Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Léo le cambrioleur — Chapitre 1 · Prologue
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Léo le cambrioleur
Chapitre 1 · Prologue
Léo grimpe sur la façade de l'immeuble avec agilité, d'appui en appui, il monte jusqu'au quatrième étage en quelques minutes.
De loin, on ne le distingue pratiquement pas. En cette nuit obscure du mois de juillet, avec ses vêtements noirs, on devine seulement une ombre.
Il s'agrippe avec fermeté sur le rebord d'une fenêtre, celle-ci cède soudainement sous son poids, mais en un quart de seconde, Léo a trouvé un autre point d'appui et se sauve in extremis d'une chute mortelle de prêt de quatre mètres.
Son expérience et son agilité lui ont sauvé la vie une fois encore. A 27 ans, Léo n'a, en effet, rien d'un cambrioleur débutant. Il opère dans cette banlieue toulousaine depuis sa plus tendre enfance, il connaît les pièges et les moindres recoins de chaque immeuble. Il se hisse sur le rebord de la fenêtre, qui, par chance, est entrouverte. Il faut dire que la chaleur dans cette région est suffocante, nombreux sont les habitants qui laissent les fenêtres ouvertes la nuit, pour faire rentrer un peu de fraîcheur... Et parfois, en bonus, un cambrioleur habile comme Léo. Ce dernier se glisse sans un bruit à l'intérieur de l'appartement.
Il sort sa lampe torche et balaie la pièce de son faisceau lumineux afin d'inspecter les lieux. Il découvre un salon bien décoré, sobre et surtout bien fourni : un téléviseur écran plat de 17 pouces lui fait face, dessous un lecteur Blue Ray quasi neuf, des enceintes dernière génération pour le son entourent le tout. Sur le côté gauche, le propriétaire a aménagé son bureau : ordinateur de salon avec écran, et ordinateur portable juste à côté. Sur la table du salon en face le téléviseur, une tablette, des bibelots, et des magazines. A sa droite, un buffet prend toute la place et à l'intérieur on devine de la vaisselle et pas mal de bricoles. Il doit faire vite : fouiller l'appartement à la recherche d'argent liquide, de bijoux ou autres objets de valeurs pas difficile à transporter.
Sans perdre plus de temps, Léo se dirige vers le buffet. Sans bruit, d'un geste expert, il sort et sélectionne les objets qu'il estime avoir le plus de valeur, puis il les glisse dans son sac. Il se dirige ensuite lentement vers la salle de bain, c'est souvent là qu'on trouve les bijoux de valeur, voire des bagues ou des colliers facile à revendre. La pièce est petite, il y a juste quelques meubles à fouiller. “ça ira vite”, se dit-il. Il a à peine commencé à explorer le premier meuble, quand soudain, la lumière de la pièce s'allume.
— ON NE BOUGE PLUS !
L'ordre a été prononcé d'un ton sûr et fort.
— Je suis armée
C'est une voix féminine plus aucun doute. Ça ne rassure pas Léo pour autant, il laisse tomber son sac et lève les mains.
— Retourne-toi doucement
Léo s'exécute, il se retourne lentement et fait face à la propriétaire des lieux. Il découvre alors une jeune femme de 25-28 ans, dotée d'un corps sublime : des longues jambes nues et sexy finissant sur un string noir en dentelle, une poitrine généreuse cachée par un mince t-shirt blanc, des cheveux noirs ondulés et détachés, des yeux verts magnifiques et dans ses deux mains... un pistolet. L'image est troublante et plutôt sexy. L'effet de surprise sur Léo doit se voir sur son visage, et il ne peut s'empêcher d'esquisser un léger sourire.
— Et maintenant, vous allez me tuer et cacher le corps ? ironise Léo, en espérant que l'humour l'aide à se sortir de ce mauvais pas.
— Fais pas le malin, j'appelle la police
— Fais pas le malin, j'appelle la police
Léo est épaté. Cette jeune effrontée lui tient tête et ne semble absolument pas effrayée par la situation. Il s'est déjà retrouvé dans des positions "inconfortables" dans sa carrière, mais la peur de ses victimes lui laisse toujours un peu de temps pour déguerpir. Là, elle semble calme et déterminée.
— N'appelez pas la police, je vous laisse mon sac. Laissez-moi partir.
La voix de Léo se fait suppliante, un séjour en prison ne l'enchante pas. Léa sourit et s'approche de Léo. Ils sont maintenant à un mètre l'un de l'autre. Elle a pris l'ascendant et le contrôle et semble vouloir profiter de ce pouvoir de nuisance à l'égard de son visiteur nocturne.
— Seulement le sac ? Si tu veux partir, je veux aussi ton pantalon et... tout le reste.
Léo est tétanisé. Il s'attendait à tout, mais pas à ça. Non seulement cette garce n'a peur de rien, mais en plus elle compte bien l'humilier pour sa tentative de larcin.
— Vous plaisantez ?
— J'en ai l'air ? répond Léa en pointant l'arme sur Léo.
— J'en ai l'air ? répond Léa en pointant l'arme sur Léo.
Léo se dit qu'il n'a pas vraiment le choix ni la possibilité de négocier avec cette folle. Tout en gardant un œil sur l'arme braquée sur lui, il enlève son pantalon, puis le reste de ses vêtements. Il dévoile alors un corps musclé et bien bâti à sa persécutrice. Léa semble troublée quelques instants, elle ne s'attendait pas à un tel corps, il semblerait que le “métier” de Léo lui permet de garder une certaine forme physique. Inconsciemment, elle ne peut s'empêcher de jeter un regard sur le bassin de ce corps musclé qui se présente devant elle. Elle sourit à la vue de la bosse sur le boxer de Léo.
— Enlève-le, ordonne-t-elle en fixant le bassin de Léo.
— Pardon ? Il n'en est p...
— ENLÈVE-LE.
— Pardon ? Il n'en est p...
— ENLÈVE-LE.
Elle a hurlé ces deux mots et son regard est maintenant celui d'une démente. Léo ne sourit plus : il a peur. Il est peut-être tombé sur une fille psychologiquement dérangée ? Qui sait de quoi elle est capable ? Elle pourrait tirer, il en est quasiment sûr. Qui plus est, si elle continue de hurler comme ça, elle va rameuter tout le quartier. Il enlève donc son sous-vêtement rapidement. Sa frayeur se remarque d'ailleurs sur son sexe : il ne bande plus.
Léa prend alors une voix douce et sensuelle, qui contraste totalement avec son hurlement.
— Maintenant avance, dans la pièce en face de toi
Léo se dit que la situation lui échappe totalement et qu'il est loin d'être sorti d'affaires...
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Commentaires ()
Vivement la suite.
Tel est pris qui croyait prendre ^^
Je dirais que nous nous recherchons sans doute pas le même genre d'histoires. Le "maniérisme" est peut-être juste une voie plus longue pour exprimer les sentiments ? Une autre façon de ressentir ?
Oui, une maladie du collectif qui gagne jusqu'au lectorat. On observe ainsi une recrudescence des commentaires aseptisés, voire obséquieux, avec une propension exponentielle au remerciement.
Je dirais que le "non-poétique" relevé par un commentateur est quelque chose qui me soulage. Je suis vraiment accablé par le maniérisme médiocre et ampoulé qui sévit depuis plusieurs mois sur XStory chez un grand nombre d'auteur•e•s.
Quel dommage.... J'aurais beaucoup aimé lire la suite!!!
Ce récit rythmé est assez intéressant sur le fond. Reste que l'histoire risque de s'étioler assez vite une fois la situation initiale traitée.
La suite est attendue avec impatience...