Ma dentiste.
Chapitre 1
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✦ DeuxD Ma dentiste. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma dentiste. — Chapitre 1

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DeuxD
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Ma dentiste.

Chapitre 1

Le récit publié sur XStory.
 
C'est de ma faute. J'aurais dû aller sur la grande plage. Avec la marée haute, la plage du centre-ville s'est réduite comme une peau de chagrin et le temps de me baigner, de me doucher, et ma serviette a fait plein de petits. A deux mètres une femme, seins nus est allongée, formes généreuses offertes au soleil, le slip de bain ne cachant pas grand-chose. À côté d'elle une serviette vide, certainement son mari ou une copine.
C'est quelques minutes plus tard que je réalise que je la connais. En réalité c'est grâce à la femme qui revient avec deux glaces à la main, qui la donne à l'autre, que je comprends. Je la connais. Je les connais. La “plantureuse” c'est ma dentiste et l'autre son assistante. C'est fou ce que le monde est petit. Retrouver sa dentiste à plus de mille kilomètres, au fin fond de l'Espagne, dans une petite station !
Je les observe discrètement. Elles sont assises et dégustent leur glace. La poitrine de ma dentiste me fascine et je dois faire attention de ne pas me faire surprendre.
Ah, cette poitrine, qui au fil des séances est devenue une sorte d'obsession. Pendant que ma dentiste me soigne, souvent sa blouse se frotte contre ma tête, voire une joue. Je ne sais pas si elle s'en rend compte, en tout cas c'est le meilleur des anesthésiants. Pendant que, la bouche grande ouverte, déformée par les accessoires, que la fraiseuse vrombit, que l'eau éclabousse, je me concentre sur ce doux contact. Je l'imagine sans soutien-gorge. Je l'imagine nue évoluant tout autour de moi. Et… Et il m'arrive de bander.
C'est bizarre tout de même qu'elle soit avec son assistante. Son contraire, petite, mince mais adepte de piercing. Les oreilles, le nez, la langue, oui une fois elle était si près que j'ai pu distinguer la boule brillante. Quel plaisir a-t-on de se faire percer la langue ? Je me disais que cela ne devait pas s'arrêter à ce niveau et que peut être… Non, elle est en deux pièces. De la pudeur ou vouloir cacher…
Son mari est peut-être ailleurs ? Je sais qu'elle est mariée. Son alliance la dénonce.
Elles ne font pas attention à moi. Je ne voudrais pas me faire surprendre à les regarder, ce serait gênant.
Je me sauve le plus discrètement possible et en faisant très attention de ne jamais montrer mon visage.
-----------------------------------
Une boite de nuit en bordure de plage. Un bar d'où je peux observer. Pas beaucoup de femmes seules. C'est une station familiale, pas le bon choix pour moi. Il faut dire que je suis seul, célibataire depuis peu, obligé de m'organiser des vacances au dernier moment, ma salope de femme m'ayant annoncé au dernier moment qu'elle voulait faire un break. Un break, mon cul oui ! Si elle croit que je n'ai pas remarqué que depuis quelques temps elle se met sur son trente et un pour aller bosser ! Elle a un amant. Un collègue certainement. Mais que devais-je faire ? Refuser ? Crier au scandale ? La mettre au pied du mur : « Pas de break, tu pars où tu restes ». Facile à dire. Lui laisser le temps, pourquoi pas ! Suis-je donc un si mauvais mari ? Un si mauvais amant ? Les femmes ne s'en plaignent pas ! D'accord, moi aussi je suis infidèle, mais pas avec la même maîtresse, cela fait toute la différence.
Mais le destin est farceur.
Ce couple là-bas, c'est ma dentiste, ma dentiste et son assistante ! Un couple, oui, elles en donnent l'impression. D'ailleurs… Ce baiser… Baiser furtif mais bien réel. J'ai mal vu, ce n'est pas possible. Elle est mariée… Avec son assistante… Mais c'est une gamine… Quoi dix ans de moins qu'elle… Non, encore un baiser et cette fois-ci plus appuyé. Où est le mari ? A la maison ? Il sait que sa femme est avec une autre femme ? Des amies ? C'est si étrange…
L'assistante entraîne sa partenaire. Elle l'entraîne par la main. Même à cette distance on peut sentir l'impatience. Elles se dirigent vers la forêt qui sépare la boite de la route. Sans réfléchir je saute de mon tabouret et pars dans la même direction.
 
