Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos années 1970 — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos années 1970
Chapitre 2
Chapitre I
Vendredi 5 mai, Paris, gare de Lyon, Danie accompagnée de Sylvie montent dans un taxi et indiquent au chauffeur l'adresse de l'agence située boulevard des Italiens dans le 2e arrondissement. C'est la première fois que Danie vient dans la capitale, elle reste donc le nez collé à la vitre tout le long du trajet, impressionnée par tous ces piétons qui pressent le pas comme s'ils étaient en danger, les centaines de boutiques où d'autres trouvent le temps de s'attarder, mais aussi par le vacarme assourdissant de la circulation, esquisse un sourire quand un conducteur énervé injurie un autre automobiliste... Comment, se dit-elle, peut-on vivre dans une telle pagaille !
En franchissant la porte à ouverture automatique, elle reste sans voix en pénétrant dans l'immense hall où trône un impressionnant comptoir derrière lequel trois jeunes filles ont pour tâche d'accueillir et renseigner les visiteurs. Sylvie les salue chaleureusement et l'une d'entre elles lui indique que Janice nous attend à son bureau. Elle suit son amie jusqu'à l'un des quatre ascenseurs qui desservent les étages.
— Les bureaux administratifs sont au second étage, dit-elle en appuyant sur le bouton.
— J'espère être à la hauteur, dit-elle un nœud dans la gorge.
— Mais oui, sinon tu ne serais pas ici, répond-elle pour l'encourager.
— J'espère être à la hauteur, dit-elle un nœud dans la gorge.
— Mais oui, sinon tu ne serais pas ici, répond-elle pour l'encourager.
Elles font quelques mètres dans un large couloir aux murs d'un blanc immaculé sur lesquels sont affichées les photos de différents modèles prises en studio où dans des lieux paradisiaques. Sylvie s'arrête et frappe à une porte, derrière laquelle une voix charmante nous invite à entrer. Danie est d'abord frappée par cet espace élégant et moderne, mais quand son regard bifurque vers l'adjointe au directeur, c'est le choc ! Cette fille est d'une beauté incroyable, elle les accueille avec un sourire à lui donner la chair de poule. Elle a les cheveux châtain clair qui balaient ses épaules lorsqu'elle vient à leur rencontre, des yeux pétillants couleur noisette, un nez fin et une bouche aux lèvres en forme d'ellipse qui appellent le baiser. Sa tenue vestimentaire est décontractée, mais classe et laisse entrevoir une silhouette fine et gracieuse.
— Bonjour Sylvie, dit-elle en lui faisant deux bises.
— Bonjour Janice, je te présente Danie, dit-elle en s'effaçant.
— Bienvenue parmi nous, dit-elle en lui faisant la bise.
— Enchantée de faire votre connaissance, répond Danie, le fard aux joues.
— Prenez place dans les fauteuils, poursuit-elle en se rasseyant à son bureau. Monsieur De Morange nous rejoindra lorsque Danie en aura terminé. Rassurez-vous, rien de bien méchant, quelques poses qui permettront à Christian, un de nos photographes, d'évaluer vos compétences à exercer ou non cette profession, poursuit-elle en se tournant vers moi.
— Bonjour Janice, je te présente Danie, dit-elle en s'effaçant.
— Bienvenue parmi nous, dit-elle en lui faisant la bise.
— Enchantée de faire votre connaissance, répond Danie, le fard aux joues.
— Prenez place dans les fauteuils, poursuit-elle en se rasseyant à son bureau. Monsieur De Morange nous rejoindra lorsque Danie en aura terminé. Rassurez-vous, rien de bien méchant, quelques poses qui permettront à Christian, un de nos photographes, d'évaluer vos compétences à exercer ou non cette profession, poursuit-elle en se tournant vers moi.
Elle poursuit en lui expliquant le fonctionnement de l'agence, lui détaille la nature des shooting (présentation des collections de grand couturier, séances en studio et en extérieurs, certains dans différents pays du monde selon les demandes, etc.).
— La nudité ne vous pose pas problème ? s'enquiert-elle.
— Non, plus maintenant, répond-elle timidement.
— Rassurez-vous, pour beaucoup d'autres, vous n'aurez pas à vous dénuder. Sachez qu'il s'agit essentiellement de photos artistiques commandées par des magazines spécialisés ou par des intervenants tels que couturiers, agences de publicité...
— Sylvie m'avait informée.
— Le book qu'elle a réalisé nous a fortement impressionnés, et j'ai la certitude que vous intégrerez notre équipe. Je vous accompagne au studio, Sylvie tu viens avec nous.
— Non, plus maintenant, répond-elle timidement.
— Rassurez-vous, pour beaucoup d'autres, vous n'aurez pas à vous dénuder. Sachez qu'il s'agit essentiellement de photos artistiques commandées par des magazines spécialisés ou par des intervenants tels que couturiers, agences de publicité...
— Sylvie m'avait informée.
— Le book qu'elle a réalisé nous a fortement impressionnés, et j'ai la certitude que vous intégrerez notre équipe. Je vous accompagne au studio, Sylvie tu viens avec nous.
Christian, le photographe, les accueille chaleureusement et s'empresse de mettre Danie à l'aise. Il semble cool, beau mec, elle se sent prête à répondre à ses attentes.
— Pour débuter, je vais faire un portrait de toi, j'ai une petite idée qui me trotte dans la tête depuis que j'ai consulté ton book.
Il l'invite à prendre place sur la grande estrade à fond blanc qu'éclairent plusieurs spots.
— Tu peux retirer ton tee-shirt, j'ai besoin que tu aies les épaules dénudées.
— Oui, répond-elle, soulagée de porter un soutien-gorge.
— Oui, répond-elle, soulagée de porter un soutien-gorge.
Il s'approche d'elle, lui ébouriffe les cheveux, place entre ses lèvres une rose rouge dont les épines ont été enlevées de la tige, relève sa tête avec délicatesse et lui demande de fixer son regard sur l'objectif. D'un claquement de doigts, il fait signe au technicien qui le seconde et instantanément l'écran blanc du fond se transforme en plage paradisiaque au coucher du soleil, avec cocotiers, récifs et végétation luxuriante. Les spots braqués sur Danie projettent une lumière orangée, quelques réglages sont demandés par Christian, une fois satisfait, il me demande de ne plus bouger. Il appuie sur le déclencheur à de nombreuses reprises, puis me fait prendre d'autres poses et semble satisfait de ma réactivité.
— C'était parfait, un début plus qu'encourageant, précise-t-il en me libérant.
— Excellent travail Danie, tu as toutes les qualités requises, intervient Janice. Tu es d'accord pour qu'on lui fasse un contrat ? demande-t-elle à Christian.
— Bien entendu, elle a un potentiel énorme.
— Dans ce cas, retournons au bureau, je vais informer Roland de se joindre à nous. Merci Christian, tu nous retrouves au bureau.
— Excellent travail Danie, tu as toutes les qualités requises, intervient Janice. Tu es d'accord pour qu'on lui fasse un contrat ? demande-t-elle à Christian.
— Bien entendu, elle a un potentiel énorme.
— Dans ce cas, retournons au bureau, je vais informer Roland de se joindre à nous. Merci Christian, tu nous retrouves au bureau.
Peu après, Danie fait la connaissance du big boss, un homme qui doit approcher de la cinquantaine, grand, élancé et d'une classe inouïe.
— Bonjour Danie, je vous souhaite la bienvenue parmi nous, dit-il en lui serrant la main.
— Bonjour Monsieur, je suis ravie d'intégrer votre agence, Sylvie m'en a dit le plus grand bien.
— Janice, fais lui signer un contrat d'exclusivité, je ne tiens pas à ce qu'une autre agence mette la main dessus.
— J'avais anticipé, les contrats sont prêts.
— Elle est fabuleuse, je ne sais pas ce que je ferai sans elle, dit-il en nous prenant à témoin. Fais monter une bouteille de champagne pour fêter la venue de notre nouveau modèle.
— Bonjour Monsieur, je suis ravie d'intégrer votre agence, Sylvie m'en a dit le plus grand bien.
— Janice, fais lui signer un contrat d'exclusivité, je ne tiens pas à ce qu'une autre agence mette la main dessus.
— J'avais anticipé, les contrats sont prêts.
— Elle est fabuleuse, je ne sais pas ce que je ferai sans elle, dit-il en nous prenant à témoin. Fais monter une bouteille de champagne pour fêter la venue de notre nouveau modèle.
Danie remercie Monsieur De Morange, mais c'est Janice qui capte toute son attention. Elle ne la quitte pas des yeux, pour elle cette femme est un don du ciel, une oasis dans le désert, un diamant dans son écrin, la fée des contes pour enfants qui la faisait rêver gamine. Sans en prendre encore conscience, la voici ensorcelée, hypnotisée, rien qu'à la regarder, elle se liquéfie.
— À votre réussite, s'exclame Monsieur De Morange en me tendant une flûte.
— Oh merci, il ne fallait pas, dit-elle en bredouillant.
— J'ai l'intuition que vous allez devenir rapidement un de nos meilleurs modèles.
