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✦ lipousic Elvira en manque XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Elvira en manque — Chapitre 2 · Elvira enfin femme

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lipousic
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Elvira en manque

Chapitre 2 · Elvira enfin femme

Elvira en manque
Elvira enfin femme.
La vie était compliquée à la maison. J'étais comme une recluse. Pas de sorties, pas d'amis vrais. Maman se morfondait à attendre papa qui ne se pointait que deux ou trois jours par mois à la maison. J'ai réussi à convaincre mes parents, désormais j'ai carte blanche pour mes sorties. Papa a avoué qu'il trompait maman et maman a reconnu une brève relation.
Après quoi, ils m'ont fait une démo de séduction, un festival érotique dans leur chambre, j'ai pu entendre leurs ébats tout en me caressant. Il me semble que j'ai joui en même temps qu'eux.
Depuis cet épisode, papa s'est organisé. Quitte à perdre certains marchés peu lucratifs, il est présent presque tous les week-ends. Maman est épanouie. Claudio l'a emmenée encore une fois ou deux en soirée, me laissant seule à la maison. Il vient de finir sa mission.
J'ai commencé à prendre mes marques, tel bar à telles heures telles boîte tels jours. J'ai vite su où il fallait que je sois pour mener ma nouvelle vie.
J'ai deux bonnes copines qui m'ont drivée au début, nous faisons désormais un groupe inséparable. Les garçons nous tournent autour. J'aime ces moments où sur la piste de danse, on se frôle, on se touche parfois, et où nos regards se croisent. J'aime aussi être sous une lumière très tamisée, à danser un slow romantique, quand les ventres se collent l'un à l'autre et que les jambes se croisent. Quand la tête fredonne la musique et les papillons se réveillent dans le bas-ventre. Quand le désir allume la fournaise des sens. Je n'ai pas encore franchi la barrière. J'ai le choix, les candidats défilent. J'ai parfois l'impression d'être un élément exposé, comme les tableaux dans la galerie d'art de maman.
Il y a un garçon, Louis que je vois de temps en temps durant mes sorties, dans son groupe ils sont six, tous ont dansé avec moi, sauf lui, il vient aussi sur la piste, rarement, et je commence à me demander s'il s'intéresse aux filles. Et pourtant quel bel homme, environ un mètre quatre-vingt-cinq, il est grand, des yeux d'un bleu délavé, ses cheveux châtains foncés, bouclés, mi-long lui encadre le visage. Il dégage de lui une sérénité. Toujours habillé du même costume, il porte la chemise ouverte, sans cravate. Tout en dansant avec un de ses potes, je l'interroge.
— Ton copain Louis, il est réservé ? Il ne bouge pas beaucoup.
— Ho lui, c'est un cerveau, il plonge allègrement dans la physique quantique, mais il doit travailler pour payer ses études, c'est pour ça qu'il n'est pas souvent avec nous, soit il travaille, soit il n'a pas d'argent. Mais alors quel chic type ! Jamais un mot de travers, il ne boit pas, il ne fume pas, il reste comme aujourd'hui dans son coin, je crois que les filles lui font un peu peur. À mon avis il doit toujours être puceau.
— Obligé de travailler pour payer ses études ? Mais ses parents ils ne peuvent pas l'aider ?
— Il a perdu son père quand il avait douze ans, un accident de la route. Sa mère se démène pour nourrir son frère et sa sœur plus jeune que lui, elle est caissière dans un supermarché. Lui, il fait tout pour l'aider depuis le décès de son père. Je l'admire, c'est un sacré bosseur.
— Ah ben ça alors je n'avais pas imaginé qu'il y ait des étudiants qui soient démunis à ce point.
— Oh si, moi aussi je fais des heures le soir à regarnir les rayons du supermarché avec lui, mais je ne fais que la moitié de ce qu'il fait. Pour moi c'est le plus qui me permet de sortir, pour lui c'est vital. Tu sais, il y a une bonne moitié d'étudiants qui travaillent pour améliorer leurs finances.
— Et vous êtes bien payé ?
— Faut pas rêver, le minimum syndical, tarif étudiant, soit moins que le SMIC horaire. C'est pour ça qu'il accumule les heures, il ne doit pas dormir beaucoup.