Il fait sombre. La forêt est dense, mais on devine un sentier, sentier avec des bifurcations. Je les ai perdues à moins qu'elles soient ailleurs.
Et puis un gémissement. Cela ne vient pas de loin.
Un autre. C'est juste là, à quelques pas. Pas, que je fais dans le silence le plus complet. Le bruit de l'océan fait un fond continu.
Je débouche avec précautions. Elles sont là. Le doute n'est plus permis. L'assistante est appuyée contre un arbre. A ses pieds la dentiste dont la position ne laisse aucun doute. La robe relevée lui laisse libre accès à l'intimité de sa partenaire et les gémissements sont de plaisir. Le toubib lèche l'assistante. Deux femmes ensemble. C'est fou. Mais l'assistante relève la tête et me voit. Il faut dire que je suis resté pétrifié de ce spectacle. Elle me voit et son visage montre de la colère. D'un geste de la main elle me fait signe de partir. Je vais le faire, mais un éclair m'éblouit. C'est le phare d'une voiture, sur la route pas très loin, qui troue la nuit, se glisse entre les troncs.
Un signe du destin. Encore un. Le temps de retrouver ma vision, je vois que son expression a changé. A nouveau un geste. Non en réalité deux. Celui de m'avancer et celui de ne pas faire de bruit. Elle me stoppe à quelques mètres. Elle m'a reconnu. Elle me sourit. Elle me fait signe de ne pas bouger. Pendant ce temps sa partenaire continue de s'activer.
Je regarde en silence. Je regarde alors que dans une perversité que je n'imaginais pas, l'assistante tire sur la robe de sa partenaire jusqu'à découvrir les fesses et les hanches. Les traces de bronzage font un chemin pour le regard. Elle ne porte pas de culotte.
Mais le plaisir est trop fort. J'imagine que ma présence doit contribuer… Elle relâche le tissu de la robe qui retombe sans toutefois tout cacher. J'avais remarqué ses hanches fortes, mais sous la blouse, ici elles me donnent envie d'aller m'en saisir, mais… Je ne bouge pas, déjà bien heureux de ce que le hasard et la perversité d'une femme peuvent m'offrir.
Elle bloque la tête qui lui fait du bien. Son visage transpire de plaisir, ses yeux chavirent.
Et puis, le temps de reprendre son souffle, tout en bloquant encore sa partenaire, elle me fait signe de partir.
Partir ! Quitter la boite ? Non, je retourne au bar ou mon tabouret m'attend. Je guette le retour des femmes. Mais le temps passe, et rien. Juste un serveur qui me donne un papier,
« De la part de la dame ». Mais il ne trouve personne pour me la montrer.
Je déplie le papier. En manuscrit juste quelques mots :
 
Si vous voulez vous joindre à nous. Rendez-vous dans 45 minutes au :
13 Impasse des Acacias.
La Passe.
Soyez discret.
 
--------------------------------------
 
Le temps de passer chez moi pour faire un brin de toilette… L'espoir fait vivre… Et je frappe au 13…
On m'ouvre. C'est l'assistante. Souriante, presque moqueuse. Elle est en peignoir.
 
— Je savais que vous viendriez.
— C'est une invitation qui ne se refuse pas. Mais vous habitez seule ?
— Oui. Juste elle et moi. Et vous ?
— Marié, mais ma femme veut faire un break.
— Célibataire, donc.
— Oui.
— Dois-je préciser que ce que vous avez vu et ce rendez-vous, resteront des secrets entre nous.
— Évidemment.
— Alors suivez-moi. Mais aussi, quoique vous voyiez, quoiqu'il se passe, vous ne parlez que si je vous y autorise.
— Je sais rester discret.
— Alors venez.
 
