Deux générations.
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ DeuxD Deux générations. XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Deux générations. — Chapitre 1

45 minutes
19.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

Photo de profil de DeuxD
DeuxD
Histoires publiées
136
Abonnés
326
J'aime cumulés
14.7k

Deux générations.

Chapitre 1

ARTHUR.
 
—Jean-Paul, c'est moi. Je vous rapporte votre taille-haie.
—Ah, merci, pose-le dans le cabanon et monte. Tu as bien mérité un verre.
 
Jean-Paul est notre voisin. Avec son épouse Simone, ils ont toujours habité cette maison voisine de celle de mes parents. Je le connais depuis toujours. Depuis que ma mère est partie, mon père m'a proposé de venir habiter chez lui. Il la trouvait trop grande pour lui. Il a acheté un deux pièces en ville. Moins de trajet. Je sais bien qu'il a appuyé sur le départ de ma mère, son âge, la recherche d'un appartement sans escalier pour justifier sa proposition. Malgré ses 69 ans il est en pleine forme. Mais c'était sa façon à lui de passer le flambeau et de tourner une page après le décès de maman.
Je suis donc, avec mon épouse Ambre le nouveau voisin de Jean-Paul et de Simone.
 
—J'ai un petit Chablis au frais.
—Ce n'est pas un peu tôt ? Il est à peine cinq heures.
—Vous les gamins vous vous saoulez à la vodka et refusez les produits de nos terroirs. Bois déjà de l'eau pour te désaltérer et goûte-moi cette merveille.
 
Difficile de refuser quoique ce soit à Jean-Paul. On déguste donc cette merveille.
 
—Merci pour la haie de mon côté. Ne le ramasse pas, je m'en occuperai.
—Ça m'arrange. On reçoit ce soir.
—Vous menez une vie de patachon. Ton père le sait ? Il me taquine toujours comme si j'étais encore un ado.
—J'ai la permission de minuit.
 
On rit.
 
—Je n'ai pas vu Simone. Elle est en course ?
—Trot ou galop, je ne sais pas. Il sourit.
—Vous et vos plaisanteries…
—Bon, d'accord tu veux la vérité. Eh bien figure-toi que ce matin je n'étais pas en grand forme et que Simone par contre était radieuse.
—Vous ne vous sentez pas bien ? Vous avez été chez le toubib ?
—Mon garçon pour ce genre de faiblesse le docteur ne peut pas grand-chose.
—Mais vous avez quoi ?
—Tu devrais plutôt dire : Qu'est-ce que vous n'avez plus ?
—Vous êtes incorrigible. Je ne comprends rien.
—Alors je vais te mettre les points sur les " i". Donc ce matin, Simone s'est réveillée de bonne humeur avec une envie que je n'ai pas pu satisfaire. C'est plus clair ?
—Je ne suis pas certain de bien comprendre.
—Elle avait envie de baiser, c'est plus clair pour toi ? Quoi, elle n'a que 72 ans et c'est bien normal à son âge. Je sais, vous les jeunes vous ne voulez pas savoir, mais la réalité est bien là. Et moi ce matin, d'ailleurs de plus en plus souvent maintenant, même avec le Cialis, oui le Viagra si tu préfères, je suis resté mou.
—N'en dites pas plus.
—Tu voulais savoir.
—Mais je ne pensais pas…
—Donc elle est partie. Oh, pas bien loin, en ville, avenue Garibaldi.
—C'est l'avenue ou habite papa.
—Évidemment. Et d'après toi pourquoi elle a été là-bas ?
—Je n'en sais rien moi.
—Pour rejoindre ton père. Lui, il est plus jeune, il assure.
—Vous me racontez des cracs. Ah, vous et vos blagues !
—Mais c'est la nature. Cela te choque que ton père… Oh, je vois à quoi tu penses. Non, jamais avant le départ de ta mère. Tes parents ont toujours été un mystère pour moi. À donner en exemple. Mais depuis le départ de ta mère… Tu comprends lui aussi il a des besoins. Alors il donne à Simone ce que je ne peux pas lui donner. Il parait que c'est un bon coup. Et crois-moi elle s'y connaît ma Simone.
—Pas de détails, s'il vous plaît.
—Elle ne devrait pas tarder à rentrer. Elle est là-bas depuis dix heures ce matin, il est bientôt cinq heures. Quoi ? Que veux-tu à leur âge, il faut savoir attendre le train suivant.
—Pas de détails. Je vais vous laisser.
—Je t'ai choqué ?
—Un peu, enfin je ne sais pas. Vous avez raison, nous les enfants on imagine rarement nos parents…
—Je sais. Nous n'avons pas eu d'enfants, mais cela n'empêche pas. Oh, attends je crois qu'elle revient… Oui…
—Bonjour Arthur. Ça va ? J'ai vu que tu as taillé aussi de notre côté, merci. Simone qui m'embrasse.
 
Un silence. Je suis mal à l'aise. Les confidences de Jean-Paul me font voir Simone sous un autre jour. Avec mon père…
 
—Demande-lui. Pourquoi tu ne l'interroges pas ? Il a vu mon trouble.
—Quoi, qu'est-ce que tu dois me demander ? Un problème ? Demande Simone.
 
Je garde le silence, mais Jean-Paul semble ne pas vouloir tirer un trait.
 
—JP, qu'est-ce qu'il doit me demander ? Ne me dit pas que…
—C'est naturel. Je ne vois pas pourquoi…
—Arthur ? Qu'est qu'il t'a raconté ce grand escogriffe ?
 
J'hésite et puis.
 
—Que vous étiez chez mon père.
—Ne me dis pas que tu lui as parlé de ça ? Elle regarde son mari avec colère.
—Il m'a demandé où tu étais.
—Et il a fallu que tu parles de ça. Arthur je suis désolée, jamais tu n'aurais du savoir. 
—C'est donc vrai ?
—Je suis désolée. Mais je veux te dire que cela n'est jamais arrivé du temps ou ta mère était encore avec nous. Jamais, tu m'entends, jamais.
—Oui, Jean-Paul me l'a dit aussi.
—Et sur ce point au moins il a dit la vérité. Un silence et elle reprend. Écoute faisons comme si tu ne savais pas. Après tout cet idiot qui me sert de mari…. Attends, attends. Elle se tourne vers lui. Tu n'as parlé que de ça j'espère ?
 
De ça ? Mais c'est quoi le reste ? 
 
