Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos années 1970 — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos années 1970
Chapitre 7
Mercredi 21 juin, Danie entre dans la boutique de Monsieur Thurion, énumère les produits qu'elle désire, règle la note en le remerciant puis retourne à la voiture ranger les sacs dans la glacière avant de prendre place au volant. Simon arrive cinq minutes plus tard et prend place sur le siège passager.
— Un p'tit bisou, quémande-t-elle en penchant la tête vers lui.
— Si ça ne te dérange pas je pourrai prendre une douche chez toi, je pue la viande et la transpiration. J'ai des vêtements de rechange dans mon sac.
— Bien entendu.
Durant le trajet Simon évoque sa matinée de travail, notamment la fabrication de pâtés en croûte et les rillettes.
— Je n'aime pas trop, je trouve ça trop gras.
— Pas les nôtres, même si cette charcuterie est calorique en général.
— Comme beaucoup de charcuteries. Moi je m'en fous, je ne grossis pas.
— Moi non plus, pourtant je dévore à table.
— Pour le repas j'ai prévu un rosbif de Salers, des frites et une tarte aux pêches.
— J'ai un morceau de saucisson cuit et une tranche de fromage de tête pour l'entrée.
— Il ne faut pas trop se gaver avant de faire l'amour, dit-elle tout naturellement.
— Je ne pouvais rêver mieux pour une première fois mais je crains de ne pouvoir tenir très longtemps.
— Tu sais, je n'ai connu que mon mari comme homme, avec lui je faisais l'amour pour ne pas le décevoir mais je n'y ai jamais pris de plaisir. À l'époque j'étais complètement frigide, le sexe me dégoûtait. Je n'ai donc pas une grande expérience non plus mais toi je te désire, ce qui n'était pas le cas avec mon mari même si je le trouvais beau.
— Me voici donc un peu plus rassuré, dit-il avec le sourire.
Danie l'accompagne à la salle de bains, lui tend deux serviettes, un gant, lui montre où se trouvent les shampoings et les savonnettes parfumées.
— J'espère que tu as pris un short, on crève de chaud.
— Un short et un tee-shirt, sans oublier un slip propre.
— Tu es bien organisé. Je te laisse, tu me retrouves sous la tonnelle, tu voudras un kir ?
— Je ne dis pas non.
Il l'a rejoint un peu plus tard, vêtu d'un short de footballeur rouge et d'un tee-shirt blanc et s'assied dans le fauteuil face à elle.
— Il est vachement bon ton kir.
— Je mets une dose de liqueur de framboises maison, une de rose et une de fraises des bois, elle aussi maison.
— Il est délicieux.
Le repas terminé, ils se lavent les dents puis s'installent sur le matelas au bord de la piscine, assis l'un en face de l'autre. Simon semble détendu, tout du moins en apparence, alors que Danie, si à l'aise avec les filles, se trouve démunie face à ce jeune garçon sans expérience. Pourtant elle le désire toujours autant mais prendre l'initiative avec un homme est nouveau pour elle. Pour faire diversion, elle roule un joint avec l'herbe "magique" en espérant que ses effets lui donneront un peu de courage. Simon, qui ne fume pas, se contente de l'observer, trop timide pour oser le moindre geste malgré le désir violent qui brûle en lui. Après avoir écrasé le mégot dans le cendrier, elle se ressaisit et lui murmure :
— J'ai chaud, à toi d'enlever mon chemisier.
Ses doigts tremblent quand il le déboutonne puis écarte les pans avant de l'ôter avec délicatesse. Ses yeux se fixent immédiatement sur son soutien-gorge blanc orné de fines dentelles brodées et légèrement transparent. Il distingue sans peine les aréoles brun pâle et les deux mamelons qui pointent sous le tissu.
— Ton soutien-gorge est superbe, dit-il à voix basse.
— Enlève ma jupe maintenant, dit-elle en se mettant debout.
Il découvre alors le petit slip assorti au haut, laissant entrevoir la fine toison brune sur le pubis et la fente bien dessinée de sa vulve. A genoux à ses pieds, il reste sans réaction devant tant de beauté exposée à son regard.
— Je n'avais encore jamais vu une femme aussi belle, dit-il en la dévorant des yeux.
— Mets-toi debout que j'enlève ton tee-shirt et ton short.
Sa peau est légèrement hâlée faisant ressortir ses beaux yeux bleu roi. Il porte un slip rouge, sous lequel elle perçoit son sexe en érection.
— Tu es en forme, dit-elle en l'effleurant du bout des doigts, geste qui lui file la chair de poule. Je ne te fais pas languir plus longtemps, dégrafe mon soutien-gorge et enlève ma culotte.
Il ne se fait pas prier et ne peut retenir un oh d'admiration quand il découvre enfin ce corps nu sur lequel il fantasmait depuis pas mal de temps.
— Tu es le plus des cadeaux, lui dit-il.
— J'apprécie ta douceur et ta gentillesse, dit-elle en baissant son slip, libérant ainsi son sexe circoncis qu'elle trouve vraiment mignon.
— Je ne sais comment te remercier de m'offrir un tel bonheur.
— Je n'ai aucun regret, crois-moi. On ne va pas faire l'amour de suite car je suppose que tu ne pourras retenir très longtemps l'éjaculation. Je vais donc te caresser pour te soulager et ensuite ce sera à toi. Je t'indiquerai comment faire à certains endroits sensibles. Allonge-toi.
Sa main droite se referme sur son pénis tandis que la gauche presse tendrement ses testicules. Elle commence par le masturber dans des gestes lents puis, sans hésitation, introduit son sexe entre ses lèvres qui glissent avec douceur le long de sa verge.
— Ne m'en veux pas, je ne vais pas pouvoir tenir.
Avaler son sperme serait au-dessus de ses forces, elle enchaîne donc avec la main sans se douter que l'éjaculation atteindrait un tel paroxysme. Son visage se retrouve inondé de sperme, elle en a même dans les cheveux, elle se lève d'un bond et file jusqu'à la douche installée à l'angle de la maison. Après s'être nettoyée, elle revient vers lui :
— Eh bien mon cochon, tu ne m'as pas raté ! s'exclame-t-elle.
— Excuse-moi…, dit-il la voix chevrotante.
— Ce n'est pas grave, le rassure-t-elle en s'allongeant. Tu as toujours envie de me caresser ?
— Oh oui.
— Eh bien vas-y, je te laisse faire.
— J'aimerais t'embrasser.
— C'est bien de commencer par des baisers.
Ses baisers sont doux, tendres mais trop sages pour elle. Elle pose les mains sur sa nuque et l'embrasse fougueusement, laissant sa langue s'enrouler autour de la sienne tel un serpent autour d'une branche. Notre petit homme commence à manquer de souffle mais Danie n'en a cure, elle accentue la pression de ses lèvres, excitée par son sexe pressé contre sa vulve. Elle stoppe net ce baiser et lui intime de s'occuper de ses seins.
— Ils te plaisent au moins ?
— Oh oui, ils sont magnifiques, répond-il en les couvrant de tendres baisers.
— Lèche mes mamelons, presse-les entre tes lèvres, le conseille-t-elle d'une voix douce.
Simon lui arrache quelques gémissements mais ce qu'elle désire plus que tout, c'est sa bouche sur son sexe. Elle n'est pas dupe, elle n'en attend pas des merveilles de la part d'un garçon si peu dégourdi, le mettre en compétition avec Lucie serait ignoble de sa part et profondément injuste. Après tout, le pauvre, il fait de son mieux.
— Tu as léché le sexe de ton ancienne copine ?
— Non, je l'ai caressé une fois de la main mais elle m'a repoussé prétextant qu'il était encore trop tôt.
— Tu aurais envie de lécher le mien ?
— Oui, oh oui.
— Insiste avec ta langue sur mon clitoris.
— Là, dit-il en posant un doigt sur le capuchon.
— Oui, mais tu lèches aussi mon sexe.
Simon passe sa langue de son clitoris à sa vulve, découvrant ainsi la saveur d'un sexe féminin. Il s'applique et y met tout son cœur, pour satisfaire ses désirs mais aussi pour la remercier de cette chance inouïe qu'elle lui accorde en lui offrant son corps.
— Oui, continue, c'est bien, murmure-t-elle afin de le stimuler.
Appuyée sur les coudes, elle le regarde faire et perçoit quelques ondes de plaisir tirailler ses muscles. Oh ce n'est pas le Nirvana mais pour un néophyte il se débrouille pas mal.
— Tu aimes le goût de mon sexe ?
— Oui, il a une légère saveur de miel. Est-ce que je peux te demander une faveur ?
— Demande toujours.
