Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie des couples — Chapitre 3 · Les ennuis
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La vie des couples
Chapitre 3 · Les ennuis
3 Les ennuis
Redescendus des vertigineux pics de l'orgasme, nous sommes restés enlacés, savourant un moment de tendresse dont aucun de nous ne savait s'il serait le dernier.
— Je travaille tôt demain matin, mais j'aimerais que tu restes encore cette nuit avec moi, m'endormir dans tes bras et m'y réveiller. Tu sais que tu es le seul homme qui ait couché dans mon lit depuis presque huit ans ? Je t'ai expliqué pourquoi, alors tu comprends maintenant combien tu comptes pour moi, gentleman.
Essayant de reprendre mes esprits après que ceux-ci se sont dilués, voire noyés dans le plaisir, j'ai eu de la peine à formuler des mots sensés, mon avenir à cet instant s'arrêtait au bord du lit de Sarah, j'étais incapable de voir plus loin.
— Bien sûr que je reste avec toi, je serais incapable de quitter là, maintenant. Par contre, je ne sais pas si je dois être fier ou désolé d'être le premier à partager ton lit depuis des années, cela me perturbe.
— Je ne comprends pas. Tu as honte ? Ou pire encore, pitié de moi ?
— Mais non, ne dis pas de bêtises ! Simplement, je ne sais pas ce que je fais là. Soixante balais, un avenir plutôt derrière moi et pourtant je suis là auprès de toi, pétillante, séduisante, féminine à m'en brûler la rétine... et qui veut me retenir ! Il y a une erreur dans le scénario, non ? A ma place, il devrait y avoir un beau chirurgien, aux mains délicates, fol amoureux de toi et porteur d'un avenir radieux.
— Tu regardes trop Setflix toi... Mais tu as en partie raison, parce que le scénario d'origine, c'était que j'épouse une vague connaissance du bled choisie pour moi par ma communauté, et ça, j'ai refusé. Une femme rebelle, chez nous, alors que le taux d'endogamie frôle les quatre-vingts pour cent, c'est le bannissement assuré, donc depuis que je suis partie pour étudier et que je me suis mariée avec un « roumi », mes frères, ma sœur, mes cousins, plus personne ou presque ne me parle. C'est le prix de ma liberté, mais je l'assume pleinement. Maintenant le scénario dit : embrasse-moi, mon adorable vieux con !
— Je ne comprends pas. Tu as honte ? Ou pire encore, pitié de moi ?
— Mais non, ne dis pas de bêtises ! Simplement, je ne sais pas ce que je fais là. Soixante balais, un avenir plutôt derrière moi et pourtant je suis là auprès de toi, pétillante, séduisante, féminine à m'en brûler la rétine... et qui veut me retenir ! Il y a une erreur dans le scénario, non ? A ma place, il devrait y avoir un beau chirurgien, aux mains délicates, fol amoureux de toi et porteur d'un avenir radieux.
— Tu regardes trop Setflix toi... Mais tu as en partie raison, parce que le scénario d'origine, c'était que j'épouse une vague connaissance du bled choisie pour moi par ma communauté, et ça, j'ai refusé. Une femme rebelle, chez nous, alors que le taux d'endogamie frôle les quatre-vingts pour cent, c'est le bannissement assuré, donc depuis que je suis partie pour étudier et que je me suis mariée avec un « roumi », mes frères, ma sœur, mes cousins, plus personne ou presque ne me parle. C'est le prix de ma liberté, mais je l'assume pleinement. Maintenant le scénario dit : embrasse-moi, mon adorable vieux con !
Le réveil a sonné la fin de cette période de grâce, sans nous permettre de présager ce qui allait suivre. Nous avons pris un rapide petit-déjeuner, au cours duquel il y a eu plus de bruits de mastications que de mots, nous n'avions pas envie que ces derniers nous torturent déjà à l'aube naissante. Sarah s'est habillée, elle était ravissante, et je la sentais pressée de partir afin d'éviter les pénibles effusions que je redoutais moi aussi, déjà fébrile.
— Bon, je dois aller draguer les Apollons du bistouri selon tes conseils, alors j'y vais. Tu m'embrasses, gentleman ? Merci de claquer la porte en partant et de mettre mes clés dans la boîte aux lettres. Tu pourrais presque en garder une...
De retour chez moi, pourtant un étage plus bas seulement, j'avais l'impression d'être au cinquantième sous-sol, dans le noir absolu. J'ai rangé la cuisine en mode robot, effacé toute trace de mes quatre jours de faux célibat et me suis douché, parce que j'avais l'impression que les fragrances subtiles du corps de Sarah s'étaient incrustées à jamais sous ma peau, je les sentais en permanence, comme si elles émanaient désormais de l'intérieur de mes propres chairs. J'ai ensuite erré comme une âme en peine d'une pièce à l'autre, attendant l'heure d'aller chercher Sylvie à la gare.
Retrouvailles sans chaleur particulière, quatre jours, ce n'est pas franchement un exil. Ma femme était pourtant en beauté, hâlée, les cheveux au vent, portant robe (fait assez rare...) et sandales, volonté sans doute de prolonger encore un peu les délices des plages de Toscane. Elle s'est montrée volubile, un peu tactile même, elle d'ordinaire plutôt pudique et taiseuse. Cela m'a ravi, mais je n'y ai pas accordé beaucoup d'attention, l'esprit ailleurs.
Souhaitant me montrer prévenant j'ai préparé le repas, recueillant au passage des félicitations pour la transparence des vitres et l'éclat retrouvé du four. L'heure du coucher est arrivée, mais cette fois sans ses promesses d'ivresse des sens et de don de soi au plaisir de l'autre, j'en étais déjà meurtri.
