Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Psy et le Flic. — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Psy et le Flic.
Chapitre 2
La Psy et le Flic (2).
Laurent a repris le boulot de bon cœur ; être désœuvré ne faisait qu'amplifier les soucis que lui causaient sa femme et son amant, sans compter les souvenirs morbides de l'attentat ; les rendez-vous chez la psy sont maintenant hebdomadaires et ne sont en fait que des occasions de baiser dans son cabinet ; ceci étant, c'est certainement une excellente thérapie pour soigner les traumatismes de Laurent, mais toutefois insuffisante.
En dehors de ces séances tronquées, Jocelyne a pensé qu'il serait bon de voir Laurent en dehors de son cabinet pour justement traiter les problèmes éludés lors des séances officielles ; ils se retrouvent donc régulièrement soit dans une brasserie, soit dans le petit square et peuvent ainsi travailler sur le fonds et sérieusement les diverses angoisses qui polluent son cerveau.
Ce soir, ils sont dans le square, Laurent expose à Jocelyne son désir de vengeance envers sa femme et accessoirement son amant et Adèle ; elle comprend rapidement qu'il est prêt à aller vers une solution extrême, qu'il amalgame encore la tuerie de l'autre soir avec ses déboires familiaux, en fait ce qu'il recherche c'est qu'il devienne face à sa femme ce que les fous de Dieu sont vis à vis des infidèles. Devant ce délire obsessionnel elle se sent désarmée, impuissante pour le moment à lui ôter ces idées mortifères qui le minent ; cet homme au physique d'athlète n'est en fait qu'un être fragile que deux évènements dramatiques et successifs ont totalement déséquilibré.
Il ne fait aucun doute que l'homme et ses problèmes attirent Jocelyne et elle sait que le sexe va, pour un temps, lui changer les idées ; consciemment elle s'approche en lui posant la main sur la cuisse non loin de sa braguette ce qui l'éloigne de ses rêveries macabres, les doigts reptiliens savent y faire et caressent au travers du tissus le pénis qui prend forme lentement, plus la bite se tend, plus le corps de Laurent se détend, le zip de la fermeture glisse vers le bas tandis qu'il place une main sur l'un des seins libre de toute contrainte qui se gonfle sous la caresse ; bien que calme, l'endroit n'est pas très propice à des ébats amoureux mais le lit de l'hôtel voisin leur tend ses draps.
La fulgurance animale de leur première fois ici fait place aujourd'hui à plus de tendresse, de douceur, les amants scrutent chaque partie du corps de l'autre, les baisers et les caresses inspectent chaque mont et vallon, les sexes s'humidifient, les anus se contractent, le gland rose de Laurent part à la recherche des grandes lèvres brunes de Jocelyne, et en forme d'apothéose coulisse dans cette grotte mystérieuse qui l'enveloppe de sa moiteur tropicale. Ils restent ainsi sans bouger, conscients de ce moment de grâce et de plénitude ; il envoie de temps à autre des impulsions en tendant sa bite un peu plus ; elle lui répond en contractant son vagin, puis le désir mutuel prend le dessus, la chatte affamée réclame ces va et vient perforants que la bite lui offrent d'abord lentement puis allant crescendo, c'est dans un furieux délire que jouissance et orgasme se mêlent dans un concert de grognements et de soupirs aigus. Plusieurs minutes s'écoulent, le pénis de Laurent s'est rétracté, il sort de lui-même du vagin de Jocelyne, luisant de cyprine et de sperme ; la bouche gourmande de la belle s'en approche et l'engloutit avalant les sucs de leur jouissance et le sentant grossir à nouveau ; n'étant pas en reste Laurent se positionne en 69, sa langue remplace sa queue et fouille le cratère en feu, son sperme l'inonde, Il veut le partager avec Jocelyne et ils s'embrassent follement ; après la douche réparatrice et avant de quitter la chambre, Jocelyne, la tête blottie contre la poitrine de Laurent lui dit d'une voie grave : »Laurent, je t'aime » ! D'une phrase sibylline il lui répond : » Je t'aime aussi, j'en ai peur » !
