Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
The Wet Dream Catcher — Chapitre 4 · Dolce Venezia - La soumission
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
The Wet Dream Catcher
Chapitre 4 · Dolce Venezia - La soumission
Malgré la nuit qui est tombée depuis un certain temps, l'air chaud de cette journée d'été caresse encore ma peau, comme si le jour ne voulait pas rendre les armes… pas encore. La pierre de la terrasse et des murs du restaurant restitue à présent, avec douceur, la chaleur qu'elle a emmagasinée durant la journée. Les lampions accrochés à la pergola et les photophores parsemés de-ci de-là donnent au lieu cette atmosphère si féerique qui n'existe que dans les films, les rêves, et ici… à Venise.
À table, les rires ne tarissent pas. Nos ristrettos au bout des lèvres, mes amis et moi-même savourons avec délice ce moment si particulier. Ce voyage que nous avons rêvé, puis préparé, et qu'à présent nous vivons, est l'aboutissement d'un désir de longue date : celui de nous retrouver tous ensemble, dans un lieu magique, hors du temps.
Puis les cafés terminés, le serveur s'approche de nous avec, en plus de son large sourire, sur son plateau, six petits verres remplis de la fameuse liqueur jaune.
— Limoncello per tutti ! Offerto dal ristorante.
Limoncello pour tout le monde ! Offert par le restaurant.
J'avoue qu'après le spritz de l'apéro et le vin pendant le repas, je suis déjà pas mal, niveau alcool. Mais comment refuser quoi que ce soit à ce serveur au sourire ravageur.
Voyant mon hésitation, c'est Théo qui donne le top départ :
— Allez, Erika ! Un dernier pour la route !
— OK ! OK ! Je vous suis.
— Alors, trinquons à cette formidable soirée et à ce séjour qui s'annonce tout aussi fabuleux !
— Trinquons, oui !
— OK ! OK ! Je vous suis.
— Alors, trinquons à cette formidable soirée et à ce séjour qui s'annonce tout aussi fabuleux !
— Trinquons, oui !
Tchin !
Les verres s'entrechoquent et leur contenu ne tarde pas à se retrouver dans nos estomacs. Les têtes tournent, les rires fusent. Nous sommes si bien, là, entre amis.
***
L'addition payée, nous nous levons de table, ou du moins essayons. Titubant plus que marchant, nous quittons le quartier de l'Arsenal pour nous engouffrer dans les petites ruelles au charme typiquement vénitien.
Gloussant entre copines, nous avons laissé les garçons marcher devant. C'est le moment idéal pour échanger sur ce que nous imaginons du reste de la soirée… et de la nuit. Elles sont chaudes, c'est le moins qu'on puisse dire. Et l'alcool, qui circule dans nos veines et délie nos langues, n'arrange rien à la chose.
Quel plaisir de déambuler ainsi dans les ruelles parées de leurs éclairages nocturnes et de humer cet air encore tiède aux senteurs de rose et de jasmin. C'est ainsi que nous errons, euphoriques, sous cette nuit nimbée d'étoiles, dans cet écrin majestueux de vieilles pierres et de canaux. Et si, à cette heure tardive, nos robes moulantes un peu trop courtes et nos talons un peu trop hauts auraient pu, ailleurs, nous attirer des problèmes, il n'en est rien ici. Car Venise est Venise… une ville à part qui ne semble répondre à aucune autre règle que celles qui sont les siennes. Elle nous enveloppe de sa protection… de sa bénédiction à nous lâcher et à profiter de ce moment, sans crainte ni bride.
Mais déjà, le pont du Rialto qui se dessine dans la nuit, sous sa parure lumineuse, nous annonce que nous approchons de notre but. Longeant le grand canal, si animé la journée et à présent si calme, nous arrivons bientôt dans la rue nous menant à notre hôtel… promesse d'une bonne nuit récupératrice. Mais étrangement, je ne suis pas fatiguée, bien au contraire. Je brûle de goûter à cette ville nocturne et de m'enivrer de son atmosphère si particulière. J'en crève d'envie, même.
C'est à ce moment-là que je la vois !
Avant de nous engager dans l'impasse étroite, mon regard, comme attiré par une force invisible, s'est posé sur l'imposant pont enjambant le sombre canal. Et en haut de l'édifice, une femme ! Tout de rouge vêtue, immobile, elle regarde dans notre direction… dans "ma" direction. Elle me regarde, j'en suis sûre !
Mes amis ayant déjà fait quelques pas de plus vers l'hôtel, je reste là, figée, le cœur battant, tétanisée par cette puissante attraction qui est en train de naître en moi. Que suis-je en train de faire ? Pourquoi mon corps ne répond plus ?
