Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les noces de papier — Chapitre 1 · ... ou la crainte d'une première fois !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les noces de papier
Chapitre 1 · ... ou la crainte d'une première fois !
Je sais qu'il est entré. Je sens son odeur, un subtil mélange d'une fragrance douce et épicée tout à la fois. Puis son visage vient en reflet s'afficher sur le miroir, alors que je termine ce que je décline depuis presque une heure. Il avance ses lèvres vers moi et je détourne la tête.
— Non ! Non, mon cœur, un peu de patience, s'il te plait.
Ces mots sont plus pour me rassurer moi que le chasser. Je sais bien que s'il me touche là, nous ne sortirons pas. Toujours cette étrange alchimie qui fait que dès que ses lippes frôlent les miennes ou effleurent ma peau, je me sens devenir chatte. Et ce soir, oui ce soir, je veux lui faire plaisir. Alors, il va devoir attendre. Et sur la frange qui doit recouvrir mon front, le fer lisse les cheveux. Voilà ! Ceux-ci domestiqués à souhait tombent juste au-dessus de mes sourcils bien dessinés.
Pour une fois, je me sens belle ! Oui désirable et femme, jusqu'au bout des ongles. De la tête à la pointe des orteils me voici… attirante. Reste le gloss pour donner une pointe de couleur supplémentaire à ce visage que je regarde avec un sourire. L'ombre douce qui reste à deux pas dans mon dos a aussi une risette au coin de la bouche. Un petit claquement sec de la langue de ce mari patient me fait savoir que lui aussi apprécie mon image.
— Oh Paule ! Un véritable appel à la sensualité… tu es merveilleusement belle.
— Juste un camouflage mon chéri, simplement un artifice de femme.
— Je… tu me fais fondre quand je te vois ainsi… oui, j'ai déjà envie de toi.
— N'en rajoute pas une couche. Je n'ai pas passé un si long moment à me maquiller pour que nous ne sortions pas. Tu me trouves vraiment belle ? Où est-ce seulement tes bas instincts de mâle qui te travaillent ?
—…
— Juste un camouflage mon chéri, simplement un artifice de femme.
— Je… tu me fais fondre quand je te vois ainsi… oui, j'ai déjà envie de toi.
— N'en rajoute pas une couche. Je n'ai pas passé un si long moment à me maquiller pour que nous ne sortions pas. Tu me trouves vraiment belle ? Où est-ce seulement tes bas instincts de mâle qui te travaillent ?
—…
Un long soupir qui vaut toutes les paroles du monde. Il est… lui aussi d'une élégance rare. Et si je n'y prends garde, je peux succomber tout de suite au charme de ce mari aimant qui s'il s'approche trop, va ruiner le savant ravalement de façade que je viens de mettre en œuvre… pour notre soirée. Il se tient toujours à deux pas et jauge sans doute ce que ses quinquets lui laissent entrevoir.
— Mmm ! Si je ne me retenais pas…
— Mais tu vas oublier encore quelques minutes tes envies de… mec chaud, n'est-ce pas ?
— Euh…
— C'est comme ça. Je tiens à aller diner ce soir et puis… nous n'allons pas poser un lapin à notre invité, n'est-ce pas ? C'est ce soir ou jamais. Je n'aurai plus jamais peut-être le courage qui m'anime là… Pierre !
— Je t'aime aussi pour cela mon ange… pour cette parole donnée que tu respectes toujours.
— Je suis prête… nous pouvons y aller ?
— Oui… oui !
— Mais tu vas oublier encore quelques minutes tes envies de… mec chaud, n'est-ce pas ?
— Euh…
— C'est comme ça. Je tiens à aller diner ce soir et puis… nous n'allons pas poser un lapin à notre invité, n'est-ce pas ? C'est ce soir ou jamais. Je n'aurai plus jamais peut-être le courage qui m'anime là… Pierre !
— Je t'aime aussi pour cela mon ange… pour cette parole donnée que tu respectes toujours.
— Je suis prête… nous pouvons y aller ?
— Oui… oui !
Il a du mal pour déglutir. Sa voix est chargée en émotions. Sont-elles identiques à celles qui en cet instant font battre mon cœur ? Je ne sais pas et ne tiens absolument pas à me faire des nœuds au cerveau. Penser à ce qui va suivre, c'est le meilleur moyen de reculer et si je rate le coche ce soir, où irais-je ensuite puiser un courage suffisant pour oser de nouveau ? D'autorité, je sors de notre salle de bain, saisis ma pochette sur le lit, et me dirige vers la sortie de notre maison. Dans mon sillage, le parfum de l'homme que j'aime.
Celui aussi qui va me faire faire l'impensable, l'inimaginable. Enfin… peut-être ! Parce qu'il n'est pas dit que je serai capable d'aller au bout de son rêve. Un peu devenu le mien depuis le temps que nous en débattons, il est vrai. Je suis déjà sur le perron, et le bruit de la clé dans la serrure, Pierre verrouille notre porte. Bien sûr que dans ma poitrine, mon palpitant joue de la grosse caisse, mais je suppose que ce n'est que le début de mes peurs, de mes craintes. La voiture est là, toute proche et si… anxiogène. M'y assoir relève du miracle. Pierre démarre et cette fois, le recul devient plus compliqué.
Ma jupe ! Trop courte pour cette position assise à ses côtés. J'en suis consciente et tirer sur l'ourlet ne la rend pas plus longue. Quelle idiote aussi ! Ces cuisses qui se montrent, il les a vues, touchées des milliers de fois. Il en connaît tous les chemins, toutes les coutures… tous les défauts également. Regarde-t-il tout en conduisant ? Drôle de question dont je sais la réponse. Alors ? Pourquoi est-ce que ça me dérange à ce point ce soir précisément ? La route défile devant le capot et je fixe le ruban gris dans le pinceau des phares. Je me sens toute petite, toute recroquevillée sur mon siège.
Les premières lumières de la ville sont là. Je ferme les yeux, pour ne pas savoir que nous arrivons sur le parking du restaurant. Il y a surement de cela dans mon aveuglement volontaire. Le silence relatif engendré par le moteur qui se tait d'un coup me plonge dans un grand frisson. Les secondes sont trop courtes avant que la portière ne s'ouvre, grâce à la main de Pierre. Je n'ose plus croiser son regard. Mais il me tend la patte et je suis à mon tour debout sur un bout de bitume ou dorment d'autres voitures. Sa louche ne quitte pas la mienne. Tant mieux, j'ai les jambes en coton.
— On peut encore faire demi-tour mon amour… je ne t'oblige à rien… tu le sais !
— Oui… entrons, j'ai un peu froid.
— Oui… entrons, j'ai un peu froid.
Ambiguïté de ma réponse ? En tout cas, il ne bouge plus, ne sachant s'il doit avancer ou rebrousser chemin. Je comprends son hésitation. Que faire ?
— Eh bien ? Tu comptes me laisser geler sur ce parking ? On va diner ou pas ?
— Hein ! Ah oui… oui ! Bien sûr, si c'est ce que tu veux.
—… ?
— Hein ! Ah oui… oui ! Bien sûr, si c'est ce que tu veux.