En dehors de ces séances tronquées, Jocelyne a pensé qu'il serait bon de voir Laurent en dehors de son cabinet pour justement traiter les problèmes éludés lors des séances officielles ; ils se retrouvent donc régulièrement soit dans une brasserie, soit dans le petit square et peuvent ainsi travailler sur le fonds et sérieusement les diverses angoisses qui polluent son cerveau.
Ce soir, ils sont dans le square, Laurent expose à Jocelyne son désir de vengeance envers sa femme et accessoirement son amant et Adèle ; elle comprend rapidement qu'il est prêt à aller vers une solution extrême, qu'il amalgame encore la tuerie de l'autre soir avec ses déboires familiaux, en fait ce qu'il recherche c'est qu'il devienne face à sa femme ce que les fous de Dieu sont vis à vis des infidèles. Devant ce délire obsessionnel elle se sent désarmée, impuissante pour le moment à lui ôter ces idées mortifères qui le minent ; cet homme au physique d'athlète n'est en fait qu'un être fragile que deux évènements dramatiques et successifs ont totalement déséquilibré.
Il ne fait aucun doute que l'homme et ses problèmes attirent Jocelyne et elle sait que le sexe va, pour un temps, lui changer les idées ; consciemment elle s'approche en lui posant la main sur la cuisse non loin de sa braguette ce qui l'éloigne de ses rêveries macabres, les doigts reptiliens savent y faire et caressent au travers du tissus le pénis qui prend forme lentement, plus la bite se tend, plus le corps de Laurent se détend, le zip de la fermeture glisse vers le bas tandis qu'il place une main sur l'un des seins libre de toute contrainte qui se gonfle sous la caresse ; bien que calme, l'endroit n'est pas très propice à des ébats amoureux mais le lit de l'hôtel voisin leur tend ses draps.
La fulgurance animale de leur première fois ici fait place aujourd'hui à plus de tendresse, de douceur, les amants scrutent chaque partie du corps de l'autre, les baisers et les caresses inspectent chaque mont et vallon, les sexes s'humidifient, les anus se contractent, le gland rose de Laurent part à la recherche des grandes lèvres brunes de Jocelyne, et en forme d'apothéose coulisse dans cette grotte mystérieuse qui l'enveloppe de sa moiteur tropicale. Ils restent ainsi sans bouger, conscients de ce moment de grâce et de plénitude ; il envoie de temps à autre des impulsions en tendant sa bite un peu plus ; elle lui répond en contractant son vagin, puis le désir mutuel prend le dessus, la chatte affamée réclame ces va et vient perforants que la bite lui offrent d'abord lentement puis allant crescendo, c'est dans un furieux délire que jouissance et orgasme se mêlent dans un concert de grognements et de soupirs aigus. Plusieurs minutes s'écoulent, le pénis de Laurent s'est rétracté, il sort de lui-même du vagin de Jocelyne, luisant de cyprine et de sperme ; la bouche gourmande de la belle s'en approche et l'engloutit avalant les sucs de leur jouissance et le sentant grossir à nouveau ; n'étant pas en reste Laurent se positionne en 69, sa langue remplace sa queue et fouille le cratère en feu, son sperme l'inonde, Il veut le partager avec Jocelyne et ils s'embrassent follement ; après la douche réparatrice et avant de quitter la chambre, Jocelyne, la tête blottie contre la poitrine de Laurent lui dit d'une voie grave : »Laurent, je t'aime » ! D'une phrase sibylline il lui répond : » Je t'aime aussi, j'en ai peur » !
Lorsqu'il rentre chez lui Sylvie est en nuisette, visiblement nue sous elle ; il est un peu tôt pour une telle tenue et il se demande ce que cela peut bien cacher ; néanmoins la vue de sa femme en tenue légère lui provoque une certaine émotion au niveau de son boxer malgré sa baise toute récente avec Jocelyne et il lui demande :
— Sylvie, cela fait deux semaines que nous n'avons pas baisé et ce soir je te trouve quasiment à poil lorsque je rentre ! Que se passe-t-il ? Ton amant t'a largué ?
— Justement, c'est parce que ça fait longtemps que ce soir j'ai envie de ta queue !