— Rentrez sans moi ! Je vous rejoins… le temps de faire un tour ! J'ai besoin de prendre l'air !
Est-ce bien moi qui viens de prononcer ces mots en direction de leurs visages surpris ?
— T'es sûre, Erika ? Toute seule ?
— Mais oui, ne vous inquiétez pas ! Allez vous coucher tranquilles ! On est à Venise, ici. Et de toute façon, je ne m'éloigne pas… promis !
— OK ! Mais ne traîne pas trop, hein !
— Ça marche ! À demain !
— À demain, Erika !
— Mais oui, ne vous inquiétez pas ! Allez vous coucher tranquilles ! On est à Venise, ici. Et de toute façon, je ne m'éloigne pas… promis !
— OK ! Mais ne traîne pas trop, hein !
— Ça marche ! À demain !
— À demain, Erika !
Moi-même surprise par ce que je viens de dire, je regarde mes amis s'éloigner et bientôt disparaître sous un porche mal éclairé. Puis, quand même leurs voix cessent d'atteindre mes oreilles, le silence reprend ses droits.
Me voilà seule dans la nuit… seule dans une ville que je ne connais pas. Et pourtant…
Qui n'a pas connu la Venise nocturne ne peut comprendre la magie qui s'en dégage. Car même en petite robe et perchée sur mes talons, seule au bord du grand canal, jamais je ne me suis sentie plus en sécurité. Alors, le cœur cognant dans ma poitrine, je me retourne pour fixer la silhouette, toujours en place, qui m'observe imperturbablement.
D'un pas hésitant au début, je me dirige vers les marches du monument. Imperceptiblement, mon pas se fait plus rapide. Ce n'est pas moi qui me fais des idées, j'en suis sûre à présent… la femme me suit du regard.
Là, au pied des escaliers, il n'y a plus de doute possible : le visage complétement tourné, c'est sur moi qu'elle porte son attention. Je la vois à présent plus distinctement. Portant une longue robe d'un rouge profond, ses longs cheveux blonds tombent sur ses épaules nues tels des milliers de fils d'or n'attendant que d'être caressés. À cette distance, j'aurais pu voir son visage, si un loup assorti à sa tenue ne masquait ses yeux. Alors, attirée par l'attraction de cet astre flamboyant, je grimpe. J'aurais bien monté les marches deux par deux, si je n'avais ces foutues échasses à mes pieds.
Une seconde… je ne l'ai quittée du regard qu'une seconde et pourtant, arrivée en haut du pont surplombant le canal, je dois me rendre à l'évidence : la femme a disparu, tel un mirage au moment de l'atteindre.
Mais je n'ai pas le temps d'envisager la folie, que la longue silhouette rouge attire une nouvelle fois mon attention. Là, sur la berge opposée, elle se tient debout, toujours immobile, toujours le visage tourné dans ma direction. Alors qu'un frisson des plus ambigus me parcourt le corps tout entier, la femme se retourne pour se diriger vers l'entrée d'une ruelle sombre. Mais avant de s'y engouffrer, dans un mouvement porté par la grâce, elle tourne une dernière fois la tête vers moi. Mon cœur manque un battement. J'en frémis d'excitation, car le message est on ne peut plus clair :
Suis-moi !
Sa chevelure d'or à peine disparue, me voilà dévalant les marches qui descendent sur la rive opposée. D'un pas rapide, je remonte les berges du canal. Les gondoles, qui toute la journée ont charrié des flots de touristes, sont maintenant sagement alignées. Le clapotis, provoqué par les coques dansant dans la masse de liquide noir reflétant la pâleur de l'astre nocturne, pourrait m'émouvoir… si ce n'était mon cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.
Je ne veux pas perdre cette femme ! Je ne sais pas pourquoi, ni ce qui anime ce bouillonnement en moi, mais je sais juste que je ne veux pas la perdre… que je ne peux pas ! M'engouffrant à mon tour dans la ruelle, j'ai juste le temps de voir de longs fils d'or voler au vent avant de disparaître derrière les pierres d'une vieille bâtisse.
Ruelles, passages, ponts s'enchaînent alors dans cette folle course poursuite, ou plutôt cette traque… car je chasse ma proie ! Mais qui est la proie ? À vrai dire, je n'en suis plus bien sûre. Car dans le silence qui règne sur la cité de l'amour, mes talons qui martèlent le sol résonnent comme un appel… l'appel d'une proie suicidaire à son prédateur :
Viens me chercher, je suis là ! Viens me cueillir, viens me prendre… je suis à toi !