— Je l'espère, soyez certain que je mettrais tout en œuvre pour vous donner satisfaction.
— J'en suis convaincu.
— C'est aussi mon avis, ajoute Janice en posant son regard sur elle.
— Oh merci, il ne fallait pas, dit-elle en bredouillant.
— J'ai l'intuition que vous allez devenir rapidement un de nos meilleurs modèles.
— Je l'espère, soyez certain que je mettrais tout en œuvre pour vous donner satisfaction.
— J'en suis convaincu.
— C'est aussi mon avis, ajoute Janice en posant son regard sur elle.
Je t'en supplie, ne me regarde pas ainsi, je suis au bord de l'asphyxie ! Je dois me ressaisir, dissimuler ce trouble qui m'habite, me concentrer sur la conversation, sinon je vais tout gâcher, se dit-elle. Une demi-heure plus tard, Monsieur De Morange prend congé, Janice range son bureau, récupère ses affaires, mettant ainsi fin à son supplice. Du moins, c'est ce qu'elle croyait...
— Vous n'allez pas aller à l'hôtel, je vous invite à dîner et vous dormirez chez moi, propose-t-elle.
— Merci, c'est vraiment gentil de ta part, lui répond Sylvie.
— Merci, c'est vraiment gentil de ta part, lui répond Sylvie.
Une heure plus tard, après avoir garé sa voiture au parking souterrain, elle les retrouve devant le porche de son immeuble d'architecture haussmannienne, boulevard Saint-Michel. L'ascenseur les dépose au quatrième et dernier étage où se trouve son appartement. Une fois la porte ouverte, elles empruntent un couloir qui débouche sur une pièce spacieuse avec un espace salle à manger et l'autre salon. Le décor et le mobilier sont chics, mais sans chichi. Ce n'est pas vraiment leur style, mais elles s'y sentent bien. Au bout de la pièce, sur la droite, un petit couloir avec sur la gauche la cuisine au style rétro et en face un cagibi. La porte du fond s'ouvre sur un autre couloir où se trouvent deux chambres, une salle de bains avec douche et baignoire et les W.-C. Au sol de toutes les pièces principales un magnifique parquet en chêne, recouvert de tapis à certains endroits. Les quatre fenêtres de la pièce offrent une vue imprenable sur le jardin du Luxembourg.
— Ton appart est magnifique, fait remarquer Sylvie.
— Vous êtes locataire ou propriétaire ? lui demande Danie.
— Pour commencer, tu vas me tutoyer et pour répondre à ta question, je suis propriétaire depuis trois ans.
— On s'y sent tout de suite à l'aise.
— Je suppose que vous avez envie de prendre une douche, les gants et les serviettes sont rangés dans l'armoire. Pendant ce temps-là, je prépare l'apéritif.
— Vous êtes locataire ou propriétaire ? lui demande Danie.
— Pour commencer, tu vas me tutoyer et pour répondre à ta question, je suis propriétaire depuis trois ans.
— On s'y sent tout de suite à l'aise.
— Je suppose que vous avez envie de prendre une douche, les gants et les serviettes sont rangés dans l'armoire. Pendant ce temps-là, je prépare l'apéritif.
Sous la douche, Danie fait part de son trouble à Sylvie qui l'arrête immédiatement.
— Ne te fais aucune illusion, l'homme qui partageait sa vie depuis deux ans l'a quittée il y a six mois à peine. Malgré les apparences, elle en souffre et se sent surtout humiliée.
— Comment peut-on quitter une femme comme elle ? s'insurge Danie.
— Pour une autre. Elle les a surpris par le plus grand des hasards en passant devant une brasserie où ils étaient attablés, main dans la main.
— Quel salaud, quel connard ! s'écrie-t-elle.
— Tu viens d'être engagée, tu ne vas pas tout gâcher.
— C'est bon, j'ai compris, marmonne-t-elle d'un air dépité.
— Janice doit rester une collègue, éventuellement une amie, rien de plus, martèle Sylvie.
— D'accord, répond-elle sans conviction.
— Comment peut-on quitter une femme comme elle ? s'insurge Danie.
— Pour une autre. Elle les a surpris par le plus grand des hasards en passant devant une brasserie où ils étaient attablés, main dans la main.
— Quel salaud, quel connard ! s'écrie-t-elle.
— Tu viens d'être engagée, tu ne vas pas tout gâcher.
— C'est bon, j'ai compris, marmonne-t-elle d'un air dépité.
— Janice doit rester une collègue, éventuellement une amie, rien de plus, martèle Sylvie.
— D'accord, répond-elle sans conviction.
Elles enfilent des sous-vêtements propres et une robe d'été légère puis gagnent le salon où Janice termine de déposer bouteilles et verres sur la table basse du salon.
— Servez-vous, ne vous gênez pas, je file prendre une douche, dit-elle en disparaissant.
Elle revient un quart d'heure après, vêtue d'un pantalon en lin beige et d'un chemisier blanc tout simple.
— Vous ne vous êtes pas servies ?
— Nous t'attendions.
— Qu'est-ce que je vous sers ?
— Un kir, répond Danie suivie de Sylvie.
— À la santé de Danie, dit-elle en levant son verre. Ce soir, vous êtes mes invitées, nous irons chez Antoine, il est propriétaire d'un bistro dans la pure tradition parisienne, la cuisine est excellente. Vous aimez les plats de terroir ?
— Oh oui, comme chez nous en Auvergne, s'exclame Danie euphorique.
— Parfait alors, vous verrez, Antoine est un patron très jovial avec toujours le mot pour rire. Et puis, pas besoin de prendre la voiture, le restau est à cinq cents mètres.
— Nous t'attendions.
— Qu'est-ce que je vous sers ?
— Un kir, répond Danie suivie de Sylvie.
— À la santé de Danie, dit-elle en levant son verre. Ce soir, vous êtes mes invitées, nous irons chez Antoine, il est propriétaire d'un bistro dans la pure tradition parisienne, la cuisine est excellente. Vous aimez les plats de terroir ?
— Oh oui, comme chez nous en Auvergne, s'exclame Danie euphorique.
— Parfait alors, vous verrez, Antoine est un patron très jovial avec toujours le mot pour rire. Et puis, pas besoin de prendre la voiture, le restau est à cinq cents mètres.
L'accueil d'Antoine est à l'image de son établissement, chaleureux et convivial. Danie lui donne quarante ans environ, elle le trouve séduisant avec ses cheveux mi-longs, sa barbe et sa tenue vestimentaire proche de la leur.
— Je te présente Danie, notre nouveau modèle et Sylvie, photographe depuis plusieurs mois.
— Enchanté de faire votre connaissance mesdemoiselles, dit-il avec un sourire des plus sincères.
— Moi aussi, j'ai hâte de déguster votre cuisine de terroir dont je suis friande. Sylvie et moi résidons en Auvergne, comme vous le savez certainement, cette région regorge de plats traditionnels.
— J'y suis souvent allé, sa cuisine est pour moi une source d'inspiration.
— J'ai l'impression que nous allons bien nous entendre.
— Amène-moi toujours des clients comme ça et je te dresse une statue à l'entrée de l'établissement, dit-il à Janice.
— Antoine, apportez-nous votre meilleur champagne et j'espère que vous accepterez une flûte, propose joyeusement Danie.
— Comment refusez à une si jolie demoiselle.
— Pour la demoiselle, vous repasserez, je suis mère de deux enfants.
— Vous avez une silhouette de jeune fille.
— En même temps, je n'ai que 23 ans.
— Tu as deux enfants ! s'écrie Janice.
— Oui, une fille de 4 ans et un garçon de 3 ans, mais je suis divorcée depuis un an.
— Oh dommage. Tu les as eus vachement jeune.
— Le coup de foudre pour le fils de mon patron. J'étais innocente et je me suis lancée à corps perdu dans cet amour. Les enfants sont venus rapidement.
— Tu les élèves seule alors ?
— Oui, mais je peux compter sur mes amies. J'ai acheté une grande maison, j'ai fait transformer la grange en deux logements et aménagé un toit à cochons en maisonnette où habitent mes amies. J'avoue que mes parents m'ont aidée financièrement pour une partie que je leur rembourse mensuellement.
— C'est chouette comme initiative.
— Il y a Chloé, une artiste peintre, Peggy qui vient de battre les records de vente avec son premier ouvrage "Souvenirs D'elle..."
— Je l'ai lu il y a quelques mois, une copine lesbienne me l'avait recommandé. Il m'a émue aux larmes, même si je suis éloignée du monde lesbien. Pardon, je t'ai coupé la parole.
— Il y a aussi Virginie, la sœur de mon ex-mari, elle aussi artiste peintre, Laure qui est esthéticienne et qui réside dans la maisonnette et enfin Sylvie qui dort parfois à la maison où elle a une chambre à elle.
— Que des filles alors.
— Oui, la plupart ont subi des déboires avec les mecs.
— Ce qui est mon cas également, mais je préférerais ne pas aborder le sujet.