—… ?
Si c'est ce que je veux ? Est-ce que je sais vraiment en cet instant ce que je désire véritablement ? Nous avons abordé ce sujet des dizaines de fois, nous avons tournés et retournés dans nos caboches toutes les éventualités. Mais c'est bien au pied du mur que l'on voit le maçon. Et pour être au pied du mur, eh bien j'y suis. Me voilà servie avec cette trouille qui m'inonde de toute part. Pas si simple qu'il n'y parait finalement. Ouf ! Dans la lumière tamisée du lieu, attendant qu'un serveur nous place à table. La voix de la jeune fille qui parle avec Pierre et moi sur mon nuage, ma ouate plutôt. Je saisis quelques bribes de la conversation.
— Vous avez réservé ?
— Oui au nom de…
— Ah… d'accord ! Une table pour trois, vous voulez attendre la personne qui n'est pas encore là, où je vous mène tout de suite à votre place ?
— Nous préférons attendre à table, si ça ne vous dérange pas.
— Du tout, veuillez me suivre !
— Oui au nom de…
— Ah… d'accord ! Une table pour trois, vous voulez attendre la personne qui n'est pas encore là, où je vous mène tout de suite à votre place ?
— Nous préférons attendre à table, si ça ne vous dérange pas.
— Du tout, veuillez me suivre !
Une traversée très bizarre, celle d'une salle où les bruits des consommateurs me parviennent de loin, comme si j'étais absente de mon corps. Je marche en apnée, oubliant de respirer, ou alors si peu. Et après un périple dont je ne vois rien, je suis les fesses sur un siège moelleux. Trois couverts semblent n'attendre que Pierre et moi… et l'autre. Celui-là, je ne sais rien de lui. Seuls les traits de son visage sont dans ma cervelle. Vus sur une sorte de trombinoscope, élu au hasard, pour me débarrasser d'un fardeau. Choix fait d'un index tremblant.
Les échanges ensuite, entre l'absent et Pierre ne m'ont pas intéressé. Je ne suis pas là pour lui, mais bien pour ce mari qui a envie de cela. Oui, nous en avons discuté des nuits durant, argumentant sur un plaisir différent, sur une autre vision de notre sexualité. Il a habilement su me convaincre, non pas de le faire, mais plutôt d'essayer, une unique tentative… pour savoir si le plaisir peut être plus violent. Pour le moment ce qui est plus difficile à supporter, c'est seulement cette trouille immonde qui me crispe l'estomac. Tous mes muscles sont comme noués par ce que j'imagine en cet instant.
Si seulement… ce Michel nous faisait faux-bond. Une pensée qui me met presque en joie. S'il ne vient pas, une bonne chose pour me sauver. Allégresse éphémère puisque la serveuse, celle qui nous a amenés à cette table, semble de nouveau se diriger dans notre direction. Pas seule de plus. Le type est dans nos âges. J'ose à peine lever les yeux vers le couple qui se rapproche. Il est grand ! Pas un géant non plus. Bien sapé… j'imagine que pour la circonstance il s'est mis sur son trente-et-un, naturellement. Encore deux enjambées et il est planté à côté de l'endroit où nous sommes assis. Pierre me jette un coup d'œil. Anxieux lui aussi ?
Il se lève et salue l'arrivant.
— Bonjour. Je suis Pierre et voici mon épouse Paule.
— Bonsoir ! Michel ! Et enchanté de faire votre connaissance.
— Bonsoir, Michel, donc !
— Bonsoir ! Michel ! Et enchanté de faire votre connaissance.
— Bonsoir, Michel, donc !
C'est plat, mais c'est le mieux que je peux faire. Ma voix est blanche, la main qui serre la mienne est franche, mais trop moite à mon goût. Il est invité à s'assoir par mon Pierre. Et je n'ai pas fait attention en arrivant, mais le couvert prévu pour lui est… placé à ma gauche. Ce qui veut dire qu'il va se retrouver à mes côtés… avec une vue plongeante sur une partie de mes cuisses. Zut ! Je me sens envahie par un sentiment très spécial. Foutue jupe trop courte ! Ma poitrine se soulève à un rythme plus saccadé suite à cette idée. Un silence pesant plane sur notre tablée, Pierre est embarrassé par cette présence insolite ?
C'est mal le connaitre. Affable et courtois, le voici qui rompt la glace entre eux deux. Des banalités qui s'échangent entre gens qui se retrouvent pour une première fois. Mais moi… je sais pourquoi nous sommes là ! Les hommes aussi évidemment, mais pour le moment ils ne montrent rien de ce qu'ils espèrent. Ce Michel… il doit s'imaginer que je suis une pute. Une fille facile, peut-être ? Sait-il seulement combien me coûte ce diner en termes d'émotions ? Pas certaine qu'il sache mes pensées en cet instant, sinon, il filerait à toutes jambes. Pierre brise la glace et notre invité réplique avec élégance.
Il s'adresse simplement à mon mari qui tient le crachoir. Pas une seule fois je ne vois ses yeux dériver vers ou sur moi. Il n'ose pas bien sûr ? À moins que ce ne soit que pure politesse. Et mon Pierre qui dévie habilement le dialogue, une manière toute particulière de m'amener à ouvrir le bec… ou de me mettre à l'aise, mais là, c'est une autre paire de manches. La serveuse zélée revient à la charge, avec les cartes cette fois. Et Pierre commande trois apéritifs « maison ». Kirs royaux censés délier les langues. Je me sens de plus en plus dans mes petits souliers. Il faut dire que mes escarpins ne sont pas des plus pratiques, pour rester tranquille.
Je suis du coup surprise alors que ce Michel inconnu s'adresse à moi.
— Et vous alors, Paule ? Vous faites quoi dans la vie ?
— Moi ? Oh, disons que je suis dans l'administration…
— Et ça vous plait ?
— Il faut bien gagner sa vie, n'est-ce pas ?
— Moi ? Oh, disons que je suis dans l'administration…
— Et ça vous plait ?
— Il faut bien gagner sa vie, n'est-ce pas ?
Je reste évasive, pas question de me découvrir trop. Doux euphémisme quand on sait ce pour quoi nous dinons avec ce monsieur. Mais il est volubile, une manière très sophistiquée de cacher son trouble. Pierre semble s'amuser de la situation. Sale type va ! Je m'en veux d'avoir de telles pensées. Après tout, je suis bien d'accord pour être là. Maintenant dans ma tête un drôle de combat se livre. Il est encore temps de reculer et de faire savoir à ce mari qui discute avec son nouvel ami que je ne me sens pas d'aller au bout de ses rêves. Mais je procrastine d'une bien étrange façon… remettre à plus tard, ce que je peux dire de suite !
La serveuse est de retour avec nos entrées, la bouteille de vin blanc est sur la table. Pierre est radieux, son acolyte moins nerveux. Reste ma petite personne qui ne sait plus trop où elle en est. Je bois presque trop vite un verre que notre hôte se fait un plaisir de remplir de suite. À ce rythme-là, je risque bien de finir pompette cette soirée. Ne serait-ce pas finalement la solution idéale ? M'enivrer pour n'avoir pas à me justifier ? Je réponds machinalement aux questions que me pose l'un ou l'autre des convives. Et si je touche à peine aux mets pourtant délicieux du menu, j'enchaine le blanc et le rouge.
