Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les récits d'un puceau — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les récits d'un puceau
Chapitre 5
Chapitre5
Au réveil le lendemain, la chaleur était étouffante. Le ciel était chargé de gros nuages d'orage. On l'entendait déjà rouler au loin, même s'il se confondait avec le bruit des vagues venant se briser sur les enrochements, on entendait bien les grondements se rapprocher. De larges éclairs zébraient la nue, le spectacle était magnifique à observer. Comme chaque matin, je bandais, mais là, j'évitais de me caresser. J'avais toute la journée pour ça et j'avais une petite envie d'aller me baigner nu à mon tour avant que n'éclate l'orage. Je n'avais pas encore profité de la mer depuis mon arrivée, il me fallait juste trouver un coin à l'écart.
Au réveil le lendemain, la chaleur était étouffante. Le ciel était chargé de gros nuages d'orage. On l'entendait déjà rouler au loin, même s'il se confondait avec le bruit des vagues venant se briser sur les enrochements, on entendait bien les grondements se rapprocher. De larges éclairs zébraient la nue, le spectacle était magnifique à observer. Comme chaque matin, je bandais, mais là, j'évitais de me caresser. J'avais toute la journée pour ça et j'avais une petite envie d'aller me baigner nu à mon tour avant que n'éclate l'orage. Je n'avais pas encore profité de la mer depuis mon arrivée, il me fallait juste trouver un coin à l'écart.
Je descendis dans la salle, j'allumai le feu qui s'était éteint dans la nuit, et dans la tenue d'Adam, je préparai mon petit-déjeuner.
La cloche de la porte d'entrée tinta et, surpris, je mis vite fait un pull qui me couvrait à peine le bas. Je tirai dessus pour le faire descendre le plus possible et ouvris la porte.
Elle était là devant moi, toujours aussi belle, aussi rayonnante, les cheveux défaits s'étalant sur sa robe blanche.
La cloche de la porte d'entrée tinta et, surpris, je mis vite fait un pull qui me couvrait à peine le bas. Je tirai dessus pour le faire descendre le plus possible et ouvris la porte.
Elle était là devant moi, toujours aussi belle, aussi rayonnante, les cheveux défaits s'étalant sur sa robe blanche.
— Je suis passée vous apporter la bicyclette en vitesse, je voulais venir hier soir, mais je n'ai pas eu le temps.
Ses yeux allaient des miens à mon bas-ventre.
— Excusez-moi... heu, je vais mettre quelque chose de moins léger !
dis-je en m'empourprant. J'avais vu le regard de Sabine descendre en dessous du pull et je me doutais qu'elle avait compris que j'étais nu dessous ce vieux tricot et que ma verge n'était pas vraiment au repos.
— Non ne vous dérangez pas, je ne reste pas et...
Elle laissa sa phrase en suspens. A son tour, elle rougissait et ses yeux bleus se détournaient de mon regard.
— Ça ne me dérange pas...
Elle rougit encore de plus belle comprenant que sa phrase pouvait prêter à confusion.
— Je l'ai posée contre le muret... la bicyclette... je repasserai un de ces jours.
Et sans plus attendre elle repartit sous le gris du ciel, plus belle encore que la veille et heureusement, car mon sexe était déjà bien dressé. Restait à savoir si je pourrais attendre pour la masturbation ce dont je doutai et après tout, si je me faisais jouir deux fois aujourd'hui, ce ne serait pas surprenant et pas la première fois.
Mais pour le moment, outre mon pieu raide, mon regret était de ne pas avoir pu discuter plus longuement avec Sabine.
Je pris mon petit-déjeuner tranquillement comme à mon habitude. L'orage s'était rapproché et les roulements de tonnerre me laissaient à penser que pour une baignade naturiste, c'était partie remise.
Mon sexe n'était pas encore complètement au repos, après avoir débarrassé ma table, je sortis dans le jardin. Nul ne pouvait me voir. Je m'installai sur une vieille chaise en bois traînant là, jambes tendues et écartées, torse offert à la brise chaude qui se renforçait.