Mais ce message inconscient n'est émis, à l'insu de mon esprit, que par mon corps tendu et aux aguets.
Venise n'est pas une simple île, mais plus de cent vingt reliées entre elles par près de quatre fois plus de ponts. Autant dire que cette ville est un énorme labyrinthe, parfait pour qui veut se perdre ou y perdre la raison.
À bout de souffle, j'arrive enfin sur une placette déserte que le temps lui-même semble avoir délaissée. Un petit pont de pierre, qui enjambe l'étroit canal, mène à une lourde et vieille porte en bois bloquant toute progression. À quelques mètres de là, des marches descendent sous un porche en contrebas, éclairé par une timide lanterne à la lumière pâle et vacillante.
Je m'avance… lentement…
Reprenant peu à peu mon souffle, mon corps reste en alerte. Pas de trace de la mystérieuse femme ! Au rythme des battements de mon cœur, chaque pas qui me rapproche un peu plus du porche semble m'injecter une dose supplémentaire d'adrénaline. Alors qu'à la lueur blafarde de l'éclairage se dessine un ponton de bois, je devine une gondole attendant patiemment dans la pénombre… mais attendant quoi ? Attendant qui ?
— Monte ! Je sais que tu le veux !
La voix qui vient de susurrer ces quelques mots à mon oreille m'a fait sursauter. Je me retourne, mais personne… si ce n'est la sensation encore présente d'un souffle dans mon cou. Aurais-je halluciné ? Mais à l'intérieur, dans mon ventre, je le sens… Je sais que la voix a raison.
D'un pas fébrile, je descends les marches. Mes talons claquent contre la pierre, comme un décompte qui me mène vers l'inéluctable.
La gondole, maintenant face à moi, se balance au rythme des remous. Ornée de moulures dorées à l'or fin et garnie de larges coussins d'un velours rouge sang, l'embarcation semble attendre son hôte.
J'hésite. Je fais un pas en arrière et me retourne, mais…
— Chhhuuut ! Monte !
Encore cette voix, si sensuelle… Mais un doigt vient de se poser sur ma bouche tandis qu'un regard de saphir me transperce à travers son loup. Mon cœur s'est arrêté. La femme, face à moi, son visage à quelques centimètres du mien, me fixe d'un air dominateur. Je peux sentir son parfum charnel et envoûtant, mélange d'effluves de femme et de fleurs. Mon sang circule avec force dans mes veines palpitantes. J'ai peur !? Oui, c'est ça, j'ai peur. Mais curieusement, je savoure cette peur et l'accueille avec délice.
Puis sa main se pose sur ma poitrine, comme une brise, un souffle délicat… et me voilà montée à bord. Poursuivant son geste, bientôt je m'enfonce dans ces coussins qui semblaient m'appeler il y a encore quelques secondes. Que me fait-elle ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais à cet instant précis, je n'ai qu'une envie : m'abandonner à elle et me laisser porter là où elle voudra bien m'emmener.
***
La gondole glisse sur l'eau telle une caresse sur une peau satinée. La coupe de champagne que j'ai dans la main est déjà à moitié vide. Je ne me rappelle pas qu'elle me l'ait offerte… ni même en avoir bu, d'ailleurs. Mais je sens bien les effets de l'alcool opérer sur moi, tout comme l'air doux, sur mon visage, qui a décidé lui aussi de m'enivrer.
Reprenant une gorgée du nectar désinhibiteur, je me retourne pour observer ma voluptueuse gondolière. Qu'elle est belle, dans sa longue robe rouge fendue jusqu'au haut des cuisses, d'où s'échappe une jambe aussi longue que sensuelle. Son galbe hypnotiserait même la plus endurcie des hétéros. Maniant la rame dans un silence surnaturel, la femme nous propulse sur le ruban fluide dansant au gré des remous soyeux.
Alors, je termine ma coupe, puis pose ma tête sur les coussins… et me laisse bercer par ce voyage à la destination inconnue.
***
Que s'est-il passé ? Mon verre a disparu… mais les effets de l'alcool, eux, sont toujours bien présents. Nous avons quitté le grand canal et nous naviguons maintenant sur l'un des étroits canaux qui sillonnent l'île.
Ai-je dormi ? Somnolé, peut-être ? Et ce bruit qui m'a réveillé… comme un soupir…
La tête dans les coussins, j'observe la nuit étoilée… une pure merveille ! Et ce fameux pont, blanc et arrondi, sous lequel nous passons… perché tout là-haut et nous observant de ses fenêtres, pareilles à deux grands yeux… C'était donc bien ça, en effet : "un soupir" !