— J'ai vachement envie de caresser tes fesses, elles sont superbes.
— D'accord, dit-elle en se retournant sur le ventre. Je t'autorise également à lécher mon anus, même y introduire un doigt et rassure-toi il est d'une propreté exemplaire.
— Je n'aurais jamais pensé qu'une fille aimerait être caressée à cet endroit.
— C'est une zone érogène comme les autres, moi j'adore ça mais si ça te dégoûte, je ne te force pas.
— Rien ne peut me rebuter chez toi.
Simon palpe tendrement ses fesses qu'il semble apprécier, Danie en à l'habitude, son cul attire tous les regards. Sans se vanter, elle le trouve vraiment mignon et très bien proportionné. Elle en est fière.
— Ta peau est vraiment douce, dit-il en les couvrant de multiples baisers.
Je prends soin de mon corps, aussi bien en produits de beauté qu'en alignant les longueurs de bassin. J'aime nager, surtout toute nue, sentir l'eau sur ta peau est très plaisant. Si tu es d'accord, nous nous baignerons ensuite.
— J'aurais fini par te le demander. Ça ne te dérange pas que j'humidifie mon doigt dans ton vagin ?
— Tu es un p'tit malin, oui, c'est encore mieux que la salive. Vas-y doucement surtout…
— Je serai doux comme un agneau, précise-t-il avec assurance.
— Tu t'enhardis, c'est bien.
Simon introduit son doigt avec prudence, ce qui touche Danie. Petit à petit son index s'enfonce en elle lui arrachant ses premiers gémissements. Elle cambre les fesses, lui suggérant de lécher son sexe, ce qu'il fait de lui-même.
— Oh oui, ah… Hum… continue mon chéri.
Un petit mot doux ne peut pas faire de mal et n'engage à rien. Simon se débrouille de mieux en mieux, sa langue s'abreuve sur les chairs trempées de son vagin tandis que son index poursuit son pilonnage tout en douceur. Elle sent la jouissance montée en elle, des petits cris sortent de sa bouche entrecoupés de profonds gémissements. Simon, instinctivement, augmente le rythme de son doigt qui s'enfonce profondément dans son petit orifice.
— Continue Simon, je jouis, crie-t-elle de plaisir.
Le gamin se sent pousser des ailes, intensifie ses va et vient et entraîne Danie jusqu'à l'orgasme qui explose dans le bas de son ventre. Il est enfin parvenu à la faire jouir et l'attire sur elle pour l'embrasser passionnément.
— Tu peux être fier, tu es le premier homme qui me fait jouir.
— En même temps, il n'y en a eu qu'un avant moi, répond-il humblement.
— N'empêche, tu t'es surpassé. Comme je m'aperçois que tu as retrouvé la forme, on va maintenant faire l'amour, j'ai très envie de ton sexe en moi.
Danie lui demande de s'allonger sur le dos, s'agenouille sur le bas de son ventre, saisit son pénis d'une main et le fait entrer en elle. Elle chosit cette position car c'est elle qui adaptera la cadence selon l'évolution de ce coït. A chaque mouvement de son bassin, elle prend un plaisir intense à sentir ses fesses s'écraser sur les testicules du jeune blondinet.
— Tu me promets de ne pas éjaculer rapidement, le supplie-t-elle.
— Je ferai de mon mieux, je te préviendrai…
— N'hésite pas, ça me permettra de ralentir mes mouvements.
Simon, tant bien que mal, parvient à retarder l'éjaculation jusqu'à ce que Danie lui fasse signe que le moment était venu qu'il se lâche. Enfin soulagé de cette tension, il se répendit en elle par jets puissants ce qui la fit jouir intensément, poussant des petits cris et de profonds gémissements. Obnubilé par ses seins qui se balancent au rythme de ses mouvements, il les enferme dans la paume de ses mains et les pétrit impétueusement jusqu'à ce qu'elle s'effondre sur lui, la tête sur son épaule.
— Grâce à toi j'ai découvert le plaisir avec un homme, susurre-t-elle la bouche près de son oreille.
— Et moi le plaisir avec une femme merveilleuse.
— On va se baigner, après on a encore des choses à faire.
— Ah bon ? répond-il en marquant l'étonnement.
— Tu pensais que nous en avions terminé ?
— Oui.
— Il y a encore deux choses que je voudrai faire avec toi.
Simon sourit et se jette à l'eau, suivie par Danie qui l'épate avec un joli plongeon. Ils nagent côte à côte, appréciant le contact de l'eau sur leurs corps dénudés. A bout de souffle, Simon fait la planche, le sexe en érection émergeant de l'eau.
— Mais dis voir, tu es déjà prêt à remettre le couvert, constate-t-elle en l'effleurant de la main.
— Tu me plais tellement…
— Dans ce cas, retournons sur le matelas.
Après s'être séchés, Danie le fait allonger sur le dos, se met à genoux au-dessus de lui et frotte sa vulve sur son sexe de bas en haut et de haut en bas.
— Je fais cela pour la première fois, j'en avais très envie.
— C'est marrant, ton sexe est chaud et en même temps tout mouillé, bredouille-t-il sous l'excitation.
— Tu me fais rire… Tu le trouves beau ?
— Pas simplement beau, il est magnifique et j'adore son goût.
— Bon, j'arrête là, sinon tu seras trop excité. Maintenant on va faire une chose que je n'ai encore jamais faite avec un garçon.
— C'est quoi ?
— On va faire l'amour mais cette fois ton sexe dans mon anus. Je jouis énormément avec un doigt ou deux et l'occasion est belle de le faire avec un sexe d'homme. Ça te tente ?
— Bien sur, tout ce que tu veux.
— Je vais enduire ton sexe de vaseline, l'anus ne se lubrifie pas comme le vagin.
Elle s'allonge sur le ventre, écarte ses fesses des deux mains, exhibant ainsi son petit orifice rasé et rose comme un bonbon.
— Tu sais maintenant ce qu'il te reste à faire… Ne force pas, vas-y doucement, conseille-t-elle.
Simon prend sa verge à pleine main et positionne le gland contre son anus. Il hésite à le faire pénétrer, craignant de lui faire mal.
— Au début tu dois forcer un peu, mais doucement, ensuite ça ira mieux.
Délicatement il parvient à faire entrer le gland puis, par petites saccades, à l'enfoncer de plus en plus profondément. Danie pousse un cri, non pas de douleur mais de plaisir, la jouissance est instantanée, surprenante, violente. Rien à voir avec les doigts, les siens ou ceux de ses amies.
— Oh oui, bouge… le supplie-t-elle dans des râles indescriptibles.
Simon, en appuie sur ses coudes, entame de lents va-et-vient, le sexe comprimé par l'étroitesse du lieu. Sous la jouissance il se dilate rapidement, permettant à Simon de s'enfoncer plus profondément. Son pénis, libéré, peut aisément aller et venir, provoquant les hurlements jouissifs de Danie dont les muscles sont contractés à l'extrême. Le plaisir qu'elle ressent n'a jamais eu cette intensité, rien que pour ça, elle se sent un soupçon hétéro. Après tout, qui sait, peut-être est-elle attirée par les deux sexes ? Le temps de la réflexion est bref car l'orgasme explose soudain en elle, impossible de le freiner, d'arrêter la tempête qui balaie tout sur son passage. Simon ne sait que faire, surpris de voir son corps trembler et s'agiter nerveusement.
— Je t'en supplie, n'éjacule pas maintenant, marmonne-t-elle en se relevant précipitamment, laissant Simon interloqué.
Elle bondit vers lui, saisit son sexe d'une main et le plonge dans sa bouche grande ouverte. Elles compriment ses lèvres sur le frein puis les fait glisser de haut en bas, de plus en plus rapidement, appréciant la saveur de son anus présente sur la peau.
— Ca vient, s'exclame-t-il pour l'avertir de l'éjaculation imminente.
Danie n'en a cure, elle est décidée et a très envie d'amener cette caresse à son terme et qu'il éjacule dans sa bouche. Ce que Simon ne tarde pas à faire, soufflant comme un bœuf. Danie ne ressent aucun écœurement quand la semence se répand dans sa gorge. Elle l'avale sans hésitation tandis que sa langue recueille les dernières gouttes sur le gland turgescent de son jeune ami.
— J'ai envie de le lécher, lui dit-il.
— Tu as envie de lécher mon p'tit trou du cul ? dans la bouche de Danie cette remarque ne fait pas vulgaire.
— J'en meurs d'envie.