Je pris mon petit-déjeuner tranquillement comme à mon habitude. L'orage s'était rapproché et les roulements de tonnerre me laissaient à penser que pour une baignade naturiste, c'était partie remise.
Mon sexe n'était pas encore complètement au repos, après avoir débarrassé ma table, je sortis dans le jardin. Nul ne pouvait me voir. Je m'installai sur une vieille chaise en bois traînant là, jambes tendues et écartées, torse offert à la brise chaude qui se renforçait.
Une première goutte s'écrasa sur ma cuisse, puis une deuxième, une troisième, au fur et à mesure que le tonnerre forcissait. La bise toujours plaisante me caressait le corps, la pluie commençait à tomber plus rageuse et c'est sous le ciel en colère que je m'appliquai à me caresser le plus lentement possible.
J'aimais à penser que la belle Sabine était là, pas loin, guettant mon va-et-vient sur ma bite tendue.
Je l'imaginai alors, passant la main dans sa culotte, touchant sa chatte et y faisant pénétrer deux doigts à la même allure que je me branlais. C'était excitant même si ce n'était qu'un doux songe. Cela avait un effet sur mon érection qui devenait vraiment très dure. Je regardai mon sexe, son gland était complètement sorti. Le poil mouillé par la pluie collait à ma peau. Il était plus sombre, tirait sur le roux. De mon autre main, je me glissai un doigt dans le petit trou, je trouvais toujours cela très agréable, et ça me provoquait invariablement une éjaculation beaucoup plus forte.
Je l'imaginai alors, passant la main dans sa culotte, touchant sa chatte et y faisant pénétrer deux doigts à la même allure que je me branlais. C'était excitant même si ce n'était qu'un doux songe. Cela avait un effet sur mon érection qui devenait vraiment très dure. Je regardai mon sexe, son gland était complètement sorti. Le poil mouillé par la pluie collait à ma peau. Il était plus sombre, tirait sur le roux. De mon autre main, je me glissai un doigt dans le petit trou, je trouvais toujours cela très agréable, et ça me provoquait invariablement une éjaculation beaucoup plus forte.
Soudainement, ce fut des trombes d'eau qui s'abattirent. J'étais noyé si bien que le jet qui partit m'inonda la face et coula sur mes joues. Les saccades répétées me donnaient une telle jouissance qu'il serait impossible de la décrire et je poussai de grands gémissements.
Comme on est bien quand on est libre de tout, et malgré cette furieuse éjaculation, ma verge toujours raide en demandait encore. Je continuai donc à me masturber, les mains pleines de ma semence, me caressant comme un enragé le cul, le torse, les aisselles.
Le tonnerre gronda plus fort encore et une seconde giclée m'inonda cette fois simplement le nombril où le sperme pénétra en même temps que je m'enfonçais deux doigts dans mon petit trou. Il me semblait à cet instant n'avoir jamais joui avec autant d'intensité, un plaisir incroyable m'avait saisi par deux fois.
Complètement mouillé, et le sexe enfin au repos, je regagnai la maison, je n'avais plus qu'à faire une toilette complète avec le sperme qui me dégoulinait de partout.
Je fis chauffer de l'eau, sortis la grande bassine pour me laver intégralement, un gros savon de Marseille et des serviettes propres.
Une fois l'eau bouillante prête, je la versai et y ajoutai de l'eau plus froide. Je commençai à me laver consciencieusement, le gland rouge du plaisir qu'il avait reçu et qu'il m'avait donné.
Propre et parfumé avec une eau de Cologne à bas prix, je me sentais comme un peu ivre, l'ivresse du plaisir charnel sans aucun doute.
Me remettant à ma table de travail et bien qu'à présent j'avais plus de temps pour finaliser mes écrits, je décidai de reprendre mon premier carnet, là où je racontais mon adolescence.
A la lecture des premières pages, et après les émotions de ces derniers jours, je trouvais ce récit trop plat, et bien que je ne fus pas convaincu que ce soit du goût de mon Maître de conférences, je décidai d'aller plus loin et plus érotiquement dans mes affabulations.
Je fis chauffer de l'eau, sortis la grande bassine pour me laver intégralement, un gros savon de Marseille et des serviettes propres.
