Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Des pennes à la péné — Chapitre 1 · Des pennes à la péné
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Des pennes à la péné
Chapitre 1 · Des pennes à la péné
Une journée de séminaire se termine. Avec mes deux collègues qui m'ont accompagné à Paris pour l'occasion, nous choisissons un restaurant gastronomique italien pour terminer la journée. L'ambiance dans le resto a l'air bonne et nous sommes accueillis par un serveur. Je crois bien que celui-ci nous scanne du regard à notre arrivée comme s'il devait s'assurer de la qualité des clients qu'il laisse entrer dans le restaurant.
Nous sommes placés sur une table près du comptoir et nous nous installons après une journée fatigante. Rapidement le serveur vient nous présenter la carte et prendre nos commandes de boissons. Il est sympathique et rigole à nos blagues, de celles que les serveurs doivent entendre à longueur de journée.
Quand il revient quelques minutes plus tard avec nos bières, je suis encore indécis sur le plat que je vais commander. Pourtant je suis végétarien, et il n'y a que deux choix à la carte.
— Je suis végétarien, qu'est-ce que vous me conseillez ? je demande au serveur.
— Alors, ce soir je peux vous conseiller les pennes.
— Elles sont servies avec quoi ?
— Penne aux légumes du chef.
— Je vais partir sur ça alors s'il vous plaît.
— Très bon choix. Et je ne dis pas ça parce que j'aurai pris pareil, dit-il en rigolant.
— Alors, ce soir je peux vous conseiller les pennes.
— Elles sont servies avec quoi ?
— Penne aux légumes du chef.
— Je vais partir sur ça alors s'il vous plaît.
— Très bon choix. Et je ne dis pas ça parce que j'aurai pris pareil, dit-il en rigolant.
Je suis un peu perturbé par le clin d'œil que me fait le serveur.
Nous continuons de siroter nos bières avec mes collègues en attendant nos plats. L'ambiance est vraiment bonne dans le restaurant, la musique très sympa et pas trop forte donc nous arrivons à nous entendre sans hurler. Nous reparlons de notre journée qui a été épuisante pendant le séminaire et que nous n'avons qu'une hâte, c'est de nous coucher après avoir mangé.
Après une attente tout à fait raisonnable, notre serveur arrive grand sourire jusqu'au oreille.
— Voici les plats pour vous messieurs. Les spaghettis aux fruits de mer pour vous. Les lasagnes pour vous. Et pour finir, la… s'arrête-t-il comme pour réfléchir à ce qu'il est en train de me servir, les pennes pour monsieur.
— Merci beaucoup.
— Et bon appétit à vous. Vous n'hésitez pas à m'appeler si besoin.
— Merci.
— Merci beaucoup.
— Et bon appétit à vous. Vous n'hésitez pas à m'appeler si besoin.
— Merci.
Nous dévorons nos assiettes comme si nous n'avions pas mangé à midi. D'ailleurs, nous n'avions pas mangé grand-chose à ce séminaire. Plusieurs fois notre serveur vient nous voir pour s'assurer que tout se passe bien pour nous.
— Vous appréciez les pennes monsieur ? me demande-t-il.
Je crois distinguer un clin d'œil de sa part lorsqu'il me pose la question. Clin d'œil qui me déstabilise un peu.
— Euh… oui très bonne merci, lui réponds-je.
Je n'ai pas l'impression que mes collègues l'ont remarqué, mais j'ai de plus en plus l'impression que le serveur me drague, par ses regards, ses questions. Peut-être que je me fais simplement des illusions et que mon esprit tordu me joue des tours chaque fois que le serveur me parle de mes pennes.
— Qu'est-ce que ces messieurs prendront pour le dessert ? nous demande le serveur une fois nos plats terminés et nos assiettes raclées.
— Est-ce que c'est possible de vous prendre le fondant au chocolat mais sans la glace à la vanille s'il vous plait ? demande un de mes collègues.
— Oui pas de souci.
— Alors ce sera un fondant au chocolat sans glace pour moi s'il vous plait.
— Pareil pour moi, commande mon deuxième collègue.
— Et pour moi ce sera le fondant au chocolat avec la glace à la vanille, je commande à mon tour. Et n'hésitez pas à mettre les glaces de mes collègues dans mon assiette, je demande en rigolant.
— Je vais demander au patron, me répond le serveur qui finit de noter notre commande sur son carnet avant de se diriger vers la cuisine.
— Est-ce que c'est possible de vous prendre le fondant au chocolat mais sans la glace à la vanille s'il vous plait ? demande un de mes collègues.
— Oui pas de souci.
— Alors ce sera un fondant au chocolat sans glace pour moi s'il vous plait.
— Pareil pour moi, commande mon deuxième collègue.
— Et pour moi ce sera le fondant au chocolat avec la glace à la vanille, je commande à mon tour. Et n'hésitez pas à mettre les glaces de mes collègues dans mon assiette, je demande en rigolant.
— Je vais demander au patron, me répond le serveur qui finit de noter notre commande sur son carnet avant de se diriger vers la cuisine.
Il revient quelques minutes plus tard avec nos desserts :
— Les deux fondants au chocolat sans glaces pour vous messieurs.
— Merci, répondent en cœur mes collègues.
— Et le fondant au chocolat avec la glace pour vous monsieur. J'ai pu négocier qu'il vous mette deux grosses boules.