La tête me tourne et je ne saurais dire la direction que nous prenons. Je vois au loin les lumières de la basilique Santa Maria della Salute, mais la gondole a déjà bifurqué pour s'engager dans un petit bras d'eau aux détours sinueux.
L'embarcation a ralenti, et déjà ma belle gondolière manie sa rame pour accoster sur le petit ponton de bois qui se présente à nous.
Il est tard, et pourtant les derniers touristes semblent encore avoir du mal à quitter les lieux. Qui pourrait leur en vouloir… l'attraction de la ville a ce quelque chose d'irrésistible contre lequel on ne peut lutter.
La gondole s'est immobilisée. À quelques mètres, des badauds noctambules repoussent le moment de rentrer à leur hôtel. La blonde fatale vient de s'accroupir à mes côtés. À travers son loup, son regard sonde le mien. Son doigt sur mes lèvres, je comprends que toute question est superflue. Alors, elle se penche à mon oreille et me susurre tout bas :
— Chuuut ! Laisse-toi faire, Erika… tu vas aimer ça !
À cet instant, si mon cerveau embrumé ne semble pas prendre totalement conscience du message contenu dans cette phrase, c'est surtout parce que je reste interloquée : elle connaît mon nom !
Mais je n'ai pas le temps de me poser plus de questions, que ses lèvres rouges ont quitté mon oreille. Ce sont maintenant ses doigts, aux ongles tout aussi rouges, qui s'activent sur mes bras.
Que se passe-t-il ? Pourquoi je me laisse faire ? Est-elle vraiment en train de m'attacher les poignets ? Mais de toutes ces questions, j'en connais parfaitement les réponses. Je la laisse faire parce qu'au plus profond de moi, je crève d'envie de poursuivre l'histoire que nous avons entamée à deux.
Elle vient de sortir des bandelettes de ruban rouge, qu'elle passe à plusieurs reprises autour de mes poignets et dans les anneaux de chaque côté de l'embarcation. Telle de la soie fine et délicate, la matière semble si fragile… mais ce sont pourtant, une fois les nœuds serrés, de solides entraves qui me maintiennent, exposée et impuissante, les bras écartés.
Jetant un rapide coup d'œil derrière moi, en direction de la ruelle empruntée par quelques passants, je ressens à présent une certaine panique. Peuvent-ils me voir, d'où ils sont ? Où ce petit jeu va-t-il nous mener ?
Mais retournant la tête vers ma mystérieuse blonde, ce ne sont pas des réponses qui m'attendent, mais une nouvelle question : que fait-elle avec cette paire de longs ciseaux ?
D'un geste précis et appliqué, elle a commencé à découper ma robe depuis le bas, comme on éventre une volaille pour en extraire les tripes.
Ma petite robe moulante, dont l'étreinte sur mes cuisses se relâche un peu plus à chaque coup de ciseaux, s'ouvre inexorablement en deux, sous le passage des lames froides qui remontent le long de mon ventre bouillant. La dentelle de mon tanga ne fait pas non plus long feu. Ahurie, je ne peux que regarder, impuissante, la danse hypnotisante des lames en train de m'éviscérer. Puis, sortant de ma torpeur, les mots sortent tout seuls :
— Non ! Attendez ! Mais que faites-vous ?
Un instant, je tente de me débattre, agitant mes pieds dont les talons, sans prises, glissent sur le bois humide du fond de la gondole. Mais rapidement, je me résigne : ai-je réellement envie de m'échapper ? N'est-ce pas plutôt une réaction destinée à me donner bonne conscience ? Car en vérité, je ne désire qu'une seule chose : que les lames qui entaillent le tissu remontent jusqu'en haut et dévoilent mon corps aux yeux de cette femme qui me dévore littéralement du regard.
Mon soutien-gorge ne résiste pas longtemps, lui non plus, au métal aiguisé. Puis arrive le dernier coup de ciseaux…
Clip !
Ça y est, mon décolleté s'est ouvert ! Mais étrangement, le tissu reste en place, comme si la pudeur lui interdisait de glisser plus bas sur ma peau. La jolie blonde reste un instant à me regarder. Elle semble satisfaite du résultat.
Puis, refermant les ciseaux, elle les glisse sous les lambeaux d'étoffe. Je sens alors le contact glacé de la pointe jouer avec mes petites lèvres. Je retiens ma respiration. Je l'imagine déjà me planter ce phallus meurtrier jusqu'à la garde. Cette femme est peut-être folle… tout est possible !
Mais la torture ne dure que quelques secondes. Les ciseaux ressortis, elle observe avec attention ma mouille qui coule sur les lames brillantes. Ma tortionnaire semble ravie.
— Tu es prête, ma jolie.