—Non, je n'ai rien dit. Pas un mot sur notre libertinage, nos soirées coquines…
—Mais tais-toi, tais-toi !
—C'est un grand garçon, il peut comprendre. C'est juste que cette génération croit avoir tout inventé. Cela te choque ce que je dis ? Il s'adresse à moi.
—Sur quoi ? J'ai du mal à vous suivre.
—Pourquoi ce grand déballage ? Qu'est ce qui te prend ? 
—Oh, c'est juste que j'ai regardé la vidéo. 
—Et c'est une raison pour tout balancer ?
—Je ne sais pas, mais en la regardant je me disais qu'ils étaient comme nous à notre époque. Tu te souviens de notre première fois.
—Évidemment que je n'ai pas oublié.
—Et toi, Arthur tu te souviens de votre première fois ?
—C'est indiscret, mais oui je me souviens de ma rencontre avec Ambre.
—Je ne parle pas de cette première fois-là. Je parle de la première fois avec d'autres.
—Avant que je rencontre Ambre ?
—Mais non, je parle de la première fois ou vous avez couché avec d'autres.
—Mais, quoi, non, jamais nous… Je comprends ce qu'il veut dire, il doit parler d'échangisme…
—JP arrête de l'embêter avec ça.
—Il n'y a rien qui m'énerve plus, que de ne pas assurer. Arthur, reconnais-le. Nous savons que vous êtes libertins.
—Mais jamais…
—Tu te souviens du pont du 14 juillet ?
—Évidemment.
—On était partis. On vous avait même donné les clefs pour que vous jetiez un œil.
—Je me souviens, vous êtes revenu plus tôt, car vos amis avaient un problème.
—Et d'après toi on est rentré quand ?
—Le dimanche dans la matinée.
—C'est ce qu'on a dit, mais en réalité on est rentré de nuit, la nuit du samedi au dimanche.
—Peut-être et ?
—Vous aviez gentiment laissé les fenêtres ouvertes chez nous pour que la chaleur ne reste pas.
—Oui et ?
—Il faisait très chaud et vous étiez dans le jardin.
—Quoi ? Merde, je commence à réaliser.
—Oui. Oh ça va ! Il n'y a pas mort d'homme. Il y avait un autre couple avec vous, et alors ? Tu crois qu'on a été choqué ? On en a vu d'autres, hein Chérie.
—JP arrête un peu.
—Quoi ce n'est pas toi qui m'as dit que le fils tenait du père, peut-être ? Qu'il assurait comme son père. Et Ambre ?
—Non, ne dites rien sur elle. Je ne veux pas. Bon, d'accord il nous arrive de faire de l'échangisme. Mais vous n'étiez pas censé regarder et le savoir. 
—Mais c'était très beau. Cela nous a rappelé notre jeunesse. Ah, de notre temps tout était plus compliqué. Il fallait tout inventer. Histoire d'O était mon livre de chevet. On parle de la libération sexuelle de 1968, mais cela a été grâce à la convergence de plusieurs facteurs. Il faut se souvenir que le film Emmanuelle n'est sorti qu'en 74. Il y a eu, l'accès à la pilule, les sex-shops, les cinémas pornos, l'arrivée des magnétoscopes, la location de bandes, etc.
 
Il semble parti dans ses pensées. Mais une remarque me revient. Il a parlé de vidéo qu'il avait regardé et juste après le Week-end du 14 juillet.
 
—La vidéo que vous avez regardée, c'est quoi ?
 
Il sourit.
 
—J'ai beau avoir pas loin de 80 balais, je sais me servir d'un smartphone.
—Donc, vous avez…
—Oui il a filmé toute la soirée. C'est Simone qui avoue.
—Donc vous avez une vidéo.
—Mais oui, mais on n'est pas comme vous les jeunes, on ne balance pas tout sur internet. On sait garder un secret, crois-moi, de notre temps, on savait tenir sa langue. C'était une question de "vie ou de mort". Tu crois que j'exagère ?
—Vous allez en faire quoi de cette vidéo ? 
—Je vais te la rendre. Mais tu devrais la regarder et la montrer à Ambre. Vous vous êtes déjà filmé, c'est la grande mode ?
—Oui, des sextapes, mais juste pour nous. Pas avec des amis. Je me rends compte que petit à petit il arrive à me soutirer des informations. Vous allez me la donner ?
—Mais oui. Je voudrais juste que tu me racontes votre première fois. Si tu veux je te raconte la nôtre.
—JP, donne-lui la vidéo. Il n'en a rien à faire de notre première fois.
—Bon d'accord. Laisse-moi aller la chercher.
 
Il quitte la pièce.
 
—Arthur il faut l'excuser. Il est en pleine nostalgie. Il a de plus en plus de mal à… Enfin tu vois, lui qui a toujours été un gaillard et très porté sur la chose. Pour ton père cela restera entre nous. 
—Vous lui avez parlé du 14 juillet ?
—Bien sûr que non. Ton père et ta mère sont de l'ancienne époque. Ils ont perpétué l'image du couple pour la vie. Ils s'aimaient. Pourtant Dieu qu'ils faisaient envie. Ta mère était une beauté, pulpeuse et sensuelle. Excuse-moi mais c'est vrai. Pulpeuse mais fidèle et pareil pour ton père. Pourtant ils aimaient ça, crois-moi. Plus d'une fois ils nous ont cru absents comme toi pour le 14 juillet. Ils laissaient alors la fenêtre de leur chambre ouverte. Ils étaient beaux…
—Vous êtes des voyeurs.
—Si tu veux, mais des voyeurs passifs. On ne regarde que ce qu'on nous montre. On ne fait rien pour provoquer. Cela ne t'arrive jamais de regarder ? L'autre fois j'ai bien eu l'impression que tu regardais Ambre avec l'autre homme. Tu es Candauliste ?
—En réalité c'est Ambre qui aime regarder. C'est comme cela qu'on a commencé.
—Vous avez commencé quoi ? Jean-Paul est de retour. Tiens j'ai transféré le film sur la carte SD. J'ai effacé de mon ordi.
—Merci.
—Tu peux y aller. M'encourage Simone.
—J'ai bien deux minutes. Vous pouvez me raconter votre première fois.
—Il faudrait plus de deux minutes. Et je te préviens je ne suis pas un bon narrateur.
—Allez, ne vous faites pas prier. 
—Puisque tu insistes.
Tiens je vais te raconter aussi comment j'ai perdu ma virginité : 
Elle s'appelait Michelle.
J'ai seize ans. J'habite une petite ville de province. Dans la maison au bout de la rue, les grands-parents reçoivent chaque été leur petite fille. On se connaît. On se retrouve avec plaisir. Déjà l'année dernière elle venait avec moi aux boums que des copains organisent chez eux. En général cela se passe l'après-midi et jusqu'au retour des parents. Cette année elle a changé. Elle fait beaucoup plus "femme". Tous les copains veulent danser avec elle pour pouvoir se frotter à ses nichons qui remplissent bien son corsage, mais hors de portée car le pull en V est de vigueur. Heureusement la mode est de porter "très moulant" aussi bien pour les filles que les garçons. On se prête des habits en fonction de notre taille. Mais les parents ne voient pas.
Il ne faut pas imaginer d'orgie. Juste des frottements, des baisers, une main sur la fesse ou sur un sein si la fille le veut bien.
Michelle est différente. Elle trouve qu'on est une bande de gamin. Pourtant on a le même âge mais, mais, elle vient de Paris et c'est comme si elle venait d'un autre monde. Un monde où elle a le téléphone à la maison et des amis de son âge, plus "murs" que nous pauvres provinciaux.
Mais elle m'aime bien. A chaque boum c'est avec moi qu'elle finit, même si elle accepte que d'autres garçons cherchent à la caresser. 
Elle vient avec moi et mes parents pour voir le film Lawrence d'Arabie. Je propose de la raccompagner. Il est tard, la rue est vide. Pourtant dans la maison de ses grands-parents une lumière indique qu'on l'attend. Au lieu de passer par la porte qui donne sur la rue, elle m'entraîne dans le jardin. Il fait sombre. Je cherche à l'embrasser. Elle ne se refuse pas, au contraire elle se colle à moi. Rien que de sentir sa chaleur, je bande.
 
