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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Invitation au plaisir — Chapitre 2 · Proposition

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Keliloute
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Invitation au plaisir

Chapitre 2 · Proposition

Invitation au plaisir
Chapitre 2 - Proposition
Mon téléphone sonne. Je regarde l'écran et vois le prénom de ma cousine Cécile qui s'affiche. Je décroche.
— Eh, salut ma Lénou ! On sort ce soir ? Son excitation dans sa voix est palpable.
— Oui, avec plaisir ! Je lui réponds. Tu veux aller où ?
— Au Moon !
— D'accord. Je passe te chercher vers 22h, comme ça on boit un verre avant d'y aller ? Ca te convient ?
— Oui, c'est parfait ! A tout-à-l 'heure, ma Lénou ! J'ai trop hâte ! Bisous !
— Super ! Moi aussi ! Bisous !
Je raccroche, le sourire aux lèvres. Cécile est de douze ans mon aînée, mais comme on est fille unique toutes les deux, nous sommes très proches et on aime bien sortir ensemble. Très joli bout de femme avec une forte poitrine, une taille trente-six, des cheveux blonds colorés et des yeux de biche de couleur verte. Tout pour plaire ! Alors que je me vois déjà en train de me déhancher sur la piste, mon téléphone sonne de nouveau et un texto s'affiche sur l'écran.

Salut, tu ne me connais pas, mais moi si et je sais que tu aimes le sexe alors on pourrait peut-être se retrouver, un de ces soirs ?

Hein ??? Je reste sans voix, complètement interloquée par ce message. Ce qui m'interpelle le plus, c'est que cet homme semble me connaître alors que son numéro de téléphone ne figure pas dans mon répertoire. Mais je suis curieuse et je veux découvrir qui est l'homme qui se cache derrière le message. Savoir qui me drague...

Qui êtes-vous et comment savez-vous que j'aime le sexe ?

Pourquoi je lui pose cette question ? C'est comme si j'avais déjà accepté sa proposition. Sur le moment, je m'en veux un peu d'avoir répondu ça.

Tu as un regard très expressif qui en dit long. Je sais que tu aimes ça.

Mon regard ? Il est vrai que, lorsque je suis en mode séduction, peu d'hommes ne résistent à mon regard... Mais parfois, je ne le fais pas exprès, comme ça a été le cas pour lui, semble-t-il. De plus, je suis plutôt jolie : grande, mince, belle poitrine, les cheveux longs châtains, je peux aisément m'habiller sexy... et je sais que je plais aux hommes. Particulièrement ceux plus âgés que moi. A onze ans, je me faisais déjà draguer par des hommes ayant le double de mon âge parce que je ressemblais déjà à une femme...

J'ai une bite longue et large, comme tu les aimes...

Ah, là, ça devient intéressant ! Je pense alors à Edouard. C'est le dernier homme, avec son père, que j'ai vu ces derniers jours. Son père... à qui j'ai parlé au téléphone... Non ! Ca ne peut pas être lui, quand même. Non, bien sûr que non ! (Silence) Je crains le pire ! Je décide de faire la sainte-nitouche. Après tout, derrière un texto, ce n’est pas si compliqué.

OK, il est vrai que j'aime le sexe, mais est-ce mal ?

Non, bien sûr que non, mais j'aimerais faire des choses cochonnes avec toi... Tu es une boule de plaisir qui ne demande qu'à jouir.

Ah ben alors lui ! Personne ne m'a encore jamais draguée de cette façon, et, de surcroît, par texto. De longues minutes s'écoulent puis je reçois l'ultime coup fatal, qui me laisse de nouveau sans voix.

C'est Patrice, le papa d'Edouard.

Oh, purée ! Patrice. Le père de mon amant... Il a mon numéro et me drague ouvertement ! Comment se fait-il qu'il a mon numéro d'ailleurs ? Et comment je dois réagir à sa proposition ? N'importe quelle autre femme l'aurait sans doute envoyé balader, mais pas moi. Pour quelles raisons, je n'en sais rien.

L'autre soir, alors que tu avais rendez-vous avec Edouard, tu m'as séduit et... j'aimerais te revoir, si tu es d'accord.

Non, je ne peux pas... Et Edouard ?

Laisse Edouard en dehors de ça. Cela ne regarde que toi et moi.

Mais, enfin, je suis bien plus jeune que vous... Comment pouvez-vous vous intéresser à une fille comme moi ?

Tu me fais bander et j'ai tout simplement envie de toi.

Ah... Non, vraiment, je ne peux pas...

