Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Justine ou les bonheurs de la vertu — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Justine ou les bonheurs de la vertu
Chapitre 5
Les jours suivants, lors du cours de français, Justine eut beau jeter à Mme Grinon des regards implorants, celle-ci resta impassible. Elle questionna même Justine sur des règles de grammaire, sans que son attitude trahisse autre chose que le comportement normal d'un professeur à l'égard d'une de ses élèves.
Le lundi de la semaine suivante, l'après-midi, le cours fut remplacé par une séance de cinéma. Les élèves furent conduits dans la salle de spectacle sous la surveillance de deux professeurs, parmi lesquelles Mme Grinon. Cette salle se présentait sous la forme d'un amphithéâtre en gradin auquel les vieux sièges rabattables en velours rouge donnaient une allure désuète.
Le hasard voulut que Justine s'asseye sur le premier siège de la dernière rangée, juste au bord de l'escalier conduisant aux rangées inférieures. Les lumières s'éteignirent et la projection commença. Il s'agissait d'un documentaire sur les fortifications de Carcassonne.
Le film à peine commencé, Justine remarqua l'ombre de Mme Grinon qui se profilait dans l'escalier, trois marches plus bas. Elle assurait sa surveillance debout, ses mouvements de tête indiquant qu'elle cherchait les désordres éventuels dans la salle. Au bout d'un moment, elle se retourna, monta les trois marches et vint s'arrêter, debout, immédiatement à la droite du siège de Justine. Malgré l'obscurité, celle-ci aperçut grâce aux faibles lueurs reflétées par l'écran les genoux de sa prof juste à ses côtés à la hauteur de sa propre épaule. D'un mouvement lent et discret, elle fit alors glisser son bras à l'extérieur de l'accoudoir de son siège et posa délicatement la main sur le mollet de Mme Grinon.
Elle n'avait pas bougé. Levant la tête, Justine scruta une réaction sur son visage. Mais elle n'aperçut que les verres de ses lunettes qui brillaient, pointés droit vers l'écran, comme si la prof était absorbée par le film. Sous ses doigts, elle sentait le nylon épousant la forme nerveuse de la jambe. Sa main entama alors l'escalade, glissant jusqu'au creux du genou, où elle s'arrêta un moment, puis s'engageant à l'intérieur des cuisses. Mais celles-ci étaient serrées et Justine n'arrivait pas à s'insinuer entre elles. Elle pressa alternativement du plat et du dos de la main sur l'une puis l'autre cuisse, réclamant ainsi qu'elles se séparent. Et le miracle se produisit. Mme Grinon changea d'appui sur ses pieds, libérant à la main de son élève un espace entre ses cuisses.
La main reprit sa progression et arriva rapidement sur la couture du bas. "Ainsi donc, pensa Justine, elle porte des bas et des jarretelles." Quelques centimètres encore et elle sentit sous ses doigts la peau nue de la cuisse, une peau douce et chaude qu'elle caressa longuement.
Le cœur de Justine battait la chamade. Elle avait le visage en feu et le ventre chaviré. "Jusqu'à quand et jusqu'où va-t-elle accepter mes caresses", se demanda-t-elle. Elle aurait voulu porter la main gauche à son propre sexe, car elle sentait qu'elle mouillait abondamment. Mais elle craignait que ses voisines ne remarquent quelque chose. "Et elle ? se dit-elle, elle mouille sûrement aussi !... Il faut que j'arrive à son jus."
Elle caressa la cuisse de plus en plus haut, jusqu'à ce que ses doigts rencontrent le pli de la fesse et, suivant la courbure de celle-ci, s'insèrent sous le cul, contre le slip, dans la profondeur de l'entrejambe. L'endroit était moite et, sous la vulve, carrément humide. Elle se mit alors à masser doucement le sexe à travers le tissu du slip.
"Je suis en train de caresser la chatte de la prof de français" ne put s'empêcher de penser Justine que la situation excitait au plus haut point. Elle sentit que, sous ses doigts, les chairs de la vulve ramollissaient, s'épanouissaient, fondaient littéralement. Le tissu était à présent trempé et, pressant au centre de la vulve, là où le creux du vagin débutait, Justine l'imbibait sans cesse davantage du jus poisseux dont le sexe tout entier se couvrait. Glissant légèrement vers l'avant, elle sentit rouler sous son index la petite masse dure du clitoris.