—Tu peux me caresser les seins si tu veux.
—Mais ils t'attendent.
—J'avais prévu large. J'ai encore dix minutes. Attends-je vais t'aider.
 
Sur le moment je ne vois pas pourquoi elle passe ses mains derrière son dos. Cela parait fou de le dire maintenant mais je ne savais rien. J'avais bien regardé dans la lingerie de ma mère mais pas plus.
Comme j'hésite c'est elle qui va chercher ma main pour la faire passer sous le corsage et la plaquer sur un sein. Du bonheur, cette masse ferme, chaude. Mais je suis nul. Elle le voit bien.
 
—Tu ne l'as jamais fait ?
—Non, pas comme ça.
—Et le reste ? Le reste je le traduis par coucher avec une fille.
—Non, et toi ?
—Oui, plusieurs fois avant l'été.
—Ah.
—A Paris j'ai un copain qui a 18 ans.
—Je suis désolé.
—Je vois bien qu'ici vous êtes encore des gamins. Vos boums, quand j'y pense !
—Tu rentres ?
—Pourquoi tu n'as pas envie de moi ?
—Bien sûr que si, mais je suis nul.
—C'est vrai, mais je vais t'apprendre.
—Pourquoi moi.
—On se connaît depuis longtemps. Tu as toujours été gentil avec moi. Je t'aime bien. Laisse-moi faire.
 
Et sans prévenir elle s'agenouille et commence à défaire mon pantalon. En une minute mon machin est à l'air. A l'époque j'avais des triques d'enfer. Je bandais si dur que mon sexe se plaquait contre mon ventre.
Sa main. Ses lèvres. Sa bouche.
 
—C'est bien tu es très propre.
 
Sa remarque me vexe un peu. Oui, nous n'avons pas, pas encore de douche, mais je sais me laver avec un gant de toilette. Et je sais aussi faire disparaître ce qui s'accumule très vite dans le sillon entre gland et hampe, en repoussant bien la peau. C'est ma mère qui me mettait mal à l'aise lorsque je m'étais lavé. Jusqu'à très tard elle m'a aidé à ma toilette. Après lorsque je le faisais seul elle demandait toujours : Tu as bien fait…. Oui, maman. Arrête de me poser la question, c'est gênant
Une bonne hygiène paye toujours. Ma première pipe. Ce dont je me souviens le plus ce sont ses mains sur mes fesses, ses doigts qui "pianotent". Par contre je crache trop vite.
—Excuse-moi.
—Oh, j'ai connu plus rapide.
—Oui, mais… Dans ta bouche…
—T'en fait pas, j'aime ça. Tu veux goûter ?
 
Goûter mon sperme. Jamais. Heureusement qu'avec le temps on se met à apprécier les bonnes choses.
 
—Demain on pourrait aller voir le match de basket. Mon grand-père à des billets. En rentrant je pourrais t'apprendre à lécher une fille. Tu vas voir, c'est super bon.
 
J'ai angoissé toute la journée. Comment on faisait ça ? Évidemment pas de vidéos, pas de livre, pas de photo.
J'ai découvert mon premier sexe de femme dans une quasi-obscurité, sans parler de sa toison abondante. Elle m'a guidé, expliqué. Je n'ai pas eu le droit d'utiliser mes doigts. Surtout ne pas chercher à la posséder. Elle voulait garder sa virginité.
 
—Tu es doué. 
 
Quel plus beau compliment de celle qui me paraissait une experte parmi les expertes ? C'est vrai qu'elle m'a guidé pas à pas par des : Oui, là… Avec ta langue… Aspire-le… Comme ça, oh que c'est bon.
 
A partir de ce jour on s'est arrangé pour se retrouver discrètement. Derrière le cimetière il y avait une cabane toute pourrie, mais encore avec des murs. On arrivait chacun de notre côté, en vélo. On n'avait pas beaucoup de temps, mais assez pour une pipe, un cunni et des caresses. 
Je voulais plus, je m'enhardissais. Bientôt. Ça, il fait le faire tranquillement. Était sa réponse.
 
Le grand jour est arrivé. En réalité un samedi soir, le dernier avant qu'elle reparte. Ses grands-parents étaient invités. Elle avait prétexté être souffrante.
Elle surveille par la fenêtre. Personne dans la rue. Elle ouvre la porte.
Elle est nue. Pas une seconde je n'avais imaginé ça. Michelle était vraiment spéciale, je l'ai découvert plus tard avec d'autres filles. Même les plus "délurées" n'avaient pas cette liberté. Elle était en avance sur son temps. J'ai longtemps essayé de la revoir, mais elle n'est plus venue chez ses grands-parents, du moins que je le sache. Elle aimait le sexe, mais avec une fraicheur désarmante.
C'est la première fois que je la découvre ainsi. Une peau blanche, celle sous le maillot une pièce qui tranche avec le reste bronzé. Une différence de couleur qui la déshabille encore plus. J'ai droit à "la montée d'escalier" pour aller à sa chambre. Je constate que son sexe fait une belle bosse, en réalité deux séparées par sa fente.
Vous les jeunes ne connaîtrez jamais un moment pareil. Vous êtes saturés de fente, de cul, de sexe. Plus rien ne peut vous étonner. C'est un moment qui vous marque toute une vie. Arthur je suis sûr que tu ne te souviens pas la première fois que tu as vu Ambre nue.
Arrivée dans sa chambre, elle se jette sur moi. Je suis paralysé par tant d'audace. C'est à peine si j'ose bouger. Il fait très clair. Je n'ose pas lui demander de baisser l'éclairage. J'aurais eu l'air d'une pucelle.
Évidemment je bande comme un malade. Elle me pousse sur le lit : allonge-toi on va faire…
Je ne comprends pas le chiffre 69. Tu vois mon ignorance ? 
Je m'allonge, mais elle monte sur moi. Elle se met dans l'autre sens, me gobe aussitôt et me tend sa fente. Je ne l'avais jamais vue ainsi, dans la lumière même si sa toison fait une ombre coquine. Je sais ce qu'il faut faire. Mes yeux découvrent la réalité d'une fente de fille. 
Je jouis. Je tiens beaucoup plus longtemps. Il faut savoir qu'avant de la rencontrer je me branle pour arriver avec elle moins stressé. Elle aussi jouit.
Elle se relève. Je ne peux refuser son baiser. Pour la première fois je sens mon foutre. Il se mélange avec sa liqueur. 
 