Souhaitant me montrer prévenant j'ai préparé le repas, recueillant au passage des félicitations pour la transparence des vitres et l'éclat retrouvé du four. L'heure du coucher est arrivée, mais cette fois sans ses promesses d'ivresse des sens et de don de soi au plaisir de l'autre, j'en étais déjà meurtri.
D'ordinaire pas proactive en matière de sexe, qu'elle applique son peu d'enthousiasme habituel m'aurait arrangé, mais Sylvie s'est montrée ce vendredi-là plutôt entreprenante, osant des approches pour le moins directes et exprimant son désir d'amour physique. Au secours Freud, Lacan, Shere Hite, à moi Rocco Siffredi ! Une main sur la vulve de ma femme, sa main à elle me masturbant pour que je l'honore, rien. Que dalle. La limace anémique qui somnolait sur mon bas-ventre a refusé de lever la tête, la connexion avec le cerveau était interrompue, erreur 404, vous n'avez pas les autorisations nécessaires... Réessayez plus tard et vérifiez les branchements.
— C'est tout l'effet que je te fais, mon chéri ? Je sais bien que notre sexualité ne te satisfait guère, que tu as soixante ans, mais là... Quand même... Tu permets ?
L'homme a marché sur la Lune, le Mur de Berlin est tombé, on a séquencé le génome humain, et Sylvie m'a sucé. Je comprends que l'on puisse contester ma classification des événements au regard de leur importance dans l'Histoire, mais l'essentiel pour moi ce soir-là se résumait à quelques centimètres de chair flasque sis au bas de mon abdomen, que mon épouse avait décidé de faire passer de l'état inerte à celui de fierté conquérante, dressée et prête à pourfendre d'autres chairs.
Je n'avais pas souvenir qu'en un quart de siècle de vie commune, ma femme ne se soit montrée aussi sensuelle, aussi salope ai-je failli écrire. La garce ! Sa langue a joué avec mon gland avant que sa bouche ne l'aspire, ses lèvres ont coulissé sur toute la longueur de ma hampe et ses ongles m'ont griffé les bourses, un doigt égaré osant même titiller ma porte étroite ! J'ai fermé les yeux, mais j'ai pris entre mes mains la tête de Sylvie pour l'encourager dans son exploration, me demandant bien ce qui pouvait soudainement motiver pareille débauche, tout à fait inhabituelle.
— Oh mon chéri, on dirait que tu aimes ce que je te fais ? Tu es bien dur, je suis sûre que tu vas me faire l'amour divinement. Je vais te préparer pour que tu me prennes, que tu me fasses jouir, que tu me remplisses !
J'en suis resté bouche bée, encore sidéré quand Sylvie a sorti de je ne sais où un flacon de lubrifiant dont elle m'a généreusement enduit le sexe, dans un mouvement lascif à souhait dont je dois bien reconnaître qu'il m'excitait.
— Viens maintenant, viens, prends-moi, n'aie pas peur !
De plus en plus excité par cette étrange situation, je me suis rué sur Sylvie, sans même lui retirer le joli et fin pyjama de soie qu'elle portait (cadeau de son mari). J'ai écarté le petit shorty de dentelles et me suis enfoncé doucement entre ses cuisses, y trouvant un conduit brûlant dans lequel j'ai commencé de lents mouvements pour éviter tout inconfort chez mon épouse, mais aussi pour ménager mon érection encore incertaine, car les images qu'envoyait mon cerveau parasitaient le fonctionnement de mon corps. Nous avons fait l'amour presque comme des amants, Sylvie s'est même laissée aller à exprimer de manière sonore l'atteinte du plaisir, ses jambes crochées sur mes reins pour me maintenir au plus profond d'elle quand j'ai joui.
— Sur un ton enjoué, le corps encore agité Il y a longtemps que tu ne m'avais pas fait l'amour comme ça, Jean-Pierre, j'ai adoré cette fougue et cet empressement ! Une bonne baise, vraiment ! C'est le champagne ? Le saumon fumé ?
Là, j'ai senti avec certitude que toute cette mise en scène, cette exaltation surfaite et ces mots inhabituels n'auguraient pas d'un renouveau du désir, mais marquaient le début des emmerdements, et me suis demandé comment le piège allait se manifester.
— Le champagne ? Mais tu sais que je n'aime pas ça, d'ailleurs je n'en bois quasiment jamais. C'est quoi cette question ? Et qu'est-ce que le saumon fumé vient faire là-dedans ?
— Le regard assassin Alors pourquoi en avoir acheté hier une bouteille à cinquante euros, que je n'ai pas vue dans la cave à vins ni dans le frigo ? C'est une erreur de la caisse du magasin, peut-être ? Ou un ticket qui n'est pas le tien ? Dis-moi, le saumon sauvage, à trente euros le paquet, ça doit être délicieux. Ca fait bander plus dur ?
— Euh... Je ne sais pas, c'est étrange en effet... peut-être que...
— Haussant le ton Jean-Pierre, sois honnête avec moi. Elle baise bien, Sarah ? Elle suce mieux que moi ? Elle te pompe en se mettant du champagne dans la bouche, et tu lui bouffes la figue après l'avoir arrosée à la Veuve Cliquot ?
— Le regard assassin Alors pourquoi en avoir acheté hier une bouteille à cinquante euros, que je n'ai pas vue dans la cave à vins ni dans le frigo ? C'est une erreur de la caisse du magasin, peut-être ? Ou un ticket qui n'est pas le tien ? Dis-moi, le saumon sauvage, à trente euros le paquet, ça doit être délicieux. Ca fait bander plus dur ?
— Euh... Je ne sais pas, c'est étrange en effet... peut-être que...
— Haussant le ton Jean-Pierre, sois honnête avec moi. Elle baise bien, Sarah ? Elle suce mieux que moi ? Elle te pompe en se mettant du champagne dans la bouche, et tu lui bouffes la figue après l'avoir arrosée à la Veuve Cliquot ?