"Je suis en train de caresser la chatte de la prof de français" ne put s'empêcher de penser Justine que la situation excitait au plus haut point. Elle sentit que, sous ses doigts, les chairs de la vulve ramollissaient, s'épanouissaient, fondaient littéralement. Le tissu était à présent trempé et, pressant au centre de la vulve, là où le creux du vagin débutait, Justine l'imbibait sans cesse davantage du jus poisseux dont le sexe tout entier se couvrait. Glissant légèrement vers l'avant, elle sentit rouler sous son index la petite masse dure du clitoris.
Soudain, Mme Grinon se pencha en avant et fit entendre un léger gémissement. Surprise et apeurée, Justine retira sa main, craignant que certaines élèves ne s'aperçoivent de quelque chose. Mais personne n'avait rien remarqué. Au moment où elle s'apprêtait à glisser à nouveau la main sous la jupe de sa prof, une jeune élève surgit et chuchota à l'oreille de Mme Grinon :
— Madame la Directrice veut vous voir tout de suite.
— J'arrive, répondit celle-ci à voix basse.
— J'arrive, répondit celle-ci à voix basse.
Puis elle se pencha sur Justine et murmura :
— Je dois partir. Excuse-moi.
— Attendez, fit celle-ci.
— Attendez, fit celle-ci.
Lui mettant la main sur l'épaule, elle la força à se pencher davantage et, collant sa bouche sur son oreille, elle dit :
— Donne-moi ton slip.
La prof resta un instant immobile, penchée sur son élève, et celle-ci reprit :
— Je veux ton slip.
— Je veux ton slip.
Le tutoiement conférait aux mots l'allure d'un ordre. Mme Grinon se redressa et sortit. Quelques secondes plus tard, elle réapparaissait, posait le slip sur les genoux de Justine et disparaissait. La jeune fille enfouit dans ses mains la petite boule de dentelle. C'était doux et chaud, mouillé à un certain endroit. Elle la porta à son visage et respira avec délice le parfum un peu lourd qui s'en dégageait. Puis elle colla la tache humide contre sa bouche.
— Tu es malade ? lui demanda brusquement sa voisine.
— Non... Non, ça va, murmura-t-elle.
— Non... Non, ça va, murmura-t-elle.
Lorsqu'elle fut sûre que sa voisine ne faisait plus attention, elle releva précautionneusement le côté droit de sa jupe de sorte qu'elle put glisser le slip de Mme Grinon à l'intérieur du sien, juste sur son sexe.
La projection terminée, les élèves se dirigèrent vers la sortie du lycée. Au détour d'un couloir, Justine aperçut Mme Grinon qui lui fit un petit signe. En s'approchant, elle constata que sa prof avait le visage empourpré et les yeux brillants.
— Viens chez moi samedi soir, fit celle-ci. Et rapporte-moi mon slip.
Et elle s'éloigna rapidement.
Le samedi midi, Mme Grinon téléphona à Justine.
— Tu sais où se trouve le restaurant chinois "Le Dragon bleu" ? lui demanda-t-elle.
— Oui.
— Retrouvons-nous-y à 19 heures, si tu veux bien.
— D'accord, répondit Justine qui comprit que la partie n'était pas encore définitivement gagnée.
— Oui.
— Retrouvons-nous-y à 19 heures, si tu veux bien.
— D'accord, répondit Justine qui comprit que la partie n'était pas encore définitivement gagnée.
A l'heure convenue, elles se retrouvèrent en tête-à-tête à une table du restaurant.
— J'espère que tu aimes la cuisine chinoise, fit Mme Grinon.
— Oui, beaucoup.
— Oui, beaucoup.
Justine observait sa prof. Elle portait un tailleur bleu nuit très élégant sur un chemisier rose. Elle affichait une bonne humeur qui ne dissimulait pas entièrement sa nervosité. La commande passée, elle se lança :
— Justine, te rends-tu compte dans quelle aventure je me suis engagée ?
— Vous regrettez ?
— Non, pas du tout. Mais je voudrais que tu comprennes ce que cela a d'extraordinaire pour moi.
— Je comprends que vous reculez. Ce rendez-vous au restaurant n'a pas d'autre raison.