—J'ai envie que tu me prennes. Tu veux bien ?
—Mais je croyais que tu ne voulais pas.
—Pas par-devant mais par-derrière. Tu verras c'est très bon.
—Par-derrière ? Oui, j'ai posé la question, incrédule, débile devant le sexe.
—Tu vas voir. Rassure-toi, je suis très propre. J'ai fait un lavement.
 
Je suis le puceau débile. Elle me guide. Elle se met à quatre patte, levrette totalement inconnue pour moi. Elle me donne de la crème grasse pour que j'enduise son petit trou. Elle s'ouvre avec ses deux mains sur ses fesses. Je m'en souviens comme si c'était hier. Une indécence totale que je n'ai retrouvée que bien des années plus tard.
Je suis heureusement moins dur et mon bâton veut bien quitter la chaleur de mon ventre. Je me suis toujours demandé si Michelle n'avait pas fait exprès de me faire décharger une première fois afin que ma queue soit plus conciliante.
Son muscle cède facilement. Elle doit juste m'encourager. 
 
—N'ai pas peur, cela ne fait pas mal. Je l'ai déjà fait.
 
Je vois mon dard disparaître. J'entends ce soupir que je n'oublierai jamais. Comme ses encouragements.
 
—N'aie pas peur. Retiens-moi par mes hanches. Et puis alors qu'elle se caresse, je sens sa main contre mes couilles. 
—Caresse-moi les seins… Oui, comme ça… Prends mes tétons… Fais les rouler entre tes doigts… Oui… Prends moi fort… Oui c'est bon, je sens tes couilles qui me chatouillent.
 
Je ne pouvais rêver de meilleure maîtresse. 
Mais elle est partie me laissant auréolé aux yeux des copains et copines. Combien m'ont posé la question : Vous l'avez fait ? 
Voilà, ce n'est pas banal, non. Dépucelé à seize ans par une Parisienne de mon âge. 
 
—Tu ne m'as jamais raconté cela… Dit Simone, un peu jalouse.
—J'en ai parlé à personne. Je voulais paraître le mec qui sait y faire alors que Michelle m'avait tout appris. Surtout comment donner du plaisir aux filles. Ne pas penser qu'a soit.
—C'est vrai que tu prenais soin de Nous.
—De Nous ? C'est qui Nous. Je demande.
 
Ils me regardent. Simone semble me découvrir. Jean-Paul sourit.
 
—On dirait bien que les histoires de vieux t'intéressent ? C'est sûr que ton dépucelage n'a pas eu l'intensité du mien. Alors comme cela tu veux savoir qui sont ces "Nous" dont Simone parle.
—Ben Oui. Tu ne racontes pas si mal. Mais tu ne me racontes pas des cracs, au moins ?
—Jamais pour les histoires de fesses.
—Avec toi, on ne sait jamais.
—Et si c'est moi qui lui racontais notre première fois. Demande Simone. Moi aussi je m'en souviens bien.
—C'est vrai que tout a commencé par toi.
—C'est un reproche ?
—Tu sais bien que non. Mais reconnais que sans cette soirée, et Jean-Charles, on serait sûrement passé à côté. Vas-y raconte ? C'est vrai qu'on n'en a jamais vraiment reparlé, je suis curieux de voir si on a les mêmes souvenirs.
 
Je sens que cela devient une affaire entre eux. Aussi, bien que je meure d'envie de savoir, je propose de les laisser.
 
—Surtout pas. Ne me laisse pas avec ce vieux lubrique. Plaisante Simone.
 
SIMONE.
 
Je n'ai rien oublié. Je me souviens de la première fois ou j'ai rencontré Jean-Pierre, soirée avec des amis communs. On a tout de suite flashé sur l'autre. J'avais 20 ans, lui quatre de plus.
Il a raison lorsqu'il parle et rappelle combien tout était compliqué dans ces années-là. Même trouver des capotes n'était pas facile. Il fallait être majeur et la majorité était de 21 ans. Il y avait une sorte de trafic avec l'Angleterre. Pour la pilule il a fallu attendre 1970. Mais on s'arrangeait. Il a raison lorsqu'il parle de sodomie. C'était le moyen de ne rien risquer si on n'avait pas de préservatif. Comment on s'arrangeait pour se rencontrer ? On était tous les deux en chambre universitaire, des immeubles séparés bien sûr avec gardien et tout et tout. Heureusement il avait une chambre au rez-de-chaussée et c'est par la fenêtre que je le rejoignais parfois. A l'époque on ne mettait pas de barreaux aux fenêtres du bas ! Mais il faut savoir que chaque rencontre avait une saveur que vous les jeunes ne devez plus connaître. 
Par contre le sida n'existait pas. Et à partir du moment où la pilule est arrivée il n'était pas besoin de se protéger. La capote c'était juste pour éviter de tomber enceinte.
On avait un ami commun, fils de bonne famille avec des moyens, une voiture, un appartement et non pas une chambre. Il nous prêtait sa voiture. Oh, pas pour se balader, mais pour s'envoyer en l'air. Évidemment il le savait. Il était un peu spécial, à la fois sympa et pédant. Fac de droit contre Fac de sciences… Il organisait des soirées. C'était sympa. 
Cette soirée-là il était tard. Presque tout le monde était parti, il y avait juste nous, Jean-Charles et sa copine du moment, Alexandra je crois et un autre gars dont j'ai oublié le nom. On était bien "chaud", avec tout ce qu'on avait descendu.
Attention je ne veux pas rejeter la responsabilité sur les autres, sur l'alcool et même sur le liquide spécial que le gars avait amené. Il faisait des études de chimie et son prof de chimie orga n'avait rien trouvé de mieux que de leur faire un exercice suivi d'un TP sur le LSD. Le copain de Jean-Charles avait soi-disant refait la formule. Mais j'en doute. Avec le recul je crois que ce qu'il avait proposé était de l'eau et notre subconscient avait fait le reste.
Un poker a deux heures du matin n'avait rien d'exceptionnel, bien que JP fût plutôt un as du tarot. Je ne sais plus qui a parlé de strip-poker. Les trois garçons étaient partants, Alexandra et moi, un peu moins.
Mais on ne s'est pas dégonflées. Au début chacun avait un stock de jetons. C'est lorsque les jetons ont commencé à manquer que le strip-poker a vraiment commencé. Alexandra avait la poisse. Elle a épuisé très vite ses jetons. Il y a eu un moment d'interrogation. Qui décidait du gage ? Le gagnant ? 
C'est après, bien plus tard que j'ai compris et JP aussi que Jean-Charles avait préparé son coup. Il a sorti de son "chapeau" des séries de cartes sur lesquelles étaient noté les gages. La série était évidemment différente pour les garçons et pour les filles. Ainsi, il explique, celle ou celui qui perd, s'il n'a plus de jetons, doit alors retourner une carte sur laquelle il découvre son gage.
 