Quand Michel se lève pour aller aux toilettes, Pierre en profite pour me glisser un ou deux mots.
— Si tu as trop peur… on peut rentrer ma chérie. Je te sens toute crispée depuis un moment. Et puis te voir picoler n'est pas très… joyeux.
— Mais enfin Pierre… il faut savoir ce que tu veux !
— Je ne te mène pas à l'abattoir et c'est bien l'impression que tu donnes pourtant, tu sais.
— Tu veux que je fasse quoi ? Que je tripote ce type ici ? Dans la salle de restaurant, devant tous ces gens ?
— Mais non ! Chut !
— J'ai besoin de digérer un peu… mais je suis là pour te faire ce plaisir que tu désires le plus depuis un moment. Nous en avons parlé des mois durant. Alors, juste un peu de temps… tu peux comprendre ça ?
— Oui… mais ne te rends pas malade pour me faire plaisir, ce n'est pas le but.
— Tiens ! Voici ton… copain qui revient, on se tait d'accord. Et tu me laisses aller à mon rythme.
— Ça me convient ma chérie.
— Mais enfin Pierre… il faut savoir ce que tu veux !
— Je ne te mène pas à l'abattoir et c'est bien l'impression que tu donnes pourtant, tu sais.
— Tu veux que je fasse quoi ? Que je tripote ce type ici ? Dans la salle de restaurant, devant tous ces gens ?
— Mais non ! Chut !
— J'ai besoin de digérer un peu… mais je suis là pour te faire ce plaisir que tu désires le plus depuis un moment. Nous en avons parlé des mois durant. Alors, juste un peu de temps… tu peux comprendre ça ?
— Oui… mais ne te rends pas malade pour me faire plaisir, ce n'est pas le but.
— Tiens ! Voici ton… copain qui revient, on se tait d'accord. Et tu me laisses aller à mon rythme.
— Ça me convient ma chérie.
Le moins inconnu qui se rassoit près de moi est tout juste à sa place que Pierre en profite.
— Excusez-moi, vous deux, mais j'ai aussi un besoin pressant… je vous abandonne ensemble le temps de… à tout de suite.
— Va ! Va mon cœur.
— Va ! Va mon cœur.
Je lance ces mots avec des trémolos dans la voix. L'autre le sent bien qui suit du regard Pierre qui se dirige vers le petit coin. Puis son visage se tourne franchement vers moi.
— Vous savez Paule… je n'ai jamais fait ce genre de truc. J'ai peur… pas vous ?
— Hein ? Peur… il faut… oui… nous non plus n'avons jamais franchi ce pas. Mon mari en a envie, nous avons mille fois retourné tout dans notre tête. Nous avons discuté des heures, des nuits entières, et rien n'a calmé cette trouille qui me noue l'estomac.
— J'ai bien vu que vous n'arriviez pas à avaler une seule bouchée.
— Par contre, j'ai sans doute trop bu.
— Vous… vous êtes une femme fascinante. Terriblement sexy, rien ne vous oblige à aller plus loin. Je peux tout à fait l'admettre, vous savez.
— Oui ! D'un autre côté, il y a mon mari et cet amour que je lui voue… il mérite que je fasse un effort, vous me suivez ?
— Un effort ? Vous estimez que c'est un effort ? Je ne crois pas que ce soit le meilleur angle pour… prendre du plaisir.
— D'accord ! Je me suis mal exprimée. Je veux… C'est mon choix quelque part également, qu'il soit heureux. Et j'avoue que l'idée m'a paru séduisante, c'est simplement la mise en pratique qui me perturbe et m'effraie. Est-ce que je me suis correctement expliquée cette fois ?
— C'est limpide, oui… vous avez un sacré cran, je vous assure. Ce n'est facile pour personne à mon sens.
— Voici Pierre qui revient… je vais à mon tour aller me rafraichir un peu. Décidément, j'ai trop abusé du bon vin. Je reviens… messieurs.
— Hein ? Peur… il faut… oui… nous non plus n'avons jamais franchi ce pas. Mon mari en a envie, nous avons mille fois retourné tout dans notre tête. Nous avons discuté des heures, des nuits entières, et rien n'a calmé cette trouille qui me noue l'estomac.
— J'ai bien vu que vous n'arriviez pas à avaler une seule bouchée.
— Par contre, j'ai sans doute trop bu.
— Vous… vous êtes une femme fascinante. Terriblement sexy, rien ne vous oblige à aller plus loin. Je peux tout à fait l'admettre, vous savez.
— Oui ! D'un autre côté, il y a mon mari et cet amour que je lui voue… il mérite que je fasse un effort, vous me suivez ?
— Un effort ? Vous estimez que c'est un effort ? Je ne crois pas que ce soit le meilleur angle pour… prendre du plaisir.
— D'accord ! Je me suis mal exprimée. Je veux… C'est mon choix quelque part également, qu'il soit heureux. Et j'avoue que l'idée m'a paru séduisante, c'est simplement la mise en pratique qui me perturbe et m'effraie. Est-ce que je me suis correctement expliquée cette fois ?
— C'est limpide, oui… vous avez un sacré cran, je vous assure. Ce n'est facile pour personne à mon sens.
— Voici Pierre qui revient… je vais à mon tour aller me rafraichir un peu. Décidément, j'ai trop abusé du bon vin. Je reviens… messieurs.
Ouf ! Un peu de répit, pour remettre un zeste d'ordre dans mes pensées plutôt confuses. Il parle bien cet homme. Il a une bonne éducation et ne m'est pas indifférent, mais de là à… coucher, il reste un sacré fossé que mon esprit estime encore profond et large. Je passe au pipi-room et me lave les mains. Le miroir des toilettes destinées aux dames me renvoie une image d'une peau un peu cireuse. À moins que ce ne soit la faible lumière ? Et me voici face à ma conscience. Avancer ou oublier totalement ce qui nous a fait sortir de notre tanière ? Pff ! Comme c'est compliqué de faire plaisir à son homme !
Appuyée au lavabo, je me sens toute chose. Combien de temps dure l'intermède devant ce miroir qui ne me rend pas plus jolie ? La décision est difficile à prendre. Aller de l'avant c'est m'entrainer dans une quelconque histoire que je juge plus que salace ! Ne pas bouger et rentrer sagement à la maison, c'est dépiter Pierre qui fantasme à outrance, je présume, sur une suite favorable. Mon Dieu… pourquoi ne suis-je pas insouciante au point de ne plus penser à rien ? Enfin, il est temps que je retourne vers les deux gaillards qui doivent se demander ce que je fabrique. Et je n'ai toujours pas ma réponse…
— xxXxx —
Sur la table, la discussion a suivi son cours en mon absence. Il y a donc un trou dans celle-ci, assez important, suffisant pour que la serveuse ait eu le temps d'apporter des pousse-café. À la couleur ambrée du breuvage, je sais déjà que ce sont des cognacs. Devant mon assiette à dessert, le mien est là, qui m'attend. Allez ma vieille, il te faut un peu de courage pour décider de continuer ou de jeter l'éponge. Alors je rattrape le temps perdu et bois d'un trait le liquide qui me chauffe la gorge. Ce verre fait bonne mesure avec les précédents alcools que j'ai sifflés. La main de Pierre se pose sans à coup sûr la mienne.