— Voyons, Justine, ne sois pas aussi dure avec moi, implora-t-elle.
— Mettez-vous à ma place. Comment puis-je croire... ?
— Je t'aime, Justine. Essaye de comprendre ce que représente pour moi de te dire une chose pareille. La jeune élève resta silencieuse, la mine un peu boudeuse.
— Je t'aime et je te désire, insista Mme Grinon.
— Dois-je comprendre que vous êtes prête à me céder ?
— Te céder ! Décidément, Justine, tu me fais penser à la Marquise de Merteuil... Tu te souviens des "Liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos ?
— Oui. C'est un livre que j'ai beaucoup aimé.
— On dirait que tu veux me conquérir, me forcer, comme la Merteuil et son complice Valmont cherchaient à forcer Cécile Volanges.
— Vous regrettez ?
— Non, pas du tout. Mais je voudrais que tu comprennes ce que cela a d'extraordinaire pour moi.
— Je comprends que vous reculez. Ce rendez-vous au restaurant n'a pas d'autre raison.
— Voyons, Justine, ne sois pas aussi dure avec moi, implora-t-elle.
— Mettez-vous à ma place. Comment puis-je croire... ?
— Je t'aime, Justine. Essaye de comprendre ce que représente pour moi de te dire une chose pareille. La jeune élève resta silencieuse, la mine un peu boudeuse.
— Je t'aime et je te désire, insista Mme Grinon.
— Dois-je comprendre que vous êtes prête à me céder ?
— Te céder ! Décidément, Justine, tu me fais penser à la Marquise de Merteuil... Tu te souviens des "Liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos ?
— Oui. C'est un livre que j'ai beaucoup aimé.
— On dirait que tu veux me conquérir, me forcer, comme la Merteuil et son complice Valmont cherchaient à forcer Cécile Volanges.
Mme Grinon avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, comme si elle voulait marquer combien sa comparaison était exagérée. Mais Justine resta très sérieuse. Elle fixa derrière les verres épais les petits yeux encore moqueurs de sa prof, puis répondit :
— Ce n'est pas de Cécile Volanges qu'il s'agit, mais bien de Mme de Tourvel. Je veux faire fléchir Mme de Tourvel, parce que je pense que les raisons qui la retiennent sont de mauvaises raisons. Elle aspire de tout son corps, de toute son âme, à des voluptés que des préjugés injustifiés lui refusent...
— Mais Mme de Tourvel est morte d'avoir cédé, s'écria Mme Grinon, un accent de frayeur dans la voix.
— Oui, mais je ne suis pas Valmont. Je n'attendrai pas de mourir moi-même pour vous dire mes propres sentiments. Je ne suis pas en train de vous duper ni de me duper moi-même. Je ne vous dirai jamais que ce n'est pas ma faute. C'est ma faute ; c'est ma volonté : je veux poser mes lèvres sur votre chatte. Et dussé-je attendre longtemps, j'y parviendrai. Non pas parce que je suis aussi retorse que Valmont ou la Merteuil, mais parce que je suis sincère.
— Mais Mme de Tourvel est morte d'avoir cédé, s'écria Mme Grinon, un accent de frayeur dans la voix.
— Oui, mais je ne suis pas Valmont. Je n'attendrai pas de mourir moi-même pour vous dire mes propres sentiments. Je ne suis pas en train de vous duper ni de me duper moi-même. Je ne vous dirai jamais que ce n'est pas ma faute. C'est ma faute ; c'est ma volonté : je veux poser mes lèvres sur votre chatte. Et dussé-je attendre longtemps, j'y parviendrai. Non pas parce que je suis aussi retorse que Valmont ou la Merteuil, mais parce que je suis sincère.
Mme Grinon avait violemment rougi en entendant évoquer une caresse aussi intime.
— Mais, dit-elle, si je refuse de plier à tes désirs, tu ne pourras pas me contraindre. Tu m'as bluffée une fois en me menaçant d'une dénonciation : ça ne marchera pas deux fois.
— Je dispose d'une menace bien plus terrible, maintenant.
— Laquelle ?
— Je suis à présent certaine que vous êtes une chaude...
— Je dispose d'une menace bien plus terrible, maintenant.
— Laquelle ?
— Je suis à présent certaine que vous êtes une chaude...