Et merde... Putain de ticket, oublié au fond du sac à commissions... Mais quel con... Pas la peine de raconter des salades, ce serait encore pire, autant se comporter en adulte qui assume, puisque de toute manière, notre couple était un peu bancal.
— Sylvie, pourquoi toute cette mise en scène alors ? Si tu sais, qu'est-ce que cela t'apporte de jouer au détective ?
— Très agressive Rien, mais je voulais voir comment tu allais essayer de me raconter des conneries. Je sais depuis que l'on a dîné chez elle que tu lui plais, à la petite bronzée du dessus, elle se frottait à toi comme une chienne en chaleur, et je suis sûre qu'elle mouillait sa culotte de t'exciter comme ça en ma présence. Bon, tu as du goût, car elle est adorable, notre mini-voisine, et je suis admirative de tout ce qu'elle met en œuvre comme mère célibataire pour assurer l'avenir de Nicolas. Elle est courageuse, elle, pas comme toi. Mais je répète quand même ma question : elle baise bien ? Tu as dû en profiter, non ? Quatre jours à se faire sucer ça ne s'oublie pas, même quand bobonne est rentrée et te taille une bonne pipe elle aussi.
— Sylvie, je n'aime pas cette vulgarité, tu...
— Me coupant brutalement la parole] Oh, Monsieur le professeur, excuse-moi de mon vocabulaire prosaïque... Dis-moi mon amour, Sarah est-elle douée pour la fellation ? Est-ce agréable d'avoir des relations sexuelles avec elle ?
— Oui à tes deux questions, mais puisque tu sembles apprécier les détails techniques, j'ai découvert ce soir que tu suces aussi merveilleusement bien, même si tu ne fais guère usage de tes compétences en la matière et que c'est bien dommage.
— Très agressive Rien, mais je voulais voir comment tu allais essayer de me raconter des conneries. Je sais depuis que l'on a dîné chez elle que tu lui plais, à la petite bronzée du dessus, elle se frottait à toi comme une chienne en chaleur, et je suis sûre qu'elle mouillait sa culotte de t'exciter comme ça en ma présence. Bon, tu as du goût, car elle est adorable, notre mini-voisine, et je suis admirative de tout ce qu'elle met en œuvre comme mère célibataire pour assurer l'avenir de Nicolas. Elle est courageuse, elle, pas comme toi. Mais je répète quand même ma question : elle baise bien ? Tu as dû en profiter, non ? Quatre jours à se faire sucer ça ne s'oublie pas, même quand bobonne est rentrée et te taille une bonne pipe elle aussi.
— Sylvie, je n'aime pas cette vulgarité, tu...
— Me coupant brutalement la parole] Oh, Monsieur le professeur, excuse-moi de mon vocabulaire prosaïque... Dis-moi mon amour, Sarah est-elle douée pour la fellation ? Est-ce agréable d'avoir des relations sexuelles avec elle ?
— Oui à tes deux questions, mais puisque tu sembles apprécier les détails techniques, j'ai découvert ce soir que tu suces aussi merveilleusement bien, même si tu ne fais guère usage de tes compétences en la matière et que c'est bien dommage.
Je n'ai pas eu le temps d'esquiver la mandale qui m'a décalé le menton et fait heurter la tête de lit, déclenchant une répartie furibarde de Madame après m'avoir frappé, pour la première fois en presque trois décades de vie commune.
— Survoltée Fumier ! Tu oses me dires ça ici, dans notre lit ? J'espère au moins que tu ne lui as pas ramoné le cul dans MON lit à cette allumeuse !
— Non, si c'était le cas j'aurais changé les draps, mais l'enquêtrice hors pair Sylvie l'aurait remarqué. Et on en serait au même point.
— Ne te fous pas de moi ! Tu penses que je vais faire quoi, maintenant que je sais que tu me trompes ?
— Je n'en ai aucune idée. Peut-être aller te faire consoler dans les bras de celui qui t'a appris tout ce que tu m'as fait ce soir ?
— Non, si c'était le cas j'aurais changé les draps, mais l'enquêtrice hors pair Sylvie l'aurait remarqué. Et on en serait au même point.
— Ne te fous pas de moi ! Tu penses que je vais faire quoi, maintenant que je sais que tu me trompes ?
— Je n'en ai aucune idée. Peut-être aller te faire consoler dans les bras de celui qui t'a appris tout ce que tu m'as fait ce soir ?
Instruit par mon expérience récente, devenu une sorte de Federer du drame conjugal, j'ai anticipé le retour de service en arrêtant délicatement le bras vengeur armé de griffes prêtes à m'énucléer, avant de devoir parer aussi l'autre membre supérieur venu brutalement en renfort.
— Sylvie, on ne va quand même pas se battre comme des chiffonniers, non ? Oui je t'ai trompée, mais on peut peut-être en parler autrement qu'en s'injuriant ? Ne me dis pas que ce qui est arrivé te surprend, parce que nous avons déjà maintes fois discuté des dysfonctionnements de notre couple et à chaque fois, fuyant tout débat, tu te contentes de me hurler : « Si je ne te conviens plus, tu n'as qu'à en trouver une autre à baiser, mais je ne veux pas le savoir ». Tu es d'accord ?
Ma femme s'est un peu calmée, abandonnant sa posture de tigresse, me regardait intensément sans qu'il me soit possible de lire quoi que ce soit dans ses yeux encore saturés de colère.
— Oui, je te l'ai dit, oui... mais de là à y croire...à le vivre ainsi... C'est humiliant Jean-Pierre, je me sens trahie... Je ne sais même pas pourquoi je me suis abaissée à me comporter comme une pute pour que tu daignes me faire l'amour, alors que tu ne bandais même pas. Élevant la voix Tu pensais aux gros seins de Sarah, pendant que je te suçais ? Dis-le, salaud ! C'est à elle que tu pensais en me baisant ? C'est ça ? À son gros cul de... de... ?