Oh ! Il ne dit mot, mais c'est son regard interrogatif qui me fait tressaillir. Je ne suis pas tout à fait ivre, mais bien secouée par ce que je viens encore d'ingurgiter. Je ne réalise pas de suite que ma jupe est trop relevée. Ce sont les yeux de mon voisin de table qui me ramènent à la réalité du moment. Je tente de noyer le poisson, en me pensant maligne.
— Alors messieurs, de quoi avez-vous discuté pendant mon passage aux toilettes ?
— Ben… ma chérie ! Tu n'as pas vraiment une petite idée de ce que nous avons pu nous raconter ?
—…
— Vous savez Paule, vous êtes très belle. Je serais navré que vous ne vouliez pas continuer l'aventure, mais je n'en serais pas pour cela vexé. Pierre m'a dit vos doutes et vos craintes. Je sais les affres de cette première expérience, je vis la même en temps réel.
— Hein ?
— Oui, j'ai expliqué à votre mari que je ne suis pas coutumier de ce genre de sortie. Et ce serait pour moi également un baptême du feu en quelque sorte.
— Tu vois ma chérie… personne ne peut, ne veut décider à ta place. Alors inutile de te mettre la pression. Que tu continues ou stoppes là, ni notre ami ni moi ne t'en voudrons.
— Ben… ma chérie ! Tu n'as pas vraiment une petite idée de ce que nous avons pu nous raconter ?
—…
— Vous savez Paule, vous êtes très belle. Je serais navré que vous ne vouliez pas continuer l'aventure, mais je n'en serais pas pour cela vexé. Pierre m'a dit vos doutes et vos craintes. Je sais les affres de cette première expérience, je vis la même en temps réel.
— Hein ?
— Oui, j'ai expliqué à votre mari que je ne suis pas coutumier de ce genre de sortie. Et ce serait pour moi également un baptême du feu en quelque sorte.
— Tu vois ma chérie… personne ne peut, ne veut décider à ta place. Alors inutile de te mettre la pression. Que tu continues ou stoppes là, ni notre ami ni moi ne t'en voudrons.
La pression ! Il en a de bonnes lui. On voit bien qu'il ne s'agit pas de son… cul, ouais ! Alors pourquoi ce creux au ventre qui vient de poindre me fait-il me tortiller sur mon siège ? C'est sans doute les degrés de ce que j'ai bu ! En fait de pression, il y a celle de la patte de mon Pierre qui s'accentue sur mon poignet. Mais parallèlement à cela, contre ma cuisse à demi-découverte, la jambe de notre convive qui vient flirter. Ça me fait tout drôle. Comment me tirer de ce mauvais pas, sans heurter la sensibilité de l'un et l'autre ?
Est-ce bien ma gorge qui profère les paroles qui en sortent ?
— J'aimerais bien danser… Pierre !
— Danser ma chérie…
— Ben, si je peux me permettre, je connais une petite boite pas très loin d'ici… après tout quoi de mieux pour finir une soirée qu'un peu de musique… je trouve que c'est une idée géniale. Tu es d'accord Pierre ?
— Danser ma chérie…
— Ben, si je peux me permettre, je connais une petite boite pas très loin d'ici… après tout quoi de mieux pour finir une soirée qu'un peu de musique… je trouve que c'est une idée géniale. Tu es d'accord Pierre ?
Je note dans mon brouillard que ces deux-là sont en avance par rapport à moi, dans leurs rapports humains. Ils se tutoient, preuve que dans leur esprit ils sont déjà un peu unis. Bien sûr, Pierre est d'accord et nous nous réunissons sur le parking près de nos voitures. Là encore, je m'entends dire une vraie bêtise.
— Et si je montais avec notre ami, Pierre ? Tu nous suivrais avec notre véhicule, nous n'allons pas repasser par ici le reprendre ! C'est loin votre… boite ?
— Non ! À dix minutes d'ici, Paule… et ma voiture est par là.
— Non ! À dix minutes d'ici, Paule… et ma voiture est par là.
Un bruit dans la nuit et deux éclairs de lumière. Le type vient d'actionner l'ouverture centralisée d'une berline proche de la nôtre. Mon mari lui me fait un signe de la main. Je suppose qu'il me donne le feu vert. C'est donc bien en titubant légèrement que je file dans la direction des deux feux rouges qui se sont allumés. Cette fois, je suis prise à mon propre piège. Et me voici assise dans une berline dernier cri, avec un type que je ne connais que depuis le début du diner. Autant dire un inconnu quoi ! Les phares de Pierre nous suivent à distance raisonnable. Le trajet du reste est très court.
Nous sommes d'un coup plongés dans une ambiance bien plus festive. La musique transpire de partout dans cette boite où se trémoussent des tas de couples. L'un de mes deux chevaliers servants se penche sur mon oreille pour me demander si je veux boire un coup. Mais je suis déjà happée par les sons plutôt grooves que des musicos bien réels tirent de leurs instruments. Ici pas de DJ, mais un quatuor assez bon qui me donne des papillons dans le ventre. Tiens ! Est-ce bien les notes qui me font cet effet ou toute autre chose ? Après tout, je m'en fiche et je me déhanche sur des airs connus.
Pierre lui aussi se bouge dans une de ces danses qui se font seules. Il est immédiatement imité par celui que je devine devenu son nouvel ami. C'est encore et toujours Pierre qui se baisse pour me parler.
— Notre ami me demande s'il y a des danses que tu préfères. Il va aller voir les musiciens…
— Ben… quelques slows mon cœur… pour me coller contre toi ! Ça te plairait ?
— Allons-y pour une série de slows…
— Ben… quelques slows mon cœur… pour me coller contre toi ! Ça te plairait ?
— Allons-y pour une série de slows…
Cette fois c'est entre eux que les mecs discutent et apparemment Michel a ses entrées dans cette boite. Nous le voyons en grande conversation avec le guitariste du groupe et soudain, les accords doux de slows viennent réchauffer les corps ou les cœurs des gens qui s'accouplent pour danser. Pierre aussi m'enlace et je ferme les yeux, emportée par cette ambiance tendre. Quand le second larron vient-il se mêler à notre duo ? Je ne sais pas. Mais je suis coincée entre deux mâles qui se frottent à moi.
Frotter, c'est bien le mot. Devant mon Pierre qui me serre de très près et dans mon dos, Michel qui nous encercle de ses bras. Bien entendu son corps est aussi plaqué au mien. Je ne peux pas ne pas savoir qu'il est en forme. De toute manière contre mon ventre aussi je sens une raideur naturelle chez mon danseur de mari. Ma malheureuse jupe est décidément bien trop courte. Je garde les paupières closes, le mal est fait. Deux types en rut me font tourner sur une piste de danse au milieu de dizaine de couples plus traditionnels.