Danie prend soudain conscience du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur Simon, cela l'excite terriblement à tel point qu'elle n'éprouve aucune honte à se mettre à quatre pattes, cambrer les fesses et offrir son anus à sa langue. Simon passe sa langue le long de la raie des fesses, la fait tourner autour de son anus et se met à le lécher sauvagement avant de s'égarer sur la vulve béante de laquelle s'écoule un filet de cyprine que Simon lape sans haut de cœur. Ce gamin est fou de son corps, il n'a cessé de le lui répéter au cours de l'après-midi, la façon dont il savoure son intimité en est la preuve flagrante. Elle n'est pas surprise quand Simon introduit son index dans son anus, elle en est même ravie et le lui fait savoir en gémissant de plaisir. Il a peut-être en tête que cette chance est unique, qu'elle ne se reproduira pas, alors il en profite un maximum pour ne pas avoir ensuite de regrets. Elle, ne sait même pas si elle aura envie de le revoir intimement, alors, elle aussi jouit de ces quelques heures de pure sensualité. Un nouvel orgasme la met dans un état pas possible, suffoquant sous les vagues de chaleur qui embrase le bas de son ventre.
A dix-neuf heures trente elle raccompagne Simon et devant la maison de ses parents s'apprête à lui souhaiter une bonne soirée quand celui-ci lui pose la question qu'elle redoutait :
— On se reverra comme aujourd'hui ?
— Je ne sais pas Simon, je t'ai donné beaucoup de moi aujourd'hui, plus que mon mari n'a jamais eu en quatre années de mariage.
— Tu vas beaucoup me manquer.
— Je sais, je ne peux rien te promettre. Quand on se verra chez Stéph je te ferai cadeau de quelques photos prises en studio. Oh ne t'attends pas à voir mon minou, ce sont des photos artistiques.
— Bonne soirée et encore merci de cette merveilleuse après-midi.
— Je te remercie également, j'ai passé un agréable moment avec toi, tu as été très bien.
Un dernier baiser, et Simon sort de la voiture, lui fait un dernier signe de la main avant d'ouvrir la porte et disparaître. Elle redémarre, un peu triste de le quitter ainsi, tout en sachant que ces heures passées ensemble resteront à jamais gravées à sa mémoire. De retour à la maison, elle embrasse les chiens puis aperçoit Laure au bord de la piscine.
— Ton bronzage va être horrible avec les marques de ton bikini, dit-elle en la rejoignant.
— Je m'en fous, personne ne me voit à poil.
— Tu es bornée ce n'est pas possible. Tu veux un apéro ?
— Un gin tonic si tu as.
Lorsqu'elle revient avec les boissons, Laure sort de la piscine, écarte une mèche de cheveux collée à son visage d'un geste gracieux, s'approche de la table basse et avale une grande gorgée de gin tonic. Elle est proche de Danie, dont le regard est automatiquement attiré par le renflement de sa vulve dont le petit slip de bain mouillé épouse les contours, cela à quelques centimètres de ses yeux.
— Ne reste pas trop près sinon je ne réponds plus de moi, dit-elle un sourire coquin aux lèvres.
— Tu vois, c'est le genre de remarque qui fait que je ne me mettrais jamais à poil.
— Oh, ne joue pas les vierges effarouchées, on est entre filles.
— Justement, je ne suis pas lesbienne.
— Ni hétéro.
— Ma sexualité ne regarde que moi.
— Tu n'as pas de sexualité.
— Foutez-moi la paix avec ça, dit-elle en tournant les talons.
— Reviens, tête de mule ! crie-t-elle en observant son déhanchement vachement sexy.
— D'accord, mais à la première allusion sur mon physique ou ce qu'il vous inspire, je fous le camp.
— OK, répond-elle désabusée et impuissante.
À l'évidence son pouvoir de séduction laisse Laure indifférente et Danie trouve cela vexant. Pourtant, elle sait que la majeure partie des femmes n'éprouvent aucune attirance sexuelle pour le même sexe, seulement elle ne parvient pas à s'en convaincre et s'imagine séduire celles qui lui plairaient.
— Tu t'es fait une virée cette après-midi ?
— Non, j'ai raccompagné Simon chez ses parents, il a mangé avec moi ce midi.
— Vous vous êtes baignés ?
— Oui mais pas que, répond-elle pour aiguiser sa curiosité et la narguer.
— C'est-à-dire ?
— Devine…
— Je ne sais pas, de toute façon, avec toi, il ne risquait pas grand-chose.
— Détrompe-toi, on a fait l'amour toute l'après-midi.
— N'importe quoi !
— Tu ne me crois pas ?
— Oh que non, affirme-t-elle.
— Il n'avait encore jamais fait l'amour, simplement quelques caresses avec son ancienne copine.
— Et tu l'aurais dépucelé ? Tu te fous de moi.
— Si tu savais tout ce qu'on a fait…
— Vas-y, énumère.
— Je n'en vois pas l'intérêt puisque tu ne me crois pas, répond Danie tout en roulant un joint.
— Tu affirmes haut et fort que les mecs ne t'intéressent plus.
— J'ai voulu savoir si tel était le cas. Simon est mignon, il ne me déplaît pas, c'était l'occasion ou jamais.
— Si tu dis vrai et qu'il était réellement puceau, tu n'as pas dû prendre ton pied !
— J'avoue qu'au début ce n'était pas terrible, mais après quelques conseils, il s'est montré à la hauteur.
— Admettons que tu dises la vérité, qu'est-ce que vous avez fait ?
— Si je te le dis tu me prendras pour une salope.
— Pas du tout, tu fais ce que tu veux de ton corps.
— Pour commencer je l'ai masturbé pour le soulager, il n'aurait pas tenu quinze secondes. Ce que je n'avais pas prévu c'est qu'il m'éjacule sur le visage, j'en avais plein la tronche.
— T'es dégueulasse !
— Je me suis débarbouillée à la douche, ensuite on s'est embrassé, puis je lui ai demandé de me caresser les seins, puis il a léché mon minou, ensuite mes fesses et mon anus, il y a même introduit un doigt. Là, j'ai eu un premier orgasme. On est allé se baigner puis je lui ai proposé de me sodomiser, j'avais très envie de tenter l'expérience avec un sexe d'homme. J'ai eu un orgasme avant qu'il n'éjacule, je lui ai alors fait une fellation et j'ai même avalé son sperme.
Laure est décomposée, presque au bord de l'écœurement. Elle fixe Danie avec des yeux exorbités, cette fois convaincue qu'elle dit vrai.
— Ne me regarde pas avec cet air dégoûté, si tu étais moins coincée tu saurais qu'en amour il n'y a rien de rebutant.
— Avaler son sperme, beurk, c'est dégueu.
— Je le pensais mais j'ai changé d'avis, il avait un goût légèrement sucré.
— Arrête, tu vas me faire dégueuler.
— Ma pauvre Laure, franchement, je te plains…
— Je sais que je ne suis pas normale mais faire ce que tu as fait avec lui, je ne m'en sentirai pas capable.
— Après ce que tu as vécu je peux le comprendre. Mais les années ont passé et ce blocage persiste. Je suis navrée de te parler ainsi, mais tu ne fais aucun effort pour changer, comme si tu te complaisais dans cette situation. Si tu ne te bouges pas, tu vas gâcher les plus belles années de ta vie et tu le regretteras plus tard. Avant j'étais comme toi, pudique, coincée, frigide, repliée sur moi-même. Quand Madie m'a révélé être attirée par moi, j'étais choquée, il était impensable que je couche avec une nana. J'ai eu la nuit pour réfléchir, me poser les bonnes questions et le matin j'en ai rediscuté avec elle et j'ai fini par céder à ses avances. Grâce à elle mon corps a repris vie, a vibré sous ses caresses, j'ai enfin connu le plaisir et la jouissance.
— Il n'y a pas que le cul dans la vie.
— Je me disais cela aussi mais j'ai su ensuite que la sexualité était importante, vitale pour un bon équilibre. Je ne pense pas qu'un mec aurait été capable de m'éveiller ainsi, seule une femme le pouvait, car qui connaît mieux le corps d'une femme qu'une autre femme. Elle a été douce, tendre, a trouvé les mots justes et appropriés pour me mettre à l'aise. Quand je me suis retrouvée nue devant elle, je n'avais plus ce sentiment de honte, de gêne, je me sentais bien.
— Après ça tu as découvert ton attirance pour les nanas, alors pourquoi avoir couché avec Simon ?