Une fois l'eau bouillante prête, je la versai et y ajoutai de l'eau plus froide. Je commençai à me laver consciencieusement, le gland rouge du plaisir qu'il avait reçu et qu'il m'avait donné.
Propre et parfumé avec une eau de Cologne à bas prix, je me sentais comme un peu ivre, l'ivresse du plaisir charnel sans aucun doute.
Me remettant à ma table de travail et bien qu'à présent j'avais plus de temps pour finaliser mes écrits, je décidai de reprendre mon premier carnet, là où je racontais mon adolescence.
A la lecture des premières pages, et après les émotions de ces derniers jours, je trouvais ce récit trop plat, et bien que je ne fus pas convaincu que ce soit du goût de mon Maître de conférences, je décidai d'aller plus loin et plus érotiquement dans mes affabulations.
Par des renvois dans la marge, je décrivis ma méconnaissance totale du sexe lorsque j'étais plus jeune et comment j'avais appris sous les draps à me donner du plaisir sans éveiller les soupçons de mon petit frère qui dormait à poings fermés dans la même chambre.
***
A treize ans, à l'école primaire supérieure, autrement dit l'entrée au collège, où mes parents avaient pu m'inscrire malgré le coût, les objectifs étaient de l'éducation après l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul en primaire, l'ouverture à l'éducation morale, intellectuelle et corporelle. Pour cette dernière, des cours d'éducations physiques étaient mis en place, de façon stricte et presque militaire. J'aimais ces cours où les exercices fatiguaient autant le corps que l'esprit.
C'est durant ces séances d'éducation corporelle que je découvris que tous les garçons de mon âge n'avaient pas forcément la même apparence physique, ce à quoi je n'avais jamais prêté attention auparavant.
Certains, dont je faisais partie, avaient encore un visage très enfantin et un comportement de gamins, tandis que d'autres, du même âge, avaient une ombre de moustache naissante sous le nez et du poil qui dépassait de leur maillot de corps.
Les uns et les autres étaient bien loin d'avoir les mêmes occupations.
Tandis que les plus matures s'écartaient pour discuter entre eux des choses de la vie à l'heure de la récréation, les autres continuaient à jouer aux billes et aux osselets. Les grands marronniers permettaient à certains de s'adosser, l'air sérieux, tandis que le sol irrégulier de la cour permettait aux autres de jouer aux billes avec frénésie.
Tandis que les plus matures s'écartaient pour discuter entre eux des choses de la vie à l'heure de la récréation, les autres continuaient à jouer aux billes et aux osselets. Les grands marronniers permettaient à certains de s'adosser, l'air sérieux, tandis que le sol irrégulier de la cour permettait aux autres de jouer aux billes avec frénésie.
Parfois, une bagarre éclatait, pour une agate perdue ou une parole déplacée, mais ça n'allait jamais bien loin. Tout était oublié en entrant en classe.
A la rentrée d'octobre en deuxième année, les choses changeaient. Durant les vacances d'été, presque tous avaient grandi, mûri, ils étaient, si ce n'est de jeunes hommes, du moins de grands adolescents. D'autres gamins avaient pris la place en première année quant aux plus grands, après la réussite au BAC, ils avaient pris leur envol.
A la rentrée d'octobre en deuxième année, les choses changeaient. Durant les vacances d'été, presque tous avaient grandi, mûri, ils étaient, si ce n'est de jeunes hommes, du moins de grands adolescents. D'autres gamins avaient pris la place en première année quant aux plus grands, après la réussite au BAC, ils avaient pris leur envol.
J'avais fini mes études secondaires précocement et j'avais réussi à intégrer l'université de Paris au Quartier Latin en section "Lettres".
Ainsi va la vie et les années passent. C'est au Quartier Latin que mon Maître de Conférences m'avait pris sous son aile. En deuxième année, il avait réussi à me trouver une chambre, des petits boulots, et déjà m'avait permis de poursuivre mon rêve de devenir écrivain.
Ainsi va la vie et les années passent. C'est au Quartier Latin que mon Maître de Conférences m'avait pris sous son aile. En deuxième année, il avait réussi à me trouver une chambre, des petits boulots, et déjà m'avait permis de poursuivre mon rêve de devenir écrivain.