— Ce soir, nous sommes là pour nous détendre, évitons les sujets qui font mal, dis-je alors qu'Antoine arrive avec le seau à champagne.
— Vous m'avez demandé le meilleur, mais je vous apporte une cuvée d'un petit producteur d'Avize dont vous me direz des nouvelles, précise-t-il en faisant sauter le bouchon avec dextérité.
— Je vous fais confiance.
— Enchanté de faire votre connaissance mesdemoiselles, dit-il avec un sourire des plus sincères.
— Moi aussi, j'ai hâte de déguster votre cuisine de terroir dont je suis friande. Sylvie et moi résidons en Auvergne, comme vous le savez certainement, cette région regorge de plats traditionnels.
— J'y suis souvent allé, sa cuisine est pour moi une source d'inspiration.
— J'ai l'impression que nous allons bien nous entendre.
— Amène-moi toujours des clients comme ça et je te dresse une statue à l'entrée de l'établissement, dit-il à Janice.
— Antoine, apportez-nous votre meilleur champagne et j'espère que vous accepterez une flûte, propose joyeusement Danie.
— Comment refusez à une si jolie demoiselle.
— Pour la demoiselle, vous repasserez, je suis mère de deux enfants.
— Vous avez une silhouette de jeune fille.
— En même temps, je n'ai que 23 ans.
— Tu as deux enfants ! s'écrie Janice.
— Oui, une fille de 4 ans et un garçon de 3 ans, mais je suis divorcée depuis un an.
— Oh dommage. Tu les as eus vachement jeune.
— Le coup de foudre pour le fils de mon patron. J'étais innocente et je me suis lancée à corps perdu dans cet amour. Les enfants sont venus rapidement.
— Tu les élèves seule alors ?
— Oui, mais je peux compter sur mes amies. J'ai acheté une grande maison, j'ai fait transformer la grange en deux logements et aménagé un toit à cochons en maisonnette où habitent mes amies. J'avoue que mes parents m'ont aidée financièrement pour une partie que je leur rembourse mensuellement.
— C'est chouette comme initiative.
— Il y a Chloé, une artiste peintre, Peggy qui vient de battre les records de vente avec son premier ouvrage "Souvenirs D'elle..."
— Je l'ai lu il y a quelques mois, une copine lesbienne me l'avait recommandé. Il m'a émue aux larmes, même si je suis éloignée du monde lesbien. Pardon, je t'ai coupé la parole.
— Il y a aussi Virginie, la sœur de mon ex-mari, elle aussi artiste peintre, Laure qui est esthéticienne et qui réside dans la maisonnette et enfin Sylvie qui dort parfois à la maison où elle a une chambre à elle.
— Que des filles alors.
— Oui, la plupart ont subi des déboires avec les mecs.
— Ce qui est mon cas également, mais je préférerais ne pas aborder le sujet.
— Ce soir, nous sommes là pour nous détendre, évitons les sujets qui font mal, dis-je alors qu'Antoine arrive avec le seau à champagne.
— Vous m'avez demandé le meilleur, mais je vous apporte une cuvée d'un petit producteur d'Avize dont vous me direz des nouvelles, précise-t-il en faisant sauter le bouchon avec dextérité.
— Je vous fais confiance.
Le champagne est effectivement d'un excellent cru, Antoine trinque avec elles, mais retourne rapidement à sa tâche après avoir remercié Danie. Chacune se plonge dans la carte, Danie optant en entrée pour une salade de museau de bœuf et pour le plat principal, son choix se porte sur le steak tartare accompagné de ses frites maison, ce qui fait grimacer Janice.
— Tu manges de la viande crue ?
— Oui, quand la viande est de qualité.
— Je ne pourrai pas, ajoute-t-elle d'un air dégoûté. Par contre, il faudra surveiller ton alimentation pour ne pas grossir...
— Je peux manger ce que je veux sans prendre un gramme.
— Tu as bien de la chance.
— Oui, quand la viande est de qualité.
— Je ne pourrai pas, ajoute-t-elle d'un air dégoûté. Par contre, il faudra surveiller ton alimentation pour ne pas grossir...
— Je peux manger ce que je veux sans prendre un gramme.
— Tu as bien de la chance.
Sylvie et Janice se complètent et commandent une terrine de saint-jacques et lotte et en plat un filet de perche à l'oseille.
— Vous ne me facilitez pas la tâche pour le choix des vins, dis-je.
— On te fait confiance, répond Sylvie.
— Une bouteille de chablis premier cru pour vous et une demi-bouteille de Saint Amour pour ma pomme.
— Je paierai les vins, prévient Sylvie.
— Je vous rappelle que vous êtes mes invitées.
— Cela nous fait plaisir, dis-je en la gratifiant de mon plus joli sourire.
— On te fait confiance, répond Sylvie.
— Une bouteille de chablis premier cru pour vous et une demi-bouteille de Saint Amour pour ma pomme.
— Je paierai les vins, prévient Sylvie.
— Je vous rappelle que vous êtes mes invitées.
— Cela nous fait plaisir, dis-je en la gratifiant de mon plus joli sourire.
Le repas est succulent, l'ambiance excellente, elles passent une agréable soirée. Antoine leur offre les digestifs puis elles règlent la note en promettant de revenir très vite.
De retour à l'appartement, elles partent se changer, Sylvie et Danie gardent une culotte et passent un long tee-shirt. Janice, de son côté, revient en djellaba sous laquelle Danie ne distingue aucune marque de sous-vêtement. Le trouble qui s'était quelque peu dissipé au restaurant remonte à la surface, une nuée de papillons virevoltent dans le bas de son ventre, pas facile de dissimuler cette agitation, d'autant que Sylvie ne manquera pas de la surveiller.
— Tu n'aurais pas une photo de tes enfants ? demande Janice en prenant place dans un des fauteuils.
— J'en ai deux dans mon sac, dit-elle en se levant pour aller à la chambre.
— J'en ai deux dans mon sac, dit-elle en se levant pour aller à la chambre.
Quelques secondes plus tard, elle s'agenouille près de Janice et lui tend les photos.
— Oh qu'ils sont beaux, s'exclame-t-elle.
— Leur mère n'est pas mal non plus.
— C'est ton ex-mari ? demande-t-elle en passant à la seconde photo.
— Oui.
— Il est bel homme, dit-elle en tournant la tête vers elle.
— Dommage qu'il manquait d'expérience...
— Tu n'étais guère mieux, fait remarquer Sylvie.
— J'étais complètement coincée, j'en suis parfaitement consciente.
— Vous êtes restés en bons termes ?
— Oui, une fois qu'il a digéré notre séparation. Il était vraiment amoureux... Bon, parlons d'autre chose.
— En tout cas, vous pouvez être fiers, vos enfants sont magnifiques.
— On n'a pas tout raté.
— Tu as fait la conquête d'Antoine, dit-elle en souriant.
— Il a le don pour vous mettre à l'aise, il est génial et sa cuisine est excellente.
— Je suis heureuse que vous ayez apprécié.
— Le poisson était excellent et sa sauce, quel régal ! ajoute Sylvie.
— J'ai une bouteille de champagne au frais, on se boit une flûte ?
— Allez, c'est la fête ! Ça te dérange si je roule un joint ? propose-t-elle en oubliant que Janice pourrait s'offusquer de cette proposition.
— Il y a bien longtemps que je n'ai pas fumé.
— C'est de l'herbe, elle est excellente, précise-t-elle alors que Sylvie lui lance un regard noir.
— Allons-y, je ne travaille pas demain.
— Leur mère n'est pas mal non plus.
— C'est ton ex-mari ? demande-t-elle en passant à la seconde photo.
— Oui.
— Il est bel homme, dit-elle en tournant la tête vers elle.
— Dommage qu'il manquait d'expérience...
— Tu n'étais guère mieux, fait remarquer Sylvie.
— J'étais complètement coincée, j'en suis parfaitement consciente.
— Vous êtes restés en bons termes ?
— Oui, une fois qu'il a digéré notre séparation. Il était vraiment amoureux... Bon, parlons d'autre chose.
— En tout cas, vous pouvez être fiers, vos enfants sont magnifiques.
— On n'a pas tout raté.
— Tu as fait la conquête d'Antoine, dit-elle en souriant.
— Il a le don pour vous mettre à l'aise, il est génial et sa cuisine est excellente.
— Je suis heureuse que vous ayez apprécié.
— Le poisson était excellent et sa sauce, quel régal ! ajoute Sylvie.
— J'ai une bouteille de champagne au frais, on se boit une flûte ?
— Allez, c'est la fête ! Ça te dérange si je roule un joint ? propose-t-elle en oubliant que Janice pourrait s'offusquer de cette proposition.
— Il y a bien longtemps que je n'ai pas fumé.
— C'est de l'herbe, elle est excellente, précise-t-elle alors que Sylvie lui lance un regard noir.
— Allons-y, je ne travaille pas demain.
Janice partie à la cuisine, Sylvie en profite pour réprimander son amie :
— T'es complètement folle, qu'est-ce qui t'a pris de proposer un joint sans connaître sa position sur le sujet ?
— Elle n'a pas dit non.