Le garçon qui m'a fait ces confidences, je l'aime bien, il est gentil comme tout, il est assez canon, mais son prénom gâche tout. Saturnin ! Il n'y a pas idée de s'appeler comme ça, enfin ce n’est pas lui qui a choisi. C'est bête, j'associe à son prénom la planète girouette, Saturne ! Et le saturnisme maladie du plomb, sacré melting-pot. Je suis toute retournée, d'apprendre comment certains galèrent quand moi je me plains à la moindre contrariété. Ce Louis, quel courage. Il faut que je le rencontre, ce garçon je me demande comment il arrive à gérer sa vie. Toute la soirée, j'ai un œil sur lui. En fin de soirée, j'ai remarqué que son regard se tournait aussi vers moi. J'ai sans doute manqué de discrétion.
Trois semaines se sont passées, je ne l'ai pas vu une seule fois. Son travail sans doute. Ce soir le voilà de nouveau avec ses copains. Cette fois-ci je vais trouver le moyen de lui parler. Le problème est d'avoir un prétexte plausible. Le temps passe, je danse à quelques pas de lui espérant qu'il s'intéresse à moi, peine perdue. Mon salut, si je puis dire, vint du malotru qui me bouscule et me fait perdre l'équilibre, je tombe au sol. Furieuse, je lance des imprécations à ce triste personnage. Je m'agenouille pour me relever quand quelqu'un me prend le bras pour m'aider. Une fois debout, je suis nez à nez face à Louis.
— Ça va mademoiselle ? Vous n'avez pas mal ? J'ai horreur de ces gens qui ne savent que se saouler. Vous êtes sûr, ça va ?
— Merci monsieur, merci beaucoup, ce gars, il va m'entendre parler, dans moins d'un quart d'heure, il sera dehors. Je m'appelle Elvira, et vous ?
— Louis, c'est vrai vous n'avez rien ?
— Non, ça va, je vous remercie pour votre sollicitude. Vous voulez bien m'accompagner, je vais m'occuper de ce corniaud. Où est-il ?
— Il est là-bas près du bar.
— Venez, je le fais virer d'ici, vite fait.
— Je suis curieux de voir ça, une fille menue comme vous sortir un malabar comme lui.
Arrivé au bar, il est en train de passer commande. J'interpelle le barman.
— Ne servez pas ce malotru, il m'a fait tomber et ne s'est pas excusé. Il doit être saoul comme un Polonais.
— De quoi tu te mêles espèce de branleuse. Casse-toi ou je t'en mets une.
— Essaie donc, tu tiens à peine debout.
Il lève un bras pour me frapper, je me baisse, son bras me passe au-dessus et avec l'élan, il perd l'équilibre. Je me tourne vers le barman.
— Vous voyez, il ne tient pas debout.
Un geste du barman et le malabar encadré par deux vigiles est sorti manu militari.
— Vous avez du culot, Elvira, je n'aurais jamais osé faire ce que vous avez fait.
— Oh, tu as vu, il ne tenait pas debout, il s'est empêtré lui-même. Louis pour te remercier je te propose une danse.
— Je suis un piètre danseur, je suis plutôt doué pour marcher sur les pieds de mes partenaires.
— Raison de plus, viens apprendre alors, tu me feras vraiment plaisir.
Je le prends par la main, et face à face, nous entamons une danse. On se trémousse sur une musique actuelle, puis vient un slow, je lui ceinture la taille et me colle à lui, la tête enfouie dans son cou. Je me laisse aller, je suis bien tout contre lui. Au bout d'un moment, il veut s'écarter.
— Louis reste contre moi, je suis bien avec toi, j'aime ton calme, ta sérénité.
— Je ne suis pas à l'aise. S'il te plaît, on arrête cette danse.
C'est à ce moment que je réalise, une protubérance se frotte contre mon nombril.
— Finissons au moins cette dance, c'est l'affaire d'une ou deux minutes.
Cette bosse, rien que pour moi, c'est un aveu indirect, je lui fais de l'effet.
— Louis, pourquoi est-ce que tu veux arrêter la danse ?
Je suis face à lui, son regard plonge dans mon décolleté et se trouble, ses yeux papillonnent, son visage prend de la couleur.
— J'aime pas trop cette danse, c'est intime. C'est une danse d'amoureux.
— Tu dis ça parce que tu as une réaction que tu considères comme indécente, je le sens tout contre moi. Louis pour moi, c'est comme un hommage, je pense que je te plais et voilà tout.
