Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
The Wet Dream Catcher — Chapitre 3 · Merde, mes clés !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
The Wet Dream Catcher
Chapitre 3 · Merde, mes clés !
Putain de merde ! Mes clés…
Je suis là, comme une conne, devant la porte de mon appart. Ça fait bien dix minutes que je cherche partout. Je fais mes poches pour la cinquième fois et ma valise est éventrée sur le palier. J'ai sorti chaque chaussette et chaque culotte, mais aucune trace de ces putains de clés !
Il faut que je me rende à l'évidence : soit j'ai claqué la porte en les laissant à l'intérieur en partant, soit je les ai oubliées de l'autre côté du globe. J'ai soudain l'image de mon trousseau au milieu d'un plat de sushis…
Bon, il ne me reste plus qu'à "encore" activer mon plan de secours… la honte ! Ayant bourré comme je peux mes affaires dans ma valise, je me dirige vers la porte à l'opposé de la mienne, au fond du couloir : la porte de Seb… en espérant qu'il soit là.
Ding Dong !
C'est avec soulagement que je vois la porte s'ouvrir, et dans l'encadrure, le visage de mon sauveur apparaître.
— Oh ! Erika… Quelle surprise ! Qu'est-ce qui t'amène ?
— Devine !
— Nooon ! Encore ?
— Mmmouui. T'aurais le double que je t'ai filé ?
— Mais oui, t'inquiète. Allez entre… Reste pas là.
— Devine !
— Nooon ! Encore ?
— Mmmouui. T'aurais le double que je t'ai filé ?
— Mais oui, t'inquiète. Allez entre… Reste pas là.
Toute penaude, j'entre dans cet appart que je connais si bien. Seb, enfin Sébastien, est vraiment un type bien. Quand je l'ai rencontré, il y a quelques années, il avait quarante-cinq ans et venait de divorcer. Mais même à cet âge, il est resté un gamin dans sa tête. On s'est tout de suite bien entendu. Puis, on est devenu amis… puis… un peu plus qu'amis…
— Tu veux boire quelque chose ? Un verre d'eau, un café, une bière ?
— Un café, s'il te plaît… mais laisse, je vais aller me le faire… Je sais encore où c'est.
— Ok. Je vais te chercher ta clé.
— Un café, s'il te plaît… mais laisse, je vais aller me le faire… Je sais encore où c'est.
— Ok. Je vais te chercher ta clé.
Laissant ma valise dans l'entrée, je fais un pas dans le salon… le fameux salon. Rien n'a changé depuis toutes ces années. Toujours ces énormes étagères remplies de VHS… des trucs d'un autre temps. Car si, avec le temps, il est tout de même passé aux DivX, qui font partie du Moyen Age… les VHS, pour le coup, c'est carrément la préhistoire !
Devant la machine à café qui bourdonne, mon esprit s'évade… Les deux boutons lumineux semblent me fixer du regard, comme deux yeux témoins du passé… lorsque les vibrations n'étaient pas dues au fonctionnement de la machine… mais à mon ventre et mes seins nus, plaqués contre le plan de travail et emportés au rythme de ses coups de reins, me besognant sans relâche par-derrière…
— Tiens Erika, voilà ta clé !
— Hein ?
— Toi, t'as la tête ailleurs… Tu pensais à quoi ?
— Heu… à rien… à rien…
— Je crois que ton café a fini de couler.
— Ah oui, merci… Tiens, j'ai vu que tu n'as plus ta grosse télé cathodique ?
— Non, elle a claqué, la pauvre. J'ai dû passer à l'écran plat… la lose ! Tiens, tu veux que je ressorte le magnétoscope ? On pourrait se mater un film… ou un animé, c'est comme tu veux…
— Non, c'est gentil… mais je suis crevée, là. J'ai juste envie de rentrer chez moi.
— Hein ?
— Toi, t'as la tête ailleurs… Tu pensais à quoi ?
— Heu… à rien… à rien…
— Je crois que ton café a fini de couler.
— Ah oui, merci… Tiens, j'ai vu que tu n'as plus ta grosse télé cathodique ?
— Non, elle a claqué, la pauvre. J'ai dû passer à l'écran plat… la lose ! Tiens, tu veux que je ressorte le magnétoscope ? On pourrait se mater un film… ou un animé, c'est comme tu veux…
— Non, c'est gentil… mais je suis crevée, là. J'ai juste envie de rentrer chez moi.