Lequel des deux pose le premier ses mains sur mes hanches ? Je ne tiens pas à le savoir. Je suis juste ailleurs. Et je laisse faire puisque ça fait plaisir à mon mari. Sur la piste tout est flou, je ne sais plus les pas pour rester dans le tempo d'une musique qui se déverse en moi. Une autre plus insidieuse est déjà en route ; bien plus profondément ancrée dans mon crâne. Une envie, juste minuscule flamme qui grandit de plus en plus. Comment exprimer mon ressenti sur ce parquet où je suis ballottée entre « mes » deux hommes ? Je jurerais que ce Michel et mon Pierre savaient ce qui arriverait en m'embarquant dans cette boite.
J'enfonce mon visage dans le creux de l'épaule de celui que j'aime éperdument. L'autre se contente encore de presser son bassin contre mes reins. Et c'est bien dans mon corps qu'il y a le feu. Ces deux salauds vont finir par me faire craquer. Mais… la main qui vient de couler entre le corps de l'un et mon postérieur, à qui est-elle ? Je murmure à l'oreille de mon mari quelques mots dont je ne suis plus si sûre qu'il en tienne compte…
— Pas ici, pas ici Pierre ! Pas devant tout le monde.
Pas d'autres réponses que sa bouche qui vient cueillir la mienne. Il sait, il vise juste. Un baiser qui annihile toutes formes de refus en mon for intérieur. Je n'ai jamais su résister à ces pelles si… langoureuses. Une chair de poule monumentale me fait frémir, alors que derrière moi une patte me caresse les fesses. Encore décente puisqu'elle ne franchit pas la barrière symbolique des vêtements. Est-ce que je regrette qu'elle n'ose pas s'aventurer plus avant ? Aucune idée de ce que j'ai à l'esprit là, en cet instant.
Je réitère ma demande à ce mari qui vient de libérer mes lèvres de leur bâillon si amoureusement posé.
— Pas ici, Pierre !
— Tu souhaites que nous rentrions… tous les trois ?
— Je… pas chez nous non plus, s'il te plait…
— Comme tu veux… tu es certaine que c'est ton choix ?
— Arrête de poser des questions, contentons-nous de vivre le présent, s'il te plait.
— Tu souhaites que nous rentrions… tous les trois ?
— Je… pas chez nous non plus, s'il te plait…
— Comme tu veux… tu es certaine que c'est ton choix ?
— Arrête de poser des questions, contentons-nous de vivre le présent, s'il te plait.
Il se tait, relâche légèrement son étreinte et si je n'entends pas, je devine qu'il s'adresse à Michel. Lui également me libère de ses attouchements pourtant subtils. Et mon mari revient me susurrer des paroles à l'oreille…
— Michel propose que nous allions prendre un verre chez lui. Tu en penses quoi ?
—… !
—… !
Pour toute réponse je prends le poignet de cet homme que j'aime, me tourne vers le second personnage pour lui faire savoir que c'est d'accord. Nous retraversons la piste où gesticulent toujours des brassées de duos. Beaucoup finiront peut-être la nuit de la manière que nous projetons de le faire. Le calme de l'extérieur contraste avec le boucan dans la boite. Cette fois, c'est bien dans notre voiture que je monte, avec Pierre silencieux. Et nous filons le train de la bagnole qui a pour conducteur notre convive. Je n'ose plus ouvrir la bouche, de peur de dire une connerie. Et Pierre veut me rasséréner d'une manière bien particulière.
Sa main droite quitte le volant et atterrit en douceur sur mon genou. Pas un mot, juste ce câlin qui n'en est pas vraiment un. Un geste qui en dit long sur le degré d'impatience de mon mâle. Il est zen. Trop peut-être devant l'enjeu qui se prépare. Cette patte bouillante sur ma chair me fait tressaillir et je ferme de nouveau les paupières. J'apprécie qu'il ne parle pas. Devant nous, le clignotant vient de trouer l'ordre établi de la route. Une maison basse, dans la noirceur de la nuit… c'est là que nous allons ? Eh oui ! Je frissonne en sentant que le dénouement est proche.
Plus un bruit, plus de lumière dans la cour inconnue. Mon mari se penche sur moi et ses doigts relèvent mon menton !
— Je t'aime Paule ! Je t'aime pour tout ceci…
Pas besoin de rétorquer quoi que ce soit. Comment le pourrais-je du reste puisque ses lippes sont de retour pour un baiser suave et… effrayant ? C'est la dernière porte à pousser pour que j'entre de plain-pied dans le monde des « salopes ». Unique réflexion que mon cerveau m'envoie. Je me laisse embrasser avec une volupté qui frise la folie. Je ne suis plus qu'une femme humide, mouillée et je ne peux plus faire machine arrière. Le voudrais-je ? Pas si certaine puisque c'est moi la première qui ouvre la portière pour quitter l'habitacle.
Il revient auprès de moi, pour étendre la main. Dans l'obscurité, nous devinons pourtant la présence inquiétante de celui qui nous a guidés jusqu'à cette maison. La joue de mon mari vient frôler la mienne. J'en profite pour lui glisser subrepticement une consigne bien spécifique.
— Mon amour… dis-lui… pas de lumière, d'accord ? Dans le noir total, sinon j'aurai trop honte…
Pour toute réponse deux mains serrent mes avant-bras. Il a bien saisi ce que je demande et nous avançons vers la masse sombre que forment les murs. L'homme sort une clé et le bruit de la serrure qui s'ouvre me fait rentrer la tête dans les épaules. Nous sentons que quelque chose bouge dans le silence. Alors Pierre s'écrie, d'une voix pas très assurée.
— Pas de lumière, Michel, s'il te plait ! C'est le souhait de Paule…
— D'accord. Mais donnez-moi la menotte madame alors, que je vous guide dans le dédale de mon intérieur.
—…
— D'accord. Mais donnez-moi la menotte madame alors, que je vous guide dans le dédale de mon intérieur.
—…
Je sens sur mes doigts libres cette paluche qui vient les encercler. Je me laisse aller à suivre sans un mot, mais avec les guibolles plutôt flageolantes. Où allons-nous ? Vers le fantasme de mon époux à n'en plus douter. Nous n'avons pas fait plus de dix pas que mon Pierre me rattrape et m'enlace. Nous ne voyons strictement rien, mais il sait trouver mes lèvres. Michel lui ? Eh bien, il est comme lors de nos slows, collé à mon côté pile. Mais la différence, c'est bien que ses pattes à lui se font plus précises et fouineuses.
Sacrée jupe décidément bien peu longue qui n'interdit rien, facilitant surement l'avancée des visiteurs au nombre de dix qui ont vite trouvé un chemin sur un triangle malmené. Il sait désormais que je suis trempée. Il ne peut plus douter que la situation me met dans un état pas possible. Et pourquoi, alors que Pierre persiste à me rouler des pelles, la bouche de Michel, vient-elle ventouser ma nuque ? Je ne suis plus rien qu'un long frisson. Bien entendu je ne cherche pas de mon côté à toucher, à tripoter. Je me laisse faire, sans pour cela rendre les caresses à ces deux affamés qui vont se partager le gâteau.