— Ça fait totalement déplacé pour une première danse.
— J'avais remarqué que tu me regardais de loin discrètement, tu t'intéressais à moi, moi aussi je t'ai remarqué, j'attendais une occasion de lier conversation, merci le malotru. Il m'en a donné le prétexte.
— Je suis très gêné, j'ai l'impression d'être d'une impolitesse crasse.
— Non, je peux te dire qu'il y a bien des garçons qui profitent de ce moyen pour se déclarer, devant les copains ils pérorent, devant une fille ils n'osent pas. Les tombeurs ils utilisent leurs mains, au culot bien souvent.
— On rejoint la table, la danse est finie.
Il me prend par la main et me devance pour ouvrir un passage vers la table. Sur place, il ne reste qu'une chaise, il me fait signe de m'asseoir, je le pousse sur le siège et aussitôt, je me mets sur ses genoux. Il me souffle à l'oreille :
— Elvira, maintenant c'est pire.
— Chut, ça reste entre nous.
Je regarde en direction de mes copines, elles hochent la tête avec un sourire. J'ai atteint mon objectif. À l'heure de la fermeture, on s'échange nos adresses et téléphones.
Il me glisse à l'oreille.
— On s'appelle, je ne pourrais pas te voir avant quinze jours. Je travaille.
— Oui, quand tu auras un instant de libre, j'attendrai ton appel.
Quand on s'est séparé, il m'a fait un baiser très appuyé sur la joue. Sur la bouche, je ne pense pas qu'il m'aurait fait plus d'effets. Le lendemain soir, il m'appelle et m'explique qu'il n'a pas beaucoup de temps à lui, entre ses cours et son travail, il n'a qu'une heure par-ci, par-là, de disponible. Le jour suivant, mon téléphone sonne.
— Elvira ? Je suis en bas de chez toi, j'ai une heure de libre.
— Deux secondes, j'arrive.
Une veste vite passée sur le dos, je descends quatre à quatre les escaliers et déboule sur la rue. Il est là, il est venu pour moi. Mon cœur bat la chamade. Il me tend les bras, je m'y précipite les lèvres tendues pour l'embrasser sur la joue.
— Ho ! Ho ! Quel enthousiasme, j'ai un peu de temps à te consacrer, on va au bar là-bas ?
— Non, monte chez moi, je suis seule, je vais t'expliquer.
Il me suit, dans l'appartement, je lui dis que mon père est quelque part dans un pays lointain ou dans l'avion qui y mène et ma mère dans son atelier. Je lui offre une boisson.
— Elvira, je n'ai jamais beaucoup de temps disponible. Je travaille en dehors des cours pour payer mes études. Touts mes cours sont dans l'après-midi et après je travaille souvent jusqu'à minuit, j'ai plusieurs petits contrats, avec ça j'arrive à me débrouiller pour payer mon loyer et ma nourriture. Je n'ai pas pu trouver un travail à faire le matin alors que je suis libre de huit à midi, c'est dommage.
Là ça fait tilt dans ma tête, ma mère cherche un employé pour tenir sa galerie le matin, elle n'a plus assez de temps pour prospecter les artistes, son affaire tourne de mieux en mieux, le niveau de qualité des exposants monte en flèche. Je ne dis rien, nous passons un moment très agréable, parlant de nous et nous faisant quelques confidences. Vient le moment de la séparation, sur le pas de la porte, on se fait une chaste bise et il me dit :
— Je t'appelle demain soir entre vingt et vingt et une heures.
J'avais envie de lui dire je t'aime, mais c'est trop tôt.
Depuis la grosse discussion qu'on a eue, il a un temps, la vie est beaucoup plus apaisée à la maison. Papa, ça lui arrive encore de déraper, d'avoir des relations hors de la maison, il l'avoue sans détour une fois rentré. Maman, il lui arrive de ne pas rentrer le soir quand papa est à l'étranger. C'est dans nos mœurs maintenant. Quand elle arrive à la maison, je lui parle de ma rencontre. Du désir que j'ai de Louis.
— Tu n'es pas en train de tomber amoureuse, par hasard ?
— Je crois que je le suis déjà, s'il n'était pas si réservé, je l'aurais emmené dans ma chambre. Je sais que ça arrivera et j'ai hâte.