Combien d'heures… de soirées… nous avons passées devant la télé... C'est lui qui m'a fait découvrir tout ça… toutes ces séries, ces dessins animés de son enfance… et les films aussi… un vrai fan de SF. Les nuits entières à fumer son herbe dégueu et à délirer devant Albator ou Terminator. C'est chez lui que, telle Sandra Bullock dans Demolition Man, je suis tombée amoureuse des années 80. Cette couleur, cette fraîcheur… cette insouciance… le berceau de la culture geek, dans laquelle je baigne aujourd'hui. Une époque à jamais révolue, que je ne connaîtrai jamais, si ce n'est au travers des écrans et de ses souvenirs à lui.
Et puis parfois, complètement défoncés, la soirée dérapait. Allongés l'un sur l'autre… l'un dans l'autre… nos peaux en sueur, collant au cuir tanné du vieux canapé… ses mains tenant mes jambes écartées, mes ongles plantés dans les coussins… il me pilonnait joyeusement. Qu'est-ce qu'il a pu me faire jouir…
— Erika, tu veux du sucre avec ton café ?
— Heu… Non non, jamais… Merci, c'est gentil.
— Ah oui c'est vrai, j'avais oublié.
— Au fait, tu fais plus pousser ta beuh sur ton balcon ?
— M'en parle pas… Elle a crevé ! Elle a dû choper un truc…
— Ah merde !
— Heu… Non non, jamais… Merci, c'est gentil.
— Ah oui c'est vrai, j'avais oublié.
— Au fait, tu fais plus pousser ta beuh sur ton balcon ?
— M'en parle pas… Elle a crevé ! Elle a dû choper un truc…
— Ah merde !
Les lèvres sur le bord de ma tasse, je hume les volutes au parfum d'arabica, avant de faire couler le nectar noir au fond de ma gorge… gorge qui en a vu passer d'autres, des nectars… plutôt blancs que noirs… à genoux ou la tête renversée sur l'accoudoir…
— Attention Erika ! Ça coule ! Tu t'en es foutu partout.
— Meeerde ! Quelle conne !
— Va à la salle de bain, si tu veux. Tu connais le chemin…
— Oui, je vais nettoyer tout de suite, avant que ça tache.
— Meeerde ! Quelle conne !
— Va à la salle de bain, si tu veux. Tu connais le chemin…
— Oui, je vais nettoyer tout de suite, avant que ça tache.
Traversant le couloir, je passe devant la chambre. De revoir ce lit et ses barreaux, les souvenirs remontent. Combien de fois m'y a-t-il attachée… ligoté les poignets, les bras, les chevilles ou les cuisses… la corde passant autour de mes seins ou à travers ma fente… expérimentant de nouveaux nœuds, de nouvelles positions… notre terrain de jeux, en quelque sorte.
Puis, la salle de bain… Le nombre de douches que nous avons prises… pour nous laver de la sueur produite par nos jeux… par la contrainte des liens immobilisant mon corps… et des pinces mordant ma chair. Ces douches qui parfois… souvent… dérapaient, elles aussi.
L'éponge en contact avec la tache, je frotte… je frotte… Putain de café ! Quelle conne !
De retour au salon, je prends ma clé, attrape ma valise et remercie encore une fois Seb, en lui faisant une bise… sur la joue.
— Merci encore. Sans toi, j'étais à la rue.
— Mais de rien, tu rigoles. Ça m'a fait plaisir de te revoir. Et puis, si tu es encore à la rue, ou même si tu ne l'es pas, n'hésite pas à passer, hein.
— C'est gentil, merci.
— Ah… Et si tu es à court de plan cul, n'hésite pas non plus. Ça sert à ça les amis.
— Compte sur moi.
— Mais de rien, tu rigoles. Ça m'a fait plaisir de te revoir. Et puis, si tu es encore à la rue, ou même si tu ne l'es pas, n'hésite pas à passer, hein.
— C'est gentil, merci.
— Ah… Et si tu es à court de plan cul, n'hésite pas non plus. Ça sert à ça les amis.
— Compte sur moi.
Il avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, et je lui avais répondu avec un clin d'œil… Mais à bien y réfléchir, n'y avait-il pas un fond de vérité dans sa voix ?
Dans le couloir, je traîne ma valise jusqu'à ma porte. Comment tout cela s'est-il arrêté ? Je ne m'en souviens plus vraiment… Enfin, si… c'est venu de moi : avec le temps, il est redevenu un ami… un très bon ami… mais juste un ami. Il ne l'a jamais mal pris… et pour ça, je l'en remercie.
Clic ! Clic !
J'entre dans l'appart, silencieux et plongé dans le noir. Un instant, je m'attends à surprendre une quelconque manifestation surnaturelle, dans ce lieu inhabité depuis tout ce temps. Mais non, rien. C'est juste une pièce dans le noir.