— xxXxx —
Je me crispe totalement. Les ongles malgré les vêtements de mon homme se plantent dans les muscles de ses bras. Il me tient toujours pourtant contre sa poitrine et l'autre me fouille éhontément. Bien sur que Pierre ne voit pas, mais je suppose qu'il devine à mes réactions, ce que fabrique son acolyte. La parade pour que je me détende ; des baisers enflammés que je ne refuse pas. Mais c'est loin d'être facile, simple. Un autre que mon homme touche à cette intimité que lui seul a vu depuis… toujours. C'est affreux ! Je suis tétanisée et à la fois je mouille comme une dingue. Je ne pige plus du tout, les réactions de mon corps.
Je trouve dégueulasse ce que je suis en train de faire et à contrario, mon corps lui réagit d'une manière tout à fait inattendue. Comme pas un mot ne sort de nos trois gorges, aucun de mes deux « compères » ne peut savoir à quel point je me sens moche. Le pire… ce doigt, un majeur, je présume, qui vient de me pénétrer. Dans le silence de l'ombre qui nous entoure… le bruit incongru de ce bout d'un autre qui navigue en moi. Dans la marée provoquée par les attouchements immondes qui me répugnent, je l'avoue. Et je ne dis rien. Je laisse faire !
Dans ma tête les choses se bousculent à une vitesse inimaginable. Mes premiers soupirs résonnent dans l'espace confiné d'un endroit dont j'ignore tout. Pierre lui me caresse le visage, le maintenant entre ses paumes et m'embrasse sans cesse. Les pattes qui me tripotent sont une sur mes reins, l'autre un doigt planté dans cette intimité qui ne résiste plus à ses assauts. Vient un souffle sur mes fesses, ou sur une partie de celles-ci. Ma culotte n'est que déplacée pas retirée. En fait poussée sur le côté pour faciliter l'accès à mon sexe. Alors ?
Je sens ce courant d'air chaud sans trop comprendre de quoi il s'agit. Et je saisis lorsque quelque chose de visqueux, baveux vient me léchouiller la raie du cul. Ce Michel veut me passer sa langue là où son doigt se balade ? La connexion se fait en haut de ce couloir où se niche mon anus. La langue descend lentement, elle s'octroie une pause sur l'œillet qui me fait frémir. Mais parallèlement à mon sursaut, je serre d'instinct les meules. Les deux mains quittent donc leur activité du moment pour m'écarter les joues inférieures. Et cette fois… frémissement ou pas, je suis emportée par cette feuille de rose.
Oui ! C'est bien le bon terme, emportée, parce que je lâche prise. Je laisse échapper un soupir à m'en fendre l'âme. Mais n'est-ce pas exactement cela ? Je me torture pour le plaisir de ce mari qui m'aime. Et là, eh bien, c'est finalement moi qui viens lui rouler une pelle. Sans doute que son « ami » est à genoux derrière moi. Il ne calme pas le jeu. Sait-il qu'il vient de me faire passer le cap ? Et Pierre ? Lui doit se douter que je viens de céder à son caprice. Il me serre si fort contre lui et du coup ce que je prends pour un soupir devient murmure…
— Tu es merveilleuse ma chérie. Je… tu es la femme de ma vie !
—…
—…
Vite ! Lui clore le bec de nouveau, pour ne pas laisser transpirer ces émotions qui me submergent. La noirceur de ce que je laisse faire n'a d'égale que celle de la nuit qui nous entoure. Le triangle bien inutile qui me cachait, si peu, le popotin, il glisse le long de mes cannes. L'autre ne dit rien, mais n'en pense pas moins et il agit surtout. Comment arrive-t-il à me faire écarter les jambes suffisamment pour parvenir à me dévorer la chatte ? Je ne sais pas comment il se tient, comment il s'y prend, mais… c'est réussi. Je ne suis plus rien d'autre qu'une chienne en chaleur, qu'une femme à baiser. J'imagine la satisfaction sur le visage de celui qui me sait tripotée par Michel.
Ça dure un sacré long moment, une éternité. Ma honte, je la bois. Elle coule en longs gémissements qui ne peuvent plus être camouflés ou retenus. Et du coup Pierre sait que je suis prête pour un final plus éclatant encore. Il ose perturber le silence.
— Et si… on pouvait avoir un endroit un peu plus… confortable ?
— Vous… vous voulez passer dans la chambre à coucher ? Je ne suis pas trop brutal, Paule ?
—…
— Ça te va la chambre ma chérie ?
— Vous… vous voulez passer dans la chambre à coucher ? Je ne suis pas trop brutal, Paule ?
—…
— Ça te va la chambre ma chérie ?
Pas un son ne peut franchir ma gorge. Mes doigts se crispent sur l'avant-bras de mon mari. Il assimile de suite cela à une approbation. Et sur mon intimité, plus de bouche ni de doigts, juste une sorte de fraicheur et une langueur d'être abandonnée pour l'instant. Un second périple, tout aussi aveugle que le premier, et ça y est. Me voici étendue sur un lit moelleux. Le poids sur la gauche qui creuse la place m'indique qu'un corps s'y pose également. Pierre ou Michel ? Immédiatement le renseignement me vient par la reprise de mes lèvres. Personne que Pierre ne peut m'embrasser de cette manière.
Pendant ce baiser, c'est sur mon flanc droit que le matelas a une seconde pression. Voilà ! Ils sont les deux contre moi. Alors à qui appartient la paluche qui me glisse sur l'intérieur des cuisses ? Merde, pourquoi est-ce que je tente encore de faire la différence ? J'ai, chevillée aux tripes, l'envie que ces deux-là m'ont inoculé. Quelle importance de savoir qui fait quoi ? Je me coule dans les attentes féroces de ce qui me taraude le ventre et me fait… mouiller plus que la normale. Encore un murmure, mais proche de mon oreille et à la voix… je reconnais mon homme.
— Michel peut mettre juste un filet de lumière ? Juste un soupçon pour que je profite aussi de la vue, du spectacle quoi… dis-moi, mon amour !
—…
—…
Non ! Je n'ai pas le courage de répondre et ma seule possibilité, c'est de venir enfouir ma frimousse contre le torse de mon mari. Il prend ça pour un accord tacite. Comme par enchantement une minuscule lampe s'allume quelque part à la tête du lit. Oh, la piaule n'est pas inondée par une clarté sauvage. C'est simplement un trait jaune pisseux qui permet de deviner les corps. Je ne cherche pas à regarder l'un ou l'autre ! Je demeure blottie contre le rempart que devrait être cet homme avec qui je vis. Celui pour et par qui je suis ici.
La phase suivante, je la vis comme si elle ne me concernait pas. En deux temps et trois mouvements, me voici totalement nue. Je garde les paupières closes, écoutant les bruits qui me parviennent de la part des deux garçons. Les fringues qui quittent leurs corps font de drôles de sons. Chacun reprend donc la place qu'il a quittée quelques secondes auparavant. Je suis au milieu du plumard, la tête sur un oreiller douillet. Pierre s'étend de tout son long près de moi et l'autre reste dans une position identique, mais il ne me frôle plus. Sa tête est décollée du pieu par sa main qu'il tient sous son menton.