— Je te comprends ma fille.
— Maman, tu m'as parlé d'embaucher quelqu'un le matin. Est-ce que tu souhaites un gars ou une fille ?
— Alors peu m'importe, c'est plus pour de la présence et de la surveillance qu'il faut, le matin il y a peu de monde.
— Je te pose la question, parce que Louis travaille souvent le soir de vingt heures à minuit pour payer ses études. Sa mère est employée de supermarché, et ne peut pas l'aider. Le poste que tu comptes proposer sera bien payé ? Il est libre le matin.
— Je propose le SMIC au minimum dans un premier temps. Je vais voir avec le comptable combien ça peut faire à la semaine trois heures six jours par semaine.
— Ho merci maman, imagine le temps qu'il va avoir disponible le soir. Il n'aura pas besoin de travailler si tard.
Le lendemain soir, quand Louis m'appelle, je lui demande un CV. Et une lettre de motivation. Il y a un poste à prendre dans une galerie d'art contemporain.
— Elvira, je ne peux pas prendre d'autre travail, j'ai déjà du mal à assurer tout ce que j'ai.
— Louis, c'est un travail du matin, neuf heures, midi, trois heures par jour, six jours sur sept. tu n'auras pas besoin de travailler autant le soir.
— Bon d'accord, je t'envoie ça demain soir, sept heures.
— J'ai mieux à te proposer, quand auras-tu un moment de libre entre dix-sept et dix-huit heures ?
— Pas demain, mais après-demain, je peux me libérer.
— Alors, présente-toi à « L'aquarelle » place des bourreliers à dix-sept heures demain.
— Je peux savoir, comment tu as trouvé ce poste ?
— Je connais la propriétaire de la galerie, elle cherche un employé.
— Merci, pour ce filon, ce serait inespéré si ça me convient.
— Quand je l'ai su, j'ai pensé à toi.
— Elvira, je passerai te voir après, si tu veux bien, je te raconterai mon entrevue. Il faut que j'aille travailler. À demain.
— Bisous, Louis, bon courage.
J'ai été fébrile toute la journée. À l'heure du rendez-vous, je me suis cachée dans la réserve de la galerie. J'ai écouté tout l'entretien, il m'a étonnée, il a reconnu des artistes exposées et les a commentés. Ma mère subjuguée, lui a fait une offre de salaire au-dessus de ses prévisions initiales. Louis a sauté de sa chaise tellement il ne s'attendait pas à une telle somme.
— Monsieur, je vous laisse une semaine pour réfléchir.
— Madame, c'est tout réfléchi, le temps de donner ma démission, et je serai disponible.
— Je suis enchantée jeune homme, vous m'avez étonnée, reconnaître ces artistes exposées, m'a convaincue. J'attendrai que vous soyez disponible.
C'est le moment que je choisis pour me manifester. Je sors de la réserve et viens vers Louis. Il est surpris.
— Elvira, que fais-tu là ?
— C'est la galerie de ma mère, je t'en avais parlé.
— Je n'ai pas fait la relation. Donc c'est ta mère qui m'embauche. Madame, vous saviez qui j'étais par rapport à votre fille ?
— Oui bien sûr, elle m'en a parlé, dès qu'elle a connu mon intention d'embauche.
— Vous connaissez aussi ma situation alors.
— Vaguement, je sais que vous travaillez tard le soir. N'allez pas croire que je vous fais une faveur, vous avez les compétences requises et même plus, donc je ne vois pas pourquoi je vous donnerais pas ce poste.
— Merci madame, pour votre confiance. Il faut que j'aille au travail maintenant et je dois rédiger ma lettre de démission avant. Bonne soirée, madame, bonne soirée Elvira.
Et il s'en va, j'espérais un bisou, je n'ai eu droit qu'à un sourire complice.
— Ton Louis, il est fou amoureux de toi, ça crève les yeux.
— Pourquoi tu dis ça ?
— Pourquoi ? Il suffit de voir comment il te regarde, j'aime bien ce garçon, il est posé et pour ne rien gâcher, c'est un bel homme.
— Ses copains m'ont dit que c'est une « tête » il suit des cours de mathématiques très poussés.
— À mon avis tu as fait un bon choix, invite-le à la maison. Ah pendant que j'y suis, comme ton père et moi on a recollé les morceaux. Il a relancé le sujet d'un bébé, qu'en penses-tu ?
