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✦ Aiguebrun La Psy et le Flic. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La Psy et le Flic. — Chapitre 1

13 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Aiguebrun
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La Psy et le Flic.

Chapitre 1

La Psy et le Flic (1).
Automne 2015.
Laurent C..., 38 ans, il est flic, un flic de terrain à la BRI qui doit faire face chaque jour à la violence, la bêtise, la haine d'un certain nombre d'individus en marge de la société. Comme si cela ne suffisait pas, les fous de Dieu de la vague idéologique islamiste viennent de frapper à nouveau hier soir sur la terrasse d'une brasserie noire de monde et Laurent, en patrouille dans le quartier avec un collègue, a connu l'horreur absolue dans sa pire expression, des hurlements, des mares de sang, des corps déchiquetés, une véritable boucherie, mais humaine celle-là !
A six heures du matin il est rentré chez lui, hébété, hagard, prostré, l'ombre de lui-même; sa femme Sylvie, prévenue du drame l'attendait depuis des heures, angoissée ; elle lui recommande de prendre une douche, lui propose un café, lui pose des questions, mais Laurent ne répond plus, il est ailleurs, quelque part entre l'enfer et l'enfer !
Le surlendemain sa hiérarchie le convoque, le met en congé une semaine et lui intime l'ordre de se rendre sans délai chez la psychologue maison, Mme Jocelyne B..., 
A l'heure dite il se présente au bureau de cette dame et découvre une jolie jeune femme,  trentenaire, grande, brune, les traits fins, la peau d'un noir ambré, visiblement originaire de l'outremer, habillée d'un tailleur strict bleu clair style hôtesse de l'air, qui révèle un corps de déesse; de son côté elle le détaille longuement et voit devant elle un grand balaise tout en muscles, l'assurance du guerrier, le visage fin et triste, le cheveu hirsute châtain clair, l'œil déterminé.
Au premier regard il se passe un phénomène étrange entre eux, une onde mystérieuse transperce les corps, leurs yeux sont magnétisés, leurs cerveaux ne répondent plus, c'est sans doute ce que l'on appelle le coup de foudre, inconnu à ce jour de ces deux-là ! La psy s'en détache enfin et le prie de s'asseoir dans le fauteuil qui lui fait face. Sans évoquer pour l'instant ce qu'il a vécu, elle lui pose des questions d'ordre général, s'il est marié, s'il a des enfants, quels sont ses pôles d'intérêt, ses loisirs auxquelles il répond de bonne grâce. Puis elle aborde d'un air détaché ce pourquoi il est là ; Il se fige instantanément, les yeux grands ouverts qui la fixent sans vraiment la voir, une larme perle sous chaque œil, il est visiblement tétanisé.
— Laurent, Laurent entend-il vaguement, détendez-vous, je vais arrêter là pour aujourd'hui.
Il recouvre ses esprits doucement, prend le mouchoir de la boîte qu'elle lui tend, se lève et se dirige vers la porte ; avant de lui ouvrir elle lui demande de revenir demain, même heure ; leurs yeux s'aimantent à nouveau un instant et il s'en va.
Jocelyne fait attendre le patient suivant, rentre dans son bureau et s'interroge : ce Laurent l'a bouleversé, son attitude, sa fragilité, sa sensibilité et il faut bien dire que c'est l'un des plus beaux mecs qu'elle ait jamais rencontré, elle en est toute chamboulée.
Laurent mis au repos d'office va boire une bière dans un bistrot voisin et s'interroge sur le sentiment qu'il ressent vis à vis de la psy qui lui a fait l'effet qu'un ado ressent lors d'un premier rendez-vous ; elle est superbe, sculptée dans l'ébène, sa voix est chaude, sensuelle, ses yeux sont des aimants, son corps un volcan en sommeil… pour l'instant. Rentré chez lui, il est surpris de ne pas y voir sa femme et aperçoit un mot plaqué sur la porte du frigo : » je fais des courses avec Adèle »; il réfléchit un instant et trouve que c'est bien souvent que ces deux amies font des courses ensemble. Par ailleurs il a constaté depuis quelques temps que Sylvie est moins disponible pour la bagatelle alors qu'elle a toujours été assez gourmande de sexe. Il décide de la suivre lors de ses prochaines courses avec sa copine ; après tout c'est une partie de son boulot !
Jocelyne B... quitte son travail vers 18 heures et rentre chez elle ; son mari l'attend , il lui propose un verre qu'elle refuse prétextant une journée harassante , elle se réfugie dans la salle de bain, se déshabille en constatant que sa petite culotte est bien humide et l'image de Laurent refait surface ; sous la douche ses mains savonneuses glissent sur son corps en feu, elle se caresse violemment le clitoris jusqu'à une jouissance qu'elle a du mal à garder silencieuse ; devant elle, les yeux de Laurent la fixent, intenses et brûlants de désir.