À la manœuvre cette fois, celui qui contrôle la situation, c'est bien l'homme de mon cœur. Il me câline lentement, d'abord le visage, puis longe mon cou, file délicatement vers ma poitrine. Il palpe avec douceur mes seins, et sa bouche revient, comme pour me calmer, prendre la mienne. Lors de ce baiser si tendre, je perçois parfaitement la venue d'une paluche sur mon ventre. Juste au-dessus du buisson sombre que les doigts frôlent déjà. Ils font quelques frisettes dans ces poils suffisamment longs et drus pour les enrouler autour des phalanges. Et je sens Pierre qui fait osciller son bassin contre ma hanche.
Il bande. Je ne fais rien du tout, je laisse mon esprit en alerte, sans qu'il n'arrive à me faire bouger. Après quelques pelles, les lèvres parcourent un sentier qui les mène sur mes tétons. L'un est aspiré, suçoté pendant que l'autre lui est pincé par un étau délicat. Je ne cherche pas à savoir qui fait quoi. Et de nouveau mes jambes se retrouvent entrouvertes. Le museau de Michel, vu la position il ne peut s'agir que de lui, le groin vient écarter les ailes de ma chatte. Bien sûr, il s'empresse de lécher mon clitoris qui à l'instar de mes tétons, se gorge de sang… et d'envie. Je suis en transe, mais toujours immobile.
Quand la patte de Pierre me saisit-elle le poignet pour avancer ma main vers sa queue ? Je ne sais plus trop, mais j'ai cette fois dans la paume l'objet bouillant que les mouvements du corps de mon mari font monter et descendre entre mes doigts. Ma seconde menotte est elle aussi happée par le poignet de mon homme ? À moins que ce ne soit celui de… Michel ? Pas question que j'ouvre les paupières. Et j'ai une deuxième bite entre les doigts. Mon Dieu ! C'est insensé. Indescriptible le ressenti de cet instant. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir une honte terrible.
Je dois être toute rouge. Mais bien entendu, mes deux gaillards ne peuvent pas s'en rendre compte. La posture du corps de celui qui me lèche le sexe est telle que j'ai le bras presque à la hauteur de mon visage. Et naturellement… Pierre se penche sur moi pour me susurrer…
— Prends-le ! Prends-le dans ta bouche ma chérie… suce-le ! J'ai envie de te regarder le sucer…
Je ne peux pas répliquer, pas non plus ouvrir le bec pour avaler le morceau que je tiens sans remuer la main. Michel lui se fiche éperdument de ce qui se murmure et se trame à hauteur de ma bouille. Il persiste dans sa léchotte et je dois reconnaitre que c'est… très… bien fait. Fignolé même ! Puisque je ne suce pas, mon homme m'embrasse une autre fois encore. Sa main sur ma nuque me colle à ses lèvres. Nous reprenons de l'air alors que Michel allie un doigt à sa langue. Je suis bercée par ces deux-là qui me font monter dans les tours. Je ne sais plus vraiment où je suis ni ce que je fais.
C'est encore et toujours mon mari qui parvient à me faire tourner la caboche. Et j'ai là, contre mes lippes, la bite de son « ami ». Une caresse sur la joue, un bisou dans le cou et dans un souffle…
— Oh ! Vas-y ! Prends-la… s'il te plait !
—…
—…
Est-ce le corps du bonhomme qui rapproche de mon museau la queue ou ce dernier qui avance vers elle ? Qu'est-ce que ça change ? Elle est là, qui flirte avec mon menton, entrainant dans son sillage une odeur de sexe si différente de celle que je renifle d'ordinaire. Les yeux clos, je redoute le moment du contact avec ma langue. Je le fais ou pas ? Je suce ou non ce type ? Pierre ne parle plus, il est le visage accolé au mien, au plus proche de cette action qu'il me réclame. Comment ne peut-il ne pas remarquer la chaleur de ce rouge qui empourpre mes joues ? La honte dans ce qu'elle a de plus pernicieux. Je craque… oui, un soubresaut du ventre, une prière gestuelle de ce gars qui me fait inonder sa couche de mouille, et ça y est… je suis en train de lécher un gland inconnu.
Puisque les vannes sont ouvertes, l'eau peut passer sous les ponts. Je me lance à corps perdu… si, si c'est bien cela, à corps perdu dans une quête d'un plaisir sans retenue. Combien de fois l'un et l'autre me prennent-ils ? Si j'avoue au début, avoir essayé de faire la distinction entre les pénétrations de Pierre ou de Michel, je me laisse vite débordée par les élans de mon ventre. Ils l'ont mis en ébullition, alors qu'ils en paient les conséquences. Et je me vautre littéralement dans cette monstrueuse partie de cul. Je suce qui me tend sa bite, je caresse des couilles, sans chercher à discerner avec exactitude à qui elles appartiennent. Et je rue comme une dingue à chaque intromission. Pierre est surpris par la violence de ce besoin qu'il a créé.
En clair, une fois, dix fois, je suis prise par qui le veut. Et j'aime, que dis-je j'adore la disparité de ces coups de queue qui m'assaillent. Ils sont distincts, jamais ennuyeux puisque renouvelés tout au long de cette nuit de folie. Mais toutes les meilleures choses ont une fin. Je suis seule, ils sont deux. Il arrive donc un moment où les forces viennent à décliner, chez eux d'abord, puis chez moi ensuite. Mais je reconnais que j'ai joui comme une damnée. C'est donc entre deux mecs, repue que je me love pour un repos que j'estime bien mérité.
— xxXxx —
La lumière qui troue l'obscurité du champ de tir où je me réveille est bien celle d'un soleil généreux. Pierre dort, la main en travers de mon buste. Et collé derrière moi, celui que je dois bien désormais appeler « mon amant » a une respiration calme. Je me sens étrangement bien. Mon éveil soudain me fait remuer et sans doute ai-je aussi mis en alerte celui dont le ventre est plaqué à mes fesses. Je fais un bisou sur la joue de mon Pierre, sans trop me rendre compte que ce simple réflexe me fait rouler des hanches. Bien sûr mon popotin remue aussi le bas ventre de ce Michel qui en a largement profité.
Sa réaction est-elle spontanée ou bien est-il sorti des limbes de la nuit depuis un moment ? Toujours est-il qu'il bande et que je le sens parfaitement, ce sexe raide contre mon cul. Après tout, mon petit mari et moi nous faisons si souvent l'amour au réveil… et c'est bien lui qui a voulu que je sois ici, non ? Alors, sans vergogne j'attise le feu qui couve dans mon dos. Ondulations de la croupe, exaspérantes et lascives reptations contre cette bite qui se frotte sur mon postérieur. Ce qui fait que deux mains m'empaument les hanches et le sexe se fraye un chemin vers la niche qu'il espère. Là ! Il est en moi et nous harmonisons nos mouvements. Dire qu'hier soir j'aurais tout donné pour être ailleurs ! J'apprends vite.