— Et tu penses que je vais faire abstraction de ta relation et me soumettre à tes désirs ?
— Pourquoi pas, toi aussi tu dois avoir des envies, à moins que tu aies trouvé de quoi te satisfaire ailleurs !
— Comme toi ? Et la masturbation tu connais, lui demande-t-il non sans un certain aplomb !
Elle vient s'asseoir face à lui dans un fauteuil, les cuisses largement écartées, laissant entrevoir sa vulve entr'ouverte, les chairs rosées de son vagin invitant le mâle à y pénétrer et d'un geste délicat son index vient chatouiller son clitoris. Il la regarde et trouve son corps laiteux bien fade à côté de celui de Jocelyne ; ses envies de meurtre s'estompent, malgré les ressentiments qu'elle lui inspire il bande comme un taureau, sort sa bite du pantalon et comme elle, il se masturbe délicatement face à face. C'est terriblement sensuel, les désirs mutuels s'intensifient, le sexe de Sylvie s'enduit de cyprine, le méat de Laurent laisse apparaître une goutte transparente et tout en continuant de se branler elle lui dit qu'elle a envie que sa belle queue vienne la fourrer comme elle l'a si souvent fait. Réticent c'est donc elle qui s'approche, se met à genou et commence une fellation de rêve, elle déboutonne en même temps son pantalon et le met à poil sans lâcher sa bite, un exercice de haute volée, mais bien maîtrisé. La passivité de Laurent lui fait comprendre que c'est elle qui doit mener les débats, elle le chevauche et se laisse glisser sur le mât dressé de son mari, ses fesses frôlant ses couilles et elle reste là sans bouger la chatte complètement bourrée par la bite exacerbée de Laurent ; il s'approche de son oreille et lui demande comment est la bite de son amant par rapport à la sienne.
— Arrête Laurent, fais-moi jouir ?
— D'accord, tu me diras après.
— D'accord, tu me diras après.
Elle commence alors un déchaînement de mouvements de haut en bas puis circulaires autour de la queue si bien connue et conclut par des cris non retenus accompagnant l'orgasme ; le sperme lui chuinte de sa chatte et inonde les cuisses de Laurent ce qui prouve qu'il a joui aussi mais plus discrètement.
— Alors la queue de ton mec ?
— D'abord ce n'est pas mon mec et si tu veux vraiment savoir, il a une bite plus grosse et plus épaisse que la tienne, mais comme beaucoup de ces messieurs il fait certainement appel à des procédés médicaux pour en arriver là, voilà, parlons d'autre chose maintenant, tu veux bien ?
A cette description le sang de Laurent ne fait qu'un tour, il enserre le cou de Sylvie et l'étrangle petit à petit …, un coup de fil opportun le stoppe, elle s'écroule sur le tapis ; on lui demande de venir en urgence pour une intervention ; penaud, il prend sa femme dans les bras, la dépose sur le lit et s'en va précipitamment.
Le lendemain il va voir un collègue dans son bureau ; celui-ci s'occupe de recherches sur les caméras de rues ; il lui demande de rechercher un individu le samedi 5 octobre vers 20:50, cinéma Rialto ; en quelques minutes l'image montre l'entrée du ciné, et dès qu'il aperçoit le couple il lui demande de zoomer, heureusement sa femme est de dos, il voit nettement le gars et lance les recherches sur cet individu ; par chance il est dans les fichiers pour une infraction d'ordre financière : il note le nom et l'adresse et remercie son copain.
Cet après-midi du samedi il a rendez-vous à la brasserie avec Jocelyne ; la terrasse est pleine mais c'est calme à l'intérieur, elle est déjà installée à la table habituelle ; ils ont décidé de rester très « professionnels » et d'éviter les effusions sentimentales en ce lieu ; il a bien réfléchi mais hésite encore à lui dévoiler la soirée avec Sylvie, craignant sa réaction ; il décrit la scène à voix basse depuis son arrivée chez lui jusqu'à la masturbation mutuelle et là elle l'arrête et d'une voix anxieuse lui demande :
Le lendemain il va voir un collègue dans son bureau ; celui-ci s'occupe de recherches sur les caméras de rues ; il lui demande de rechercher un individu le samedi 5 octobre vers 20:50, cinéma Rialto ; en quelques minutes l'image montre l'entrée du ciné, et dès qu'il aperçoit le couple il lui demande de zoomer, heureusement sa femme est de dos, il voit nettement le gars et lance les recherches sur cet individu ; par chance il est dans les fichiers pour une infraction d'ordre financière : il note le nom et l'adresse et remercie son copain.