— Sylvie, par pitié, calme-toi et abandonne ce ton ordurier qui n'apporte rien. Si je t'ai fait l'amour, c'est parce que tu as su m'en donner envie, parce que tu es ma femme, la mère de nos quatre enfants qui sont l'œuvre de notre vie, et que tu es très séduisante quand tu t'en donnes la peine. Malheureusement les joies du sexe ne t'intéressent pas beaucoup, tu t'y soumets de temps à autre pour me faire plaisir, mais je sens bien que tu ne t'y retrouves pas, que c'est une corvée ou en tout cas pas loin. Qui plus est, tu n'as jamais rien entrepris, rien demandé pour qu'il en soit autrement, et moi j'en ai marre de subir ce rejet.
— Sylvie, par pitié, calme-toi et abandonne ce ton ordurier qui n'apporte rien. Si je t'ai fait l'amour, c'est parce que tu as su m'en donner envie, parce que tu es ma femme, la mère de nos quatre enfants qui sont l'œuvre de notre vie, et que tu es très séduisante quand tu t'en donnes la peine. Malheureusement les joies du sexe ne t'intéressent pas beaucoup, tu t'y soumets de temps à autre pour me faire plaisir, mais je sens bien que tu ne t'y retrouves pas, que c'est une corvée ou en tout cas pas loin. Qui plus est, tu n'as jamais rien entrepris, rien demandé pour qu'il en soit autrement, et moi j'en ai marre de subir ce rejet.
Sylvie a laissé échapper un long soupir, de ceux dont on comprend qu'à défaut d'accepter un argument, ils peuvent sous-entendre que l'on serait prêt à s'y résigner. Je n'ai rien dit, par décence, par respect, peut-être aussi un peu par crainte de la violence, attendant de ma femme qu'elle propose quelque chose, ce dont j'étais totalement incapable.
— Dans un flot de paroles ininterrompu peu commun chez elle Bon, tu le sais peut-être, je t'aime Jean-Pierre, même si selon tes... tes critères je ne le montre pas. Je ne veux pas te perdre, tu as dû le remarquer en appréciant mes caresses inhabituellement osées et sans doute maladroites, mais qui ne sont pas vraiment moi. Je ne suis pas cette femme-là, et ne le serai sans doute jamais, pour de multiples raisons, culturelles, familiales, on en a aussi déjà parlé. Pour autant, je ne me vois pas être celle qui entretient ta frustration, je sais depuis hier que ses conséquences ont dépassé le risque de rupture et qu'il est devenu réalité, sous mes yeux ou presque. C'est violent, je ne m'y attendais pas, mais il est vrai que de hurler et te frapper ne va pas résoudre grand-chose. Je suis malheureuse, profondément malheureuse, j'aurais préféré que tu me dises toi-même ce qui était arrivé plutôt que de me laisser le découvrir fortuitement, ce n'est ni courageux ni honnête de ta part. Tu me déçois Jean-Pierre, toi le prof aux grands et nobles idéaux, c'est petit comme attitude.
Quand on te parle ainsi après vingt-cinq années de vie partagée, tu ne peux pas attendre que passe l'orage et penser à la prochaine nuit (s'il y en a une) avec ta maîtresse, à moins d'être aussi con que le conducteur de char urbain et ex-mari de Sarah. Il faut répondre, mais quoi ? Peut-être s'excuser ? Trop tard - Prétexter le dérapage ponctuel ? Pas crédible - Promettre de revenir dans le droit chemin ? Irréaliste - Jurer que l'amour est encore là ? Il faudra le prouver sur le long terme - Se résoudre à la séparation ? Il faut du courage - Proposer un compromis ? Seule Sylvie pouvait le faire...
— Tu as entièrement raison, je n'ai pas été à la hauteur, et ma lâcheté ne supporte aucune excuse. Pour t'éviter de la vivre désormais au quotidien, je pense qu'il est préférable que je parte, ma présence ici ne pouvant que déboucher sur une situation invivable pour tout le monde.
— À nouveau très volubile et énervée Tu plaisantes ? Pour tout le monde sauf pour toi ! Monsieur le joli cœur se tire vivre sa vie, et moi je me retrouve seule ici, avec ta maîtresse au-dessus qui me sourira hypocritement quand je la croiserai ? Décidément, tu ne brilles pas par tes idées, tu m'avais habituée à mieux. Bon, il est tard, on ne va pas résoudre les choses maintenant alors je veux dormir. On reprendra demain matin, et on verra si la nuit nous a porté conseil. Tu peux rester, mais surtout ne me touches pas, sinon je t'arrache les couilles avec les dents.
— À nouveau très volubile et énervée Tu plaisantes ? Pour tout le monde sauf pour toi ! Monsieur le joli cœur se tire vivre sa vie, et moi je me retrouve seule ici, avec ta maîtresse au-dessus qui me sourira hypocritement quand je la croiserai ? Décidément, tu ne brilles pas par tes idées, tu m'avais habituée à mieux. Bon, il est tard, on ne va pas résoudre les choses maintenant alors je veux dormir. On reprendra demain matin, et on verra si la nuit nous a porté conseil. Tu peux rester, mais surtout ne me touches pas, sinon je t'arrache les couilles avec les dents.
Un quart d'heure après, j'étais assis sur le canapé du salon, incapable de dormir. Sylvie ronflait dans notre grand lit, agitée de curieux sursauts. Une sacrée force de caractère, ma femme, bien plus clairvoyante et courageuse que moi. Est-ce que vraiment je l'aimais encore ? Et Sarah alors, ma petite merveille du sud, allais-je la laisser tomber comme les autres plans cul qu'elle avait connus ? Quelle misère...