Elle avait insisté sur les mots "une chaude". Et les joues de Mme Grinon s'en étaient faites plus brûlantes encore.
— Vous craignez ce que je pourrais vous dire, ce que je pourrais vous demander, ce que je pourrais vous faire. Mais vous craignez bien plus encore que je m'en retourne en me déclarant battue.
— C'est une hypothèse.
— C'est vrai qu'il faut que ce soit une certitude, admit Justine. Eh bien, réglons la question immédiatement. Si vous craignez que je vous quitte et si vous m'en croyez capable, dites-moi que j'ai raison. Dites-moi oui, simplement. Un long silence s'ensuivit.
— Je vais vider ce verre d'apéritif, continua Justine. Si, lorsque je reposerai le verre sur la table, vous ne m'avez pas dit oui, je partirai... je partirai définitivement. À ce moment, le serveur apporta les plats qu'il se mit à disposer sur des chauffe-plats. Justine s'empara de son verre et le vida lentement. Mme Grinon eut l'impression que l'émotion devait visiblement lui marquer le visage et que la tension devenait perceptible pour le serveur. Elle espéra qu'il se serait éloigné avant que Justine ne pose son verre sur la table. Mais ce n'était pas le cas. Alors, d'une voix qui se voulait neutre, elle prononça un "oui" sonore. Le serveur s'immobilisa un instant, se demandant à qui s'adressait ce "oui" qui ne semblait répondre à rien, puis il s'éloigna.
— Vous êtes déjà récompensée d'avoir dit oui, fit Justine d'un ton devenu très mutin.
— ... ?
— Ça vous a excitée de me le dire, non ?
— Oui.
— Et ça vous excite de me dire que ça vous a excitée ? demanda Justine.
— Oui.
— À quoi sentez-vous que vous êtes excitée ?
— C'est une hypothèse.
— C'est vrai qu'il faut que ce soit une certitude, admit Justine. Eh bien, réglons la question immédiatement. Si vous craignez que je vous quitte et si vous m'en croyez capable, dites-moi que j'ai raison. Dites-moi oui, simplement. Un long silence s'ensuivit.
— Je vais vider ce verre d'apéritif, continua Justine. Si, lorsque je reposerai le verre sur la table, vous ne m'avez pas dit oui, je partirai... je partirai définitivement. À ce moment, le serveur apporta les plats qu'il se mit à disposer sur des chauffe-plats. Justine s'empara de son verre et le vida lentement. Mme Grinon eut l'impression que l'émotion devait visiblement lui marquer le visage et que la tension devenait perceptible pour le serveur. Elle espéra qu'il se serait éloigné avant que Justine ne pose son verre sur la table. Mais ce n'était pas le cas. Alors, d'une voix qui se voulait neutre, elle prononça un "oui" sonore. Le serveur s'immobilisa un instant, se demandant à qui s'adressait ce "oui" qui ne semblait répondre à rien, puis il s'éloigna.
— Vous êtes déjà récompensée d'avoir dit oui, fit Justine d'un ton devenu très mutin.
— ... ?
— Ça vous a excitée de me le dire, non ?
— Oui.
— Et ça vous excite de me dire que ça vous a excitée ? demanda Justine.
— Oui.
— À quoi sentez-vous que vous êtes excitée ?
Mme Grinon sourit. Elle comprenait ce que Justine voulait entendre.
— Je mouille, murmura-t-elle.
— Fort ?
— Oui... Très fort.
— Dites-moi ce que vous ressentez d'autre, ordonna Justine.
— Fort ?
— Oui... Très fort.
— Dites-moi ce que vous ressentez d'autre, ordonna Justine.
Le visage de Mme Grinon était écarlate. Elle hésita, puis poursuivit à mi-voix :
— Ce sont mes seins : ils se font sensibles... Les pointes durcissent et frottent l'intérieur de mon soutien-gorge...
— C'est bon ?
— Oui, c'est bon.
— Et de m'en parler, c'est bon ?
— Oh oui... Je mouille... Je mouille de plus en plus.
— Alors, vous allez glisser votre main sous votre jupe et vous mettre un doigt dans la chatte, pour qu'il soit couvert de votre jus. Mme Grinon jeta des regards affolés autour d'elle.
— Personne ne peut vous voir, assura Justine.
— C'est bon ?
— Oui, c'est bon.