Cet après-midi du samedi il a rendez-vous à la brasserie avec Jocelyne ; la terrasse est pleine mais c'est calme à l'intérieur, elle est déjà installée à la table habituelle ; ils ont décidé de rester très « professionnels » et d'éviter les effusions sentimentales en ce lieu ; il a bien réfléchi mais hésite encore à lui dévoiler la soirée avec Sylvie, craignant sa réaction ; il décrit la scène à voix basse depuis son arrivée chez lui jusqu'à la masturbation mutuelle et là elle l'arrête et d'une voix anxieuse lui demande :
— Tu l'as baisé ?
— Oui, pourquoi ? Tu ne baises plus avec ton mari depuis qu'on se connaît ?
— Si bien sûr, il faut bien donner le change ; pardonne-moi, continue.
Il poursuit jusqu'à la scène finale et l'appel de ses collègues ; elle le regarde d'un air sévère ; de nombreuses questions lui viennent à l'esprit sur le comportement de Laurent avec sa femme et cette histoire l'a quelque peu chamboulée, sans doute une pointe de jalousie ; mais elle se décide à lui demander :
— Pourquoi voulais-tu absolument avoir une description du sexe de son amant, le fait qu'elle en a un devrait te suffire, tu veux ajouter du stress au stress ? Imagine que je te demande de me décrire la chatte de Sylvie, c'est ridicule !
— Je ne sais pas, c'est un peu puéril, tu as raison et sans cela je n'aurais sans doute pas tenté de l'étrangler. De plus on m'a toujours dit que ce n'est pas la taille qui fait le plaisir.
— Je confirme !
— Qu'est-ce que tu veux me dire ?
Elle fouille dans son sac, en sort son portable, fait une recherche rapide et le tend à Laurent ; il regarde interloqué : il s'agit de la bite de son mari, noire, énorme et elle lui dit qu'elle préfère et de loin baiser avec lui, que cette bite lui donne souvent l'impression que c'est le manche d'une pelle qui la bourre, que ça n'a rien de très agréable. Laurent est sur le cul, bouche bée ; avec un large sourire il lui glisse au creux de l'oreille :
— Tu es la psy la plus salope que je connaisse !
Elle éclate de rire mais revient aux choses sérieuses en ramenant le sujet sur l'étranglement que Sylvie a subi et s'inquiète de savoir s'il pensait aller plus loin lorsque ses collègues l'ont appelé ?
— Je crains que oui, j'étais dans un tel état que rien ne comptait plus que de la voir étendue au sol, morte, inanimée, silencieuse à jamais et surtout loin de ce type qui avait bousillé nos vies. A ce sujet j'ai fait des recherches et je sais qui il est et où il habite !
— Laurent, je t'avais déjà supplié de ne pas suivre Sylvie, te voilà maintenant aux trousses de son amant, arrête, pour l'amour du ciel ! Promets-le-moi.
— J'avais l'intention de lui rendre une petite visite après notre entrevue, mais je n'irais pas, je te le promets.
— Regarde-moi dans les yeux et promets-moi.
Ce qu'il fait le plus sérieusement du monde ; il règle les consommations et ils quittent l'établissement.