L'aube timide m'a surpris d'un œil, j'avais dû finalement m'endormir, et tout m'est revenu d'un coup en mémoire, saturant brutalement le peu de ressources qui me restaient. Je suis allé pisser dans la salle de bains et en sortant, suis tombé sur Sylvie qui ne m'a pas vu tout de suite et m'a bousculé, vraiment très sexy dans son pyjama de dentelle et de soie rouge.
— Tu n'as pas osé dormir avec moi ? Tu as eu peur que je te la coupe ? En tout cas ce n'est plus le cas, on dirait...
Je n'avais même pas remarqué mon érection et me suis senti gêné, cherchant à m'éclipser au plus vite, mais Sylvie m'a barré le chemin, l'air décidé. Quel emmerde allait encore me tomber dessus... ?
— Très agressive C'est moi qui te fais cet effet, espèce d'obsédé sexuel, ou c'est encore la voisine ?
— À cette heure-ci et ici, je ne vois personne d'autre que toi. Tu me laisses passer ?
— Si je veux. Tu bandes vraiment pour moi, ou tu es venu te branler en cachette, pensant à ta petite salope de l'étage au-dessus parce que tu n'es qu'un vieux vicieux ?
— Mais... Sylvie, qu'est-ce qui te prend... Tu as déjà oublié notre conversation d'hier soir ? Laisse-moi passer s'il te plaît.
— Non. Branle-toi devant moi d'abord, je veux te voir jouir dans le lavabo, tu ne mérites en tout cas pas une femme pour te soulager, menteur, hypocrite !
— Arrête ton cirque maintenant, va te recoucher, on se verra au petit-déjeuner.
— Non, mais tu te prends pour qui ? Tu crois que tu peux encore me donner des ordres ? Je ne sais pas pour qui tu as une pareille trique, mais je vais te faire débander fissah, moi ! Vas-y maintenant, branle-toi, c'est juste assez bon pour toi. Si tu refuses, je dépose plainte pour adultère, relations non consenties, harcèlement, je me mets en longue maladie et j'arrête de bosser, tu vas raquer pendant au moins cinq ans. Alors ?
— Mais tu es devenue dingue ma parole, oui je t'ai trompée, oui c'est lâche, mais pourquoi m'humilier comme ça ?
— Et toi, tu penses que tu ne m'as pas humiliée peut-être ? On a hébergé son môme à ta Sarah, on l'a nourri, elle a été toute gentille avec moi et dès que j'ai le dos tourné tu la baises ? Tu voudrais quoi, une médaille des Queutards Seniors ? Maintenant, ferme-la et astique-toi le manche, là, sous mes yeux, et crache ! Je ne veux plus te voir la queue raide devant moi.
— À cette heure-ci et ici, je ne vois personne d'autre que toi. Tu me laisses passer ?
— Si je veux. Tu bandes vraiment pour moi, ou tu es venu te branler en cachette, pensant à ta petite salope de l'étage au-dessus parce que tu n'es qu'un vieux vicieux ?
— Mais... Sylvie, qu'est-ce qui te prend... Tu as déjà oublié notre conversation d'hier soir ? Laisse-moi passer s'il te plaît.
— Non. Branle-toi devant moi d'abord, je veux te voir jouir dans le lavabo, tu ne mérites en tout cas pas une femme pour te soulager, menteur, hypocrite !
— Arrête ton cirque maintenant, va te recoucher, on se verra au petit-déjeuner.
— Non, mais tu te prends pour qui ? Tu crois que tu peux encore me donner des ordres ? Je ne sais pas pour qui tu as une pareille trique, mais je vais te faire débander fissah, moi ! Vas-y maintenant, branle-toi, c'est juste assez bon pour toi. Si tu refuses, je dépose plainte pour adultère, relations non consenties, harcèlement, je me mets en longue maladie et j'arrête de bosser, tu vas raquer pendant au moins cinq ans. Alors ?
— Mais tu es devenue dingue ma parole, oui je t'ai trompée, oui c'est lâche, mais pourquoi m'humilier comme ça ?
— Et toi, tu penses que tu ne m'as pas humiliée peut-être ? On a hébergé son môme à ta Sarah, on l'a nourri, elle a été toute gentille avec moi et dès que j'ai le dos tourné tu la baises ? Tu voudrais quoi, une médaille des Queutards Seniors ? Maintenant, ferme-la et astique-toi le manche, là, sous mes yeux, et crache ! Je ne veux plus te voir la queue raide devant moi.
De toute évidence, ma femme était en mode survoltée, à se demander si elle était sous l'emprise d'une substance prohibée, toute discussion s'avérant aussi inutile que vaine. Mais quand même, me masturber devant elle... Je n'avais jamais fait cela, même au cours des rares jeux sexuels de notre jeunesse. Et si je débandais, elle allait faire quoi ? Me châtrer ? Docile, ne souhaitant pas aggraver une situation déjà invivable, j'ai amorcé sur mon membre les gestes demandés, mais pour être sûr de ne pas devoir m'arrêter en cours de route, j'ai joué le jeu incompréhensible de Sylvie, et j'ai exagéré avec outrance.
— Oh Sylvie, regarde comme tu m'excites ma belle, je vois tes seins qui bandent eux aussi sous la soie, est-ce que ta chatte mouille un peu ? Et quel magnifique cul tu as ma chérie, il me fait bander dur, je voudrais le caresser à travers la soie de ton shorty de salope, passer un doigt dans ta raie, mmmm..... il me rend fou ton joli derche de bourgeoise... je sens que je vais jouir rien que d'y penser... Oh, regarde, tu as encore des taches de mon sperme sur le devant de ton pyjama, cochonne, en fait tu aimes ça la bite, mais tu joues les mijaurées... Ohhhh... Regarde ! Regarde, c'est pour toi !
J'ai éjaculé sans véritable plaisir, ma verge gonflée a expulsé dans le lavabo quelques petits jets de semence, ma femme n'avait pas dit un seul mot, pas fait un geste, mais n'avait pas quitté de ses yeux brillants de colère mon organe reproducteur.