Je pourrais te faire découvrir des plaisirs que tu ne connais pas... par mon expérience...

Je n'en doute pas !

Tu es libre, ce soir ?

Silence. Je me mords la lèvre. Je ne lui réponds pas. En fait, je ne sais pas quoi lui répondre.

Je voudrais simplement te revoir et discuter afin de te connaître davantage. Ne t'inquiète pas.

Silence.

Toujours là ?

Euh... je peux m'arranger. Ce soir, je dois aller en boîte de nuit avec une cousine. Mais je peux l'y déposer et revenir la chercher. Je pense que cela ne la dérangera pas car elle rencontre toujours une ou deux connaissances lorsqu'elle sort.

Tu te souviens où j'habite ?

Oui.

Comment oublier ?

Tu me rejoins chez moi vers vingt-et-une heures ?

Plutôt vers vingt-trois heures... je suis censée aller en boîte...

OK pour moi ! Alors, à ce soir, ma belle !

Waouh ! Il n'a pas froid aux yeux cet homme ! Honnêtement, je n'envisage même pas d'avoir une quelconque relation sexuelle avec lui. Mais je suis curieuse et j'aime séduire les hommes. Pourtant, je devrais peut-être me méfier. Peut-être qu'il a l'intention d'inviter une bande de potes pour me faire la fête ! Mais cette situation m'émoustille. Pour moi, cela était un jeu de séduction, pour lui, une invitation au plaisir.
Dans ma chambre, je me prépare. Je dois être chez Cécile dans trente minutes. Je l'ai prévenue que je ne resterai pas avec elle, mais cela ne la dérange pas. Je pense à la soirée qui se trame. Ma mère sait déjà que, ce soir, je sors avec Cécile donc je suis couverte pour ma soirée avec Patrice... Mais je ne sais pas quoi mettre ! Je choisis finalement un jean moulant et un haut qui met en valeur ma poitrine sans trop en faire, étant donné que je ne compte rien faire de spécial ce soir... mais je veux quand même être jolie. Quelques minutes plus tard, je sonne à la porte de Cécile. Elle m'ouvre et s'efface pour me laisser entrer.
— Alors, comme ça, tu as un rencard et tu abandonnes ta cousine préférée ?
— Un ami m'a appelée, il est un peu dépressif en ce moment alors je lui ai proposé de passer le voir.
— Ah OK, bon tu me raconteras ça.
Je préfère ne pas lui dire tout de suite ce que je prévois de faire, je ne veux pas qu'elle me pose des questions ni qu'elle me juge.
Nous discutons puis nous filons à la discothèque. Il est vingt-deux heures trente lorsque nous arrivons sur le parking. Il n'y a pas trop de monde à cette heure-ci, principalement des femmes puisque nous bénéficions de l'entrée gratuite avant minuit !
— A tout à l’heure, Lénou, dit-elle en me faisant une bise sur la joue. Et sois prudente ! me lance-t-elle alors qu'elle s'engouffre dans la boîte de nuit.
Je la regarde s'éloigner en souriant. Je sais qu'elle va passer une bonne soirée.
Je quitte le parking et je mets la musique très fort à m'en étourdir l'esprit. J'en ai besoin. Je prends la direction de chez Patrice... qui m'attend, debout sur son balcon. Simplement vêtu d'un peignoir bleu foncé. La porte du bâtiment s'ouvre avant même que je sonne à l'interphone, j'entre et je monte les marches sans me presser. Les jambes flageolantes et le doigt hésitant sur la sonnette, je me demande ce que je fais là et si je ne ferais pas mieux de rebrousser chemin. Je n'ai pas le temps de réfléchir que la porte s'ouvre.
— Salut, me dit-il.
— Bonsoir, je lui réponds, en me mordant légèrement la lèvre inférieure.
Il s'approche alors de moi et m'embrasse sur la joue.
— Comment vas-tu ?
— Bien, je lui réponds, la voix légèrement tremblante. Et vous ? Euh et toi ?
Je suis (très) mal à l'aise, et je me demande encore ce que je suis venue faire chez lui. Je veux savoir. (Mais savoir quoi, en fait ???) Je souhaite aller jusqu'au bout de cette situation excitante. Mais il y a quand même un truc qui me perturbe ! Cet homme est le père d'Edouard.
— Ça me gêne, vis-à-vis d'Edouard...
— Je t'ai déjà dit que cela ne regarde que nous. Edouard n'a pas besoin de connaître toute ta vie. Ni la mienne.
— Oui, je sais, mais quand même... Et puis, vous pourriez être mon père...