Il a du temps devant lui mais décide de rentrer chez lui. Dès l'ouverture de la porte il sent une odeur inhabituelle, un parfum masculin aux effluves boisées ; machinalement il porte sa main sur sa hanche droite pour y prendre son arme de service et rentre à pas feutrés, personne dans le corridor, personne dans le séjour, ni dans la cuisine, reste les chambres ; la leur dont la porte est ouverte est vide, la porte de la chambre d'amis est entr'ouverte et il peut y voir sa femme chevauchant et s'activant sur un corps masculin ; le souffle coupé, il recule d'un pas, réfléchit quelques secondes, range sagement son pistolet comme le lui aurait conseillé Jocelyne et d'un coup de pied ouvre brusquement la porte ; le couple n'a pas l'air surpris et Sylvie l'interpelle en lui disant :
Il a du temps devant lui mais décide de rentrer chez lui. Dès l'ouverture de la porte il sent une odeur inhabituelle, un parfum masculin aux effluves boisées ; machinalement il porte sa main sur sa hanche droite pour y prendre son arme de service et rentre à pas feutrés, personne dans le corridor, personne dans le séjour, ni dans la cuisine, reste les chambres ; la leur dont la porte est ouverte est vide, la porte de la chambre d'amis est entr'ouverte et il peut y voir sa femme chevauchant et s'activant sur un corps masculin ; le souffle coupé, il recule d'un pas, réfléchit quelques secondes, range sagement son pistolet comme le lui aurait conseillé Jocelyne et d'un coup de pied ouvre brusquement la porte ; le couple n'a pas l'air surpris et Sylvie l'interpelle en lui disant :
— Chéri, nous t'avons entendu, viens nous rejoindre, viens m'enculer pendant que ma chatte est occupée par la queue de Marc !
Laurent chancelle, ses jambes ne le soutiennent plus, c'est bien Sylvie qui vient de parler ? Ou bien c'est un cauchemar, un malentendu, une mauvaise farce ? Sylvie, certes très attirée par le sexe mais si timide, si prude, comment peut-elle prononcer de tels mots comme la plus vulgaire des actrices porno ? Lui aurait-elle caché une partie de sa personnalité depuis si longtemps ou bien c'est la fréquentation de ce Marc qui l'aurait changé du tout au tout ? Et venir baiser avec son amant sous son propre toit ? Lui cacherait-elle une double vie et cela depuis quand ? Il se perd en conjectures, a une pensée pour Jocelyne qu'il sent proche de lui, qui lui conseillerait certainement de partir ; ce qu'il fait, honteux, non sans entendre Sylvie, dans un rire sardonique, lui demander à nouveau de venir se joindre à eux, qu'elle a besoin de sa queue !
Dans la rue, abasourdi, il se met à courir, à fuir sans but précis ; à bout de ressources physiques il s'arrête et s'assied sur le premier banc venu, il ne sait pas exactement où il est, mais qu'importe, l'affront qu'il vient de subir et face auquel il a fui ne mérite que le mépris. Jamais il n'avait fait face à une telle humiliation, il se demande pourquoi il a rengainé son arme, pourquoi il a battu en retraite comme un couard, une lopette, il sera la risée de bon nombre de ses collègues s'ils venaient à apprendre toute l'histoire. L'ombre bienveillante de Jocelyne plane alentour, il ne sait si sans elle, Sylvie et son amant ne serait pas morts, baignant dans leur sang sur le lit de la chambre d'amis, il ne sait s'il doit lui en être gré ou au contraire lui en vouloir ; les images du bain de sang de l'attentat refont surface, il se prend la tête dans les mains de peur qu'elle n'éclate et perd connaissance.
Dans la rue, abasourdi, il se met à courir, à fuir sans but précis ; à bout de ressources physiques il s'arrête et s'assied sur le premier banc venu, il ne sait pas exactement où il est, mais qu'importe, l'affront qu'il vient de subir et face auquel il a fui ne mérite que le mépris. Jamais il n'avait fait face à une telle humiliation, il se demande pourquoi il a rengainé son arme, pourquoi il a battu en retraite comme un couard, une lopette, il sera la risée de bon nombre de ses collègues s'ils venaient à apprendre toute l'histoire. L'ombre bienveillante de Jocelyne plane alentour, il ne sait si sans elle, Sylvie et son amant ne serait pas morts, baignant dans leur sang sur le lit de la chambre d'amis, il ne sait s'il doit lui en être gré ou au contraire lui en vouloir ; les images du bain de sang de l'attentat refont surface, il se prend la tête dans les mains de peur qu'elle n'éclate et perd connaissance.
(à suivre).
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