— Eh ben, elle ne risque pas de s'étouffer la voisine, si tu n'as que ça pour lui tapisser le gosier. Bon, nettoie le lavabo, on se revoit tout à l'heure.
Elle est repartie vers la chambre, me laissant là comme un con, la queue ramollie à la main, je ne savais plus quoi penser. Le lavabo débarrassé de mon éjaculat je suis retourné sur mon canapé, et m'y suis endormi. C'est le froid qui m'a réveillé, la fenêtre était grande ouverte, et j'entendais Sylvie s'affairer dans la cuisine. Je me suis habillé et l'ai rejointe, prudemment, ne sachant pas comment j'allais être accueilli cette fois.
Elle était assise, toujours en pyjama sexy, et mangeait à belles dents une tranche du pain que j'avais préparé moi-même pour son retour, sachant qu'elle l'aimait bien le matin.
— Sur un ton cassant Tu es doué comme boulanger, mais comme mari ça laisse à désirer. La nuit t'a apporté des idées moins connes que celles d'hier ?
— Pas vraiment. J'ai de la peine à réfléchir.
— Ah oui ? Quand tu te vidanges les couilles, ça te vide aussi le cerveau ? Vous devez avoir des dialogues sympas, avec Miss Berbère !
— Oh Sylvie, si c'est pour me dire des horreurs pareilles, alors fais comme tu as dit : pars et on se parlera par avocats interposés, parce que je ne pense pas que je vais supporter tes sarcasmes à la con encore longtemps.
— Ben voyons, tu me vires maintenant... ! Comme ça, tu peux aller la retrouver au plus vite ta mousmé à gros derche, et c'est encore moi qui me fais avoir. Ne te réjouis pas, pour le moment je reste !
— Très énervé moi aussi. Mais bordel de merde, tu veux quoi alors, Sylvie ? Partir ça va pas, rester ça va pas non plus, tu veux que je me pende ? Tu veux me trucider et me mettre en morceaux au congélateur ? Soit on discute sérieusement de notre avenir s'il y en a encore un, soit je dégage et vais me branler ailleurs si j'en ai envie. Alors, on continue le théâtre à deux balles ou on se comporte en adultes ?
— Pas vraiment. J'ai de la peine à réfléchir.
— Ah oui ? Quand tu te vidanges les couilles, ça te vide aussi le cerveau ? Vous devez avoir des dialogues sympas, avec Miss Berbère !
— Oh Sylvie, si c'est pour me dire des horreurs pareilles, alors fais comme tu as dit : pars et on se parlera par avocats interposés, parce que je ne pense pas que je vais supporter tes sarcasmes à la con encore longtemps.
— Ben voyons, tu me vires maintenant... ! Comme ça, tu peux aller la retrouver au plus vite ta mousmé à gros derche, et c'est encore moi qui me fais avoir. Ne te réjouis pas, pour le moment je reste !
— Très énervé moi aussi. Mais bordel de merde, tu veux quoi alors, Sylvie ? Partir ça va pas, rester ça va pas non plus, tu veux que je me pende ? Tu veux me trucider et me mettre en morceaux au congélateur ? Soit on discute sérieusement de notre avenir s'il y en a encore un, soit je dégage et vais me branler ailleurs si j'en ai envie. Alors, on continue le théâtre à deux balles ou on se comporte en adultes ?
Le ton employé et ma soudaine colère ont dû faire bouillir les sangs de ma moitié, mais elle a su se contrôler, comprenant certainement que ses errements ne menaient nulle part malgré l'incontestable outrage subi.
— Sans lever la tête, d'une voix glaciale Je veux discuter avec Sarah. Sans toi.
J'ai failli tomber de ma chaise, n'étant pas sûr d'avoir entendu et compris.
— Tu... tu... tu veux quoi ?
— D'un ton autoritaire et presque effrayant La branlette ça rend sourd, tu vois... ! J'ai dit que je voulais rencontrer Sarah et discuter avec elle. Démerde-toi pour nous arranger un rendez-vous avant la fin de la semaine à venir parce qu'après je reprends le boulot. On est samedi, je veux la voir avant samedi prochain. Ici, sans toi. Tu n'auras qu'à donner un cours à Nicolas chez lui et attendre que ta maîtresse remonte, si je ne l'ai pas tuée.
— Mais on nage en plein délire là, tu crois que je vais lui proposer un plan foireux comme celui-là ?
— J'en suis même sûre, si tu veux t'éviter cinq années de vie de merde, à payer pour m'entretenir, et fais-moi confiance pour saler la note. Moi aussi, je peux acheter du champagne et du saumon sauvage.
— D'un ton autoritaire et presque effrayant La branlette ça rend sourd, tu vois... ! J'ai dit que je voulais rencontrer Sarah et discuter avec elle. Démerde-toi pour nous arranger un rendez-vous avant la fin de la semaine à venir parce qu'après je reprends le boulot. On est samedi, je veux la voir avant samedi prochain. Ici, sans toi. Tu n'auras qu'à donner un cours à Nicolas chez lui et attendre que ta maîtresse remonte, si je ne l'ai pas tuée.
— Mais on nage en plein délire là, tu crois que je vais lui proposer un plan foireux comme celui-là ?
— J'en suis même sûre, si tu veux t'éviter cinq années de vie de merde, à payer pour m'entretenir, et fais-moi confiance pour saler la note. Moi aussi, je peux acheter du champagne et du saumon sauvage.
Je m'attendais bien à d'autres emmerdements, mais pas à ce point-là. La mort dans l'âme, j'ai envoyé un bref texto à Sarah, lui demandant à la voir dès que possible.