Il me lime lentement, sans se presser et j'apprécie vraiment cette possession très « technique ». Nos mouvements ne manquent pas d'alerter mon dormeur de mari. Il ne bouge pas, mais je sais qu'il suit chacun des faits et gestes de ce mano à mano qui se déroule à côté de lui. Ses yeux, grands ouverts, j'y décèle une sorte de sourire de connivence alors que nos regards se croisent. Ma main se glisse vers ce centre de lui qui subit une réaction très naturelle. La trique est hyper tendue. Je masturbe du coup ce mât que je cramponne et il se rapproche de moi dans le but de m'embrasser. Mais… c'est bel et bien moi, sa petite femme adorée qui vient lui glisser dans le creux de l'oreille quelques mots…
— Pierre… j'aimerais… tous les deux…
— Tous les deux ? Comment ça tous les deux… n'est-ce pas ce que nous avons fait toute la soirée…
— Non ! Non, Pierre… tous les deux… ensemble ! En même temps…
— Tu… tu nous veux les deux en toi… mais… comment ? C'est possible ça ? Tu… crois que c'est faisable ?
— C'est mon souhait, non ? Je t'ai fait plaisir cette nuit… alors pourquoi ne devrais-je pas avoir un vrai retour de mon côté… ?
— Ben… tu veux dire un devant un derrière ?
— C'est aussi une possibilité à étudier, mais pour le moment… ensemble et là où Michel… se tient… actuellement.
— Tous les deux ? Comment ça tous les deux… n'est-ce pas ce que nous avons fait toute la soirée…
— Non ! Non, Pierre… tous les deux… ensemble ! En même temps…
— Tu… tu nous veux les deux en toi… mais… comment ? C'est possible ça ? Tu… crois que c'est faisable ?
— C'est mon souhait, non ? Je t'ai fait plaisir cette nuit… alors pourquoi ne devrais-je pas avoir un vrai retour de mon côté… ?
— Ben… tu veux dire un devant un derrière ?
— C'est aussi une possibilité à étudier, mais pour le moment… ensemble et là où Michel… se tient… actuellement.
Ébahi, Pierre ne semble pas vraiment saisir ce que je veux. Mais celui qui me baise en cet instant lui aussi a suivi le discours pourtant édicté à mi-voix…
— On peut toujours essayer, Pierre… puisque Paule est demandeuse. Il suffit de trouver la bonne posture. Tu… es partant ?
— Pourquoi pas ? Mais on ne risque pas de te faire mal ma chérie… ?
— …
— On peut toujours essayer, Pierre… puisque Paule est demandeuse. Il suffit de trouver la bonne posture. Tu… es partant ?
— Pourquoi pas ? Mais on ne risque pas de te faire mal ma chérie… ?
— …
Mal ? Mais je m'en fiche. C'est mon idée ! Elle vient de me traverser l'esprit et après tout, il a eu lui, ce qu'il voulait, alors ? Pourquoi pas moi ? Michel a cessé ses allées et venues entre mes reins. Il est en attente de la réponse de mon mari. Plus hardi que lui, il décide donc de prendre les choses à son compte.
— Écoute… Paule peut se mettre sur toi. Tournée face à moi… c'est-à-dire son dos vers ta poitrine… tu la pénètres et je cherche le moyen d'entrer ensuite ! Ça te convient ?
Je ne sais plus si c'est à moi qu'il parle ou à Pierre. Il ne me laisse pas souffler et il est déjà le mandrin hors de sa loge. Je me tourne vers mon époux et je viens comme indiqué m'assoir sur le bas-ventre de Pierre. Ma main s'empare de sa bite raide comme un piquet. Je l'enfonce en moi avec une sorte de soupir de satisfaction. J'adore me sentir remplie le matin. Je connais si bien mon bonhomme, il va bander longtemps. Une fois en place, je me couche littéralement et mes coudes posés sur ses flancs je regarde Michel qui approche son sexe du mien distendu.
D'abord, il ne se passe rien. Puis une petite douleur lors de la première tentative d'intromission. Et ce n'est qu'après je ne sais combien de tentatives qu'enfin, il trouve le chemin. Et cette fois, j'ai la gorge nouée. L'impression que ma chatte est écartelée, mais les mouvements qui font s'enfoncer en moi les deux mandrins simultanément me rendent totalement hystérique. Je hurle, je gémis, c'est un pur bonheur. Le plaisir monte en moi, me fait couler, et plus les deux mecs me pistonnent plus je mouille. Au bout de quelques coups de reins, je suis déjà en plein orgasme. Un orage violent qui me fait remuer dans tous les sens.
Ça ne dure évidemment pas une éternité, parce que pour mes deux baiseurs, la position n'est guère tenable, mais c'est si ardent que c'est ensemble qu'ils éjaculent en moi… et je ne suis plus qu'un long cri, un hurlement de louve en rut, une femelle qui veut de la bite. Alors, eux renouvellent aussi leur remise à niveau et lorsqu'ils sont prêts, je suis moi aussi chaude comme de la braise. Si j'accepte une sodomie, elle est uniquement destinée à Pierre. Et je suis, une fois encore, doublement comblée par les deux hommes, pour qui il est bien plus aisé de me posséder ainsi.
Nous passons une matinée au lit, tous les trois. Elle fait suite à une soirée où je suis partagée. Je prends une part active à toutes les actions, les provoquant même de plus en plus souvent. Aucun des deux ne se plaint et je suis totalement accro à cette forme toute neuve de sexualité. Pierre est aux anges et il peut tout à loisir me voir baiser avec celui qui me faisait si peur lors du diner. Tout roule, tout coule et c'est sous la douche que se terminent nos folles agapes. Je n'ai plus de force, et j'adore l'eau domestique que la pomme me crache sur la tête, alors que quatre mains me savonnent tous les endroits qu'elles ont explorés.
— xxXxx —
Seize heures, nous voilà de retour à la maison. Pierre est aux petits soins pour moi. Il me cajole, avec insistance sur notre canapé. Comment fait-il pour être aussi vite en forme ? Il bande et je n'ai plus de forces. Je ne me sens pas de faire l'amour encore un peu. Il est pourtant très entreprenant et au bout d'un long moment de caresses et de câlins en tout genre, j'accepte juste de lui faire une petite gâterie. Une pipe qui me montre qu'il m'aime suffisamment pour venir inonder ma bouche de sa semence. Puis zut… je finis par me coucher sous lui, et nous finissons cette sortie par une position « à la missionnaire » de laquelle je tire un peu de profit.
Il est temps de prendre du repos. Je ne sais pas si nous recommencerons ce qui s'est passé. Mais je promets de n'avoir plus de crainte puisque j'ai osé une fois… la suite, nous verrons bien, mais… après tout, pourquoi pas ? Je ferme enfin les yeux pour mieux sombrer dans un néant réparateur… et derrière mon crâne dansent des sexes tendus, des bites de toutes tailles, avec de drôles de formes aussi. Et puis… toutes ne sont pas claires comme les deux que j'ai utilisés lors de mes cavalcades, nocturnes et matinales. Pour l'heure, je veux revenir dans les rêves sur les moments les plus chauds de cette affaire… digérer l'ensemble en fait… pour y replonger bientôt peut-être !
Merci Pierre !
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Commentaires ()
Merci d'avoir su me bousculer un peu, c'est la marque des bons récits.