— Tu as de la chance... Elle ne termine pas sa phrase, Janice étant de retour avec le seau à champagne et les trois flûtes.
— Elle n'a pas dit non.
— Tu as de la chance... Elle ne termine pas sa phrase, Janice étant de retour avec le seau à champagne et les trois flûtes.
Les craintes de Sylvie s'estompent quand elle voit Janice aspirer une bouffée et vanter la qualité du produit.
— Elle est très bonne, j'aime bien son odeur, dit-elle en tirant une nouvelle fois dessus.
— Fais attention, elle est plutôt costaude, la met en garde Sylvie.
— Je ne suis pas novice non plus.
— Fais attention, elle est plutôt costaude, la met en garde Sylvie.
— Je ne suis pas novice non plus.
Trois pétards plus tard, Janice est alanguie dans le fauteuil, les yeux mi-clos.
— Ouah, j'ai la tête qui tourne.
— Danie les tasse toujours trop.
— Je te jure que ce n'est pas le cas.
— En tout cas, ça fait un bail que je n'en ai pas fumé d'aussi bonne, murmure Janice.
— Tiens, je t'offre une tête, dit Danie en la déposant sur la table basse.
— Elle est énorme, dit-elle en la saisissant avec difficulté.
— Ne t'inquiète pas, j'en ai plein à la maison.
— Tu vas me trouver curieuse... Tu es seule ou tu as rencontré quelqu'un d'autre ?
— Je n'ai personne, quand on se connaîtra mieux, je t'en donnerai les raisons.
— Tu as raison, on n'en est pas encore à se confier nos tourments.
— Je vais me coucher, dit Sylvie en se levant difficilement.
— Oui, c'est plus raisonnable, répond Janice.
— Vous êtes des petites natures, précise Danie en les suivant à regret.
— Danie les tasse toujours trop.
— Je te jure que ce n'est pas le cas.
— En tout cas, ça fait un bail que je n'en ai pas fumé d'aussi bonne, murmure Janice.
— Tiens, je t'offre une tête, dit Danie en la déposant sur la table basse.
— Elle est énorme, dit-elle en la saisissant avec difficulté.
— Ne t'inquiète pas, j'en ai plein à la maison.
— Tu vas me trouver curieuse... Tu es seule ou tu as rencontré quelqu'un d'autre ?
— Je n'ai personne, quand on se connaîtra mieux, je t'en donnerai les raisons.
— Tu as raison, on n'en est pas encore à se confier nos tourments.
— Je vais me coucher, dit Sylvie en se levant difficilement.
— Oui, c'est plus raisonnable, répond Janice.
— Vous êtes des petites natures, précise Danie en les suivant à regret.
Elles sont couchées depuis dix minutes que Danie ressent une envie pressante.
— Merde, j'ai envie de pisser, dit-elle en bondissant du lit.
— Tu ne vas y aller à poil !
— Elle doit dormir, dis-je en ouvrant la porte délicatement.
— Tu ne vas y aller à poil !
— Elle doit dormir, dis-je en ouvrant la porte délicatement.
La porte de la chambre de Janice est légèrement entrouverte, un rai de lumière filtre et éclaire légèrement le couloir. Elle avance à pas feutrés vers les toilettes quand son oreille perçoit de petits cris étouffés. La curiosité n'est pas son fort, mais la tentation est trop forte de jeter un œil. Elle contient un cri de surprise quand elle aperçoit Janice allongée sur le dos, le drap remonté à la taille et sa main droite s'agiter entre ses cuisses, la gauche plaquée sur sa bouche pour atténuer ses gémissements. Ses seins sont magnifiques et elle enrage que ce maudit drap ne lui permette pas d'en voir plus. Néanmoins, elle ressent un sentiment de honte à jouer les voyeuses et son envie d'uriner devient trop pressante pour continuer à jouir du spectacle. Quand elle regagne la chambre, elle est tout émoustillée, son cœur bat la chamade, son esprit est chamboulé. Sylvie est couchée en chien de fusil et semble déjà endormie.
— Tu en as mis du temps, murmure-t-elle.
— Je croyais que tu dormais, dit-elle en ne dévoilant rien de la scène dont elle vient d'être témoin.
— Bonne nuit.
— Toi aussi, répond-elle en se collant contre son dos.
— Eh, je crève de chaud !
— J'ai envie de toi, susurre-t-elle dans son oreille.
— Certainement pas ici. Allez, va dans ton coin.
— T'es pas sympa, dit-elle en caressant ses fesses.
— Retire ta main, je ne plaisante pas.
— Tu n'es pas marrante, dit-elle en se retournant, le bas du ventre en ébullition.
— Je croyais que tu dormais, dit-elle en ne dévoilant rien de la scène dont elle vient d'être témoin.
— Bonne nuit.
— Toi aussi, répond-elle en se collant contre son dos.
— Eh, je crève de chaud !
— J'ai envie de toi, susurre-t-elle dans son oreille.
— Certainement pas ici. Allez, va dans ton coin.
— T'es pas sympa, dit-elle en caressant ses fesses.
— Retire ta main, je ne plaisante pas.
— Tu n'es pas marrante, dit-elle en se retournant, le bas du ventre en ébullition.
Sur le quai de la gare, Danie ne peut masquer sa tristesse, être séparée plusieurs semaines de Janice lui est insupportable. Elle tient à graver son visage dans sa mémoire et faire défiler cette image chaque soir avant de s'endormir.
— Danie, Janice te parle, la rappelle à l'ordre Sylvie.
— Pardon, j'ai peu dormi, j'ai la tête ailleurs.
— Je vais faire mon possible pour t'avoir des shooting dans les meilleurs délais.
— Oh merci, j'en ai vraiment besoin, j'ai donné ma démission à mon patron.
— Je te promets de faire de mon mieux.
— Tu es vraiment sympa, dit-elle en lui prenant les mains dans les siennes.
— Je fais mon travail.
— Pardon, j'ai peu dormi, j'ai la tête ailleurs.
— Je vais faire mon possible pour t'avoir des shooting dans les meilleurs délais.
— Oh merci, j'en ai vraiment besoin, j'ai donné ma démission à mon patron.
— Je te promets de faire de mon mieux.
— Tu es vraiment sympa, dit-elle en lui prenant les mains dans les siennes.
— Je fais mon travail.
Le départ du train est annoncé. Janice leur fait la bise et agite la main quand le convoi s'ébranle. Danie retient ses larmes quand elle disparaît de son champ de vision. Elle se laisse tomber sur la banquette et ferme les yeux, ignorant Sylvie qui l'observe, intriguée.
— Tu m'en veux pour cette nuit ?
— Non, c'est oublié.
— Qu'est-ce que tu as alors ?
— Je suis fatiguée.
— Je t'en prie, pas avec moi, je te connais trop bien.
— Je n'ai pas envie de parler.
— Si c'est Janice, je te rappelle ta promesse, elle n'est et ne doit être qu'une amie.
— Tu ne devrais avoir aucune crainte, hier elle a précisé être éloignée du milieu lesbien.
— Raison de plus pour rester à ta place.
— Plus facile à dire qu'à faire, murmure-t-elle.
— Tu n'as aucune chance, tu le sais toi-même. Je te fous la paix, repose-toi, dit-elle en prenant un bouquin dans son sac.
— Non, c'est oublié.
— Qu'est-ce que tu as alors ?
— Je suis fatiguée.
— Je t'en prie, pas avec moi, je te connais trop bien.
— Je n'ai pas envie de parler.
— Si c'est Janice, je te rappelle ta promesse, elle n'est et ne doit être qu'une amie.
— Tu ne devrais avoir aucune crainte, hier elle a précisé être éloignée du milieu lesbien.
— Raison de plus pour rester à ta place.
— Plus facile à dire qu'à faire, murmure-t-elle.
— Tu n'as aucune chance, tu le sais toi-même. Je te fous la paix, repose-toi, dit-elle en prenant un bouquin dans son sac.
Danie n'avait pas menti en confiant avoir mal dormi. Elle a somnolé durant tout le trajet et Sylvie doit la secouer pour l'avertir que le train entrait en gare. Peggy les attend au bout du quai, les deux chiens en laisse. Quand ceux-ci aperçoivent leur maîtresse, ils se dressent sur leurs pattes et s'élancent vers elle, entraînant la pauvre Peggy dans une course effrénée. Parvenue à noter hauteur, le visage écarlate, elle se met à vociférer :
— Quels abrutis ces clébards, ils n'écoutent même pas quand je leur dis d'arrêter, parvient-elle à articuler en essayant de reprendre son souffle.
Danie, accroupie, les caresse, les embrasse, prononce des mots gentils à leur intention.
— Tu pourrais au moins me dire bonjour si ce n'est pas trop te demander, s'exclame-t-elle, furibonde.
— Tu ne le mérites pas, tu as insulté mes chiens.
— Va te faire foutre, dit-elle en tournant les talons.
— Oh la, la, quel sale caractère, les Anglais ont débarqué ?
— P'tite conne, je te déteste, dit-elle en lui jetant un regard sombre.