Sa réponse inquiète est arrivée rapidement, mais elle était de garde ce week-end-là et ne pouvait me voir que le lundi après le déjeuner. J'ai évidemment accepté. Le dimanche s'est déroulé assez calmement, sorte de trêve avant la remontée au front. J'ai essayé de me faire discret, m'occupant toutefois des tâches ménagères comme d'habitude, demandant même à Sylvie ce qu'elle souhaitait manger. Nous avons réussi à nous parler presque normalement, elle m'a raconté ses quatre jours en Italie (enfin, pas tout...), le dernier soir en discothèque où elle a dansé comme une gamine, sans faire aucune allusion à ce qui s'était véritablement passé et que j'allais apprendre plus tard.
C'est elle qui m'a proposé de dormir dans le même lit, avec toujours la consigne de ne pas la toucher, ce qui ne me serait pas vraiment venu à l'esprit.
Sa réponse inquiète est arrivée rapidement, mais elle était de garde ce week-end-là et ne pouvait me voir que le lundi après le déjeuner. J'ai évidemment accepté. Le dimanche s'est déroulé assez calmement, sorte de trêve avant la remontée au front. J'ai essayé de me faire discret, m'occupant toutefois des tâches ménagères comme d'habitude, demandant même à Sylvie ce qu'elle souhaitait manger. Nous avons réussi à nous parler presque normalement, elle m'a raconté ses quatre jours en Italie (enfin, pas tout...), le dernier soir en discothèque où elle a dansé comme une gamine, sans faire aucune allusion à ce qui s'était véritablement passé et que j'allais apprendre plus tard.
C'est elle qui m'a proposé de dormir dans le même lit, avec toujours la consigne de ne pas la toucher, ce qui ne me serait pas vraiment venu à l'esprit.
Le lundi après-midi, je suis donc monté chez Sarah, la mine défaite et le regard abattu de devoir lui imposer ce pour quoi je venais. Nicolas était à l'école, tant mieux. C'est une Sarah toujours ravissante qui m'a ouvert, vraiment ce petit bout de femme m'ensorcelait, même son visage grave restait d'une indicible beauté, la pureté de ses traits m'émerveillait.
— Bonjour gentleman, j'ose encore t'appeler ainsi ? J'imagine que tu ne viens pas pour m'inviter au restaurant... Ta femme a compris... pour... pour nous ?
— Oui, à cause d'un ticket que j'ai oublié de virer, mais elle se doutait de toute façon que ton charme allait me faire craquer une fois ou l'autre. L'intuition féminine, dit-on...
— C'est vrai que quand je vous ai invités à dîner, je n'ai pas été particulièrement discrète, une femme voit très bien ce genre de choses.
— Je confirme, au point que maintenant elle veut te rencontrer, sans moi.
— Quoi ? Mais... mais... pourquoi ? Elle veut m'arracher les yeux, me gifler ? Je n'ai aucune envie de la voir, moi. C'est elle qui t'envoie ? Elle ne peut pas venir elle-même ?
— Oui, à cause d'un ticket que j'ai oublié de virer, mais elle se doutait de toute façon que ton charme allait me faire craquer une fois ou l'autre. L'intuition féminine, dit-on...
— C'est vrai que quand je vous ai invités à dîner, je n'ai pas été particulièrement discrète, une femme voit très bien ce genre de choses.
— Je confirme, au point que maintenant elle veut te rencontrer, sans moi.
— Quoi ? Mais... mais... pourquoi ? Elle veut m'arracher les yeux, me gifler ? Je n'ai aucune envie de la voir, moi. C'est elle qui t'envoie ? Elle ne peut pas venir elle-même ?
J'ai raconté à Sarah les détails de notre soirée, sans rien oublier, elle n'en revenait pas.
— C'est une furie ta femme, elle n'a pas l'air comme ça... Tu vois l'avenir comment ?
— Je ne sais pas, Sylvie est devenue imprévisible, impulsive, incohérente puisqu'elle dit en peu de temps qu'elle veut me quitter puis qu'elle veut rester, une sorte de Trump au féminin. Ce dont je suis sûr, c'est qu'elle ne te causera aucun mal, c'est à moi qu'elle en veut, c'est moi qu'elle veut humilier et à qui elle veut faire payer ma trahison.
— Et si tu te trompes ? Si elle me jette de l'acide au visage et se montre violente ?
— Elle ne fera jamais cela, elle aime bien Nicolas et ton statut de mère célibataire la touche, elle est admirative de tout ce que tu fais pour t'en sortir, elle loue même ton courage, vertu dont je suis totalement dépourvu selon elle.
— Si tu le dis... Et elle souhaite me rencontrer quand ?
— Avant samedi. Comme elle est encore en vacances, c'est toi qui décides de l'horaire.
— Wouaouh... quel honneur...ça me rassure énormément... Bon, eh bien... Propose-lui après-demain, mercredi, je ne travaille qu'à partir de 13h. Disons 9h30 ? Chez vous, c'est juste ?
— Oui. Et je n'y serai pas. Tu veux que j'en profite pour faire faire quelques révisions à Nicolas ?
— Bonne idée. Je vais lui dire que l'idée vient de moi, et que Sylvie m'invite à boire un café. Tu sais Jean-Pierre, il faut vraiment que je tienne à toi pour accepter de m'impliquer dans un pareil traquenard, je ne sais pas du tout où cela va m'entraîner, ça m'inquiète. J'espère ne pas avoir à le regretter Gentleman, ce serait terrible.
— Je ne sais pas, Sylvie est devenue imprévisible, impulsive, incohérente puisqu'elle dit en peu de temps qu'elle veut me quitter puis qu'elle veut rester, une sorte de Trump au féminin. Ce dont je suis sûr, c'est qu'elle ne te causera aucun mal, c'est à moi qu'elle en veut, c'est moi qu'elle veut humilier et à qui elle veut faire payer ma trahison.