C'est Alexandra qui l'inaugure.
"Enlever un vêtement. Le donner au gagnant. Cette carte devra être utilisée pour chaque nouveau gage jusqu'à ce qu'il ne reste plus de vêtement à donner."
Alors qu'elle se baisse pour enlever une chaussure, chacun fait le décompte avec cette idée : Combien de pièces de vêtements nous portons ? Pas tant que cela ! On a vite fait le tour. Les hommes sont en chemisette, nous en chemisier et jupe, minijupe s'il vous plaît, la mode en est établie depuis des années. Même si on compte les chaussettes pour les hommes et le collant pour nous, on a vite fait le tour.
Pendant un moment, elle retrouve un peu de jeux, ou de chance. Petit à petit les jetons disparaissent. La chance tourne. Le joueur qui a le plus perdu, il me semble, c'est Jean-Charles. Il est en slip. Personne ne porte plus rien au-dessus de la taille, sauf moi qui ai sacrifié ma petite culotte à la place de mon chemisier. El l'enlevant j'ai bien vu le regard des trois hommes, y compris JP. La surprise, la déception alors que je mets dans la main de l'invité ma culotte blanche. Ils attendaient le chemisier, avec une vue totale sur ma poitrine, ayant enlevé mon soutif avant en me contorsionnant pour le faire passer par les bras. 
Je ris de la plaisanterie. 
On attaque le ratafia. C'est un alcool terrible, pire que le rhum, sucré et doux qui se boit comme du petit lait. Je me vois rire dans le miroir sur le mur. J'ai l'air béate, satisfaite de ma blague, totalement désinhibée. 
C'est le tour suivant ou Alexandra est obligée de tirer une nouvelle carte. Elle sourit, mais on voit bien qu'elle est troublée. Elle la montre d'abord à Jean-Charles son copain, qui ne fait que dire : C'est le jeu ! Si elle cherchait son soutien, elle doit être déçue. Jean-Charles fait défiler les conquêtes. La voiture, l'argent facile, sa belle gueule le rendent séduisant. Oh, n'allez pas croire que ses conquêtes soient vénales. Non, même si ce sont souvent des filles qui ne sont pas à la Fac, mais travaillent. Elles ont avec lui accès à un autre milieu. La société était bien plus cloisonnée que maintenant.
La carte tourne. Je comprends lorsque je peux la lire. Le sourire des hommes, y compris JP est évident. Chacun pense être l'élu. JP voit mon regard, il est en face de moi. Je le vois dire en silence " C'est le jeu", s'excusant ainsi de son attitude. Le pire c'est que cela ne me choque même pas.
Passer sous la table et, sans utiliser les mains, chercher à caresser un des joueurs. Pendant au moins deux minutes."
C'est sous les regards concupiscents de deux hommes, le copain et JP, celui comme indifférent de Jean- Charles, et le mien qu'Alexandra disparaît sous la table. Aussitôt la nappe qui descend assez bas et d'ailleurs protège ma nudité, la rende invisible.
 
—Dès que tu commences, je compte les deux minutes. Lance Jean-Charles.
 
Je me suis souvent posé la question après. Était-ce parce que j'étais la seule à ne plus porter de culotte, ce qui me rendait accessible, ou un choix délibéré ? 
Je dois avoir l'air idiote alors que je sursaute et lâche un : Oh. Ils sont aussi surpris que moi. Personne ne s'attendait, mais… Elle a posé ses lèvres sur mon genou et cherche déjà à avancer vers mes cuisses. Sa tête m'invite à m'écarter. Je suis si sidérée que j'entends Jean-Charles dire : C'est le jeu. Chacun doit en prendre sa part.
En termes clairs cela veut dire : Simone laisse-toi lécher par Alexandra.
Et puis presque aussitôt : Les deux minutes sont passées. 
Il a dû se tromper cela ne fait pas si longtemps. Pourtant j'ai senti son souffle sur mes cuisses, ses lèvres qui avancent.
Je remarque que je suis mal assise. Mon Dieu je me suis avancée vers elle afin que ma chatte soit plus. Elle me lèche. Sa langue semble si agile et… Les deux minutes sont passées.
Je n'ose lever les yeux. Je me redresse. Heureusement Alexandra réapparaît. Elle sourit. Moi aussi.
 
La chance tourne. On dirait qu'un Dieu pervers distribue les cartes. J'ai épuisé la "carte vêtements". Je tire celle du gage. Ouf, cela pourrait être pire.
"Se lever. Faire le tour de la table en embrassant sur la bouche chaque joueur. Accepter pendant ce baiser qui doit durer le temps de compter jusqu'à dix, que le joueur pose une main, une seule sur vous."
Tout le monde joue le jeu. Je suis presqu'étonnée combien la main reste relativement sage. J'embrasse pour la première fois une femme.
 
Ensuite cela devient moins clair. Le ratafia et la nudité de tout le monde semble rendre tout possible.
Je me souviens que tout le monde a ri lorsque JP a tiré :
Passer sous la table et faire une gâterie à votre voisin ou voisine de droite. Durée deux minutes
Son voisin de droite est Jean-Charles. 
Je m'entends dire : C'est moi qui vais surveiller le temps. Preuve que je suis bien partie.
Je me souviens aussi avoir entendu Jean-Charles dire : Hé, mais c'est que tu fais ça bien. Et une voix bizarre sous la table qui dit : Tu en as une grosse mon salaud. 
Je ne peux pas oublier ce gage qui d'une certaine façon fait tout faire basculer
"Sous la table, faire une fellation à son voisin, de droite ou de gauche. Un nouveau gage sera tiré si la fellation n'est pas complète en cinq minutes."
Il est aux anges. Après l'homme, la femme. C'est Jean-Charles que je dois sucer. Lorsque je regarde JP avant de "plonger" il fait un signe du genre "c'est la vie".
Il crache dans ma bouche en bien moins que cinq minutes. Le premier foutre qui n'est pas de JP depuis qu'on est ensemble. Je ne fais pas ma fière lorsque je retrouve la lumière,, mais le pouce levé de JP montre sa fierté. Sa copine a fait jouir un gars en moins de temps qu'il ne faut…
Et puis dans le désordre, Alexandra qui doit se caresser devant tout le monde. Tout le monde libère la table pour qu'elle s'allonge dessus. Nos regards sont lubriques. Même moi je l'encourage et la caresse doucement. Elle joue le jeu et je sais moi que sa jouissance n'est pas feinte.
La suite c'est toi JP qui m'a aidé à me souvenir. Heureusement à l'époque les smartphones n'existaient pas et donc aucune photo n'a été prise. J'aurais eu honte de me découvrir ainsi. Il m'a fallu longtemps d'ailleurs pour vraiment m'accepter dans ces moments-là. C'est toi qui m'as dit que nous avions fini dans le lit, toi avec Alexandra et moi avec Jean-Charles. Le copain dormait, épuisé.
 