— Attention au pilier, crie Sylvie.
— Trop tard, elle va se le goinfrer, ajoute Danie en se marrant.
— Tu ne le mérites pas, tu as insulté mes chiens.
— Va te faire foutre, dit-elle en tournant les talons.
— Oh la, la, quel sale caractère, les Anglais ont débarqué ?
— P'tite conne, je te déteste, dit-elle en lui jetant un regard sombre.
— Attention au pilier, crie Sylvie.
— Trop tard, elle va se le goinfrer, ajoute Danie en se marrant.
La tête de Peggy cogne contre le pilier, ce qui la met encore plus en colère.
— Putain de merde, je vais avoir une belle bosse, dit-elle en se frottant le front. Arrêtez de rire toutes les deux, sinon vous rentrez à pied.
— Je ne me suis pas trompée, elle a ses règles.
— Tais-toi sinon je te fais avaler mon tampax.
— Je ne me suis pas trompée, elle a ses règles.
— Tais-toi sinon je te fais avaler mon tampax.
Dans la voiture, Peggy a retrouvé son calme. Sylvie a pris la place passager et Danie, prudemment, a préféré s'asseoir à l'arrière.
— Alors, ça s'est bien passé, demande-t-elle en jetant un regard dans le rétroviseur.
— Pour les essais, aucun problème, elle est embauchée. Par contre, Madame s'est entichée de l'adjointe du directeur, elle en est raide dingue,
— Elle est lesbienne ?
— Pas du tout, son mec la trompait et ils se sont séparés il y a à peine six mois. J'ai beau lui dire qu'elle n'a aucune chance, elle n'écoute pas.
— Tu sautes sur tout ce qui bouge, ironise Peggy.
— Je crois que je vais tomber amoureuse, finit-elle par confier.
— N'importe quoi, tu es vraiment maso ! lui balance Peggy.
— Laisse-la, mais qu'elle ne se plaint pas ensuite si elle se fait éjecter de l'agence.
— Je ferai mon boulot correctement, le reste est du ressort de la vie privée.
— Janice n'est pas lesbienne, elle souffre de cette rupture, alors, je t'en supplie, ne va pas l'emmerder avec tes sentiments dont elle se fiche éperdument.
— Pour les essais, aucun problème, elle est embauchée. Par contre, Madame s'est entichée de l'adjointe du directeur, elle en est raide dingue,
— Elle est lesbienne ?
— Pas du tout, son mec la trompait et ils se sont séparés il y a à peine six mois. J'ai beau lui dire qu'elle n'a aucune chance, elle n'écoute pas.
— Tu sautes sur tout ce qui bouge, ironise Peggy.
— Je crois que je vais tomber amoureuse, finit-elle par confier.
— N'importe quoi, tu es vraiment maso ! lui balance Peggy.
— Laisse-la, mais qu'elle ne se plaint pas ensuite si elle se fait éjecter de l'agence.
— Je ferai mon boulot correctement, le reste est du ressort de la vie privée.
— Janice n'est pas lesbienne, elle souffre de cette rupture, alors, je t'en supplie, ne va pas l'emmerder avec tes sentiments dont elle se fiche éperdument.
Danie se recroqueville sur la banquette, se bouche les oreilles et se met à chanter à tue-tête pour ne plus entendre les reproches de son amie.
— Oh la ferme, un peu de calme, hurle Peggy en martelant le volant.
— En plus, elle chante mal.
— Elle a pourtant tout ce qu'il faut à la maison, ajoute Peggy.
— En plus, elle chante mal.
— Elle a pourtant tout ce qu'il faut à la maison, ajoute Peggy.
Les jours passent et Danie trimballe son spleen comme une chape de plomb. Le samedi 27 mai, après le passage du facteur, on l'entend pousser un cri et sauter comme un cabri avant de s'installer sous la tonnelle, une enveloppe kraft à la main qu'elle déchire sans ménagement pour prendre connaissance du contenu.
— Qu'est-ce que tu as pour pousser des cris pareils, l'interpelle Chloé.
— Janice m'a envoyé quatre contrats et me propose de dormir chez elle.
— La pauvre, elle ignore ce qui l'attend !
— Parce que tu imagines que je vais lui sauter dessus ? Je ferai comme Madie avec moi, il n'y a aucune raison que ça ne fonctionne pas avec elle.
— N'oublie pas qu'elle a les pouvoirs de rompre ton contrat si tu la harcèles.
— Il n'est pas question de la harceler, mais user de psychologie.
— D'après Sylvie, c'est une pure hétéro, tu vas perdre ton temps et nous en subirons les conséquences.
— Certainement pas, je vous le promets.
— C'est pourtant le cas depuis ton retour de Paris. Tu t'isoles, tu ne fais plus rien avec nous, tu ne souris plus...
— Je vais me reprendre.
— Tu as plutôt intérêt, ce soir on fait la fête chez Madie et Stéph, et si c'est pour tirer la gueule, autant rester ici.
— Je te jure que je serai en superforme. Je vais appeler Gilles pour qu'ils s'occupent des enfants la semaine prochaine, je serai à Paris du mercredi au vendredi inclus.
— Sylvie ira avec toi ?
— Je n'en sais rien, en tout cas, il n'y avait rien au courrier pour elle.
— Janice m'a envoyé quatre contrats et me propose de dormir chez elle.
— La pauvre, elle ignore ce qui l'attend !
— Parce que tu imagines que je vais lui sauter dessus ? Je ferai comme Madie avec moi, il n'y a aucune raison que ça ne fonctionne pas avec elle.
— N'oublie pas qu'elle a les pouvoirs de rompre ton contrat si tu la harcèles.
— Il n'est pas question de la harceler, mais user de psychologie.
— D'après Sylvie, c'est une pure hétéro, tu vas perdre ton temps et nous en subirons les conséquences.
— Certainement pas, je vous le promets.
— C'est pourtant le cas depuis ton retour de Paris. Tu t'isoles, tu ne fais plus rien avec nous, tu ne souris plus...
— Je vais me reprendre.
— Tu as plutôt intérêt, ce soir on fait la fête chez Madie et Stéph, et si c'est pour tirer la gueule, autant rester ici.
— Je te jure que je serai en superforme. Je vais appeler Gilles pour qu'ils s'occupent des enfants la semaine prochaine, je serai à Paris du mercredi au vendredi inclus.
— Sylvie ira avec toi ?
— Je n'en sais rien, en tout cas, il n'y avait rien au courrier pour elle.
Il est plus de dix-neuf heures quand les filles s'apprêtent à partir, seule Danie manque à l'appel. Peggy, au volant du minibus, s'impatiente et appuie plusieurs fois sur le klaxon.
— Ah quand même ! hurle-t-elle en la voyant sortir, vêtue d'un short en jean et d'un tee-shirt blanc.
— Il n'y a pas le feu, répond-elle en prenant place.
— Tu commences sérieusement à nous agacer, poursuit Peggy, remontée comme une horloge.
— Qu'est-ce que tu es nerveuse ces derniers temps !
— Tu as intérêt à ne pas faire la gueule toute la soirée.
— Je pète le feu et j'ai l'intention de m'éclater !
— Ah, c'est vrai que la semaine prochaine, tu vas retrouver celle qui fait battre ton cœur, se moque Peggy.
— L'espoir fait vivre, ajoute Sylvie pour en rajouter une couche.
— J'attends vos commentaires quand elle sera pendue à mon cou.
— Attends-toi plutôt à être virée ma vieille, peste Sylvie.
— On en reparlera, je vous étonnerai toutes.
— Madame se croit irrésistible, dit Peggy en rigolant.
— Rigole ma p'tite...
— Il n'y a pas le feu, répond-elle en prenant place.
— Tu commences sérieusement à nous agacer, poursuit Peggy, remontée comme une horloge.
— Qu'est-ce que tu es nerveuse ces derniers temps !
— Tu as intérêt à ne pas faire la gueule toute la soirée.
— Je pète le feu et j'ai l'intention de m'éclater !
— Ah, c'est vrai que la semaine prochaine, tu vas retrouver celle qui fait battre ton cœur, se moque Peggy.
— L'espoir fait vivre, ajoute Sylvie pour en rajouter une couche.
— J'attends vos commentaires quand elle sera pendue à mon cou.
— Attends-toi plutôt à être virée ma vieille, peste Sylvie.
— On en reparlera, je vous étonnerai toutes.
— Madame se croit irrésistible, dit Peggy en rigolant.
— Rigole ma p'tite...
Il y a déjà foule quand elles franchissent le portail à forts coups de klaxon, ce qui irrite Stéph qui tempête derrière le bar. Elles font le tour des personnes présentes puis se dirigent vers le bar.
— Bonjour mon amour, dit Danie en claquant un bec à son meilleur ami.
— Tu peux me toucher quand tu veux, mais pas touche à mon mari, dit Madie en lui collant une claque sur les fesses.
— J'ai une grande nouvelle à vous annoncer, la semaine prochaine, je pars à Paris faire mes premiers shooting.
— Déjà qu'elle se la pétait, qu'est-ce que ça va être maintenant ! s'exclame Laure.