— Tu te poses beaucoup trop de questions, me dit-il. Laisse-toi aller, ajoute-t-il. Et arrête de me vouvoyer !
Aucun trouble ne se lit sur son visage. Il ne trouve visiblement rien d'anormal à la situation.
— Tu veux boire quelque chose ? Un Pineau, comme la dernière fois ? me dit-il en me faisant un clin d'œil.
Je sors sur le balcon fumer une clope tandis qu'il m'apporte un verre. Il s'approche de moi, trop près d'ailleurs, me bloquant contre la rambarde du balcon. Le soleil se couche, c'est l'été. Il ne met aucune distance physique entre nos deux corps. Et par-dessus tout, j'ai l'impression d'être nue tant il me déshabille du regard...
— Comment avez-vous... comment as-tu obtenu mon numéro ? C'est Edouard qui te l'a donné ?
— Edouard n'avait plus de batterie sur son téléphone. Il a utilisé le mien et ton numéro est resté enregistré. Il n'a pas pensé à l'effacer de mon téléphone. Et moi, je n'ai pas voulu l'effacer, ajoute-t-il, avec un regard malicieux.
— D'accord. Je comprends mieux.
— Par ailleurs, j'ai mis du temps à savoir comment j'allais t'aborder sans te faire fuir... Et Edouard ne doit pas se douter que j'ai conservé ton numéro.
Nous entamons alors des discussions qui tournent autour de son fils Edouard, de sa vie, de la mère d'Edouard...
— Tu fais quoi dans la vie ? je lui demande. Edouard m'a toujours dit que tu étais « haut placé ».
Je veux retarder le moment où il va me toucher, car, à sa façon de me regarder, il est évident qu'il va se passer quelque chose ce soir...
— Ah bon, il t'a parlé de ça ? dit-il en éclatant de rire. Je suis dans le renseignement. Et toi ?
— Je suis assistante commerciale. Je connais Edouard depuis quelques années maintenant et nous discutons beaucoup ensemble. J'ai déjà rencontré plusieurs fois sa mère (ton ex-femme) et sa sœur (ta fille), ainsi que son beau-père (ton rival).
— Vous avez déjà couché ensemble ? lâche-t-il de but en blanc.
— Euh, oui. Plusieurs fois, je lui réponds, en essayant d'éviter son regard.
Je sens son souffle chaud sur moi. Il se rapproche un peu plus de moi et nos corps se touchent presque, maintenant. Il se fait insistant et j'ai l'impression de subir un interrogatoire... pas étonnant, vu son métier ! Mais cela me plaît.
— La dernière fois que vous aviez rendez-vous, vous avez fait l'amour ?
— Euh... oui, en effet.
— Et, tu prends du plaisir avec lui ?
— Je crois que cela ne te regarde pas ! Je lui réponds, tout en essayant de remettre un peu de distance entre nous.
— Qu'est-ce que tu aimes qu'il te fasse ? Qu'il te lèche, qu'il te caresse les seins ou qu'il te fasse l'amour ? insiste-t-il en plongeant son regard dans le mien et en ignorant ma tentative de le repousser.
Patrice presse son corps contre le mien... Mes seins sont maintenant collés à son torse et je commence à perdre le contrôle de mon corps.
Je sens mes joues s'empourprer, mes jambes flageoler et je dois me raccrocher à ses bras pour ne pas tomber. Alors qu'il me déshabille du regard, la malice plein les yeux, il prend mon menton entre ses doigts et me dit :
— N'aie pas peur, je ne te ferai pas de mal. Je veux juste prendre du plaisir avec toi.
Je lève lentement les yeux pour plonger mon regard dans le sien et j'y découvre un regard doux et sincère.
— Je te promets d'être tendre, ajoute-t-il.
Alors que je m'apprête à lui répondre un truc, il colle ses lèvres contre les miennes et me serre contre lui, sa main sur ma nuque, sa cuisse frottant contre mon sexe... Le corps vacillant, j'accepte son baiser langoureux et, avant que je ne comprenne la situation, il me prend dans ses bras pour me porter jusqu'à son lit, où il me pose délicatement. Il défait son peignoir et se retrouve nu devant moi, le sexe tendu vers moi.
— Laisse-moi t'aimer, me dit-il, en s'allongeant près de moi.
En guise de réponse, je me mords la lèvre inférieure. Je n'ose bouger, mon pouls s'accélère et je sens son regard peser sur ma poitrine qui se soulève rapidement.
Quelques minutes s'écoulent puis il me caresse la main, qu'il croise avec la sienne. Mon pouls s'accélère davantage lorsqu'il dépose des baisers dans mon cou, sa langue chaude et hasardeuse me lèche la peau, les lèvres et la langue... tandis qu'il me caresse la joue de sa main...