—Tu te souviens Chéri le réveil du lendemain ? Je demande à JP.
 
Mais il ne répond pas tout de suite. Je regarde autour de moi et découvre Arthur. J'avais oublié sa présence. Lui aussi est silencieux.
 
—Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi vous ne dites rien ?
—C'est que tu racontes si bien. J'ai eu l'impression de revenir plus de cinquante années en arrière.
—Il a raison. Ajoute Arthur. C'est comme si j'avais assisté à cette soirée. L'espace de votre récit, j'ai été avec vous. 
—Tu dis que c'était flou, mais je ne sais pas où tu vas chercher ces détails. Ta première fois avec une femme. Moi qui suce Jean-Charles. Un instant j'ai cru sentir son sexe. Tu as juste oublié de dire que lorsqu'Alexandra a dû se caresser devant tout le monde, Jean-Charles t'a invité a monté sur elle en 69 et vous vous êtes gouinées devant nous. Un truc de fou.
—Je n'en ai pas parlé ? Je croyais ! 
—Tu as la mémoire sélective. Tu as dit que Robert dormait. C'est vrai mais pas tout de suite. Tu as oublié comme Alexandra et toi vous l'avez épuisé. Tu as oublié aussi comment tu chevauchais Jean-Charles comme une folle. D'accord j'étais à côté avec Alex, mais tu étais déchaînée.
—Je ne voulais pas choquer Arthur et lui donner une mauvaise image de moi.
—Je ne suis pas choqué du tout. Vous avez raconté comment tout cela avait progressé. Mais je suis curieux de vous entendre parler du réveil du lendemain.
—C'est JP qui…
—Non, vous. Avec lui on ne sait jamais s'il parle sérieusement.
—Bon, d'accord.
 
A l'époque on n'avait plus droit à la cité U. On était chez un particulier. Chacun sa chambre, bien sûr. Pas question qu'un couple d'étudiant vive "à la colle" sans être marié. Il faisait grand jour lorsque j'ai ouvert les yeux. Il m'a fallu un moment pour réaliser que j'étais dans la chambre de JP et que lui dormait encore sur le sol.
La première chose que j'ai faite, c'est tirer le rideau pour que cette lumière ne me taraude plus le cerveau. Je me suis recouchée. La seconde chose, en dehors du mal de tête, putain de ratafia, c'est que je me sentais bizarre. 
Puis des flashs sont venus. Des flashs de plus en plus précis, se mettant en place, comme les pièces d'un puzzle. J'ai pensé : rêves érotiques, mais mon corps me disait que cela avait été bien réel. J'étais perdu dans mes pensées lorsque je vois JP devant moi et qui demande : Tu me fais une petite place ?
Il me rejoint. Putain j'ai un mal de tête, pas toi ? Sont les seules paroles pendant de longues minutes. Et puis :
 
—Je crois que j'ai déconné hier soir. C'est encore flou mais il me semble. J'ai vraiment merdé avec cette fille
.
Je me dis que peut-être il n'allait pas se souvenir, mais j'ai bien vu qu'après un moment il me regarde bizarrement. Aussi, moi aussi, je fais acte de contrition.
 
—Je crois que moi aussi. C'est comme un rêve mais il a des choses troublantes.
—Dans ce rêve tu me vois ?
—Oui. Et toi, tu me vois.
—Un peu… Un peu beaucoup. Tu…
—C'est le mélange du ratafia et du liquide de…de… Je ne sais plus comment il s'appelait.
—Robert, il s'appelait Robert. C'est bizarre que tu ne te souviennes pas de son prénom, dans mon souvenir vous êtes très, très intimes.
—Oh, tu crois. Je ne me souviens pas.
 
Un long silence et puis il dit :
 
—Si on arrêtait de tourner autour du pot. Je ne sais pas toi, mais moi les souvenirs me reviennent.
—Moi aussi.
—Jean-Charles avait dû préparer son coup depuis longtemps. Il a dû se dire que c'était un moyen de t'avoir.
—Il ne m'a jamais rien dit ou proposé.
—Il suffit de voir comment il te regarde.
—Tout ce jeu pour ça ? Juste pour…
—Pour te baiser ma Chérie, pour te baiser. Remarque il faut reconnaître que ce n'est pas un égoïste. Il sait partager. 
—Je me vois avec sa copine, c'est vrai ?
—Oh que oui. Elle a dû te lécher et j'ai vu que tu appréciais. Vous avez fait aussi le spectacle sur la table, toi sur elle, en 69.
—Oh ! Je suis désolée. Je ne me reconnais pas. Et si on faisait comme si cela n'avait jamais existé ? A l'avenir on se méfiera de Jean-Charles. Mettons cela sur l'alcool et cette drogue si elle a vraiment existé.
—Si tu veux, mais pourquoi ?
—Parce que j'ai honte.
—Alors moi aussi je devrais avoir honte.
—Pourquoi ce n'est pas le cas ? Et tu ne m'en veux pas ?
—Je ne te dis pas que j'avais imaginé ça. Mais quand on y réfléchit, ce n'était pas si mal.
—Tu te rends compte ce que tu dis. Je pourrais penser que cela ne te fait rien de m'avoir vue avec… Avec Alexandra.
—Avec Alexandra… Avec Arthur… Avec Jean-Charles… Et moi qui ai sucé le mandrin de Jean-Charles, léché Alexandra, baisé Alexandra… Tu vois la balance est équilibrée. 
—Ah !
—Mais si tu oublies la honte, il n'y a rien qui te revient de toute cette soirée ?
—Pas vraiment pourquoi ?
—Mais le plaisir. Ne me dit pas que tu n'as pas éprouvé de plaisir. Je t'ai vue jouir et je t'ai entendue le crier. D'ailleurs de façon bien plus forte qu'avec moi. Mais je ne suis pas jaloux. Je reconnais que moi aussi, de mon côté, j'ai eu des jouissances différentes, d'ailleurs autant par ma partenaire que par toi.
—Par moi ?
—Oui, de te voir avec les autres. C'était excitant. 
—Mais on ne doit pas. Ce n'est pas normal d'avoir du plaisir si son conjoint vous trompe.
 
—Si tu permets Chérie je voudrais ajouter un mot pour Arthur. JP me sort de mon récit que je revis en pensée.
—Si tu veux.
—Pour toi, Arthur, l'échangisme, le libertinage, le Candaulisme, le SM, le BDSM et toutes ces pratiques, font partie de ton éducation. Je parle de "l'éducation internet", évidemment pas celle de tes parents. Pour nous, à l'époque, je sais cela fait ringard de dire " à l'époque ou de mon temps" mais la vérité est bien là, toutes ces pratiques, il fallait les découvrir par soi-même et bien entendu par des "initiés" plus âgés et plus expérimentés. 
—Il a raison. Avoir du plaisir ou être simplement excitée par ce genre de jeux me semblaient une maladie, une perversion.
—Mais après cette conversation, vous avez fait quoi ?
—D'abord on a baisé. C'est JP qui parle. On a eu une jouissance d'enfer. L'un comme l'autre on se rappelait des moments de la soirée. Simone a chassé sa honte et on est passé à autre chose.
—Mais vous m'avez dit être libertins. Vous n'avez pas continué ?
—Mais si. On a organisé une soirée Strip-poker. Pour s'amuser on a refait comme Jean-Charles c'est-à-dire préparer des cartes avec des gages. Pour pimenter un peu, j'ai écrit les gages pour les hommes, et JP pour les femmes. Sans nous les montrer.
—Et alors ?
—Ce serait une longue histoire et si toi tu ne racontais votre première fois ?
 