— Hein ? Un bébé, à votre âge ? Libre à vous après tout, sur un tel sujet, je n'ai pas droit à la parole. Si tu m'en parles, c'est que ta décision est prise et tu veux connaître ma réaction.
— Ton père a dit la même chose, je suis heureuse, tu ne dis pas non, tu t'étonnes simplement. Je t'en parle aussi parce qu'il est fait le bébé, je suis enceinte de deux mois.
Je saute dans les bras de ma mère.
— Oh, maman, je suis aux anges, si vous l'avez souhaité, ce sera un bébé choyé. Tu feras comment pour gérer la galerie.
— J’ai déjà Louis pour le matin, l'après-midi, je vais me débrouiller tant que je pourrai et je demanderai à un confrère de me dépanner si nécessaire.
Louis a commencé son travail à la galerie, je passe le voir une fois le temps. Il est tout heureux, car il a du temps pour approfondir ses cours en même temps.
Ce soir, il vient à la maison pour dîner, je vais le présenter à papa qui est rentré pour le week-end.
Autour de la table, les conversations vont bon train. Papa s'enquiert des études et des projets professionnels de Louis. La galerie vient aussi sur le tapis, maman fait des yeux ronds quand elle découvre à quel point mon amoureux s'est investi dans ce travail. Il est à même de parler des œuvres, mais aussi des auteurs, et des circonstances de certaines créations. Arguments souvent décisifs dans la vente d'un tableau ou d'une sculpture.
Après le repas, j'ai invité Louis dans ma chambre, sous le regard entendu de mes parents. Passé la porte, il fait le tour de la pièce, analysant à vue ma tanière. Les joujoux intimes sont au fond d'un placard, j'ai bien l'intention de profiter de celui qui s'est déjà frotté contre moi au travers des vêtements.
— Voilà ou je passe mon temps de fille solitaire.
— Tu as une belle chambre, beaucoup de choses indiquent ta personnalité, tu es une fille un peu rêveuse et ordonnée, tout est rangé méticuleusement.
— D'un seul regard, tu fais le tour de ma chambre et tu peux déduire tout ça ?
— Oui, ce n'est pas difficile, comme je t'ai dit tout est rangé, et ta déco parle d'elle-même.
— Et de quoi penses-tu que je rêve en ce moment ?
Il me regarde droit dans les yeux. Me prend les mains.
— Elvira tu rêves de ce qu'on va faire dans les minutes qui viennent. Je te connais suffisamment, je pense que tu es amoureuse de moi, et moi, je t'aime, depuis notre rencontre, je n'ai fait que rêver de toi.
— Mais alors, pourquoi avoir attendu si longtemps pour te déclarer.
— Je suis pas du genre à sauter sur la première venue, je voulais mieux te connaître, être sûr que mes sentiments étaient partagés et je pense qu'ils le sont.
Debout au pied du lit, nous échangeons notre premier baiser d'amoureux, la douceur avec laquelle il pose ses lèvres sur les miennes et je fonds instantanément, mon ventre se contracte, mon minou suinte, un frisson me court dans l'échine, j'ai l'impression que mes cheveux se dressent sur ma tête. Les bras dans son dos, les mains sur ses omoplates, je le serre fort contre moi. Ses mains descendent doucement dans le dos, et me serrent à la taille. Contre mon abdomen, sa verge palpite déjà. J'ai un besoin irrépressible de me dénuder, d'avoir sa peau contre la mienne.
Lui aussi sans doute, il remonte ma robe et me l'enlève par-dessus la tête. Il la pose sur une chaise et dégrafe mon soutien gorge qui rejoint ma robe, je craignais d'être gênée par ma nudité, au contraire je suis fière d'exposer ma poitrine à son regard. Ses caresses sur mes seins exaltent mon envie. Je m'écarte un peu et m'attaque à sa chemise, une fois ouverte, je défais son pantalon. Ni une ni deux à peine est-il au sol que je plonge la main dans son boxer.
J'en sors l'organe de mes rêves lubriques. C'est le premier que je tiens en main. Instinctivement j'entame un mouvement de va-et-vient, les yeux plongés dans les siens, son regard se trouble.
— Oh, Louis j'ai envie de toi, je lui susurre.