— Ah super, merci, je réponds, presque étonné que ma demande ait été acceptée.
— Bon appétit.
— Merci.
— Merci, répondent en cœur mes collègues.
— Et le fondant au chocolat avec la glace pour vous monsieur. J'ai pu négocier qu'il vous mette deux grosses boules.
— Ah super, merci, je réponds, presque étonné que ma demande ait été acceptée.
— Bon appétit.
— Merci.
Les fondants sont si bons qu'ils ne font pas long feu dans nos assiettes. Complètement rassasiés, je demande la note. Le serveur revient avec la coupelle contenant le ticket.
— Voilà pour vous messieurs.
J'attrape la coupelle pour regarder le prix car c'est moi qui ai la carte bleue du boulot. J'analyse le ticket pour m'assurer que nous n'avons pas dépassé le quota fixé par notre entreprise. Je remarque qu'un deuxième petit papier est glissé sous le ticket. Je le saisis et me rends compte qu'il s'agit d'un petit mot manuscrit : « N'hésite pas à m'appeler si tu veux terminer la nuit en beauté. », suivi d'un numéro de téléphone. Je dois rougir un peu, et je cache rapidement le petit mot dans ma poche. Encore une fois, mes collègues semblent n'avoir rien vu, ce qui me rassure un peu.
Nous nous rendons au comptoir pour payer. Nous discutons deux minutes avec le patron du restaurant pour le remercier et le féliciter pour la qualité du repas. Alors que nous quittons le restaurant, notre serveur repasse rapidement et nous souhaite une bonne soirée. Cette fois j'en suis persuadé, il m'a fait un clin d'œil.
Je suis un peu bouleversé lors de notre trajet retour en métro. Je suis partagé entre l'envie de me coucher rapidement, et la curiosité de découvrir de quelle manière je pourrai "terminer la nuit en beauté" comme me l'a proposé le serveur sur son petit mot. Mes collègues étant tous les deux lancés dans un débat, je profite de leur inattention pour ressortir le petit mot et enregistrer le numéro du serveur dans mon téléphone. Toujours hésitant sur l'issue de ma soirée, je me décide à débuter une conversation par texto. J'aurai toujours l'occasion de me rétracter si les échanges deviennent bizarres.
A ce moment de la discussion, je pense avoir bien compris à quoi fait allusion le serveur. Je ne réponds pas tout de suite pour prendre le temps de réfléchir. Je suis surtout étonné que le serveur ait réussi à capter aussi facilement mon penchant homosexuel.
Notre métro va bientôt arriver à destination, et je dois vite me décider ce que je veux faire de la fin de ma soirée. Je me sens de plus en plus curieux et attiré par cette situation improbable d'être dragué par le serveur du resto, mais j'ai aussi un peu peur que mes collègues se posent des questions si je ne passe pas la nuit à l'hôtel avec eux. Est-ce que j'attends qu'on soit chacun rentrés dans notre chambre pour repartir en douce ? Je crains qu'une fois dans ma chambre je n'ai plus la force d'en sortir.
Les portes du métro s'ouvrent. Mes collègues descendent et je les suis dans les couloirs. Je passe en revue dans ma tête tous les scénarios possibles pour me débarrasser de mes collègues de la manière la moins intrigante. Juste avant de passer les portiques pour sortir de la station, je leur dis :
— Les gars, ne m'attendez pas pour rentrer à l'hôtel, je viens de me rappeler que je dois faire un truc avant.
Je ne leur laisse même pas le temps de répondre et je repars en direction des quais. Une fois débarrassé de mes collègues, je déverrouille mon téléphone pour reprendre ma discussion avec le serveur.
La conversation commence à m'exciter. Comme il me reste encore quelques stations avant d'arriver, j'en profite pour continuer ce petit jeu d'excitation mutuelle par textos.
D'ailleurs, je suis tellement excité et concentré sur notre échange de textos que je me lève en urgence de mon strapontin pour sortir de la rame de métro. Je me sens un peu gêné de me retrouver au milieu des autres voyageurs avec une érection évidente dans mon pantalon. Je ferme notre discussion pour ouvrir Maps et trouver mon chemin. Ça m'aide à faire redescendre la tension dans mon caleçon.
L'air est plutôt frais dans la rue. Ça m'aide à me tenir éveillé. Je n'ai que quelques centaines de mètres à parcourir entre la station et l'adresse que m'a donnée le serveur. Je repasse devant le restaurant qui est maintenant fermé. Je continue de suivre les indications de Maps jusqu'à arriver dans la rue. Je sens mes pas ralentir malgré moi. J'arrive devant l'immeuble et trouve le numéro 12 sur l'interphone. Je suis pris d'un dernier élan d'hésitation. Une fois que je serai là-haut, il sera plus dur de faire demi-tour. Je prends une grande inspiration et j'appuie sur l'interphone.
Après quelques secondes d'attente, j'entends une voix dans l'interphone :
— Oui ?
— C'est moi.
— Je t'ouvre, c'est au 4e étage.
— Merci.
— C'est moi.
— Je t'ouvre, c'est au 4e étage.
— Merci.
À suivre…
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Commentaires ()
Peut être que j'ai été trop timide, j'aurai du faire des propositions, questions, allusions . . .
Trop timide!
J'attend la suite avec impatience, cela remplacera mon occasion ratée.
Des bisous partout!