ARTHUR.
 
Waouh ! Je viens d'en prendre plein les oreilles. Je suis venu rapporter le taille-haie et de confidence en confidence me voilà dépositaire de secrets que je n'imaginais pas. Apprendre que mon père baisait Simone avec la bénédiction de son mari, est le plus dérangeant. Dans la foulée découvrir que ceux que je prenais pour un couple de retraité bien pénards sont en réalité des libertins accomplis et n'aillant pas peur de relater leur première fois. Entendre Simone, manifestement plongée dans ses souvenirs, donner des détails croustillants sur leur soirée Strip-poker, me la fait changer de statut. Je ne la vois plus comme une "mamy" de 72 ans, mais comme une femme. Je l'ai connu bien plus jeunes, dans sa trentaine et si j'avais su ! Au lieu de guetter de ma chambre pour voir un peu de son corps, j'aurais pu traverser le jardin et me faire dépuceler par une experte. 
A propos de jardin, j'ai dans la main la mémoire qui contient une vidéo prise par ce coquin de Jean-Pierre. Ainsi ils savaient. Ils nous ont regardé ! Est-ce que cela a réveillé un mari qui aurait honoré son épouse au lieu de l'envoyer chez mon père ?
Mais aussi que répondre à la question devenue légitime. Nous n'étions pas à leur hauteur. Ils avaient tout gagné de hautes luttes alors que nous…
 
—Et vous, votre première fois ?
—Vous allez être déçu.
—Dis toujours.
—C'est par un couple d'amis. Ils nous ont avoué leur jardin secret. Après avoir discuté entre nous, Ambre et moi, on s'est dit qu'on pourrait aller avec eux, une fois dans un club, pour se faire une opinion. On a sauté le pas. 
—C'est tout ! Juste dans un club.
—Ben, oui. Bon d'accord Ambre a tout-de-suite été invitée par des hommes. Une vraie cour de mâles à ses pieds. Il était évident qu'elle était fière de se sentir si "désirée". Nos amis étaient déjà partis de leur côté. On avait convenu qu'ils ne feraient que montrer. Moi je restais à notre table. Je n'osais pas aller inviter une femme. Je regardais. Je ne savais quoi penser ! D'un côté j'étais fier que mon épouse soit le centre d'intérêt de ces hommes dont certains étaient beaux. Par moment je la voyais réapparaître, émergeant de la multitude des danseurs. Si nos regards se croisaient elle me faisait un petit coucou, déclenchant manifestement des questions de son partenaire. Que répondait-elle ?
 
C'est la première fois ?
On n'a rien décidé ?
Oui, c'est mon mari. Je sais il me regarde. D'après vous, il pense quoi ?
Vous croyez qu'il est jaloux ? Pourquoi il n'invite pas ?
 
Je voyais bien que les hommes cherchaient à la caresser. Lorsque le couple apparaissait je pouvais voir des mains aventureuses. Est-ce qu'elle protestait ? J'étais jaloux ? Pourrai-je supporter de la voir aller plus loin ?
Et puis une femme se présente.
 
—Mon mari danse avec votre amie. C'est bien elle avec la robe rose ?
—Oui.
—On pourrait les rejoindre, vous ne pensez pas ?
—Euh, oui.
—Vous êtes mignons tous les deux. Inutile de poser la question, c'est la première fois que vous venez ?
—Oui, cela se voit tant que cela ?
—Un peu. Manifestement votre amie plaît à mon mari. Je crois que de son côté elle n'est pas indifférente. Cela fait trois danses qu'ils font.
—Ah !
—Vous me trouvez comment ?
—Euh, c'est-à-dire. Très belle.
—Alors venez. Allons les rejoindre. Cela devrait libérer votre amie.
—Ma femme, Ambre.
 
Quand nous sommes arrivés à côté d'eux, cela a été comme un soulagement pour Ambre. Manifestement elle refusait à contre-cœur les avances de son cavalier. Ma cavalière a pris les choses en main. Je n'ai pas voulu paraître un goujat et rester insensible.
La première fois on l'a fait côte à côte. Un reste de pudeur, si on peut appeler de la pudeur de baiser sa femme alors que juste à côté un couple fait pareil. Mais cela a paru une évidence et la seconde fois nous avons fait un échange. Nous étions toujours côte à côte mais avec un autre partenaire.
 
—Voila. Vous voyez, c'est assez basique. C'est bien loin de vous. Maintenant on va, soit en club, soit chez des amis et aussi on reçoit.
—Ambre m'a dit que vous receviez ce soir. Dit Jean-Pierre.
—Oui, un couple et un ami.
—Pour…
—Oui.
 
Un silence.
 
—Je peux te demander une faveur ? Demande JP. Il va faire doux cette nuit. Si vous voulez profitez du jardin. Ce serait bête de ne pas profiter de cette nuit qui s'annonce. Avec une belle lune. Nous on dormira. 
—Pourquoi pas. 
 
-------------------------------
 
Il avait raison, il fait doux et la pleine lune éclaire le jardin d'une clarté complice.
—Nos voisins ne sont pas chez eux ce soir. Profitons du jardin. Ai-je dit alors que les choses sérieuses commençaient.
Je n'ai pas parlé à mon épouse des confidences de nos voisins. Je lui dirai demain tout en regardant la vidéo.
Pour l'instant elle se fait manger le minou par le mari de celle qui me suce et l'autre homme lui donne sa grosse queue à manger.
Dans cette partie-là la haie est en création. Je me sens leur complice, j'attire tout le monde dans cet endroit. On voit très bien chez eux. Tout est éteins. 
C'est beau de voir son épouse se faire prendre avec deux hommes. Depuis quelque temps c'est cette façon qu'elle préfère. Tu dois bien sentir quand tu le fais avec une autre. Ton sexe qui se frotte à celui de ton complice. Nous les femmes nous ne sentons plus qu'un seul énorme braquemart qui nous dilate si vous bougez en même temps. C'est divin. Elle me disait.
Et si j'affabulais ? Et si lorsqu'il avait dit "on dormira", il disait vrai. 
Pourtant je me sentais investi d'une mission. J'avais même placé la banquette sur laquelle Ambre, embrochée par deux bittes, criait son plaisir, de façon à ce que de là-bas, ils aient une vue de profil.
Mais rien qui dénonce leur présence. Je scrute les fenêtres de l'étage, mais je ne vois que le reflet de la lune.
Je bourre ma complice. La levrette est parfaite. Je me fais un peu dominant, appuyant sur les épaules afin que le visage touche le sol et que la croupe soit plus qu'une colline.
Et puis un reflet en bas, un peu en retrait de la baie vitré qui est ouverte. Oui, c'est là qu'ils sont, cachés dans la pénombre. Ils doivent entendre. Probablement que les cris d'Ambre leur parviennent. Est-ce qu'ils entendent le clapotis de la fente que je ramone et le claquement de mon ventre sur des fesses bien rebondies ?
Oui, je devine mieux maintenant. De cette ombre d'abord informe je devine Jean-Paul, debout, le regard vers nous. Je devine aussi à ses genoux une ombre, Simone que j'imagine sucer son mari.
Sommes-nous assez "excitants" pour lui. Simone a-t-elle une chose molle en bouche ou un dard qui se tend ?
 