— Je vais t'expliquer. Samedi dernier, lors de la fête, j'ai discuté avec lui, il m'a confié certaines choses qui m'ont émue. En le regardant mieux, je l'ai trouvé mignon, attirant, j'avais des papillons dans le ventre. Je l'ai entraîné vers le cerisier, on a encore parlé et on s'est embrassé. Ça n'a pas été plus loin mais je lui ai proposé de se voir un jour où il ne travaillait pas, il m'a répondu qu'il était libre le mercredi après-midi. Je suis donc allée le chercher à la sortie de son boulot, nous avons mangé et on s'est installé sur le matelas près de la piscine. Au début j'étais mal à l'aise, un véritable blocage, j'ai roulé un joint pour me détendre et… Tu connais la suite.
— Donc les hommes ne te dégoûtent plus ?
— J'ai fait ça avec Simon car il me plaisait et qu'il est un mec bien. Après, il n'y a que Stéph avec qui je pourrais le faire.
— Tu vas continuer avec Simon ?
— Je n'en sais absolument rien, je lui ai donné ce que je n'ai jamais donné à Gilles.
— Tu m'étonnes, le voilà calmé pour un bon bout de temps.
— Ne crois pas cela, il assure. Bon, je vais me baigner, ajoute-t-elle en se déshabillant avant de plonger nue dans l'eau.
— Il faut reconnaître que tu as un joli cul.
— Voyeuse ! Enlève ton bikini et viens me rejoindre.
— Seulement le soutien-gorge, répond-elle à la grande surprise de Danie.
Laure se met de dos pour ôter le haut du bikini, se retourne, avance vers le bassin, un bras couvrant pudiquement ses seins et saute dans l'eau sans que Danie ait pu apercevoir le moindre centimètre de sa poitrine.
— Montre-moi tes seins… dit-elle d'une petite voix suppliante.
— Je te préviens, pas question d'y toucher.
— Promis.
Laure se redresse et lui dévoile ses seins, Danie en reste bouche bée. Sa poitrine est magnifique, un peu plus volumineuse que la sienne, l'aréole est d'un rose virant sur le brun clair avec au centre un joli mamelon qui pointe avec fierté.
— Qu'est-ce qu'ils sont beaux. Enlève le bas, tu seras plus à l'aise.
— Et après ce sera autre chose, je te vois venir…
— Je ne veux que ton bien Laure, ça me désole de te voir ainsi.
— À quoi tu joues ?
— Je ne joue pas, je cherche simplement à t'aider, à te libérer de tous ces blocages, je suis la seule qui peut y parvenir.
— Comme par hasard, ça t'arrange bien.
— Fais-moi confiance, tu ne le regretteras pas.
— Tu sais que j'ai beaucoup d'estime pour toi, alors j'accepte mais promets-moi d'arrêter si cela me déplaît.
— Bien entendu, je ne ferai rien contre ton gré, répond-elle, stupéfaite de la voir céder si rapidement.
Danie laisse Laure gravir les quelques marches, admirant au passage le galbe parfait de ses fesses sous le slip de bain trempé. Une fois hors de l'eau, elle la prend tendrement dans ses bras, lui sourit et dépose sur ses lèvres un bec comme elles en ont pris l'habitude entre elles pour se dire bonjour.
— Tu es belle, lui murmure-t-elle d'une voix douce.
— Toi aussi.
— J'ai envie de t'embrasser, je peux ?
— Si je refusais tu aurais l'air con, plaisante-t-elle en riant.
— Oh oui, mais je me plierai à ta décision, pas question de te forcer.
— Cool…
Danie l'attire à elle avec douceur, leurs lèvres se rapprochent et s'unissent chastement durant quelques secondes. Laure est la première à écarter les lèvres, le bout de sa langue joue les éclaireurs, se fraie un passage entre celles de son amie avant d'entamer une recherche plus approfondie qui l'amène à faire connaissance avec celle de Danie, piaffant d'impatience. Elles fusionnent instantanément, comme deux amies qui se seraient perdues de vue et heureuses de se retrouver. Leur salive se mélange, ajoutant un soupçon d'excitation à ce baiser qui devient fougueux, passionné, où la retenue a disparu. Laure noue ses bras autour de ses épaules, leurs seins entrent en contact, Danie appréciant la dureté de ses mamelons qui se frottent aux siens. Quand leurs lèvres se séparent, elles sont brûlantes et déjà avides de renouer le contact.
— Ça va ? s'enquiert Danie qui n'a aucun doute sur sa réponse.
— Super, ça me file des frissons.
— Tu me permets d'enlever ton bas ?
— Ouais, t'en meurs d'envie p'tite cochonne.
— Etre la première à te voir nue est un fabuleux cadeau, ajoute-t-elle en saisissant l'élastique et baisser son slip qui tombe à ses chevilles.
Danie se colle à elle, ses mains se promènent sur son dos, apprécient la douceur de sa peau puis descendent jusqu'aux fesses sur lesquelles elles se posent délicatement. Leur fermeté ne la surprend pas, Laure est sportive. Ses mains les pressent tendrement, épousant leur galbe à rendre jalouses les playmates de ce célèbre magazine américain dont la réputation n'est plus à faire, n'est-ce pas messieurs ? Ses doigts, par mégarde ou bien volontairement, frôlent sa vulve humide et décident d'y faire une halte. Son index longe la fente des grandes lèvres, qui, sous l'excitation, s'ouvrent et lui offrent un étroit passage entre les petites lèvres. Curieux, il s'y faufile et pénètre la cavité de son intimité aux parois trempées. Cette intrusion ne semble pas déplaire à Laure qui se met à gémir et onduler du bassin. Encouragé par cette réaction sans équivoque, il s'y enfonce et s'y sent merveilleusement bien. La chaleur qui y règne est agréable, son humidité facilite ses déplacements, il s'agite comme un petit fou, tout heureux d'être accueilli si chaleureusement. Son majeur, jaloux d'être exclu de ce périple, s'y aventure à son tour et découvre avec délice le bien-être de l'endroit. Oubliant ses griefs à l'encontre de son compagnon, il se joint à lui et par de lents va-et-vient explorent ses profondeurs en parfaite communion. De l'endroit où ils se trouvent, ils parviennent malgré tout à percevoir les gémissements et les petits cris stridents de la propriétaire. Mais Danie n'a qu'une chose en tête, plaquer sa bouche sur ce sexe que ses doigts viennent d'éveiller au désir.
— Allonge-toi, demande-t-elle en se retenant de lécher ses doigts, ne sachant pas comment réagirait Laure.
Laure, docilement, s'étend sur le matelas. Danie écarte ses jambes, s'allonge entre elles, le regard attiré par la beauté de ce sexe glabre sur lequel elle dépose de petits bisous. Ses lèvres aspirent sa vulve, sa langue excite le petit bouton qui émerge du capuchon, se délectant des premiers effluves qui emplissent sa bouche. Laure, sous la jouissance, cambre son bassin, ce dont profite Danie pour plaquer ses mains sous ses fesses rebondies. Sa langue se hasarde jusqu'à l'anus, imprime de petits cercles sur sa périphérie avant de le lécher goulûment tandis que son pouce s'agite sur le clitoris gonflé de désir. Laure, pour la première fois de sa vie, découvre l'orgasme qui la transporte vers des paradis inconnus, son corps secoué par les spasmes d'une jouissance jusqu'ici méconnue. Il lui faut de longues minutes avant de reprendre ses esprits et exprimer son contentement.
— Putain, je n'en reviens pas… Jamais je n'aurais imaginé prendre autant de plaisir, c'était fabuleux.
— Je ne t'avais pas menti, le plaisir était partagé, crois-moi.
— Tu ne m'en voudras pas si je ne te caresse pas aujourd'hui ?
— Mais non, quand tu seras prête, je ne suis pas pressée.
— Je rentre chez moi, dit-elle en l'embrassant tendrement.
— Bonne soirée ma chérie, lui souhaite Danie subjuguée par la beauté de ses fesses qui se balancent au rythme de ses pas.
— Et merci encore, dit-elle en levant le pouce.
Danie est à peine rentrer chez elle que le téléphone se met à sonner. Elle décroche et reconnaît la voix de Janice :
— Bonsoir Danie, je te prie de m'excuser de t'importuner à cette heure mais il faudrait que tu viennes à l'agence mercredi prochain. Nous organisons une soirée où seront présents des représentants d'agences étrangères et la présence de nos modèles est importante. Pourrais-tu te rendre libre ?
— Aucun souci Janice, je serai là dans l'après-midi. Les shooting de jeudi et vendredi sont maintenus ?
— Oui. Pour le cocktail, nous te prêterons une robe de soirée et la maquilleuse s'occupera de ton visage. Bien entendu tu seras défrayée et les frais de transports te seront remboursés.
— Tu peux compter sur moi.
— Je te remercie infiniment. Sinon tout va bien ?
— Je m'apprêtai à manger, je sors à l'instant de la piscine.