— Wedreca, lumière !
— D'accord.
— D'accord.
Des milliards de photons rebondissent alors chaque seconde pour baigner cet espace, inanimé depuis dix jours, dans un flux ininterrompu d'ondes électromagnétiques… Bon, j'ai allumé la lumière, quoi.
Je pose ma valise et avance dans la pièce, comme si quelque chose allait arriver… devait arriver… Mais rien, une fois encore. Je suis juste une fille qui rentre chez elle, en fait.
Je jette un bref coup d'œil sur la table et sur le plan de travail de la cuisine, mais pas de clés. Merde ! Et encore cette image de clés dans des sushis…
Alors, j'allume mes écrans et pars me faire un deuxième café.
— Wedreca, ai-je reçu des messages ?
— Oui, vous avez quarante-trois mails non lus.
— Lis-les-moi.
— D'accord… Message de “Maman” : “Coucou Erika, Tu te rappelles que ce weekend, c'est l'anniversaire de ton père et que…”
— Suivant !
— Message de “cerise@groupama.fr” : “Bonjour madame L…”
— Suivant !
— Message de…
— Oui, vous avez quarante-trois mails non lus.
— Lis-les-moi.
— D'accord… Message de “Maman” : “Coucou Erika, Tu te rappelles que ce weekend, c'est l'anniversaire de ton père et que…”
— Suivant !
— Message de “cerise@groupama.fr” : “Bonjour madame L…”
— Suivant !
— Message de…
Mon café coulé, je le bois tranquillement tout en écoutant mes messages, tous plus inintéressants les uns que les autres…
— Message de “amaya@newotani.co.jp” : “こんにちは、奥様。ホテルの部屋に鍵を忘れてしまいましたので、ご連絡させていただきます。 ご自宅までお送りさせていただきました。 またお目にかかりたいと思います。 良い一日。”
— Oh ! Ils sont trop choux ! Bon, un mystère de résolu… Suivant !
— Message de “marc.mjs06@google.com” : “Salut Erika, Pour lundi, je pensais qu'on pourrait…”
— Suivant !
— Message de…
Bonjour madame, Je me permets de vous contacter, car vous avez oublié vos clés dans votre chambre d'hôtel. Nous avons pris la liberté de vous les renvoyer à votre domicile. Au plaisir de vous revoir. Bonne journée.
— Oh ! Ils sont trop choux ! Bon, un mystère de résolu… Suivant !
— Message de “marc.mjs06@google.com” : “Salut Erika, Pour lundi, je pensais qu'on pourrait…”
— Suivant !
— Message de…
Allez, plus que quelques-uns, et c'est fini. Mais, ma tasse entre les lèvres et une gorgée de café encore dans la bouche, je ne suis pas prête à ce que je vais entendre…
— Message de “j29@gmx.fr” : “Eh, petite salope ! Je sais ce que tu fais de nos rêves. Je le vois… Je TE vois !”
— Prrffff ! Eh merde, mon café… Je m'en suis encore mis partout ! Fait chier ! Et c'est qui lui, putain ?
— Prrffff ! Eh merde, mon café… Je m'en suis encore mis partout ! Fait chier ! Et c'est qui lui, putain ?
Ouvrant ma messagerie sur l'ordi, je vérifie le contenu du message. Merde ! Ça correspond bien à ce que Wedreca vient de m'annoncer.
— Putain de merde… Mais c'est quoi ce bordel ?
Bien que prise de stupeur, mon œil est alors attiré par le petit trombone à l'écran…
— C'est pas vrai ! Il a même mis un fichier en pièce jointe : “faistoiplaiz.xdf”
Les fichiers xdf, pour “XDream File”, sont des enregistrements de rêves dans un format que je ne connais que trop bien. Alors, croisant les doigts pour que mon antivirus fasse le job, je fais ce que tout bon informaticien proscrirait à quiconque : je clique sur ce fichier de source inconnue, pour le télécharger…
Puis, non sans hésitation, je le file à mon bébé pour analyse.
Au bout de cinq minutes, le verdict tombe. Il est sans appel : l'écran affiche un taux de 99,5%. L'enregistrement est une pure merveille de précision. Il est d'une qualité impeccable… d'une résolution encore jamais atteinte, par aucun des rêves que j'ai pu attraper jusqu'à présent.
— Putain ! Mais qui est-ce qui m'envoie ça ? Et qu'est-ce qu'il me veut ?
Je sais qu'il n'y a qu'un seul moyen de le savoir. Alors, je branche mon casque sensoriel et lance le chargement…
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Commentaires ()
Je l'ai relu avec plaisir ! 🥰
Tout est bien amené, c'est doux, c'est un moment d'accalmie qui fait du bien, on boit le café avec toi, nous sommes avec toi et partageons ce petit moment et bim ! La chute qui nous gifle et qui nous donne ce besoin de lire avec impatience la suite !!