— Jalouse ! Stéph, tu peux me servir un punch s'il te plaît ?
— Bien entendu ma belle. Au fait, si cela t'intéresse, j'ai une nouvelle herbe pas dégueu.
— Tu m'étonnes, tu tires quelques lattes et ta libido s'affole, ajoute Madie.
— N'exagère pas, lui répond-il.
— Il ne me croit pas ce con, pourtant c'est la vérité.
— Surtout pas à elle, en ce moment, elle a le cul en feu ! intervient Peggy.
— Qu'est-ce que tu as contre moi, depuis mon retour de Paris, tu es sans cesse sur mon dos.
— Elle ne vous a rien dit ? Elle est tombée raide dingue de l'adjointe de direction de l'agence, poursuit-elle.
— T'es dégueulasse ! s'écrie Danie en s'éloignant avec le joint et son verre de punch.
— Oh reviens, ne fais pas la gueule.
— Tu m'emmerdes Peggy.
— Tu peux me toucher quand tu veux, mais pas touche à mon mari, dit Madie en lui collant une claque sur les fesses.
— J'ai une grande nouvelle à vous annoncer, la semaine prochaine, je pars à Paris faire mes premiers shooting.
— Déjà qu'elle se la pétait, qu'est-ce que ça va être maintenant ! s'exclame Laure.
— Jalouse ! Stéph, tu peux me servir un punch s'il te plaît ?
— Bien entendu ma belle. Au fait, si cela t'intéresse, j'ai une nouvelle herbe pas dégueu.
— Tu m'étonnes, tu tires quelques lattes et ta libido s'affole, ajoute Madie.
— N'exagère pas, lui répond-il.
— Il ne me croit pas ce con, pourtant c'est la vérité.
— Surtout pas à elle, en ce moment, elle a le cul en feu ! intervient Peggy.
— Qu'est-ce que tu as contre moi, depuis mon retour de Paris, tu es sans cesse sur mon dos.
— Elle ne vous a rien dit ? Elle est tombée raide dingue de l'adjointe de direction de l'agence, poursuit-elle.
— T'es dégueulasse ! s'écrie Danie en s'éloignant avec le joint et son verre de punch.
— Oh reviens, ne fais pas la gueule.
— Tu m'emmerdes Peggy.
Danie s'éloigne, les larmes au bord des yeux, et furax contre Peggy. Elle se réfugie sous le cerisier et tire nerveusement sur le pétard. Elle se relève d'un bond, la tête lui tourne, elle manque de tomber, mais se retient à une branche. Putain, il démâte, se dit-elle en retournant vers le bar, le pas incertain.
— Stéph, je t'en achète, dit-elle en posant les mains sur le comptoir pour garder son équilibre.
— Alors, t'as aimé ?
— Elle est costaude, je t'en prends pour 1 000 balles.
— Viens avec moi. Madie, tu t'occupes du bar quelques minutes ?
— OK mon amour.
— Alors, t'as aimé ?
— Elle est costaude, je t'en prends pour 1 000 balles.
— Viens avec moi. Madie, tu t'occupes du bar quelques minutes ?
— OK mon amour.
Les minutes s'égrènent et Danie devient de plus en plus ingérable. Elle ne compte plus les verres de punch avalés et ceux de vin au cours du repas. Le dos collé à un tronc d'arbre, elle allume un nouveau joint, moment choisi par Lucie pour faire son apparition.
— Bonsoir la belle, tu as l'air mal en point.
— Tu viens encore me draguer !
— Pas du tout, tu connais mes sentiments.
— Pourquoi t'obstiner, tu perds ton temps, il y a bien d'autres nanas...
— J'ai eu pas mal d'aventures puis j'ai fait ta connaissance et ce fut le coup de foudre. Il n'y a plus que toi, les autres m'indiffèrent.
— Lucie, tu es gentille, je t'aime bien, mais ce n'est pas possible, et ce pour plusieurs raisons.
— Lesquelles ?
— Trop long à expliquer et je ne suis pas en état. Je promets d'aller te voir un jour et je t'en donnerai les raisons.
— Très bien.
— Tiens, fume un peu avec moi, dit-elle en lui passant le joint. Vache, j'ai envie de pisser, tu ne bouges pas ?
— Tu viens encore me draguer !
— Pas du tout, tu connais mes sentiments.
— Pourquoi t'obstiner, tu perds ton temps, il y a bien d'autres nanas...
— J'ai eu pas mal d'aventures puis j'ai fait ta connaissance et ce fut le coup de foudre. Il n'y a plus que toi, les autres m'indiffèrent.
— Lucie, tu es gentille, je t'aime bien, mais ce n'est pas possible, et ce pour plusieurs raisons.
— Lesquelles ?
— Trop long à expliquer et je ne suis pas en état. Je promets d'aller te voir un jour et je t'en donnerai les raisons.
— Très bien.
— Tiens, fume un peu avec moi, dit-elle en lui passant le joint. Vache, j'ai envie de pisser, tu ne bouges pas ?
Elle prend la direction du potager, situé derrière la maison, où de hauts buissons lui permettront de ne pas être vue. Elle baisse son short, sa culotte, s'accroupit et vide sa vessie avec soulagement. Tout se gâte quand elle veut se relever. Le short et la culotte entravant ses chevilles, la voici qui bascule en arrière et se retrouve au sol les jambes en l'air.
— Putain de merde, jure-t-elle en ne parvenant pas à se remettre sur pied.
— Tu as besoin d'un coup de main ? Elle reconnaîtrait entre mille la voix de Lucie.
— Qu'est-ce que tu fous là ? Tu m'espionnais !
— Vu la difficulté avec laquelle tu marchais, j'ai préféré te suivre, mais je te jure que je me suis tenue à l'écart. C'est en t'entendant crier et jurer que je me suis approchée... Il me semble que j'ai eu raison, ajoute-t-elle en riant.
— Aide-moi à me relever, je n'y arrive pas, bafouille Danie en dissimulant son sexe d'une main.
— Tu as besoin d'un coup de main ? Elle reconnaîtrait entre mille la voix de Lucie.
— Qu'est-ce que tu fous là ? Tu m'espionnais !
— Vu la difficulté avec laquelle tu marchais, j'ai préféré te suivre, mais je te jure que je me suis tenue à l'écart. C'est en t'entendant crier et jurer que je me suis approchée... Il me semble que j'ai eu raison, ajoute-t-elle en riant.
— Aide-moi à me relever, je n'y arrive pas, bafouille Danie en dissimulant son sexe d'une main.
Lucie saisit les mains que lui tend Danie et la remet sur pied.
— Remonte ma culotte et mon short et n'en profite pas pour mater ma foufoune.
Lucie s'agenouille et sans que Danie puisse s'y attendre, colle sa bouche sur sa vulve.
— Qu'est-ce que tu fais, tu arrêtes immédiatement, hum... Oh..., les mots se perdent, remplacés par d'intenses gémissements qu'elle ne parvient pas à maîtriser.
Lucie reste sourde et poursuit ses caresses, les deux mains plaquées sur ses fesses. Alors qu'elle devrait se révolter, l'accabler de reproches, la maudire, elle ne fait que gémir à chaque coup de langue sur son clitoris. Elle s'accroche à ses épaules pour ne pas défaillir et la laisse poursuivre, incapable de la repousser. Sa bouche aspire sa vulve, sa langue fouille son sexe à la faire hurler de plaisir, jamais encore on ne l'avait caressée avec autant d'inventivité. Elle qui s'était vantée un jour être la reine du cunnilingus, elle la trouve bien modeste. Elle se révèle être une experte hors catégorie, si cette pratique était inscrite aux jeux olympiques, elle remporterait la médaille d'or haut la main. La jouissance lui arrache des râles qu'elles étouffent en pressant une main sur sa bouche et l'autre sur son épaule pour ne pas s'avachir au sol. Elle a la sensation que tous les volcans du monde crachent leur lave dans le bas de son ventre, qu'une tornade ravage son corps.
Elle en perd toute dignité, refoule sa colère et projette le bas de son ventre contre cette bouche qui lui procure une jouissance comme elle n'avait jamais connu. L'orgasme explose en elle tel un tremblement de terre, son corps est secoué de spasmes si violents qu'elle imagine sa dernière heure arrivée. Elle finit par lâcher prise et s'écroule au sol, tel un pantin désarticulé. Il lui faut plusieurs minutes pour retrouver ses esprits. Lucie la remet debout, essuie son sexe à l'aide d'un mouchoir qu'elle enfouit dans une poche de son jean, remonte sa culotte et son short, se redresse et lui dit :
— Pardonne-moi, je n'ai pas pu résister, c'était plus fort que moi. Ton sexe est d'une beauté sans nom, sa saveur est délicieuse, tes fesses sont douces comme du coton, j'ai complètement perdu les pédales. Je suis folle de toi Danie, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée, jamais plus je ne regarderai une autre femme, elles seraient bien trop fades. Accepte mes excuses, ne m'en veux pas...