—Donne-moi ton cul. Je veux te prendre.
 
Ai-je parlé assez fort pour que nos voyeurs l'entendent ? Je ne sais pas, mais ma partenaire si. Sans pudeur elle place ses deux mains sur ses fesses et les forcent pour me montrer son petit trou. Il baille, gouffre de vice. Le récit de Jean-Paul me revient, avec cette Michelle, comme cette femme, qui s'ouvre le cul avec ses mains. Je l'envahis d'une glissade puissante et continue. Je ne peux quitter des yeux ma bitte qui disparaît lentement.
Mais lorsque je retourne vers la baie vitrée, tout parait plus clair. Simone est à moitié sortie de l'ombre protectrice pour s'appuyer sur le dos d'une chaise. Derrière elle, Jean-Paul est aussi plus visible. Pas de doute il enfile son épouse d'un dard dont je peux m'attribuer au moins en partie la dureté.
Nous nous regardons. Les autres ne le devinent pas, mais je me dédouble. Une partie de moi encule ma partenaire de jeu. L'autre partie est avec Jean-Pierre et bourre sa femme. C'est comme si je voyais à travers ses yeux. La bitte assez raide pour prendre l'épouse. Nos deux mains sur les hanches qui nous servent de prises. 
Combien de temps cette communion de l'esprit. J'annonce ma jouissance. Je me répands dans la capote. Jean-Pierre résiste. 
 
Putain que c'est bon.
Comme parfois je bande encore. He bien, me dit ma partenaire manifestement heureuse de le découvrir. Elle doit penser que c'est elle qui m'inspire. Elle se charge d'enlever la capote pour me sucer. Elle veut voir mon foutre jaillir, ou bien se reprendre. 
Si elle savait que c'est Simone, une femme de plus de 70 ans qui m'excite. J'ai fantasmé, adolescent, sur des apparitions, rares, mais si délicieuses, d'elle à moitié nue. Elle a dit que je paraissais un bon coup, comme mon père. Est-ce qu'elle accepterait ? Aurai-je le droit de le faire ? Baiser la maîtresse de son propre père…
Comment va réagir Ambre lorsque demain je vais tout avouer ? Les confidences reçues. La vidéo. Le fait que ce soir la soirée se passe sous leurs regards. "Il parait encore bien vert, et Simone est toujours très élégante", je me souviens de sa remarque il y a quelque temps. Assez vert au point qu'elle accepte de le  faire bander ? Je ne doute pas une seconde qu'elle soit capable de tirer le meilleur de ce bois vert pour en faire un tronc noueux. Mais en aura-t-elle envie ? Il suffirait peut-être d'organiser une soirée souvenir. Leurs souvenirs. Simone raconte si bien. On s'y croirait. Un strip-poker ? Pourquoi pas ? Je verrai bien comment elle va réagir. Après on verra. 
Mais en attendant ma cavalière demande mon attention. Ambre vient me rejoindre manifestement satisfaite.
Les filles si vous nous faisiez un beau 69 ?
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez les auteurs en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Vincent_Masseur33
13 avril 2023 à 23:14
Superbe, pendu à ces lignes !
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateurtimide
27 février 2023 à 19:10
dommage qu'il n'y ait pas de suite, mais superbe histoire
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de rtx42
rtx42
21 février 2023 à 22:56
Bravo j'aime beaucoup, même s'il y a des fautes d'orthographe ...
Modifié 21 février 2023 à 22:57
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Goldenice56
Goldenice56
21 février 2023 à 20:58
Superbe histoire.merci.
Dommage qu’il n’y ait pas de suite...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de assas78
assas78
21 février 2023 à 14:14
Un peu long. Vous auriez peut être pu en faire 2 épisodes avec une suite ...
Dommage pour les quelques fautes d'orthographe mais surtout pour toutes les erreurs de ponctuation et de "-" avant les dialogues qui sont utilisés ou non et parfois au mauvais endroit.
Quand vous racontez , hors dialogues, évitez de mettre une marge. On ne sait plus si c'est à nouveau du dialogue ou pas.
Soyez respectueux
Répondre
Teddyo
21 février 2023 à 13:59
Merci pour ce très beau récit. Dommage qu'il n'y ai pas de suite...
J'aurais bien vu une partie fine entre Simone, J.P., Arthur et Ambre.... peut-être une autre histoire ;)
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ DeuxD Gentils voisins. XSTORY
Gentils voisins.
Chapitre 2
Par DeuxD
249
3
12.1k
Hétéro
✦ DeuxD C'est grâce au Cerbère que… XSTORY
C'est grâce au Cerbère que…
Chapitre unique
Par DeuxD
85
8
9.1k
Bi
✦ DeuxD Commerces essentiels. XSTORY
Commerces essentiels.
Chapitre 3
Par DeuxD
80
4
7k
Hétéro
✦ DeuxD Une affaire de famille. XSTORY
Une affaire de famille.
Chapitre unique
Par DeuxD
138
8
39.4k
Bi
✦ DeuxD Il faut vivre vite, la mort vient tôt. XSTORY
Il faut vivre vite, la mort vient tôt.
Chapitre unique
Par DeuxD
71
2
5.2k
Hétéro
✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
Ma vie amoureuse
Chapitre 11
Par Exorium
203
4
10.3k
Hétéro
✦ DeuxD Magazines féminins. XSTORY
Magazines féminins.
Chapitre unique
Par DeuxD
219
11
8.4k
Hétéro
✦ Anthynéa Le miroir aux alouettes XSTORY
Le miroir aux alouettes
Chapitre 1
Par Anthynéa
70
2
22.4k
Bi
✦ DeuxD Un grand classique : remède pour lassitude de… XSTORY
Un grand classique : remède pour lassitude de couple.
Chapitre unique
Par DeuxD
93
6
9.1k
Hétéro
✦ Heubi Un Réveillon bien avant la Covid XSTORY
Un Réveillon bien avant la Covid
Chapitre unique
Par Heubi
98
3
16.1k
Bi

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio