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✦ Durandal71 Le nouveau monde XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le nouveau monde — Chapitre 2 · Avant le départ (deuxième partie)

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Durandal71
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Le nouveau monde

Chapitre 2 · Avant le départ (deuxième partie)

Le Nouveau Monde
Chapitre 2 - Avant le départ (Deuxième partie)
J'aimais chacun de ceux qui partageaient ma vie, ici, à la ferme et là, près de la fontaine où l'eau chantait et où m'attendait Louison. Là où une brise légère semblait me rappeler l'appel du large qui soufflait dans mon esprit.
En me voyant, Louison se leva en me fixant d'un regard mal assuré. Nous n'avions jamais fait l'amour, sans doute pensait-elle que ce soir, et vu mon départ proche, je souhaiterais franchir le pas.
-Bonjour Jean... Je suis heureuse de te voir !
-Bonjour Louison, moi aussi, tu me manques chaque jour un peu plus, partir va vraiment être difficile pour moi. J'ai des tas de questions qui me passent par la tête, je ne cesse de me remettre en cause ! Est-ce vraiment une bonne idée ?
-Demain est un autre jour Jean, profitons de ce soir, laissons le futur au futur, ne vivons que l'instant présent. L'avenir nous dira si tu as eu raison d'accepter l'offre de ton père, mais, dis toi bien que d'une manière ou d'une autre tu n'avais pas vraiment le choix.
-Tu as raison, oui... mais il faut pouvoir.
Elle me serra dans ses bras, fort, si fort qu'elle me surprit par la puissance qu'elle dégageait soudain malgré son apparente fragilité. Je fis de mon mieux pour lui rendre cette étreinte, plaçant mon nez dans sa chevelure dans laquelle je pus sentir le parfum qu'elle portait ce soir là. Une excitation toute naturelle commença à se manifester sous mon pantalon, aussi, pour ne pas passer pour idiot, je dégageai mon corps, un peu trop proche du sien et pour éviter que mon envie ne se fasse trop remarquer.
J'avais prévu d'inviter ma Louison dans la petite auberge du village, on y servait d'excellents poissons pêchés du jour. M'écartant d'elle, je la pris par la main :
-Tu es mon invitée ce soir... Nous allons à l'auberge !
-Mais ! Jean ! Nous aurions pu manger à la maison, d'ailleurs les parents avaient préparé ce qu'il faut ! Tu ne crois pas qu'il serait préférable de limiter les dépenses avant ton départ ?
-Ne t'inquiète pas. Je veux passer cette soirée avec toi, rien que tous les deux. Et l'argent, j'en ai plus qu'il m'en faut pour le moment. Viens suis moi princesse, la soirée est à nous.
Louison me suivit en m'attrapant la main et nous nous dirigeâmes vers l'auberge. Nous avions beau la connaître, l'intérieur était toujours un ravissement. Une très longue table occupait le centre de la salle dans laquelle étaient suspendus de jolis lustres en bronze aux chaudes couleurs. Sur les côtés, des tablées plus petites terminaient le décor avec en leur centre, de grands chandeliers. L'auberge avait su garder un petit air vieillot, même dans son menu unique. Le feu crépitait dans l'âtre où d'énormes bûches rougeoyaient. La patronne s'activait à servir les premiers clients, quelques habitués dont un colporteur que je connaissais. Il passait plusieurs fois dans l'année à la ferme pour vendre du linge de maison, des vêtements et autres babioles. Gai luron, il ne refusait jamais le coup que le père lui proposait.
Au dehors, la lune commençait à baigner les bosquets d'une lumière argentée qui mettait en valeur les quelques bougainvilliers enjolivant les façades d'habitations basses et modestes.
Louison et moi nous installâmes à table. Contrairement à ce que je pensais, ma douce pris place à mes côtés en non en face. Cela me surpris mais très vite, je sentis sa main se poser un peu trop haut sur ma cuisse et je compris qu'elle tenait à être le plus proche de moi que possible.
En cet instant, contemplant sa beauté je me souvins de la fois où je l'avais vue nue, se baignant à l'écart (du moins le pensait-elle) des regards. J'avais pu admirer sa silhouette de nymphe superbement dessinée, ses petites fesses bien rondes et fermes de toute évidence, et ses seins qu'elle avait magnifiquement dressés et j'en avais joui, oui, joui en solitaire discrètement derrière l'arbre d'où je l'observais. Je n'en avais pas été fier par la suite, mais que cela avait été bon. Ce simple souvenir me fit monter une nouvelle envie et, sa main toujours sur le haut de ma cuisse, avait dû sentir le renflement qui se produisait sous mon pantalon. Cela me mit encore plus mal à l'aise et j'en perdis même le fil de notre discussion. C'est Louison qui me ramena au présent.
-Si nous avions été chez mes parents, nous aurions pu nous éclipser un petit instant... Tu sais que la grange est très agréable en cette saison ?
Je ne répondis pas, mon sexe continuait à gonfler, ma gêne suivait le même chemin.
-Je te parle Jean...
-Oui, pardon, j'avais l'esprit ailleurs.
Louison se permit alors une folie à mes yeux... Elle monta encore plus sa main, atteignant à cet instant précis la bosse dans mon pantalon.
-Je vois... non... je sens bien que tu as l'esprit ailleurs... Avoue que dans la grange tu aurais peut-être eu envie de profiter ? Non ?
-Non Louison... enlève ta main s'il te plaît... c'est assez gênant !
Elle me regarda de ses grands yeux, fit une pression encore plus forte sur mon membre endolori de désir.
-Tu ne m'aurais pas proposé de faire l'amour ? Tu vas partir sans que nous ayons fait ce que nous aurions dû faire depuis si longtemps ?
-Je vais quitter la France Louison, nous ne pouvons pas nous permettre une relation plus intime... je ne vais pas revenir avant des années, tu feras quoi durant tout ce temps ? Imagine que tu rencontres un mec bien, pense-tu qu'être déflorée ne lui ferait pas de la peine ?
Je sentis alors qu'elle retirait sa main. Elle posa la serviette sur ses genoux, (probablement comme ses parents le lui avaient recommandé et détourna son regard pour fixer son assiette.
-Jean, tu as sans doute raison, sûrement raison même mais je pensais bêtement que tu en avais envie et je t'aurais dit oui. Je voulais que tu sois le premier, mais n'en parlons plus. Profitons comme nous le pourrons de ce repas, tu me raccompagneras directement après, inutile de faire traîner les adieux... Nous ne nous reverrons plus avant ton départ !
-Mais, je veux te dire au revoir, je ne veux pas partir sans un dernier baiser.
-Non Jean, ce sera encore plus difficile. Restons en là. Nous verrons bien avec le temps.
Je sentis que je venais de perdre Louison. Je connaissais son caractère volontaire, je savais aussi qu'elle ne revenait jamais en arrière. La tension dans mon pantalon retomba d'elle même et mon cœur me fit souffrir. Je tentai de ne rien laisser paraître, mes yeux me piquèrent cependant mais Louison ne vit rien.
Nous mangeâmes dans un silence quasi religieux... quel sujet aborder lorsque la rupture est consommée. Parler de notre enfance à faire les fous n'aurait que ravivé la plaie, parler du futur aurait eu le même effet...
Je raccompagnai Louison dès le dessert consommé. Elle ne me tint pas la main, marcha à quelques pas devant moi. Puis elle se retourna alors que nous atteignions sa demeure :
-Tu as sans doute raison pour ce que tu as dit... mais tu as perdu l'occasion de me rendre heureuse. Alors je te souhaite bon vent, tes parents me feront parvenir de tes nouvelles et t'en donneront des miennes, mais, s'il te plaît, ne m'écris pas... je vais tourner la page, je pense que je rejoindrai mon cousin à Paris dès cet automne. Bon vent mon Jean, sois heureux et prends soin de toi.
Elle ne m'embrassa même pas, ses yeux restèrent secs et sa voix ferme. Je n'eus rien à répondre, elle s'engouffrait déjà chez elle, refermant la porte sans un regard.
@@@
Les jours passèrent, tristes, lugubres même. Je n'avais rien dit à mes parents de notre séparation, ils auraient posé des questions, je n'y aurais pas répondu et cela aurait créé une gêne supplémentaire, gêne dont je n'avais pas besoin.
Au cours des deux dernières journées précédant mon départ, je pris soin de faire et refaire mes bagages. Plusieurs fois par jour, je me rendis auprès d'Igor, mon compagnon, mon cheval tant aimé. A lui, je pus raconter mes déboires, mon chagrin. Ses grandes oreilles étaient à l'écoute, la main sur son encolure, je pouvais sentir comme une impatience... Était il si pressé de quitter notre France ?
Maman m'avait dit que j'étais un homme... ajoutant même que j'étais vaillant, courageux, quelques fois même têtu... mon cœur lourd, mes yeux rougis par les larmes que je ne pouvais retenir dès que je me trouvais seul, me laissaient à penser qu'elle se trompait. Je n'étais qu'un jeune homme perdu, frileux devant un avenir que le père m'avait tracé, un jeune homme abattu par l'amour qu'il laissait derrière lui.
Au jour fixé, le gros Léon se présenta à la ferme. J'avais déjà fait mes adieux la veille à la famille d'une façon solennelle pour éviter de faire traîner le moment du départ... En entendant la carriole arriver, Igor tapa du pied. Il n'était pas fou l'animal, il comprenait. Je fis un dernier tour rapide du propriétaire, France m'attendait dans le potager. Je vis qu'elle avait énormément pleuré elle aussi et que, comme moi, elle n'avait pas dû dormir beaucoup. Je la pris dans mes bras :
-Tout ira bien sœurette... Dès mon arrivée je t'écrirai. Fais attention à toi et n'oublie pas que je t'aime de tout mon amour fraternel.
-Je t'aime aussi mon Jean. J'espère que tout ira bien pour toi... file ou je vais encore pleurer.
Mon père se contenta de me donner une grande claque dans le dos et me serra la main.
-Va fiston, va ! Ne fais pas attendre Léon. Occupe toi bien d'Igor pendant la traversée, ce sera pour lui aussi tout nouveau. Sois fort, nous t'aimons.
Ma mère me glissa un baluchon pour la route et une petite bourse.
-Tiens Jean... Tu as du pain, du fromage et du lard. Tu pourras manger en route. Et ça (elle me montra la bourse), c'est pour les imprévus avant l'embarquement... non ne t'inquiète pas, cela ne me fera pas défaut et ce n'est pas grand chose. Embrasse moi vite, et sauve toi, ne regarde pas en arrière va de l'avant !
Je pris ma mère par les épaules... on est encore gamin même à dix-huit ans... je lui fis la bise tandis que mes larmes inondaient mon visage. Bon Dieu qu'il est difficile de quitter les siens.
Je pris place dans la carriole, le gros Léon grognait dans son coin, ne cessant de regarder sa montre gousset.
-Dépêche toi gamin, on a encore deux gars à prendre sur le chemin et je ne vais pas passer la journée à t'attendre. Grimpe.
Voilà comment en ce samedi matin d'un printemps qui se voulait gai, je pris place aux côtés du gros Léon, abandonnant derrière moi ce qui, jusqu'à présent, comptait le plus pour moi. J'eus une pensée pour Louison, un espoir vain... non elle n'était pas venue me saluer.
Igor à l'attache derrière la carriole hennissait de plaisir... je pleurai de chagrin. Très vite la maison s'éloigna jusqu'à disparaître mais je ne me retournai point. Mes yeux fixèrent le chemin droit devant... aller de l'avant, ne rien regretter et réussir. Sottises... il ne suffit pas d'y croire pour y parvenir.
Nous atteignîmes le port tard dans la soirée. Nous étions six au final, six qui allaient embarquer pour une longue, très longue traversée. Les dès étaient jetés, échouer nous était interdit, alors, je me mis à penser qu'à cœur vaillant rien n'était impossible !
...A Suivre...
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Wedreca
20 janvier 2023 à 17:40
Putain, mais elle triste ton histoire... :(
Moi, je voulais qu'ils fassent crac-crac !
Il l'a laissé en plan la pauvre Louison. Elle n'a plus qu'à se finir toute seule dans un coin !
Oui, bon, ok... je ne suis pas glamour sur ce coup-là... mais là, ça relève plus du besoin physiologique ;).
Soyez respectueux
Répondre
trétralogie
21 décembre 2022 à 16:29
Très bonne histoire.
Hâte de lire la suite
Soyez respectueux
Répondre

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