Lorsque Laurent se présente le lendemain chez la psy les deux êtres se toisent, se jaugent, ce sont deux personnes qui sont visiblement heureuses et soulagées de se revoir. Sans préambule elle lui demande si aujourd'hui ils peuvent aborder le sujet pour lequel il est devant elle ; il baisse la tête, prend une grande respiration et lui dit qu'elle peut essayer. Curieusement, Laurent entame un monologue qui décrit les débuts de cette soirée chaotique dans les moindres détails, mais il s'arrête net et change complètement de sujet en lui disant qu'il est persuadé que sa femme le trompe ! Il est en sueur, des larmes coulent sur ses joues et d'un geste il fait appel à la boîte de mouchoirs.
— Laurent, on ne peut pas sauter d'un sujet à un autre d'un claquement de doigt, ce n'est pas ici une discussion de bistrot et c'est moi qui mène les débats !
— Je vous demande pardon, je suis un peu perdu et je me demande lequel des deux sujets me déstabilise le plus.
— Oublions cela, Laurent, c'est sans doute parce que vous ne vouliez plus parler de l'attentat que vous avez dévié. Qu'est-ce qui vous fait penser que votre femme vous trompe ?
Laurent lui fait part des petits détails qui font que leur couple n'est plus vraiment celui d'avant et lui dit que pour en avoir le cœur net il va profiter de son congé pour la suivre et déterminer ainsi s'il a raison ou tort.
— Je ne suis pas certaine que ce soit une très bonne idée ; chaque couple connaît des petits problèmes et je vous déconseille de la suivre surtout dans la mesure où vous êtes déjà fragilisé.
— Je dois donc laisser faire, ce n'est pas vraiment ma façon de voir les choses !
— Rentrez chez vous et réfléchissez, ne faites rien sur un coup de tête, pour votre bien, Laurent.
B
Elle se lève et le reconduit, ils se serrent la main se fixant dans les yeux longuement, une onde électrique les transperce, comme la veille.
Il rentre chez lui directement à l'heure où Sylvie est encore au travail. Lorsqu'elle rentre elle se fait plus câline que d'habitude pour lui annoncer quelques minutes plus tard qu'elle et Adèle vont se faire un ciné ce soir! Ils dînent d'une salade composée et d'un fruit et Sylvie se prépare pour sortir. La ficelle est grosse et Laurent lui emboîte le pas, elle arrive effectivement devant un cinéma où il y a foule et la voit s'approcher d'un inconnu qui n'est pas Adèle. A leur suite il achète un ticket et se place quatre ou cinq rangées derrière ; à les voir s'embrasser et se câliner il ne fait aucun doute qu'ils sont amants ! Il quitte la salle bien avant la fin du film et rentre se coucher. A son retour, Sylvie, sans doute pour donner le change, entreprend de lui caresser la queue et de la sucer, mais il n'arrive pas à bander, s'excuse et lui tourne le dos.
Il a beaucoup de mal à trouver le sommeil, les images de l'attentat refont surface, il voit Sylvie au milieu de ces corps en charpie, nue, un flot de sang s'écoulant de son vagin et se met à hurler ; il est en sueur, le souffle court, l'épiderme frissonnant, ne sachant que faire, Sylvie lui propose de lui faire couler un bain, ce qu'il accepte.
Jocelyne l'écoute, le regard humide, le front plissé ; Laurent lui raconte dans les moindres détails la soirée d'hier, elle se lève et dans un geste pas très professionnel se place derrière lui, pose ses mains sur les épaules et lui dit :
— Laurent, j'ai beaucoup de travail, mais vous avez besoin de moi, pensez-vous qu'il soit possible de se voir en dehors de ce bureau ?
— Vous feriez cela ? Bien sûr que je peux, et je vous en remercie.
Bien, Laurent. Vers dix-huit heures trente dans le petit square en direction de la gare.
En le racompagnant, elle lui caresse discrètement la joue, pas très professionnel non plus.
Lorsqu'il la voit arriver, le square est quasiment vide, à part une vieille dame qui promène son chien ; Jocelyne est resplendissante, elle a pris le temps de se changer et de remplacer son tailleur par une robe jaune clair à fleurs qui la sublime un peu plus, si tant est qu'elle en ait besoin ; Laurent se lève lorsqu'elle s'approche, emprunté comme s'il s'agissait d'une première rencontre,  Jocelyne plus sûre d'elle vient coller son corps contre celui de l'athlète devant elle, les visages se frôlent, les mains cherchent les hanches, les lèvres se cherchent, les langues s'offrent, un baiser de feu les transporte vers le paradis des amants. Instantanément le pubis de Jocelyne ressent le pénis de Laurent prendre forme doucement, elle entame un mouvement latéral qui accélère l'amplitude de la bête ; le couple survolté se sépare et se dirige d'un pas pressé vers un petit hôtel voisin, main dans la main.
La porte de la chambre à peine refermée l'un et l'autre se mettent nus en un temps record et se jettent sur le lit dans un corps à corps furieux ; revenant au calme elle cherche sa bite, la prend en main, la regarde en détail, sa langue titille le méat, puis fait le tour du gland lentement elle engouffre ce beau pénis et reste un moment immobile, le gland au fond de la gorge ; la main de Laurent s'aventure dans la raie des fesses, un doigt caresse la corolle de son anus, descend vers le chatte qu'il écarte pour s'y introduire et la trouver déjà bien mouillée ; il se positionne pour entamer un 69 que Jocelyne semble apprécier si on traduit ses gémissements ; l'envie étant la plus forte ils se retrouvent rapidement en position de missionnaire et la pénètre sauvagement, puis ralentit en donnant à ses mouvements l'amplitude du bord du vagin au fond de la grotte et retour ; l'un et l'autre sentent les prémices des jouissances, Jocelyne se cabre, Laurent se retire et ses jets de sperme d'un blanc nacré inondent la poitrine d'un noir ambré ; rien que pour ce spectacle il se réjouit d'avoir rencontré Jocelyne !
Le couple passe sous la douche et ils s'allongent côte à côte et Laurent l'esprit libéré, entame un long monologue relatant la soirée folle d'il y a quelques jours ; elle l'écoute attentivement et se félicite du résultat obtenu : elle savait qu'il avait besoin d'elle.
Les retours chez chacun d'eux sont différents, Jocelyne n'a aucun mal à convaincre son mari d'une surcharge de travail, quant à Laurent c'est plus compliqué: il invoque la rencontre de copains après son rendez-vous chez la psy, mais Sylvie ne semble pas convaincue lui disant qu'il ne sent même pas la bière.
— Je ne bois plus d'alcool depuis les évènements de la semaine dernière, sur les conseils de la psy !
— A qui tu vas faire avaler çà?
Il sent  le terrain  glissant et change complètement de sujet pour lui demander :
— Au fait, c'était bien ton film, hier soir ?
En rogne, Sylvie ne répond pas et file vers la cuisine ; Laurent s'installe sur le canapé et se dit que sa femme est tout de même quelque peu gonflée, s'envoyant en l'air avec ce type et ne supportant pas un retard de son mari ; il se demande s'il va poursuivre son attaque sur le ciné, ce que Jocelyne pourrait en penser ou bien s'il laisse tomber et se résigne à passer une soirée calme avec elle. Mais il est impulsif, se lève et s‘appuie sur le chambranle de la porte de la cuisine ; il regarde Sylvie préparer silencieusement le repas et la trouve très désirable, même si elle a un caractère de cochon ; ça, il peut lui pardonner, mais avoir un amant, c'est pour lui un affront qu'il ne supporte pas et qu'elle devra payer un jour et le payer très chèrement ; il hésite une seconde et se décide à envoyer son missile :
— Moi, je ne l'ai pas trouvé terrible et d'ailleurs je suis parti avant la fin !
— De quoi tu me parles ?
— Du film d'hier soir, voyons !
— Tu m'as suivi ? Espèce de salaud, ça ne te suffit pas de faire ton sale boulot avec les truands, il faut aussi que tu mélanges tout, je ne te le pardonnerai jamais !
— Quelques rangées devant moi il y avait un couple qui n'arrêtait pas de se bécoter, pour ne pas dire plus et j'ai bien cru te reconnaître, par contre je n'ai pas reconnu Adèle, qu'en dis-tu ?
— Fous-moi la paix, espèce de connard !
Hors d'elle, elle fonce vers la chambre, claque la porte et s'y enferme.
De retour sur le canapé il comprend que c'est là qu'il va passer la nuit ; il a une pensée pour Jocelyne et se demande si elle serait d'accord avec la façon dont il a mis Sylvie en colère, mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas laisser passer la trahison de sa femme, alors que lui, Jocelyne mise à part, il ne l'avait jamais trompé, d'ailleurs était-ce la première fois ? Quant à son propre adultère avec la beauté des îles, il considère non sans un certain toupet que cela n'a rien à voir, que c'est quasiment professionnel ! Il échafaude un peu énervé les sanctions qu'il pourrait infliger aux coupables de ces écarts de conduite, Sylvie, son amant et Adèle, la complice ; son esprit s'échauffe, ses neurones s'entrechoquent et le conduisent vers des extrémités irréalistes auxquelles les scènes de l'attentat récent ne sont pas étrangères.
Jocelyne B... a encore du boulot !
(à suivre).
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Sholvak
3 novembre 2022 à 15:27
Très sympathique histoire, j'attend la suite avec impatience !
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Ced6782
1 novembre 2022 à 16:06
Waou super génial et très excitant bravo vivement la suite
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aime28
30 octobre 2022 à 15:52
Bonjour
Très jolie histoire très joliment écrite
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