Ce baiser, c'est le premier que je reçois de cette façon. J'ai peur, peur du plaisir que je vais assurément ressentir dans les bras et sous les caresses de cet homme, de plus de trente ans mon aîné. Mais j'éprouve de l'excitation au fait de lui appartenir le temps d'une soirée. Il m'a promis d'être tendre. Pour le moment, il l'est.
Il continue son tendre baiser puis sa langue s'aventure un peu plus loin dans ma bouche. Il la presse contre la mienne, ce qui me procure un plaisir encore inconnu jusque-là. Il m'enlace dans ses bras et me serre fort contre lui.
Sa main se balade sur mon ventre, ma poitrine, ses lèvres quittent les miennes et s'aventurent sur mes seins et mes mamelons, par de doux baisers sensuels. Tandis que sa main descend dangereusement vers mon bas-ventre, il ôte un à un les boutons qui retiennent mon jean, qu'il retire d'une main, puis glisse sa main dans ma culotte.
Oh et puis zut ! C'en est trop ! Je décide de m'abandonner à cet homme... Je suis fin prête à recevoir ses caresses et d'autres, plus poussées... Il dépose de légers baisers sur mon bas-ventre puis sa bouche descend vers mon intimité et, à l'instant où je comprends ce qu'il a l'intention de faire, je suis parcourue par un long spasme de plaisir.
— Doucement, murmure-t-il, avant de m'écarter les cuisses et de poser ses lèvres sur mon sexe.
Cet acte me fait frémir tout entière. Il promène sa langue chaude en faisant des mouvements circulaires sur mon sexe, insinuant discrètement sa langue dans mon vagin, l'embrassant comme il a embrassé ma bouche... Je pose alors ma main sur sa tête et j'entremêle mes doigts dans ses cheveux... Le plaisir que je ressens est dense et trop important... Lorsqu'il introduit un doigt dans mon con, je suis emportée dans un élan de plaisir total où je ne contrôle plus mon corps. Je suis comblée.
Tandis qu'il me possède inlassablement de sa bouche et de son doigt, il initie un doigt dans mon anus.
— Oh !
— Hum... ! répond-il.
Il le retire et, d'un coup, me pénètre d'un doigt dans les fesses, assorti d'un doigt dans le con.
— Oh !
Me voilà davantage comblée.
— Oui... ! Je gémis.
Patrice m'accompagne de sa voix fiévreuse à chacun de mes gémissements. Mon corps se cambre à chaque va-et-vient de ses doigts afin de les recevoir davantage en moi. L'orgasme approche, mais il ramène sa tête vers la mienne pour m'attraper la bouche violemment, me pénètre de sa langue, sa langue dure et chaude qui cherche la mienne et s'insinue aussi loin que possible dans ma bouche. Je goûte ma cyprine, le fruit de mon plaisir. Jamais un homme ne m'a embrassée comme ça. Un baiser on ne peut plus torride, qui dure, dure...
Les yeux clos, je m'abandonne. Alors qu'il m'embrasse toujours, il guide ma main vers son intimité. Son sexe, dur et large, se dresse fièrement entre ses jambes. J'entreprends de le masturber tandis qu'il retourne m'embrasser le sexe de sa bouche et de sa langue. Je l'entends gémir sous mes caresses et je sens qu'il ne va pas tarder à jouir. Moi, je ne suis pas loin non plus de l'orgasme... et il le sait aussi. Il me met alors un deuxième doigt dans le con et il entame des va-et-vient lents et profonds tandis qu'il me dévore la chatte de sa bouche. Je serre les cuisses, emprisonnant ses doigts au plus profond de mon intimité alors que je jouis bruyamment d'un plaisir non contenu.
— Oui, viens ! me murmure-t-il.
Il continue ses va-et-vient avec son sexe dans ma bouche, que je lèche, mordille, embrasse, caresse... Il jouit quelques secondes plus tard, dans ma bouche. Je sens son foutre gicler sur ma langue tandis que je continue à le branler de mes lèvres, badigeonnant son membre du fruit de son plaisir. Ses doigts fouillent toujours mon ventre.