— Hein ? Quoi ? Mais prête à quoi ?
— Hein ? Quoi ? Mais prête à quoi ?
Mais déjà, sa main vient de passer entre mes cuisses. Et après quelques secondes à sentir ses doigts effleurer ma vulve humide, d'un geste habile, elle en ressort le reste du sous-vêtement, non sans en faire frotter la dentelle en lambeaux contre ma fente. J'en frissonne. À cet instant précis, j'aurais voulu qu'elle me prenne de ses doigts. Mais il n'en est rien. À l'évidence, elle veut jouer avec moi.
Puis, elle plonge un doigt dans ma bouche. Je peux enfin la goûter… goûter sa peau tendre et sucrée. Mais l'instant est fugace, car déjà, elle tire sur ma mâchoire pour l'ouvrir et venir glisser sur ma langue un bijou métallique, surmonté d'un rubis. Une fois l'objet oblong enduit de ma salive, elle l'extrait pour venir le placer entre mes fesses. Le contact froid du métal contre mon anus me saisit. Alors, les yeux dans les yeux, elle accentue la pression… lentement… faisant durer le moment… prenant plaisir à forcer le passage… Puis, en une fraction de seconde, la chose perfore mon œillet pour venir me sodomiser en douceur. Je sens mon sphincter se dilater, comme une honteuse et lancinante torture au plus profond de mon intimité. Je ne peux me retenir de gémir…
— Haaannn !
Puis, sur ma langue, elle pose la boule qu'elle a faite de mon tanga. La tenant en place avec son doigt, elle attrape alors une des fameuses bandelettes rouges qu'elle entoure plusieurs fois autour de ma tête, maintenant ainsi, bien au fond de ma bouche, le bâillon de tissu si humiliant qui me réduit à présent au silence. Le nœud serré, me voilà muette !
— Mmmhumm…
Après avoir savouré un instant le goût de sa peau, c'est à présent celui de ma mouille que je goûte de force. Il imprègne ma bouche comme la honte imprègne mon esprit. Ma respiration s'accélère.
S'il est un plaisir libérateur pour une soumise, c'est bien celui de pouvoir s'époumoner dans un bâillon et d'être contrainte dans ses mouvements. Et c'est exactement ce que je ressens à cet instant : la libération de pouvoir crier sans être entendue et de me débattre sans pouvoir m'échapper. C'est en quelque sorte comme ne plus jouer un rôle… mais réellement l'incarner.
Car je sais que si je n'ai plus droit à la parole, c'est que je l'ai choisi : les yeux dans les yeux, nous avons signé un pacte… un accord tacite qui va nous permettre de plonger, moi, dans l'inconnu d'une expérience que mon corps et mon esprit attendent depuis toujours, et elle, sûrement au plus profond de ses perversions les plus sombres. Le temps est venu pour moi de tout lâcher… de me soumettre…
Je suis à elle.
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Commentaires ()
Merci pour ton commentaire, @Robic53 😊.
Heureuse que ce chapitre t'ait plu 😊.
Merci pour ton com, @desmotsetdesimages.
L'inconvénient d'avoir une vie chargée 🤐, puis j'avais pas vraiment arrêté de lire...🙄
j'ai presque l'impression de me faire spoiler le twist, mais bon, je verrait en lisant la suite. En plus dans Matrix la dame est brune (de mémoire 😅)
Je dirais juste que c'est bien écrit, entraînent, voire même enivrent (bah oui.. l'alcool à fortes doses, c'est mal 🙄)
Puis après un couteau, des ciseaux...quelle imagination tu nous proposes, ainsi que cette femme en robe rouge (Matrix 😁).
C'est bien que tu te remettes à la lecture.
Pour la fille en rouge, peut-être bien que c'est celle de Matrix, qui sait...
Merci pour ton commentaire, @Chromwear 😊.
Je pensais quand même que tu allais garder les deux derniers chapitres pour plus tard.
Va pas trop vite quand même 😅... tu vas vite être à court de mes histoires... et vu avec quelle lenteur je publie 🙄.
Merci pour ton commentaire, @OlivierX 😘.
Mais tu es démoniaque comme hamster, toi ! 😳
Trop tard ! J'attendrais le chapitre encore après qu'il sorte pour poster un commentaire ! 😈
Ben du coup, ce ne sera plus une blague, au prochain chapitre 😋 !
Bon ben si c'est comme ça, j'me suis fait chier à le lire. Merci pour l'ennui !
Non mais oh...
Graou !
Fais-en ce que tu veux, tu nous régales !
Mais euh tu voulais que j'arrête de la faire... Je comptais plus la faire... Mais puisque t'insistes...! 😝