Nous montons à l'étage. Une porte ouverte. Une chambre. Un lit et… Elle me fait signe de silence. De toute façon je suis bouche baie. Je ne m'attendais pas à cela. Ma dentiste est allongée, nue, un bandeau sur les yeux, les poignets et les chevilles attachés par des cordes qui sortent des quatre coins du lit. Elle est écartelée, offerte, sans défense.
Le temps de me ressaisir et je découvre l'assistante qui vient de quitter son peignoir. Elle n'est pas nue, mais c'est pire, je veux dire encore plus excitant. Soutien-gorge fait de lanières qui entourent les seins m'offrant la vision de piercing sur les tétons. J'avais donc raison. Une adepte ! Porte-jarretelle, qui étonne sur une femme si jeune, avec bas, mais sans culotte. Je n'ose me pencher mais je me dis que peut être d'autres piercings…
 
— Muriel, tu es là ?
— Oui.
— Qui c'était à cette heure si tardive ?
— Un ami.
— Un ami, mais nous ne connaissons personne ici.
— Mais si. Si je te dis, un client, client particulier, amoureux de ta poitrine.
— Non, ce n'est pas possible.
— Mais si, figure-toi que je l'ai rencontré. Je me suis dit que c'est le destin qui le met sur notre chemin.
— Daniel Deluque ?
— Mais oui. Pourtant, Muriel, me fait toujours le signe de silence. Il est là… Il peut enfin voir tes gros nénés que tu lui balançais sous le nez, pour le provoquer.
— Je ne te crois pas.
— Pourtant tu lui faisais de l'effet. Combien de fois on voyait la bosse se former… Il va pouvoir se venger… Vous saviez qu'elle le faisait exprès et que c'était devenu un jeu entre nous, au bout de combien de temps vous auriez une érection. Vous pouvez répondre.
— Non, je ne savais pas.
— Monsieur Deluque c'est vous ?
— Oui.
— Muriel détache-moi, au moins couvre-moi avec quelque chose. Je ne peux pas rester comme cela. Monsieur Deluque je m'excuse, c'était juste un jeu, chacun y trouvait son plaisir. Vous comprenez.
— Il comprend. Crois-moi, il comprend. Il regarde tes seins, tes gros seins, tes tétons qui pointent. Vous les voyez Daniel ? Elle vous fait bander ? Pourquoi ne pas nous montrer.
 
Elle utilise mon prénom. Elle me rend moins inconnu, elle m'inclut dans leur jeu ! Je comprends que Muriel est d'une certaine façon la patronne dans leur relation, rôle inversé du travail. Mais plus qu'une patronne, elle dirige Sophie…
 
— Muriel. Enlève au moins mon bandeau.
— C'est Daniel qui décide.
— Non, elle le garde.
 
Je commence à me déshabiller. Je viens d'apprendre que ces femmes jouaient avec moi.
Mon sexe est tendu. Décidément cette femme a le don de m'exciter. Déjà dur juste en la voyant ainsi… Offerte… A ma merci.
 
— Je veux qu'elle me suce.
— Tu entends, Sylvie ?
— Oui.
— Il a gagné ce droit, n'est-ce pas ?
— Oui.
 
Je monte sur le lit. Elle sent que j'approche. Ses lèvres s'ouvrent. Mon gland se fait gober…
Muriel est avec moi. Elle dirige mon sexe, elle me caresse les couilles, parfois elle se penche et ce sont ses lèvres qui me gobent et je découvre la caresse particulière du piercing de sa langue. Ma queue est en partage. C'est bon, totalement hors du commun.
Mais Muriel s'éloigne et je la vois installer une sorte de ceinture avec un gros gode d'un côté, un petit de l'autre. Les courroies autour des cuisses, la ceinture autour de la taille, le petit gode qui disparaît dans une fente avec ses petites lèvres ornées de métal…
Elle se glisse entre les cuisses grandes ouverte et lorsqu'elle pointe le gode à l'entrée de la fente de Sylvie, le soupir est un aveu.
Alors moi je bouge. La poitrine qui m'a provoqué pendant toutes ces séances est maintenant à portée. Je presse les deux seins l'un contre l'autre pour en former une masse délicate et souple, avec le sillon qui les séparent, une vallée ou je me glisse. La salive me sert de lubrifiant.
Une langue se glisse dans mon petit trou. Pourquoi feuille de rose pour cette caresse si transgressive ? Son souffle me réchauffe.
Muriel la possède alors que moi je joue au notaire, ajustant le nœud de la cravate dans une symétrie parfaite.
Mon foutre est généreux, preuve d'une abstinence bien involontaire. Petite pensée pour ma salope de femme :
Tu vois, Chérie, moi aussi je fais un break.
 