— Et de m'en parler, c'est bon ?
— Oh oui... Je mouille... Je mouille de plus en plus.
— Alors, vous allez glisser votre main sous votre jupe et vous mettre un doigt dans la chatte, pour qu'il soit couvert de votre jus. Mme Grinon jeta des regards affolés autour d'elle.
— Personne ne peut vous voir, assura Justine.
Alors, sa prof obtempéra. À l'abri de la nappe, elle ouvrit les cuisses, écarta son slip et plongea le majeur entre les lèvres de son sexe. L'instant d'après, elle avait repris une attitude correcte, mais, le bras appuyé contre le bord de la table, elle gardait la main en l'air de manière maladroite, cherchant à dissimuler sous les autres le doigt luisant qui l'avait pénétrée. Justine se saisit de cette main et l'attira jusqu'à sa bouche. Ses lèvres, fermées, effleurèrent le majeur avant qu'elle ne repose la main sur la table. Mme Grinon vit alors son élève, les yeux mi-clos, passer la langue sur ses lèvres.
— Comment peux-tu... ? murmura-t-elle. Tu agis avec une telle facilité !
— Rien n'est difficile, répondit Justine. J'ai envie de votre jus. Ça m'excite de le goûter. Et je sais que cela vous excite de me voir le goûter.
— Mais ce sont des choses tellement...
— Oui, c'est vrai, ce sont des choses terriblement... cochonnes. Mais il y a en chacun deux personnes : celle à l'état de repos et celle en état d'excitation sexuelle. Quand je suis en état de repos, je trouve parfois que certaines choses sont laides, sales, obscènes, vulgaires. Mais, lorsque je suis en état d'excitation sexuelle, ces mêmes choses peuvent m'apparaître belles, appétissantes, stimulantes, désirables. Ce serait moche que je vous impose des choses laides et obscènes. Et ce serait le cas maintenant si de mettre votre doigt dans votre chatte, puis sur ma bouche, ne vous avait pas excitée. Les raisonnements de Justine laissaient Mme Grinon stupéfaite.
— Tu me fais un peu peur, fit-elle.
— Ce n'est pas moi qui vous fais peur. C'est vous qui vous faites peur. Vous avez peur de vos propres pulsions, de vos propres désirs. Moi, si je m'apercevais que quelque chose diminuait votre excitation au lieu de l'accroître, je m'abstiendrais immédiatement. Mais si votre bouche me dit non et que votre chair me dit oui, je continue. Mme Grinon gloussa nerveusement.
— Tu es un démon, fit-elle.
— Suis-je un démon parce que j'accepte de dire que j'ai envie, lorsque je vous vois devant la classe, de m'approcher et de trousser votre jupe et de m'introduire dans votre petite culotte ?... Suis-je un démon parce que je suis sincère ?
— Non.
— Et vous ? Vous qui avez envie de... Vous qui ne dites pas de quoi vous avez envie, cherchant à faire croire que vous n'avez pas d'envie.
— Tu as raison, c'est peut-être moi le démon.
— Non, parce que vous ne choisissez pas de mentir. C'est plus fort que vous.
— C'est vrai.
— Allons, puisque je sais à présent que vous êtes une grosse salope...
— Oh ! fit Mme Grinon.
— Une grosse salope, c'est-à-dire une femme très avide de plaisir, précisa Justine. Puisque je sais que vous êtes une grosse salope, il ne sert plus à rien de mentir. Alors, dites-moi une chose bien sale que vous voudriez me faire.
— Rien n'est difficile, répondit Justine. J'ai envie de votre jus. Ça m'excite de le goûter. Et je sais que cela vous excite de me voir le goûter.
— Mais ce sont des choses tellement...
— Oui, c'est vrai, ce sont des choses terriblement... cochonnes. Mais il y a en chacun deux personnes : celle à l'état de repos et celle en état d'excitation sexuelle. Quand je suis en état de repos, je trouve parfois que certaines choses sont laides, sales, obscènes, vulgaires. Mais, lorsque je suis en état d'excitation sexuelle, ces mêmes choses peuvent m'apparaître belles, appétissantes, stimulantes, désirables. Ce serait moche que je vous impose des choses laides et obscènes. Et ce serait le cas maintenant si de mettre votre doigt dans votre chatte, puis sur ma bouche, ne vous avait pas excitée. Les raisonnements de Justine laissaient Mme Grinon stupéfaite.