Je m'assois sur le lit, puis je m'allonge. Il vient au-dessus de moi, le boxer sur les cuisses, sa verge bat l'air avant de frôler ma toison. Il se penche et m'embrasse. La douceur dans son regard me rassure sur ce qui va suivre. Je relève les jambes tout en enlevant mon dernier rempart. Je suis exposée, j'attends ! Sa verge se faufile le long de mon sexe, mon rêve se réalise. Je relève un peu les reins. Il me pénètre doucement, je ferme les yeux, mon cœur bat la chamade. Quelle sensation, son sexe qui s'insinue en moi et me remplit. Quand son pubis atteint le mien, il écrase mon bourgeon qui irradie un plaisir jusque dans mon ventre. J'ai un sentiment de plénitude.
Louis reste figé en moi, je me démène à coups de reins. Le plaisir monte, son bâton de chair me fouille le ventre, il grossit encore.
— Je ne peux plus me retenir.
— Oui, Louis encore.
— Mais !
Je croise les jambes dans son dos, le piégeant en loi.
— Elvira ?
— Lâche-toi.
Pubis contre pubis, les pulsions m'inondent, une chaleur envahit tout mon ventre, je n'ai plus conscience de mon environnement. Nous sommes deux en un seul. L'explosion n'a pas eu lieu, mais j'ai le sentiment d'avoir vécu l'exception, je me suis forgé un souvenir pour le reste de la vie.
Louis vient de faire de moi une femme. Je me relâche, il se couche tout contre moi.
— Merci mon amour, je suis un homme à part entière, tu es ma première fois.
— Et c'est réciproque, j'étais vierge, j'ai eu le bonheur de t'offrir ma vertu.
Un éclair d'inquiétude passe dans ses yeux.
— Ne te fais pas de soucis, j'avais anticipé, il n'y a pas de risques. Du jour où on s'est adressé la parole pour la première fois, j'ai pensé que ce serait toi mon premier. Comme je suis heureuse.
— Tu es mon ange gardien. Tout ce que je te dois, ce bonheur d'être ensemble, ce travail qui me libère de beaucoup de soucis et de fatigue.
— J'étais obligée mon chéri, sinon, où aurais-tu trouvé du temps pour me câliner.
— Aux prochaines vacances, je t'emmènerai te présenter à ma mère. Chez nous c'est modeste et tout petit, mais c'est le nid du bonheur et de l'affection.
Il se tourne vers moi, collé contre mon flanc, son sexe a repris toute son arrogance. Il taquine ma cuisse.
— J'ai envie de recommencer.
— Louis, dis-moi que tu as envie, je le vois, mais j'ai envie de t'entendre le dire.
— Elvira, j'ai envie de toi, j'ai beaucoup aimé et j'ai envie de recommencer.
— Alors, viens, donnons du bonheur, je te veux tout au fond de moi.
Cette fois Louis prend son temps, il commence par me câliner, une caresse ici, un bisou là. Il se fait un plaisir de me faire languir, finalement, je m'impatiente, je le chevauche et je m'empale sur sa verge tant désirée. Alors je commence, doucement analysant les sensations, avoir ce sexe, qui coulisse en moi, bousculant mes entrailles. Je jouis de chaque instant, de chaque mouvement. Petit à petit je m'abandonne, c'est mon corps qui me dicte ma conduite. La tension monte avec le plaisir.
Les mains posées sur ma poitrine, Louis commence à gronder. Il donne des coups de reins. Pris sous moi, il se réserve, attend que j'exprime mon bonheur. Ce qui ne tarde pas. J'entre en transe, mon corps tremble, les yeux fermés, un long cri sourd sort de ma gorge, quand il cesse, je m'effondre sur la poitrine de mon homme. Lui en deux ou trois coups de reins se bloque au fond de moi. À grands jets il libère sa semence.
Tous deux nous restons prostrés de longues minutes, cramponnés l'un à l'autre heureux comme jamais.
Enfin je descends de mon destrier, et c'est enlacé qu'on s'endort, gavé d'ocytocines.
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Frederyc
18 juin 2024 à 23:51
Très très beau récit !
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
16 juin 2024 à 13:54
Une belle fin l'histoire, il s'aime c'est le principal et peut être un heureux événement comme sa mère qu'elle a annoncer à sa fille d'être enceinte avec son père
Soyez respectueux
Répondre

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