Un break, doublé un peu plus tard par un sandwich que le Comte du même nom, n'avait pas imaginé.
Dommage qu'elles repartent le jour même.
Promesse redoublée de ne jamais en parler.
 
Fin du récit publié chez XStory.
 
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La réalité.
 
— Bonjour, je voudrais un rendez-vous. Daniel Deluque.
— Ah, bonjour Monsieur. Le planning est très chargé, c'est urgent ?
— Pour un détartrage.
— Je regarde. J'ai une Madame Armelle Deluque, je cherche
— Non, c'est mon épouse. Moi je suis Deniel Deluque. Ça m'énerve, chaque fois elle me fait le coup. J'insiste sur le DA de Daniel et le DE de Deluque.
— Ah, oui, je vois… Je comprends… C'est évident… Attendez je demande au Docteur.
 
Une minute d'attente.
 
— Le 12, samedi 12, 19 heures.
— Samedi ? Vous travaillez samedi ?
— Exceptionnellement pour satisfaire nos patients. 19 heures, ce n'est pas trop tard pour vous ? Le Docteur peut être en retard. Vous n'avez rien de prévu ?
— Non, non, je suis libre. Je note. Merci.
— A samedi.
— A samedi.
 
----------------------------------
 
Étrangement, personne dans la salle d'attente. Étrange également, l'assistante qui m'accueille ne porte pas de blouse. Chemisier et jupette. Manifestement elle est prête pour partir.
 
— Le Docteur va vous recevoir.
 
Cela me fait tout drôle. Depuis que j'ai publié ce récit, récit inspiré de mon imagination et de mes fantasmes qui se sont concentrés sur la dentiste et son assistance, j'ai un peu de mal avec la réalité. Le récit a été un vrai succès et j'ai eu ma petite heure de gloire. Certains m'ont même contacté par mon adresse mail et depuis j'échange avec eux.
C'est la première fois que je consulte depuis. Je vais revoir ma dentiste alors que mon héroïne, Sylvie, et son assistante, Muriel, continuent de vivre sur la toile…
Je n'ai pas vraiment besoin d'un détartrage, mais c'est comme une envie irrépressible. Je sais, c'est ridicule, d'ailleurs on ne devrait jamais s'inspirer de si près des personnes réelles. Je vais probablement être déçu de cette rencontre. D'une certaine façon j'ai idéalisé ce couple de femme, couple avec cette relation que j'ai créée de toute pièce.
 
— Vous pouvez venir.
 
L'assistante est revenue. Je la suis.
 
— Bonjour Docteur.
— Ah, Monsieur Deluque. Que me vaux l'honneur de vous voir.
 
Elle est en blouse. Plus professionnelle, avec cependant cette question que je n'attendais pas d'une dentiste.
 
— Je crois que j'ai besoin d'un détartrage.
— Mais bien sûr. Un détartrage… Je n'avais jamais entendu cette expression pour ça.
— Excusez-moi, je ne comprends pas.
— Je vais vous expliquer, mais avant, pouvez-vous répondre à une question ?
— Bien sûr.
— Qu'est-ce qui vous a fait penser qu'entre Maude et moi il y a une relation.
— Pardon ?
— Regardez. Elle tourne vers moi l'écran de son ordi. La page affichée est chez XStory et le titre du récit : Ma Dentiste.
— Et, je dois regarder quoi ?
— Écoutez, gagnons du temps. Je vais vous dire, moi, tout ce qui vous dénonce. D'abord que je suis comme cette Sylvie, d'ailleurs merci d'avoir au moins changé nos prénoms et même la couleur des cheveux de Maude. Donc je disais je suis comme votre “héroïne” plutôt enveloppée et avec une grosse poitrine. Que mon assistante à des piercings et que nous nous souvenons très bien que vous avez eu avec elle, au sujet des contraintes pour la photo pour passeport, de devoir enlever ce genre de bijoux. Mais aussi votre nom d'emprunt pour publier vos récits, DeuxD. Les initiales de vos nom et prénom. Alors qu'est-ce que vous en dites ?
— