur son corps, son sourire et son assurance diablement attirante. Il avait tout pour plaire, et il maniait les mots aussi bien qu'un ébéniste taille le bois. Etaient-ces les années qui l'avaient rendu si expert dans l'art de maitriser l'adversaire ? Ou bien était-ce le signe qu'elle avait eu en face d'elle un fin stratège, un bourreau des cœurs ? Laissant ces interrogations en suspens, elle essaya tant bien que mal de trouver le sommeil. Elle revit une dernière fois ses yeux brillant dans le noir de sa chambre, et tout s'évanouit enfin.
— Vous savez Madame Poe, ce poste est une occasion en or ! C'est l'affaire du siècle pour vous propulser au sommet, vous pourriez décrocher l'empire Galt en un claquement de doigt. Et vous osez refuser, mais comment est-ce possible ?
— Je ne souhaite pas côtoyer une garce au quotidien, elle ferait de moi sa bête de foire. Ça ne va pas plus loin que ça et je resterai ferme.
— Au diable Madame Descarpins ! Vous avez un potentiel phénoménal qu'il ne faut pas gâcher ! Avec un parcours comme le vôtre, des idées comme celles que vous m'avez si souvent tenues, je vois toute la puissance du souffle que vous pourriez insuffler à la boite.
Il se leva de sa chaise, s'il était énervé alors il n'en montra aucun signe, contournant la table de cerisier pour se positionner derrière elle.
— Acceptez ce poste Miss Poe, c'est la meilleure chose qui pourrait arriver pour nous comme pour vous.
Sa voix tremblait, il semblait déconfit. Mais la réponse cingla l'air, lourde et violente.
— Je refuse.
Alors le silence étira son lourd manteau dans la pièce, couvrant les murs blancs d'un voile de ténèbres. Ludwig, rageur, tira la chaise de Lila vers lui, faisant jaillir un fracas briseur. Il était désormais face à elle, elle pouvait lire sur son visage le calme et la froideur d'une personne qui calcule le moindre de ses actes, une machine en somme. Mais elle ne laissa rien transparaitre, gardant toute sa prestance.
Il se baissa à hauteur du visage de la jeune femme et la regarda droit dans les yeux. Il semblait vouloir scruter son âme, lire au plus profond de ses yeux pour y boire son intellect. Il y avait dans sa façon de vous dévisager une invitation à l'obéissance, comme si tout son corps insufflait l'ordre. Son visage se rapprocha dangereusement de celui de Lila, leurs lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres. Sa voix froide s'était faite affutée :
— Vous savez, nous pourrions faire de grandes choses vous et moi. Je lis en vous une passion brûlante, un feu qui ne demande qu'à consumer et réduire en miettes ses adversaires. Nous pourrions…
Il s'arrêta et posa sa main sur la cuisse de la jeune femme qui tressaillit sans le repousser. Elle ressentait la chaleur de l'homme même au travers de son pantalon de haute couture, elle devinait la forme de ses doigts posés.
— Nous pourrions aller très loin Miss Poe, écrasant toute forme de résistance sur notre passage, retournant le moindre des adversaires. Avec votre fougue, avec mon esprit, nous serions invincibles.
Ses doigts se firent araignée et remontèrent lentement sur sa jambe, s'enfonçant dans la chair. Les frissons colorèrent les bras de la jeune femme, mais elle continua à maintenir le regard de son opposant. Il était si proche de son entre-jambe, et il approchait dangereusement de l'intérieur de ses cuisses. Son sourire carnassier révéla ses dents luisantes :
— Quelle résistance, pas la moindre émotion ne semble vous affecter…
Intérieurement elle bouillonnait. Elle sentait la moindre des griffures de Ludwig à mesure qu'il devenait de plus en plus audacieux. Il semblait maitriser ce qu'il faisait, devinant que la jeune femme ne pouvait rester insensible bien longtemps à une telle danse. Une bouffée de chaleur l'envahit, elle écarta les jambes pour permettre à Ludwig de se frayer un chemin.
— Vous me feriez le plus grand des plaisirs en acceptant ce poste vous savez.
Elle ressentit un éclair de plaisir jusqu'au bout de ses membres, le recruteur avait atteint son sexe et il faisait jouer de ses doigts sur le tissu. Il la caressait comme on caresse un joli morceau de soie, avec attrait et convoitise. Des décharges électriques montèrent jusqu'à la nuque de Lila alors que Ludwig essayait de la doigter. Elle succombait, n'arrivait plus à se contrôler. Ses membres tremblaient, son visage indéfectible s'était vu transformé par une vague de gémissement. Le recruteur s'insinuait en elle avec une cadence infernale, brisant toute retenue de sa part. Elle aurait voulu arracher le moindre de ses vêtements, que l'homme devant elle puisse accéder à sa chatte, mais elle était contrainte à mouiller. L'excitation se répandait au fond de sa culotte en flots de cyprine. Mais Ludwig ne s'arrêtait pas, il passa son autre main derrière la tête de la jeune femme et l'embrassa, mordant ses lèvres avec ardeur.
Elle se sentait consumer, ses gémissements l'emmenaient dans une transe absolue.
Finalement elle le repoussa, défit les boutons du haut de son tailleur avec empressement et cria à demi-voix :
— Prenez-moi Ludwig, faites de moi votre chienne.
Il eut pour seul réponse un sourire de démon, et se jeta sur ses seins pour les mordre et les lécher.
Au réveil, ses yeux la piquaient avec violence et elle dû se cacher sous les draps pour éviter le soleil qui léchait les carreaux de sa chambre. Son rêve avait été intense, elle aurait aimé qu'il se soit produit la même chose dans la réalité. Malheureusement Ludwig avait seulement argumenté, il l'avait convaincu de ses mots. Peut-être saurait-il le faire de ses doigts la prochaine fois si elle lui donnait du fil à retordre…
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AmbroiseAmbos
2 juillet 2021 à 22:45
Bonsoir.
Je suis heureux de vos retours. Les 5 prochaines suites sont déjà écrites et soumises à la correction du site, j'ai quelques problèmes de publication pour l'épisode 2 mais j'essaie de débloquer ça très vite.
Merci de votre lecture ! :)
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Frederyc
2 juillet 2021 à 22:05
Une rencontre passionnante, un récit quelque peu déroutant pour certains mais vraiment accrocheur.
Si la suite est de cet acabit un grand plaisir s’annonce.
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Photo de profil de agatheblg
agatheblg
1 juillet 2021 à 09:59
Très belle histoire et quelle plume !
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Utilisateur supprimé
1 juillet 2021 à 06:38
Je m'attendais à voir M. Baudelaire et Mme Sosensuelle débarquer. Du coup, j'ai lâché.
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