Je m'étais cependant vite lassé de la vie parisienne et de son brouhaha. Ce n'était pas mon monde, pas mon mode de vie. Je préférais de loin rester dans ma chambre, lire les ouvrages des grands auteurs romantiques et notamment Hugo et Nerval, mais aussi, parfois, les revues coquines comme "Lire à deux" et autres "Parisiennes" qui me donnaient l'occasion de me masturber.
Pour ce qui est de l'anatomie masculine, à de nombreuses reprises, j'avais pu comparer mon sexe avec celui des copains. Soit en pissant sur un mur, soit aux bains douches. J'en avais conclu que si ma verge n'était pas plus grande qu'une autre, elle avait au moins l'avantage d'être bien proportionnée et de bel aspect. Quant à mes bourses, elles étaient bien pleines, bien rondes et lisses comme une peau de pêche.
Pour l'étude du corps féminin, c'était autre chose. Si on excepte certaines lectures, j'ignorais quasiment tout. J'avais bien découvert qu'il y avait sur le vagin un petit bouton rose appelé clitoris, que ce dernier donnait du plaisir à la dame, caché qu'il était sous les lèvres de la vulve, mais c'était là toutes mes connaissances.
***
Je refermai mon carnet, carnet dans lequel j'avais dû rajouter quelques feuillets. Je n'étais pas encore conquis par ce récit, mais il me serait encore permis de le parfaire. J'avais le temps pour cela.
Dehors, la pluie tombait toujours en trombes, le vent avait forci à tel point que les branches des tilleuls étaient bien tourmentées et se balançaient de façon inquiétante.
La luminosité était quasiment nulle. J'allumai mes chandelles, préparai mon repas et commençai un brouillon de lettre pour répondre à mon Maître dès que celui-ci me communiquerait une adresse.
Cette fois c'était certain, mon projet de baignade tombait à l'eau. Il me faudrait attendre le lendemain pour assouvir cette envie.
Il n'était pas plus question de me rendre en bicyclette à Boulogne avec ce temps apocalyptique. Il me semblait que l'après-midi allait paraître très long et monotone. Il me faudrait faire avec.
La luminosité était quasiment nulle. J'allumai mes chandelles, préparai mon repas et commençai un brouillon de lettre pour répondre à mon Maître dès que celui-ci me communiquerait une adresse.
Cette fois c'était certain, mon projet de baignade tombait à l'eau. Il me faudrait attendre le lendemain pour assouvir cette envie.
Il n'était pas plus question de me rendre en bicyclette à Boulogne avec ce temps apocalyptique. Il me semblait que l'après-midi allait paraître très long et monotone. Il me faudrait faire avec.
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Commentaires ()
Ce chapitre est encore très intéressant, surtout pour la partie souvenirs qui sonne vraiment réaliste, presqu'autobiographique. Vous aviez prévenu et je crois que ça a vous à été dit aussi dans le chapitre suivant (je ne devrais pas lire les commentaires avant) mais en effet, une certaine crudité dans les termes s'installe et c'est vrai que ça sonne bizarre par rapport au ton général du texte.
Mais félicitations encore une fois, on ne boude pas son plaisir à vous lire.
Merci pour votre fidèle lecture et au plaisir de vous lire à mon tour.
Malheureusement elle m’a laissé beaucoup de souvenirs bien plus désagréable, le bureau au fond de la classe, les gifles, le scotch sur la bouche et autres joyeusetés.
Pâle dans son lit vert, où la lumière pleut.
Avant ce chapitre, je n’avais jamais lu le mot nue ailleurs que dans ce vers de Rimbaud, que j’aime beaucoup.
Très bel esthétisme.
"Le Dormeur du val", fut l'un de mes poèmes préférés il y a bien longtemps, de ces poèmes que nous apprenions par coeur au temps jadis.
Encore merci à vous pour votre lecture et vos conseils toujours utiles.
Bon week-end.
Merci pour votre lecture et votre fidélité.
Au plaisir de vous lire.
Même si cela parle d'une triste période, on réussi a l'oublier merci Mr Durandal.