— Et si tu te trompes ? Si elle me jette de l'acide au visage et se montre violente ?
— Elle ne fera jamais cela, elle aime bien Nicolas et ton statut de mère célibataire la touche, elle est admirative de tout ce que tu fais pour t'en sortir, elle loue même ton courage, vertu dont je suis totalement dépourvu selon elle.
— Si tu le dis... Et elle souhaite me rencontrer quand ?
— Avant samedi. Comme elle est encore en vacances, c'est toi qui décides de l'horaire.
— Wouaouh... quel honneur...ça me rassure énormément... Bon, eh bien... Propose-lui après-demain, mercredi, je ne travaille qu'à partir de 13h. Disons 9h30 ? Chez vous, c'est juste ?
— Oui. Et je n'y serai pas. Tu veux que j'en profite pour faire faire quelques révisions à Nicolas ?
— Bonne idée. Je vais lui dire que l'idée vient de moi, et que Sylvie m'invite à boire un café. Tu sais Jean-Pierre, il faut vraiment que je tienne à toi pour accepter de m'impliquer dans un pareil traquenard, je ne sais pas du tout où cela va m'entraîner, ça m'inquiète. J'espère ne pas avoir à le regretter Gentleman, ce serait terrible.
Les informations transmises à mon épouse lui convenaient, mais je me demandais bien comment nous allions cohabiter jusqu'au mercredi, je craignais le pire et mon inquiétude devait se lire sur mon visage. Sylvie avait en permanence la voix forte et le ton martial, je ne l'avais jamais vue ainsi.
— Tu as peur pour ta petite protégée ? Peur que je la frappe, que je la défigure, que je la détruise psychologiquement et qu'elle te déteste à vie ?
— Ce n'est pas faux, je te découvre sous un jour totalement inconnu, agressive, à la fois calculatrice et imprévisible, de quoi me déconcerter après autant d'années de vie commune.
— Je ne vais pas la féliciter, c'est sûr, mais ce n'est pas à elle que j'en veux, tu l'as bien compris.
— Là-dessus, on ne peut guère avoir de doute, tu as largement fait le nécessaire, et même plus.
— Oh, le pauvre chéri, sa méchante femme l'a un peu rudoyé alors il est fâché le biquet ? Une pauvre cocue devrait se montrer plus gentille ? Courber l'échine et accepter ?
— Ta gueule Sylvie ! Tu m'emmerdes ! Arrête de me parler comme à un débile, de m'infantiliser. Dis ce que tu as à dire, mais par pitié, épargne-moi tes figures de style à la con, et si tu n'as rien à dire alors ferme-la !
— Le professeur n'aime pas mon style oratoire on dirait... Tu me préfères muette, en pyjama sexy, quand tu te branles devant moi comme un voyeur en me parlant de ma chatte et de mon cul ?
— Clairement, même si ta chatte et ton cul sont malheureusement devenus des fantasmes, des mots plutôt que des réalités, presque des images virtuelles.
— Tu ne t'es pas privé d'aller chercher la réalité ailleurs. J'en conclus que pour toi, il faudrait que je ne sois qu'une chatte et un cul où te vider les couilles au gré de tes envies ? C'est très valorisant. Sarah aussi, c'est juste une paire de fesses – qu'elle a magnifiques, j'en conviens – et une fente poilue pour y glisser ta queue dès que je m'absente ?
— Ne fais pas exprès de ne pas comprendre, et d'utiliser des mots vulgaires pour te donner une contenance, tu sais très bien ce que je veux dire. Bon, j'en ai marre de ta mauvaise foi et des discussions dans le vide, alors je te laisse préparer ta vengeance. Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver. Bonne journée, Sylvie.
— Ce n'est pas faux, je te découvre sous un jour totalement inconnu, agressive, à la fois calculatrice et imprévisible, de quoi me déconcerter après autant d'années de vie commune.
— Je ne vais pas la féliciter, c'est sûr, mais ce n'est pas à elle que j'en veux, tu l'as bien compris.
— Là-dessus, on ne peut guère avoir de doute, tu as largement fait le nécessaire, et même plus.
— Oh, le pauvre chéri, sa méchante femme l'a un peu rudoyé alors il est fâché le biquet ? Une pauvre cocue devrait se montrer plus gentille ? Courber l'échine et accepter ?
— Ta gueule Sylvie ! Tu m'emmerdes ! Arrête de me parler comme à un débile, de m'infantiliser. Dis ce que tu as à dire, mais par pitié, épargne-moi tes figures de style à la con, et si tu n'as rien à dire alors ferme-la !
— Le professeur n'aime pas mon style oratoire on dirait... Tu me préfères muette, en pyjama sexy, quand tu te branles devant moi comme un voyeur en me parlant de ma chatte et de mon cul ?
— Clairement, même si ta chatte et ton cul sont malheureusement devenus des fantasmes, des mots plutôt que des réalités, presque des images virtuelles.
— Tu ne t'es pas privé d'aller chercher la réalité ailleurs. J'en conclus que pour toi, il faudrait que je ne sois qu'une chatte et un cul où te vider les couilles au gré de tes envies ? C'est très valorisant. Sarah aussi, c'est juste une paire de fesses – qu'elle a magnifiques, j'en conviens – et une fente poilue pour y glisser ta queue dès que je m'absente ?
— Ne fais pas exprès de ne pas comprendre, et d'utiliser des mots vulgaires pour te donner une contenance, tu sais très bien ce que je veux dire. Bon, j'en ai marre de ta mauvaise foi et des discussions dans le vide, alors je te laisse préparer ta vengeance. Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver. Bonne journée, Sylvie.
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Commentaires ()
Elle n’a pas de figure sa femme qu’ici a fait la même chose en Italie si j’ai bien compris
Cette histoire me plait
Vivement la suite
Impatient de savoir la suite
Très bien écrit tiens en haleine