Malgré la colère qui bout en elle, Danie est saisie par l'émotion et la sincérité de ses propos, ce qui atténue son idée première de lui arracher les yeux.
— Tu n'avais pas à me prendre de force, dit-elle d'une voix dénuée de toute agressivité.
— J'étais incapable de me contrôler, pardon.
— J'ai la tête qui tourne, je vais aller m'asseoir. En attendant, tu ne bouges pas, je ne tiens pas à ce que l'on nous voit revenir ensemble.
— Je te le promets, répond-elle les larmes aux yeux, ce qui a pour effet d'émouvoir Danie pour la seconde fois.
— Je t'avoue avoir joui comme jamais encore, mais il n'y aura rien de plus entre nous. Je viens de rencontrer une femme dont je suis éperdument amoureuse. On peut rester amies si tu le désires.
— J'étais incapable de me contrôler, pardon.
— J'ai la tête qui tourne, je vais aller m'asseoir. En attendant, tu ne bouges pas, je ne tiens pas à ce que l'on nous voit revenir ensemble.
— Je te le promets, répond-elle les larmes aux yeux, ce qui a pour effet d'émouvoir Danie pour la seconde fois.
— Je t'avoue avoir joui comme jamais encore, mais il n'y aura rien de plus entre nous. Je viens de rencontrer une femme dont je suis éperdument amoureuse. On peut rester amies si tu le désires.
Lucie fond en larmes, chaque mot de Danie est un coup de couteau qui la transperce, sa souffrance est insupportable et l'empêche de répondre. Elle la regarde s'éloigner, d'une démarche incertaine et pleure toutes les larmes de son corps.
— Où étais-tu, on te cherchait partout, lui dit Sylvie.
— Je suis allée pisser et en voulant me relever, je me suis cassé la gueule, les deux jambes en l'air. Pas moyen de me redresser.
— J'aurais bien voulu assister à ça, dit-elle en rigolant.
— Ce n'est pas marrant... Stéph, sers-moi un verre d'eau, je meurs de soif.
— Toi, tu n'es pas dans ton état normal, précise-t-il avec un sourire qui en dit long.
— Je suis complètement cassée.
— Tu veux aller t'allonger ?
— Certainement pas, je vais tenir le choc, répond-elle en allumant un pétard.
— Dans ton état, tu devrais éviter, lui recommande-t-il.
— Parce que tu crois qu'elle va obéir, elle n'en fait qu'à sa tête, ironise Sylvie.
— Il y a déjà assez de Peggy, tu ne vas pas t'y mettre non plus.
— Si tu me promets de ne pas importuner Janice, je passe la nuit avec toi, lui glisse-t-elle dans le creux de l'oreille.
— Je ne peux rien te promettre, mais je ferai tout mon possible.
— Tu n'es pas très convaincante.
— Tu me fais confiance ou pas, à toi de voir.
— Je suis allée pisser et en voulant me relever, je me suis cassé la gueule, les deux jambes en l'air. Pas moyen de me redresser.
— J'aurais bien voulu assister à ça, dit-elle en rigolant.
— Ce n'est pas marrant... Stéph, sers-moi un verre d'eau, je meurs de soif.
— Toi, tu n'es pas dans ton état normal, précise-t-il avec un sourire qui en dit long.
— Je suis complètement cassée.
— Tu veux aller t'allonger ?
— Certainement pas, je vais tenir le choc, répond-elle en allumant un pétard.
— Dans ton état, tu devrais éviter, lui recommande-t-il.
— Parce que tu crois qu'elle va obéir, elle n'en fait qu'à sa tête, ironise Sylvie.
— Il y a déjà assez de Peggy, tu ne vas pas t'y mettre non plus.
— Si tu me promets de ne pas importuner Janice, je passe la nuit avec toi, lui glisse-t-elle dans le creux de l'oreille.
— Je ne peux rien te promettre, mais je ferai tout mon possible.
— Tu n'es pas très convaincante.
— Tu me fais confiance ou pas, à toi de voir.
Danie passe le restant de la soirée dans un brouillard. Lucie se montre discrète et n'approche plus Danie. Elle s'en veut de n'avoir pas prêté attention aux recommandations de Stéph, les effets de l'herbe ont réveillé sa libido, tous ses sens sont en alerte et peu à peu une chaleur incandescente emplit son corps. Partie du bas de son ventre, elle gagne sa poitrine puis envahit ses membres un à un. Elle n'est plus qu'un brasier ardent, un fauve à la recherche d'une proie, un cyclone prêt à tout ravager sur son passage. Elle aperçoit Sylvie un peu plus loin, ses yeux sont attirés par ses fesses que le jean serré met en valeur. Elle se rappelle sa proposition et même si elle ne l'a pas convaincue par sa réponse, elle désire plus que tout se lover dans ses bras.
— Passe la nuit avec moi, j'ai très envie de toi, dit-elle en passant un bras autour de sa taille.
— Toi, tu as trop fumé d'herbe ! Madie m'a mise au courant de ses effets bizarres.
— J'ai vraiment envie de toi, l'herbe n'a rien à voir, lui ment-elle effrontément.
— J'accepte si tu fous la paix à Janice.
— C'est toi dont j'ai envie, pas Janice.
— Forcément elle n'est pas là. Qu'est-ce que tu as à gigoter comme ça ?
— Tu m'excites, si je ne me retenais pas...
— Eh, du calme !
— J'adore tes fesses, dit-elle en les effleurant sur le jean.
— Tu délires complètement.
— Tu me rends folle.
— À tout à l'heure, tu me fous les chocottes, dit-elle en allant rejoindre ses parents.
— T'es vache de me laisser en plan.
— Toi, tu as trop fumé d'herbe ! Madie m'a mise au courant de ses effets bizarres.
— J'ai vraiment envie de toi, l'herbe n'a rien à voir, lui ment-elle effrontément.
— J'accepte si tu fous la paix à Janice.
— C'est toi dont j'ai envie, pas Janice.
— Forcément elle n'est pas là. Qu'est-ce que tu as à gigoter comme ça ?
— Tu m'excites, si je ne me retenais pas...
— Eh, du calme !
— J'adore tes fesses, dit-elle en les effleurant sur le jean.
— Tu délires complètement.
— Tu me rends folle.
— À tout à l'heure, tu me fous les chocottes, dit-elle en allant rejoindre ses parents.
— T'es vache de me laisser en plan.
Danie se sert un punch, se roule un joint puis s'en va retrouver Laure et ses copines.
— Alors les filles, ça gaze ?
— Félicitations pour ton nouveau job, lui dit aimablement Vanessa.
— Merci.
— Quand je pense qu'elle va gagner du fric en montrant son cul ! balance Laure hilare.
— Ce sont des photos artistiques, pas de la pornographie, rétorque Danie. Et je ne serai pas toujours à poil si tu veux le savoir.
— Je te fais enrager, ça marche toujours avec toi.
— P'tite conne ! réplique-t-elle en lui donnant une grande claque sur les fesses.
— Aïe, tu m'as fait mal ! dit-elle en se frottant le postérieur.
— Je peux te les masser pour me faire pardonner.
— Tu peux toujours rêver, c'est zone interdite.
— Un vrai bloc de glace, il serait temps que tu te laisses aller ma vieille, fait remarquer Lucie.
— Tiens Lucie, dit Danie en lui passant le pétard.
— Merci, c'est sympa, je n'en ai plus.
— Stéph en vend si ça t'intéresse, dit-elle à voix basse.
— Félicitations pour ton nouveau job, lui dit aimablement Vanessa.
— Merci.
— Quand je pense qu'elle va gagner du fric en montrant son cul ! balance Laure hilare.
— Ce sont des photos artistiques, pas de la pornographie, rétorque Danie. Et je ne serai pas toujours à poil si tu veux le savoir.
— Je te fais enrager, ça marche toujours avec toi.
— P'tite conne ! réplique-t-elle en lui donnant une grande claque sur les fesses.
— Aïe, tu m'as fait mal ! dit-elle en se frottant le postérieur.
— Je peux te les masser pour me faire pardonner.
— Tu peux toujours rêver, c'est zone interdite.
— Un vrai bloc de glace, il serait temps que tu te laisses aller ma vieille, fait remarquer Lucie.
— Tiens Lucie, dit Danie en lui passant le pétard.
— Merci, c'est sympa, je n'en ai plus.
— Stéph en vend si ça t'intéresse, dit-elle à voix basse.
La transaction s'effectue en moins de cinq minutes, Lucie surprenant Stéph en prenant tout le stock disponible, soit trois mille deux cents francs, somme que Stéph arrondit à trois mille francs, satisfait d'écouler la marchandise en une soirée. Il use des mêmes recommandations, ce qui fait rigoler Lucie.
— Il ne plaisante pas, ça fait plus d'une heure que j'en ressens les effets, lui dit-elle en se rendant à la voiture où elle dissimule le sachet après en avoir prélevé une petite quantité pour la terminer la soirée.
— Lesquels ? demande-t-elle en riant de plus belle.
— Tu ne tarderas pas à avoir la réponse. Tu m'excuseras pour tout à l'heure, j'ai vraiment manqué de tact.