Il me faut un peu de temps pour me remettre de mes émotions et du plaisir que je viens de ressentir. J'ouvre petit à petit les cuisses, laissant Patrice retirer lentement ses doigts. J'ai l'impression qu'ils n'en finissent pas de sortir de mon sexe. Je laisse le plaisir s'estomper doucement, mon corps en frissonne encore. Hum, si elles avaient pu durer encore et encore, ces caresses ! Nul doute que cet homme a de l'expérience en la matière ! Nul doute également que j'ai joui sous ses doigts et sa langue !
Nous restons un long moment blottis l'un contre l'autre, à nous regarder et à nous caresser. Je ne sais pas quoi dire, aucun son n'arrive à sortir de ma gorge. Cependant, je sens mes yeux s'emplir de larmes, des larmes que je ne cherche pas à retenir parce que ce sont des larmes de bonheur, de bien-être. Elles coulent lentement sur mes joues. Patrice les remarque. Il prend mon visage entre ses mains et essuie mes larmes de ses pouces. Il me dévisage de ses yeux interrogateurs.
— Merci, je lui dis.
Son regard s'apaise alors et il me sourit, puis dépose un doux baiser sur mes lèvres.
Ce moment très intime est interrompu par mon téléphone, qui vibre à quelques centimètres de nous. Je me détache à contrecœur de Patrice pour attraper mon téléphone et regarde l'écran. Le prénom de ma cousine s'affiche. Je décroche.
— Allô !
— Lénou, tu viens me chercher, s'il te plaît ?
— Tu es déjà sortie ? Quelle heure est-il ?
— Ben il est quatre heures !
— OK, laisse-moi le temps d'arriver, d'ici vingt minutes. OK ?
— OK, super. A tout de suite. Bisous ! répond-elle avant de raccrocher.
Je regarde Patrice qui semble déçu que je parte déjà. Il est déjà quatre heures du matin et je dois partir d'ici, quitter ce lit, quitter cet homme qui vient de m'offrir mille et un plaisirs...
— Je n'ai pas vu le temps passer, je lui dis pour le rassurer (mais je le pense aussi).
Patrice me propose de prendre une douche, mais je décline sa proposition parce que je souhaite conserver les traces de son passage sur mon corps encore quelques heures. Et puis, je n'ai que peu de temps devant moi. Il m'aide à me rhabiller, me raccompagne jusque devant la porte de son appartement. Il hésite quelques secondes avant de déposer un tendre baiser sur ma bouche puis finit par me poser la question qui le taraude tant.
— Tu comptes me revoir ?
— Peut-être, je lui réponds, en souriant, la tête légèrement inclinée sur le côté.
Je pars sans me retourner, un large sourire aux lèvres. Je sens de nouveau son regard derrière moi. Je monte dans ma voiture et regarde mon reflet dans le rétroviseur. Je suis un peu décoiffée alors je remets de l'ordre dans mes cheveux. Je me sens hyper-bien, un peu euphorique. Sur le trajet du retour, je me questionne pas mal et, en même temps, je souris bêtement en pensant au plaisir défendu que je viens de ressentir, à l'expérience que je viens de vivre.
Cécile est accompagnée d'un jeune homme, ils semblent très proches et plaisantent ensemble.
— Lénou, je te présente Florian. Il est militaire. Florian, voici ma cousine, Hélène.
— Enchanté, répond-il, tout sourire. Tu peux me déposer à la caserne si cela ne t'ennuie pas ?
— Bien sûr !
Cécile et Florian s'installent tous deux à l'arrière. Je les entends roucouler comme des jeunes tourtereaux. Et moi, je souris toujours... Une fois Florian déposé devant son quartier militaire, Cécile me rejoint à l'avant, côté passager. Puis je prends la route qui mène jusque chez elle. J'ai hâte de me retrouver seule afin de me repasser la soirée.
— Alors, ma Lénou, ta soirée s'est bien passée ? Vous avez fait quoi ?
— C'était plutôt pas mal ! je lui réponds, avec un peu trop d'enthousiasme. Nous avons regardé un film en mangeant des pop-corn et puis nous avons bavardé. Et toi, je vois que tu t'es bien amusée !
— Oui, tu as vu comme il est mignon, Florian ?! On va se revoir.
— Super, je suis contente pour toi !
Quelques minutes plus tard, je m'allonge enfin sur mon lit et m'endors en pensant à Patrice.
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Chapitre 3 · Escapade
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Libertine74
28 février 2022 à 01:12
Vite la suite petite libertine .... j'attend avec hâte de pouvoir te lire ..
Soyez respectueux
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