Bravo ma chérie.😍
Merci pour ton commentaire, ma chérie 😘.
Jusqu'ici et nos conversations, je pensais qu'on était à peu près sur la même longueur d'onde. On verra bien, on n'est pas obligés d'être pareils non plus ;)
Tu arrives à maintenir en haleine le lectorat par ce retournement de situation. D'ailleurs, le principe d'attrapeur de rêves me rappelle un visual novel adulte auquel j'ai joué il y a quelques mois de cela, c'est marrant^^
Dans ce chapitre, je voulais revenir sur quelqu'un qui a beaucoup compté pour moi à une certaine période de ma vie.
Bon, maintenant, j'ai peur pour la suite 😱. Si tu n'as pas trop aimé mon premier fantasme (🍣), qu'est-ce que tu vas penser du second 🫣. Franchement, maintenant que je commence à comprendre ce que tu aimes et ce que tu n'aimes pas, j'aurais tendance à te conseiller de ne pas lire la suite. J'ai bien peur que ça ne colle pas avec l'idée que tu te fais du sexe 😬.
Merci @Zeltron de m'avoir laissé ce commentaire, en tout cas. C'est toujours un plaisir d'en recevoir 😊.
Attention à l'indigestion, @Saephyr 😉.
Un chapitre pause? Je ne dirait pas ça, plutot une transition qui me mène devant la porte fermée de la suite...
Un tunnel qui, dans le voyage du Wed-express, laisse le temps de reprendre son souffle.
Pourtant, malgré la banalité de l'histoire des clés, le plaisir survolé de la rencontre avec Seb et des souvenirs qu'elle fait revivre, je reste accro... Accroché à cette envie d'aller plus loin, de découvrir la suite.
Toujours si bien écrit, je suis accro à toi, à tes mots...
En effet, ce chapitre, fait de flashbacks, calme un peu l'action du second chapitre... avant le redémarrage du 4ᵉ 😉.
Les deux prochains chapitres "Dolce Venezia" n'en sont en fait qu'un seul, mais trop longs pour être publiés en l'état. C'est une visite de Venise qui me l'a inspiré... et où j'y dévoile sûrement mon fantasme le plus inavouable (c'est beau tout ce que l'écriture permet 😉).
Sinon, je préfère te prévenir (pour que tu ne sois pas trop déçu) : l'histoire ne se termine pas au chapitre 5. Il y aura une suite... un jour 😅...
Merci à toi pour ce magnifique commentaire 😘.
différent du sushi, mais tout aussi agréable. et puis après tout, c'est comme dans une série, tous les épisodes ne sont pas au même rythme et c'est ce qui fait la qualité des histoires...et des relations, des actes.. :)
En effet, ce chapitre est une pause pour la suite... suite qui a mis un an à venir (oui, ça fait long la pause 😅).
Merci pour ton commentaire, @"LionceauLyonnais". 😘
Pour la suite, c'est du lourd. Accroche-toi bien, car c'est mon fantasme inavouable (que j'avoue, du coup... c'est con 🙄). C'est aussi un long texte qu'il m'a fallu couper en deux chapitres pour que ce soit plus digeste.
Voilà, donc je te dis : bon voyage 😉.
C'était le but.
Depuis "la déclaration" cette envie est très forte, en effet.
Merci. Cela me semblait nécessaire de le faire, dans ma démarche.
Tout à fait ! Capturer des rêves n'est pas sans risque. On peut vite se laisser absorber et s'y perdre...
Nulle part 😅 ! J'ai une vague idée... peut-être bien une histoire vraie 😉.
Pour l'instant, je suis sur un tout autre projet.
Merci, @"Ben_Dover", pour ton commentaire 😊.
Tu vas maintenant pouvoir passer à d'autres lectures, car malheureusement, je suis très lente dans mon travail d'écriture 🙄. J'espère quand même sortir le chapitre 6 dans moins d'un an, cette fois 😅.
Merci 😘 !
Merci pour ton com, @OlivierX 😊.
😶 Dehors 👉🐹🚪
Alors, juste pour toi, @KikiLeHamster :
Ça reremonte... ça reredescend... ça rereremonte... ça rereredescend... ça rerereremonte... ça rerereredescend... ça rererereremonte... ça rererereredescend... rerererereremonte... ça rerererereredescend... ça rererererereremonte... ça rererererereredescend... ça rerererererereremonte... ça rerererererereredescend... 😴