— Tu en as de la chance… Je ne te retarde pas, bonne soirée et à mercredi.
— Je pourrai dormir chez toi ?
— La question ne se pose pas, bisou.
— Bisou et bonne soirée à toi aussi.
— Un p'tit bisou, quémande-t-elle en penchant la tête vers lui.
— Si ça ne te dérange pas je pourrai prendre une douche chez toi, je pue la viande et la transpiration. J'ai des vêtements de rechange dans mon sac.
— Bien entendu.
Durant le trajet Simon évoque sa matinée de travail, notamment la fabrication de pâtés en croûte et les rillettes.
— Je n'aime pas trop, je trouve ça trop gras.
— Pas les nôtres, même si cette charcuterie est calorique en général.
— Comme beaucoup de charcuteries. Moi je m'en fous, je ne grossis pas.
— Moi non plus, pourtant je dévore à table.
— Pour le repas j'ai prévu un rosbif de Salers, des frites et une tarte aux pêches.
— J'ai un morceau de saucisson cuit et une tranche de fromage de tête pour l'entrée.
— Il ne faut pas trop se gaver avant de faire l'amour, dit-elle tout naturellement.
— Je ne pouvais rêver mieux pour une première fois mais je crains de ne pouvoir tenir très longtemps.
— Tu sais, je n'ai connu que mon mari comme homme, avec lui je faisais l'amour pour ne pas le décevoir mais je n'y ai jamais pris de plaisir. À l'époque j'étais complètement frigide, le sexe me dégoûtait. Je n'ai donc pas une grande expérience non plus mais toi je te désire, ce qui n'était pas le cas avec mon mari même si je le trouvais beau.
— Me voici donc un peu plus rassuré, dit-il avec le sourire.
Danie l'accompagne à la salle de bains, lui tend deux serviettes, un gant, lui montre où se trouvent les shampoings et les savonnettes parfumées.
— J'espère que tu as pris un short, on crève de chaud.
— Un short et un tee-shirt, sans oublier un slip propre.
— Tu es bien organisé. Je te laisse, tu me retrouves sous la tonnelle, tu voudras un kir ?
— Je ne dis pas non.
Il l'a rejoint un peu plus tard, vêtu d'un short de footballeur rouge et d'un tee-shirt blanc et s'assied dans le fauteuil face à elle.
— Il est vachement bon ton kir.
— Je mets une dose de liqueur de framboises maison, une de rose et une de fraises des bois, elle aussi maison.
— Il est délicieux.
Le repas terminé, ils se lavent les dents puis s'installent sur le matelas au bord de la piscine, assis l'un en face de l'autre. Simon semble détendu, tout du moins en apparence, alors que Danie, si à l'aise avec les filles, se trouve démunie face à ce jeune garçon sans expérience. Pourtant elle le désire toujours autant mais prendre l'initiative avec un homme est nouveau pour elle. Pour faire diversion, elle roule un joint avec l'herbe "magique" en espérant que ses effets lui donneront un peu de courage. Simon, qui ne fume pas, se contente de l'observer, trop timide pour oser le moindre geste malgré le désir violent qui brûle en lui. Après avoir écrasé le mégot dans le cendrier, elle se ressaisit et lui murmure :
— J'ai chaud, à toi d'enlever mon chemisier.
Ses doigts tremblent quand il le déboutonne puis écarte les pans avant de l'ôter avec délicatesse. Ses yeux se fixent immédiatement sur son soutien-gorge blanc orné de fines dentelles brodées et légèrement transparent. Il distingue sans peine les aréoles brun pâle et les deux mamelons qui pointent sous le tissu.
— Ton soutien-gorge est superbe, dit-il à voix basse.
— Enlève ma jupe maintenant, dit-elle en se mettant debout.
Il découvre alors le petit slip assorti au haut, laissant entrevoir la fine toison brune sur le pubis et la fente bien dessinée de sa vulve. A genoux à ses pieds, il reste sans réaction devant tant de beauté exposée à son regard.
— Je n'avais encore jamais vu une femme aussi belle, dit-il en la dévorant des yeux.
— Mets-toi debout que j'enlève ton tee-shirt et ton short.
Sa peau est légèrement hâlée faisant ressortir ses beaux yeux bleu roi. Il porte un slip rouge, sous lequel elle perçoit son sexe en érection.
— Tu es en forme, dit-elle en l'effleurant du bout des doigts, geste qui lui file la chair de poule. Je ne te fais pas languir plus longtemps, dégrafe mon soutien-gorge et enlève ma culotte.
Il ne se fait pas prier et ne peut retenir un oh d'admiration quand il découvre enfin ce corps nu sur lequel il fantasmait depuis pas mal de temps.
— Tu es le plus des cadeaux, lui dit-il.
— J'apprécie ta douceur et ta gentillesse, dit-elle en baissant son slip, libérant ainsi son sexe circoncis qu'elle trouve vraiment mignon.
— Je ne sais comment te remercier de m'offrir un tel bonheur.
— Je n'ai aucun regret, crois-moi. On ne va pas faire l'amour de suite car je suppose que tu ne pourras retenir très longtemps l'éjaculation. Je vais donc te caresser pour te soulager et ensuite ce sera à toi. Je t'indiquerai comment faire à certains endroits sensibles. Allonge-toi.
Sa main droite se referme sur son pénis tandis que la gauche presse tendrement ses testicules. Elle commence par le masturber dans des gestes lents puis, sans hésitation, introduit son sexe entre ses lèvres qui glissent avec douceur le long de sa verge.
— Ne m'en veux pas, je ne vais pas pouvoir tenir.
Avaler son sperme serait au-dessus de ses forces, elle enchaîne donc avec la main sans se douter que l'éjaculation atteindrait un tel paroxysme. Son visage se retrouve inondé de sperme, elle en a même dans les cheveux, elle se lève d'un bond et file jusqu'à la douche installée à l'angle de la maison. Après s'être nettoyée, elle revient vers lui :
— Eh bien mon cochon, tu ne m'as pas raté ! s'exclame-t-elle.
— Excuse-moi…, dit-il la voix chevrotante.
— Ce n'est pas grave, le rassure-t-elle en s'allongeant. Tu as toujours envie de me caresser ?
— Oh oui.
— Eh bien vas-y, je te laisse faire.
— J'aimerais t'embrasser.
— C'est bien de commencer par des baisers.
Ses baisers sont doux, tendres mais trop sages pour elle. Elle pose les mains sur sa nuque et l'embrasse fougueusement, laissant sa langue s'enrouler autour de la sienne tel un serpent autour d'une branche. Notre petit homme commence à manquer de souffle mais Danie n'en a cure, elle accentue la pression de ses lèvres, excitée par son sexe pressé contre sa vulve. Elle stoppe net ce baiser et lui intime de s'occuper de ses seins.
— Ils te plaisent au moins ?
— Oh oui, ils sont magnifiques, répond-il en les couvrant de tendres baisers.
— Lèche mes mamelons, presse-les entre tes lèvres, le conseille-t-elle d'une voix douce.
Simon lui arrache quelques gémissements mais ce qu'elle désire plus que tout, c'est sa bouche sur son sexe. Elle n'est pas dupe, elle n'en attend pas des merveilles de la part d'un garçon si peu dégourdi, le mettre en compétition avec Lucie serait ignoble de sa part et profondément injuste. Après tout, le pauvre, il fait de son mieux.
— Tu as léché le sexe de ton ancienne copine ?
— Non, je l'ai caressé une fois de la main mais elle m'a repoussé prétextant qu'il était encore trop tôt.
— Tu aurais envie de lécher le mien ?
— Oui, oh oui.
— Insiste avec ta langue sur mon clitoris.
— Là, dit-il en posant un doigt sur le capuchon.
— Oui, mais tu lèches aussi mon sexe.
Simon passe sa langue de son clitoris à sa vulve, découvrant ainsi la saveur d'un sexe féminin. Il s'applique et y met tout son cœur, pour satisfaire ses désirs mais aussi pour la remercier de cette chance inouïe qu'elle lui accorde en lui offrant son corps.
— Oui, continue, c'est bien, murmure-t-elle afin de le stimuler.
Appuyée sur les coudes, elle le regarde faire et perçoit quelques ondes de plaisir tirailler ses muscles. Oh ce n'est pas le Nirvana mais pour un néophyte il se débrouille pas mal.
— Tu aimes le goût de mon sexe ?
— Oui, il a une légère saveur de miel. Est-ce que je peux te demander une faveur ?
— Demande toujours.
— J'ai vachement envie de caresser tes fesses, elles sont superbes.
— D'accord, dit-elle en se retournant sur le ventre. Je t'autorise également à lécher mon anus, même y introduire un doigt et rassure-toi il est d'une propreté exemplaire.
— Je n'aurais jamais pensé qu'une fille aimerait être caressée à cet endroit.
— C'est une zone érogène comme les autres, moi j'adore ça mais si ça te dégoûte, je ne te force pas.
— Rien ne peut me rebuter chez toi.
Simon palpe tendrement ses fesses qu'il semble apprécier, Danie en à l'habitude, son cul attire tous les regards. Sans se vanter, elle le trouve vraiment mignon et très bien proportionné. Elle en est fière.
— Ta peau est vraiment douce, dit-il en les couvrant de multiples baisers.
Je prends soin de mon corps, aussi bien en produits de beauté qu'en alignant les longueurs de bassin. J'aime nager, surtout toute nue, sentir l'eau sur ta peau est très plaisant. Si tu es d'accord, nous nous baignerons ensuite.
— J'aurais fini par te le demander. Ça ne te dérange pas que j'humidifie mon doigt dans ton vagin ?
— Tu es un p'tit malin, oui, c'est encore mieux que la salive. Vas-y doucement surtout…
— Je serai doux comme un agneau, précise-t-il avec assurance.
— Tu t'enhardis, c'est bien.
Simon introduit son doigt avec prudence, ce qui touche Danie. Petit à petit son index s'enfonce en elle lui arrachant ses premiers gémissements. Elle cambre les fesses, lui suggérant de lécher son sexe, ce qu'il fait de lui-même.
— Oh oui, ah… Hum… continue mon chéri.
Un petit mot doux ne peut pas faire de mal et n'engage à rien. Simon se débrouille de mieux en mieux, sa langue s'abreuve sur les chairs trempées de son vagin tandis que son index poursuit son pilonnage tout en douceur. Elle sent la jouissance montée en elle, des petits cris sortent de sa bouche entrecoupés de profonds gémissements. Simon, instinctivement, augmente le rythme de son doigt qui s'enfonce profondément dans son petit orifice.
— Continue Simon, je jouis, crie-t-elle de plaisir.
Le gamin se sent pousser des ailes, intensifie ses va et vient et entraîne Danie jusqu'à l'orgasme qui explose dans le bas de son ventre. Il est enfin parvenu à la faire jouir et l'attire sur elle pour l'embrasser passionnément.
— Tu peux être fier, tu es le premier homme qui me fait jouir.
— En même temps, il n'y en a eu qu'un avant moi, répond-il humblement.
— N'empêche, tu t'es surpassé. Comme je m'aperçois que tu as retrouvé la forme, on va maintenant faire l'amour, j'ai très envie de ton sexe en moi.
Danie lui demande de s'allonger sur le dos, s'agenouille sur le bas de son ventre, saisit son pénis d'une main et le fait entrer en elle. Elle chosit cette position car c'est elle qui adaptera la cadence selon l'évolution de ce coït. A chaque mouvement de son bassin, elle prend un plaisir intense à sentir ses fesses s'écraser sur les testicules du jeune blondinet.
— Tu me promets de ne pas éjaculer rapidement, le supplie-t-elle.
— Je ferai de mon mieux, je te préviendrai…
— N'hésite pas, ça me permettra de ralentir mes mouvements.
Simon, tant bien que mal, parvient à retarder l'éjaculation jusqu'à ce que Danie lui fasse signe que le moment était venu qu'il se lâche. Enfin soulagé de cette tension, il se répendit en elle par jets puissants ce qui la fit jouir intensément, poussant des petits cris et de profonds gémissements. Obnubilé par ses seins qui se balancent au rythme de ses mouvements, il les enferme dans la paume de ses mains et les pétrit impétueusement jusqu'à ce qu'elle s'effondre sur lui, la tête sur son épaule.
— Grâce à toi j'ai découvert le plaisir avec un homme, susurre-t-elle la bouche près de son oreille.
— Et moi le plaisir avec une femme merveilleuse.
— On va se baigner, après on a encore des choses à faire.
— Ah bon ? répond-il en marquant l'étonnement.
— Tu pensais que nous en avions terminé ?
— Oui.
— Il y a encore deux choses que je voudrai faire avec toi.
Simon sourit et se jette à l'eau, suivie par Danie qui l'épate avec un joli plongeon. Ils nagent côte à côte, appréciant le contact de l'eau sur leurs corps dénudés. A bout de souffle, Simon fait la planche, le sexe en érection émergeant de l'eau.
— Mais dis voir, tu es déjà prêt à remettre le couvert, constate-t-elle en l'effleurant de la main.
— Tu me plais tellement…
— Dans ce cas, retournons sur le matelas.
Après s'être séchés, Danie le fait allonger sur le dos, se met à genoux au-dessus de lui et frotte sa vulve sur son sexe de bas en haut et de haut en bas.
— Je fais cela pour la première fois, j'en avais très envie.
— C'est marrant, ton sexe est chaud et en même temps tout mouillé, bredouille-t-il sous l'excitation.
— Tu me fais rire… Tu le trouves beau ?
— Pas simplement beau, il est magnifique et j'adore son goût.
— Bon, j'arrête là, sinon tu seras trop excité. Maintenant on va faire une chose que je n'ai encore jamais faite avec un garçon.
— C'est quoi ?
— On va faire l'amour mais cette fois ton sexe dans mon anus. Je jouis énormément avec un doigt ou deux et l'occasion est belle de le faire avec un sexe d'homme. Ça te tente ?
— Bien sur, tout ce que tu veux.
— Je vais enduire ton sexe de vaseline, l'anus ne se lubrifie pas comme le vagin.
Elle s'allonge sur le ventre, écarte ses fesses des deux mains, exhibant ainsi son petit orifice rasé et rose comme un bonbon.
— Tu sais maintenant ce qu'il te reste à faire… Ne force pas, vas-y doucement, conseille-t-elle.
Simon prend sa verge à pleine main et positionne le gland contre son anus. Il hésite à le faire pénétrer, craignant de lui faire mal.
— Au début tu dois forcer un peu, mais doucement, ensuite ça ira mieux.
Délicatement il parvient à faire entrer le gland puis, par petites saccades, à l'enfoncer de plus en plus profondément. Danie pousse un cri, non pas de douleur mais de plaisir, la jouissance est instantanée, surprenante, violente. Rien à voir avec les doigts, les siens ou ceux de ses amies.
— Oh oui, bouge… le supplie-t-elle dans des râles indescriptibles.
Simon, en appuie sur ses coudes, entame de lents va-et-vient, le sexe comprimé par l'étroitesse du lieu. Sous la jouissance il se dilate rapidement, permettant à Simon de s'enfoncer plus profondément. Son pénis, libéré, peut aisément aller et venir, provoquant les hurlements jouissifs de Danie dont les muscles sont contractés à l'extrême. Le plaisir qu'elle ressent n'a jamais eu cette intensité, rien que pour ça, elle se sent un soupçon hétéro. Après tout, qui sait, peut-être est-elle attirée par les deux sexes ? Le temps de la réflexion est bref car l'orgasme explose soudain en elle, impossible de le freiner, d'arrêter la tempête qui balaie tout sur son passage. Simon ne sait que faire, surpris de voir son corps trembler et s'agiter nerveusement.
— Je t'en supplie, n'éjacule pas maintenant, marmonne-t-elle en se relevant précipitamment, laissant Simon interloqué.
Elle bondit vers lui, saisit son sexe d'une main et le plonge dans sa bouche grande ouverte. Elles compriment ses lèvres sur le frein puis les fait glisser de haut en bas, de plus en plus rapidement, appréciant la saveur de son anus présente sur la peau.
— Ca vient, s'exclame-t-il pour l'avertir de l'éjaculation imminente.
Danie n'en a cure, elle est décidée et a très envie d'amener cette caresse à son terme et qu'il éjacule dans sa bouche. Ce que Simon ne tarde pas à faire, soufflant comme un bœuf. Danie ne ressent aucun écœurement quand la semence se répand dans sa gorge. Elle l'avale sans hésitation tandis que sa langue recueille les dernières gouttes sur le gland turgescent de son jeune ami.
— J'ai envie de le lécher, lui dit-il.
— Tu as envie de lécher mon p'tit trou du cul ? dans la bouche de Danie cette remarque ne fait pas vulgaire.
— J'en meurs d'envie.
Danie prend soudain conscience du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur Simon, cela l'excite terriblement à tel point qu'elle n'éprouve aucune honte à se mettre à quatre pattes, cambrer les fesses et offrir son anus à sa langue. Simon passe sa langue le long de la raie des fesses, la fait tourner autour de son anus et se met à le lécher sauvagement avant de s'égarer sur la vulve béante de laquelle s'écoule un filet de cyprine que Simon lape sans haut de cœur. Ce gamin est fou de son corps, il n'a cessé de le lui répéter au cours de l'après-midi, la façon dont il savoure son intimité en est la preuve flagrante. Elle n'est pas surprise quand Simon introduit son index dans son anus, elle en est même ravie et le lui fait savoir en gémissant de plaisir. Il a peut-être en tête que cette chance est unique, qu'elle ne se reproduira pas, alors il en profite un maximum pour ne pas avoir ensuite de regrets. Elle, ne sait même pas si elle aura envie de le revoir intimement, alors, elle aussi jouit de ces quelques heures de pure sensualité. Un nouvel orgasme la met dans un état pas possible, suffoquant sous les vagues de chaleur qui embrase le bas de son ventre.
A dix-neuf heures trente elle raccompagne Simon et devant la maison de ses parents s'apprête à lui souhaiter une bonne soirée quand celui-ci lui pose la question qu'elle redoutait :
— On se reverra comme aujourd'hui ?
— Je ne sais pas Simon, je t'ai donné beaucoup de moi aujourd'hui, plus que mon mari n'a jamais eu en quatre années de mariage.
— Tu vas beaucoup me manquer.
— Je sais, je ne peux rien te promettre. Quand on se verra chez Stéph je te ferai cadeau de quelques photos prises en studio. Oh ne t'attends pas à voir mon minou, ce sont des photos artistiques.
— Bonne soirée et encore merci de cette merveilleuse après-midi.
— Je te remercie également, j'ai passé un agréable moment avec toi, tu as été très bien.
Un dernier baiser, et Simon sort de la voiture, lui fait un dernier signe de la main avant d'ouvrir la porte et disparaître. Elle redémarre, un peu triste de le quitter ainsi, tout en sachant que ces heures passées ensemble resteront à jamais gravées à sa mémoire. De retour à la maison, elle embrasse les chiens puis aperçoit Laure au bord de la piscine.
— Ton bronzage va être horrible avec les marques de ton bikini, dit-elle en la rejoignant.
— Je m'en fous, personne ne me voit à poil.
— Tu es bornée ce n'est pas possible. Tu veux un apéro ?
— Un gin tonic si tu as.
Lorsqu'elle revient avec les boissons, Laure sort de la piscine, écarte une mèche de cheveux collée à son visage d'un geste gracieux, s'approche de la table basse et avale une grande gorgée de gin tonic. Elle est proche de Danie, dont le regard est automatiquement attiré par le renflement de sa vulve dont le petit slip de bain mouillé épouse les contours, cela à quelques centimètres de ses yeux.
— Ne reste pas trop près sinon je ne réponds plus de moi, dit-elle un sourire coquin aux lèvres.
— Tu vois, c'est le genre de remarque qui fait que je ne me mettrais jamais à poil.
— Oh, ne joue pas les vierges effarouchées, on est entre filles.
— Justement, je ne suis pas lesbienne.
— Ni hétéro.
— Ma sexualité ne regarde que moi.
— Tu n'as pas de sexualité.
— Foutez-moi la paix avec ça, dit-elle en tournant les talons.
— Reviens, tête de mule ! crie-t-elle en observant son déhanchement vachement sexy.
— D'accord, mais à la première allusion sur mon physique ou ce qu'il vous inspire, je fous le camp.
— OK, répond-elle désabusée et impuissante.
À l'évidence son pouvoir de séduction laisse Laure indifférente et Danie trouve cela vexant. Pourtant, elle sait que la majeure partie des femmes n'éprouvent aucune attirance sexuelle pour le même sexe, seulement elle ne parvient pas à s'en convaincre et s'imagine séduire celles qui lui plairaient.
— Tu t'es fait une virée cette après-midi ?
— Non, j'ai raccompagné Simon chez ses parents, il a mangé avec moi ce midi.
— Vous vous êtes baignés ?
— Oui mais pas que, répond-elle pour aiguiser sa curiosité et la narguer.
— C'est-à-dire ?
— Devine…
— Je ne sais pas, de toute façon, avec toi, il ne risquait pas grand-chose.
— Détrompe-toi, on a fait l'amour toute l'après-midi.
— N'importe quoi !
— Tu ne me crois pas ?
— Oh que non, affirme-t-elle.
— Il n'avait encore jamais fait l'amour, simplement quelques caresses avec son ancienne copine.
— Et tu l'aurais dépucelé ? Tu te fous de moi.
— Si tu savais tout ce qu'on a fait…
— Vas-y, énumère.
— Je n'en vois pas l'intérêt puisque tu ne me crois pas, répond Danie tout en roulant un joint.
— Tu affirmes haut et fort que les mecs ne t'intéressent plus.
— J'ai voulu savoir si tel était le cas. Simon est mignon, il ne me déplaît pas, c'était l'occasion ou jamais.
— Si tu dis vrai et qu'il était réellement puceau, tu n'as pas dû prendre ton pied !
— J'avoue qu'au début ce n'était pas terrible, mais après quelques conseils, il s'est montré à la hauteur.
— Admettons que tu dises la vérité, qu'est-ce que vous avez fait ?
— Si je te le dis tu me prendras pour une salope.
— Pas du tout, tu fais ce que tu veux de ton corps.
— Pour commencer je l'ai masturbé pour le soulager, il n'aurait pas tenu quinze secondes. Ce que je n'avais pas prévu c'est qu'il m'éjacule sur le visage, j'en avais plein la tronche.
— T'es dégueulasse !
— Je me suis débarbouillée à la douche, ensuite on s'est embrassé, puis je lui ai demandé de me caresser les seins, puis il a léché mon minou, ensuite mes fesses et mon anus, il y a même introduit un doigt. Là, j'ai eu un premier orgasme. On est allé se baigner puis je lui ai proposé de me sodomiser, j'avais très envie de tenter l'expérience avec un sexe d'homme. J'ai eu un orgasme avant qu'il n'éjacule, je lui ai alors fait une fellation et j'ai même avalé son sperme.
Laure est décomposée, presque au bord de l'écœurement. Elle fixe Danie avec des yeux exorbités, cette fois convaincue qu'elle dit vrai.
— Ne me regarde pas avec cet air dégoûté, si tu étais moins coincée tu saurais qu'en amour il n'y a rien de rebutant.
— Avaler son sperme, beurk, c'est dégueu.
— Je le pensais mais j'ai changé d'avis, il avait un goût légèrement sucré.
— Arrête, tu vas me faire dégueuler.
— Ma pauvre Laure, franchement, je te plains…
— Je sais que je ne suis pas normale mais faire ce que tu as fait avec lui, je ne m'en sentirai pas capable.
— Après ce que tu as vécu je peux le comprendre. Mais les années ont passé et ce blocage persiste. Je suis navrée de te parler ainsi, mais tu ne fais aucun effort pour changer, comme si tu te complaisais dans cette situation. Si tu ne te bouges pas, tu vas gâcher les plus belles années de ta vie et tu le regretteras plus tard. Avant j'étais comme toi, pudique, coincée, frigide, repliée sur moi-même. Quand Madie m'a révélé être attirée par moi, j'étais choquée, il était impensable que je couche avec une nana. J'ai eu la nuit pour réfléchir, me poser les bonnes questions et le matin j'en ai rediscuté avec elle et j'ai fini par céder à ses avances. Grâce à elle mon corps a repris vie, a vibré sous ses caresses, j'ai enfin connu le plaisir et la jouissance.
— Il n'y a pas que le cul dans la vie.
— Je me disais cela aussi mais j'ai su ensuite que la sexualité était importante, vitale pour un bon équilibre. Je ne pense pas qu'un mec aurait été capable de m'éveiller ainsi, seule une femme le pouvait, car qui connaît mieux le corps d'une femme qu'une autre femme. Elle a été douce, tendre, a trouvé les mots justes et appropriés pour me mettre à l'aise. Quand je me suis retrouvée nue devant elle, je n'avais plus ce sentiment de honte, de gêne, je me sentais bien.
— Après ça tu as découvert ton attirance pour les nanas, alors pourquoi avoir couché avec Simon ?
— Je vais t'expliquer. Samedi dernier, lors de la fête, j'ai discuté avec lui, il m'a confié certaines choses qui m'ont émue. En le regardant mieux, je l'ai trouvé mignon, attirant, j'avais des papillons dans le ventre. Je l'ai entraîné vers le cerisier, on a encore parlé et on s'est embrassé. Ça n'a pas été plus loin mais je lui ai proposé de se voir un jour où il ne travaillait pas, il m'a répondu qu'il était libre le mercredi après-midi. Je suis donc allée le chercher à la sortie de son boulot, nous avons mangé et on s'est installé sur le matelas près de la piscine. Au début j'étais mal à l'aise, un véritable blocage, j'ai roulé un joint pour me détendre et… Tu connais la suite.
— Donc les hommes ne te dégoûtent plus ?
— J'ai fait ça avec Simon car il me plaisait et qu'il est un mec bien. Après, il n'y a que Stéph avec qui je pourrais le faire.
— Tu vas continuer avec Simon ?
— Je n'en sais absolument rien, je lui ai donné ce que je n'ai jamais donné à Gilles.
— Tu m'étonnes, le voilà calmé pour un bon bout de temps.
— Ne crois pas cela, il assure. Bon, je vais me baigner, ajoute-t-elle en se déshabillant avant de plonger nue dans l'eau.
— Il faut reconnaître que tu as un joli cul.
— Voyeuse ! Enlève ton bikini et viens me rejoindre.
— Seulement le soutien-gorge, répond-elle à la grande surprise de Danie.
Laure se met de dos pour ôter le haut du bikini, se retourne, avance vers le bassin, un bras couvrant pudiquement ses seins et saute dans l'eau sans que Danie ait pu apercevoir le moindre centimètre de sa poitrine.
— Montre-moi tes seins… dit-elle d'une petite voix suppliante.
— Je te préviens, pas question d'y toucher.
— Promis.
Laure se redresse et lui dévoile ses seins, Danie en reste bouche bée. Sa poitrine est magnifique, un peu plus volumineuse que la sienne, l'aréole est d'un rose virant sur le brun clair avec au centre un joli mamelon qui pointe avec fierté.
— Qu'est-ce qu'ils sont beaux. Enlève le bas, tu seras plus à l'aise.
— Et après ce sera autre chose, je te vois venir…
— Je ne veux que ton bien Laure, ça me désole de te voir ainsi.
— À quoi tu joues ?
— Je ne joue pas, je cherche simplement à t'aider, à te libérer de tous ces blocages, je suis la seule qui peut y parvenir.
— Comme par hasard, ça t'arrange bien.
— Fais-moi confiance, tu ne le regretteras pas.
— Tu sais que j'ai beaucoup d'estime pour toi, alors j'accepte mais promets-moi d'arrêter si cela me déplaît.
— Bien entendu, je ne ferai rien contre ton gré, répond-elle, stupéfaite de la voir céder si rapidement.
Danie laisse Laure gravir les quelques marches, admirant au passage le galbe parfait de ses fesses sous le slip de bain trempé. Une fois hors de l'eau, elle la prend tendrement dans ses bras, lui sourit et dépose sur ses lèvres un bec comme elles en ont pris l'habitude entre elles pour se dire bonjour.
— Tu es belle, lui murmure-t-elle d'une voix douce.
— Toi aussi.
— J'ai envie de t'embrasser, je peux ?
— Si je refusais tu aurais l'air con, plaisante-t-elle en riant.
— Oh oui, mais je me plierai à ta décision, pas question de te forcer.
— Cool…
Danie l'attire à elle avec douceur, leurs lèvres se rapprochent et s'unissent chastement durant quelques secondes. Laure est la première à écarter les lèvres, le bout de sa langue joue les éclaireurs, se fraie un passage entre celles de son amie avant d'entamer une recherche plus approfondie qui l'amène à faire connaissance avec celle de Danie, piaffant d'impatience. Elles fusionnent instantanément, comme deux amies qui se seraient perdues de vue et heureuses de se retrouver. Leur salive se mélange, ajoutant un soupçon d'excitation à ce baiser qui devient fougueux, passionné, où la retenue a disparu. Laure noue ses bras autour de ses épaules, leurs seins entrent en contact, Danie appréciant la dureté de ses mamelons qui se frottent aux siens. Quand leurs lèvres se séparent, elles sont brûlantes et déjà avides de renouer le contact.
— Ça va ? s'enquiert Danie qui n'a aucun doute sur sa réponse.
— Super, ça me file des frissons.
— Tu me permets d'enlever ton bas ?
— Ouais, t'en meurs d'envie p'tite cochonne.
— Etre la première à te voir nue est un fabuleux cadeau, ajoute-t-elle en saisissant l'élastique et baisser son slip qui tombe à ses chevilles.
Danie se colle à elle, ses mains se promènent sur son dos, apprécient la douceur de sa peau puis descendent jusqu'aux fesses sur lesquelles elles se posent délicatement. Leur fermeté ne la surprend pas, Laure est sportive. Ses mains les pressent tendrement, épousant leur galbe à rendre jalouses les playmates de ce célèbre magazine américain dont la réputation n'est plus à faire, n'est-ce pas messieurs ? Ses doigts, par mégarde ou bien volontairement, frôlent sa vulve humide et décident d'y faire une halte. Son index longe la fente des grandes lèvres, qui, sous l'excitation, s'ouvrent et lui offrent un étroit passage entre les petites lèvres. Curieux, il s'y faufile et pénètre la cavité de son intimité aux parois trempées. Cette intrusion ne semble pas déplaire à Laure qui se met à gémir et onduler du bassin. Encouragé par cette réaction sans équivoque, il s'y enfonce et s'y sent merveilleusement bien. La chaleur qui y règne est agréable, son humidité facilite ses déplacements, il s'agite comme un petit fou, tout heureux d'être accueilli si chaleureusement. Son majeur, jaloux d'être exclu de ce périple, s'y aventure à son tour et découvre avec délice le bien-être de l'endroit. Oubliant ses griefs à l'encontre de son compagnon, il se joint à lui et par de lents va-et-vient explorent ses profondeurs en parfaite communion. De l'endroit où ils se trouvent, ils parviennent malgré tout à percevoir les gémissements et les petits cris stridents de la propriétaire. Mais Danie n'a qu'une chose en tête, plaquer sa bouche sur ce sexe que ses doigts viennent d'éveiller au désir.
— Allonge-toi, demande-t-elle en se retenant de lécher ses doigts, ne sachant pas comment réagirait Laure.
Laure, docilement, s'étend sur le matelas. Danie écarte ses jambes, s'allonge entre elles, le regard attiré par la beauté de ce sexe glabre sur lequel elle dépose de petits bisous. Ses lèvres aspirent sa vulve, sa langue excite le petit bouton qui émerge du capuchon, se délectant des premiers effluves qui emplissent sa bouche. Laure, sous la jouissance, cambre son bassin, ce dont profite Danie pour plaquer ses mains sous ses fesses rebondies. Sa langue se hasarde jusqu'à l'anus, imprime de petits cercles sur sa périphérie avant de le lécher goulûment tandis que son pouce s'agite sur le clitoris gonflé de désir. Laure, pour la première fois de sa vie, découvre l'orgasme qui la transporte vers des paradis inconnus, son corps secoué par les spasmes d'une jouissance jusqu'ici méconnue. Il lui faut de longues minutes avant de reprendre ses esprits et exprimer son contentement.
— Putain, je n'en reviens pas… Jamais je n'aurais imaginé prendre autant de plaisir, c'était fabuleux.
— Je ne t'avais pas menti, le plaisir était partagé, crois-moi.
— Tu ne m'en voudras pas si je ne te caresse pas aujourd'hui ?
— Mais non, quand tu seras prête, je ne suis pas pressée.
— Je rentre chez moi, dit-elle en l'embrassant tendrement.
— Bonne soirée ma chérie, lui souhaite Danie subjuguée par la beauté de ses fesses qui se balancent au rythme de ses pas.
— Et merci encore, dit-elle en levant le pouce.
Danie est à peine rentrer chez elle que le téléphone se met à sonner. Elle décroche et reconnaît la voix de Janice :
— Bonsoir Danie, je te prie de m'excuser de t'importuner à cette heure mais il faudrait que tu viennes à l'agence mercredi prochain. Nous organisons une soirée où seront présents des représentants d'agences étrangères et la présence de nos modèles est importante. Pourrais-tu te rendre libre ?
— Aucun souci Janice, je serai là dans l'après-midi. Les shooting de jeudi et vendredi sont maintenus ?
— Oui. Pour le cocktail, nous te prêterons une robe de soirée et la maquilleuse s'occupera de ton visage. Bien entendu tu seras défrayée et les frais de transports te seront remboursés.
— Tu peux compter sur moi.
— Je te remercie infiniment. Sinon tout va bien ?
— Je m'apprêtai à manger, je sors à l'instant de la piscine.
— Tu en as de la chance… Je ne te retarde pas, bonne soirée et à mercredi.
— Je pourrai dormir chez toi ?
— La question ne se pose pas, bisou.
— Bisou et bonne soirée à toi aussi.
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