— Ce n'est pas grave, j'apprends à souffrir...
— Il n'y a rien entre elle et moi, elle ne sait rien de mes sentiments, d'autant qu'elle semble une hétéro convaincue bien qu'elle vienne de se faire larguer.
— Tu essaies de me rassurer ou quoi ?
— C'est l'exacte vérité, répond-elle en se trémoussant sur place les cuisses serrées.
— Ce sont les effets qui te rendent ainsi, dit-elle en m'observant avec ce sourire moqueur qui ne la quitte pas.
— J'ai le bas-ventre en feu, mon sexe est trempé, avoue-t-elle sans penser aux conséquences.
— Hum, j'ai tout ce qu'il faut pour te calmer.
— Je n'en doute pas, mais ce serait imprudent. Attends, je reviens tout de suite, dit-elle en s'éclipsant derrière la maison.
— Encore une envie de pisser ?
— Non, tu verras bien.
— Lesquels ? demande-t-elle en riant de plus belle.
— Tu ne tarderas pas à avoir la réponse. Tu m'excuseras pour tout à l'heure, j'ai vraiment manqué de tact.
— Ce n'est pas grave, j'apprends à souffrir...
— Il n'y a rien entre elle et moi, elle ne sait rien de mes sentiments, d'autant qu'elle semble une hétéro convaincue bien qu'elle vienne de se faire larguer.
— Tu essaies de me rassurer ou quoi ?
— C'est l'exacte vérité, répond-elle en se trémoussant sur place les cuisses serrées.
— Ce sont les effets qui te rendent ainsi, dit-elle en m'observant avec ce sourire moqueur qui ne la quitte pas.
— J'ai le bas-ventre en feu, mon sexe est trempé, avoue-t-elle sans penser aux conséquences.
— Hum, j'ai tout ce qu'il faut pour te calmer.
— Je n'en doute pas, mais ce serait imprudent. Attends, je reviens tout de suite, dit-elle en s'éclipsant derrière la maison.
— Encore une envie de pisser ?
— Non, tu verras bien.
Elle revient une minute après et lui colle sa culotte dans la main.
— C'est cadeau.
— Tu me surprends de jour en jour, dit-elle en palpant le tissu mouillé au niveau du sexe. Dis voir, tu dois être sacrément excitée ?
— Bientôt ce sera ton tour, ironise-t-elle.
— Dans ce cas, tu as plutôt intérêt à prendre tes distances... Je déconne...
— T'as intérêt, sinon je porte plainte pour viol.
— J'ai commis une erreur, ça ne se reproduira plus.
— Je t'ai déjà pardonné, car ton amour pour moi semble sincère.
— Tu es une chic fille, dit-elle en me faisant un bec.
— Eh... fais gaffe quand même, certaines mauvaises langues pourraient jaser.
— On va retrouver nos copines ?
— Avant on va aller boire un punch et tu rouleras un pétard.
— Tu tiens vraiment à me voir excitée.
— Oh oui, pour te rendre la monnaie de ta pièce.
— Tu veux abuser de moi ?
— Non, pour me foutre de toi.
— Je me disais aussi...
— Ne désespère pas, un soir je pourrai débouler chez toi par surprise.
— Ne me fais pas de fausse joie, ce serait trop atroce.
— Tu es sincère avec moi, je le serai avec toi.
— Je te fais confiance alors. Je peux t'avouer quelque chose ?
— Bien entendu.
— Je fantasme depuis longtemps sur tes fesses.
— Tu les as caressées pourtant.
— Sans les voir, malheureusement.
— Tu les verras bientôt. Allez, on va au bar.
— Merci pour la culotte, je la garderai précieusement.
— Tu as plutôt intérêt.
— Tu me surprends de jour en jour, dit-elle en palpant le tissu mouillé au niveau du sexe. Dis voir, tu dois être sacrément excitée ?
— Bientôt ce sera ton tour, ironise-t-elle.
— Dans ce cas, tu as plutôt intérêt à prendre tes distances... Je déconne...
— T'as intérêt, sinon je porte plainte pour viol.
— J'ai commis une erreur, ça ne se reproduira plus.
— Je t'ai déjà pardonné, car ton amour pour moi semble sincère.
— Tu es une chic fille, dit-elle en me faisant un bec.
— Eh... fais gaffe quand même, certaines mauvaises langues pourraient jaser.
— On va retrouver nos copines ?
— Avant on va aller boire un punch et tu rouleras un pétard.
— Tu tiens vraiment à me voir excitée.
— Oh oui, pour te rendre la monnaie de ta pièce.
— Tu veux abuser de moi ?
— Non, pour me foutre de toi.
— Je me disais aussi...
— Ne désespère pas, un soir je pourrai débouler chez toi par surprise.
— Ne me fais pas de fausse joie, ce serait trop atroce.
— Tu es sincère avec moi, je le serai avec toi.
— Je te fais confiance alors. Je peux t'avouer quelque chose ?
— Bien entendu.
— Je fantasme depuis longtemps sur tes fesses.
— Tu les as caressées pourtant.
— Sans les voir, malheureusement.
— Tu les verras bientôt. Allez, on va au bar.
— Merci pour la culotte, je la garderai précieusement.
— Tu as plutôt intérêt.
Lucie s'installe à la table pour rouler le joint tandis que Danie commande deux punchs à Stéph.
— Tu ne les vois pas, mais tes chiens sont couchés sous le tréteau.
— Ils t'aiment bien.
— Moi aussi, ils sont super. Merci pour Lucie, ça m'évite d'avoir ça trop longtemps à la maison.
— Essaie de trouver du shit, ça changera.
— Mon pote devrait en avoir dans les jours à venir, je passerai chez toi avec en quittant le boulot.
— La semaine prochaine, je serai absente du mercredi au samedi, tu t'en souviens ?
— Oui, c'est vrai. Dans ce cas, ce sera pour le samedi.
— Je rentrerai en fin d'après-midi, on se fera une bouffe ensemble.
— Super ! Tiens, je te file un petit morceau de marocain.
— Merci mon Stéph.
— Ce n'est pas grand-chose.
— Il y a de quoi en faire deux. Je vais en rouler un, on le fumera avec toi.
— J'en allume un, garde-le pour toi.
— Tu es un amour.
— Oh merde, Laure vient de se casser la gueule.
— Ils t'aiment bien.
— Moi aussi, ils sont super. Merci pour Lucie, ça m'évite d'avoir ça trop longtemps à la maison.
— Essaie de trouver du shit, ça changera.
— Mon pote devrait en avoir dans les jours à venir, je passerai chez toi avec en quittant le boulot.
— La semaine prochaine, je serai absente du mercredi au samedi, tu t'en souviens ?
— Oui, c'est vrai. Dans ce cas, ce sera pour le samedi.
— Je rentrerai en fin d'après-midi, on se fera une bouffe ensemble.
— Super ! Tiens, je te file un petit morceau de marocain.
— Merci mon Stéph.
— Ce n'est pas grand-chose.
— Il y a de quoi en faire deux. Je vais en rouler un, on le fumera avec toi.
— J'en allume un, garde-le pour toi.
— Tu es un amour.
— Oh merde, Laure vient de se casser la gueule.
Elle tourne la tête et aperçoit Laure à plat ventre dans l'herbe, la jupe remontée en haut des cuisses, attirant les regards et les rires sur elle.
— Bordel de merde, quelle pourriture de terrain ! jure-t-elle en se relevant.
— Le terrain n'y est pour rien, c'est toi qui ne tiens plus debout, lui fait remarquer Madie.
— Mon cul, il est plein de bosses.
— Madie a raison, t'es complètement bourrée ! lui crie Danie.
— Parle pour toi.
— Le terrain n'y est pour rien, c'est toi qui ne tiens plus debout, lui fait remarquer Madie.
— Mon cul, il est plein de bosses.
— Madie a raison, t'es complètement bourrée ! lui crie Danie.
— Parle pour toi.
Il est plus de quatre heures quand elles rentrent à la maison. Les chiens s'installent sur leurs coussins puis Sylvie et Danie montent à l'étage. Elles prennent une douche puis bondissent sur le lit. Elles s'embrassent tendrement puis Danie étend Sylvie sur le ventre et couvre ses fesses de doux bisous. Elle les presse dans ses mains, passe sa langue sur chaque globe, sur son petit anus.
— Qu'est-ce que tu es belle, dit-elle en frottant sa vulve trempée sur elles.
— Mais tu aimes mieux Janice.
— Oh arrête avec elle, c'est avec toi que je suis et j'ai très envie de te faire l'amour.
— Je m'en aperçois, j'ai les fesses trempées.
— J'adore ton p'tit cul, dit-elle en ondulant du bassin.
— Oublie-les et occupe-toi de mon minou.
— Mais tu aimes mieux Janice.
— Oh arrête avec elle, c'est avec toi que je suis et j'ai très envie de te faire l'amour.
— Je m'en aperçois, j'ai les fesses trempées.
— J'adore ton p'tit cul, dit-elle en ondulant du bassin.
— Oublie-les et occupe-toi de mon minou.
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