— Tu me fais un peu peur, fit-elle.
— Ce n'est pas moi qui vous fais peur. C'est vous qui vous faites peur. Vous avez peur de vos propres pulsions, de vos propres désirs. Moi, si je m'apercevais que quelque chose diminuait votre excitation au lieu de l'accroître, je m'abstiendrais immédiatement. Mais si votre bouche me dit non et que votre chair me dit oui, je continue. Mme Grinon gloussa nerveusement.
— Tu es un démon, fit-elle.
— Suis-je un démon parce que j'accepte de dire que j'ai envie, lorsque je vous vois devant la classe, de m'approcher et de trousser votre jupe et de m'introduire dans votre petite culotte ?... Suis-je un démon parce que je suis sincère ?
— Non.
— Et vous ? Vous qui avez envie de... Vous qui ne dites pas de quoi vous avez envie, cherchant à faire croire que vous n'avez pas d'envie.
— Tu as raison, c'est peut-être moi le démon.
— Non, parce que vous ne choisissez pas de mentir. C'est plus fort que vous.
— C'est vrai.
— Allons, puisque je sais à présent que vous êtes une grosse salope...
— Oh ! fit Mme Grinon.
— Une grosse salope, c'est-à-dire une femme très avide de plaisir, précisa Justine. Puisque je sais que vous êtes une grosse salope, il ne sert plus à rien de mentir. Alors, dites-moi une chose bien sale que vous voudriez me faire.
Le sang battait aux tempes de Mme Grinon.
— Je voudrais d'abord te demander...
— Quoi ?
— Je voudrais que tu me tutoies. Ce n'est pas possible de parler de choses pareilles à quelqu'un qui me vouvoie. Je m'appelle Sylvie. Appelle-moi Sylvie.
— Et bien Sylvie, dis-moi, quand tu penses à moi, qu'est-ce qui fait bander ton petit clito ?
— Quoi ?
— Je voudrais que tu me tutoies. Ce n'est pas possible de parler de choses pareilles à quelqu'un qui me vouvoie. Je m'appelle Sylvie. Appelle-moi Sylvie.
— Et bien Sylvie, dis-moi, quand tu penses à moi, qu'est-ce qui fait bander ton petit clito ?
Un long silence ponctua la question, puis Mme Grinon chuchota :
— C'est que tu me forces à embrasser ton sexe.
— Redis-moi ça autrement, d'une façon plus excitante.
— ... lécher ta chatte...
— Oh la cochonne !
— Redis-moi ça autrement, d'une façon plus excitante.
— ... lécher ta chatte...
— Oh la cochonne !
Mme Grinon baissa la tête. Justine se dressa alors par-dessus la table, releva d'une main le menton de sa prof et posa ses lèvres sur les siennes. Celle-ci ouvrit immédiatement la bouche pour un baiser plus profond, mais Justine s'échappa, se contentant d'effleurer des lèvres et du bout de la langue les bords pulpeux de la bouche amie. Lorsqu'elle se rassit, elle entendit sa prof murmurer :
— Je vais mourir...
— C'est peut-être ça, vivre.
— Je t'aime.
— C'est peut-être ça, vivre.
— Je t'aime.
Justine sourit, un peu ivre de sa victoire.
— Hier, dit-elle, une copine m'a montré un très beau livre sur Carcassonne. Rien qu'en voyant les photos, j'ai retrouvé la sensation de mes doigts palpant ta chatte à travers ton slip. Voilà un des beaux fruits de notre relation : désormais, pour moi, Carcassonne me rappellera toujours l'onctuosité de ton entrejambe...
Puis, jetant soudain un regard sur le canard laqué :
— Tout est froid ! lança-t-elle. Nous n'avons rien mangé.
— Je n'ai pas faim.
— Allons chez toi !
— Oui, allons vite !
— Je n'ai pas faim.
— Allons chez toi !
— Oui, allons vite !
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Commentaires ()
Merci
C'est troublant à souhait, sulfureux en diable, et sensuel en quantité !
La suite, par pitié !
Les auteurs X-story se seraient ils donné le mot ? Deux textes rendant hommage à De LaChlos cette semaine.
Cette corruption est savoureuse.
D.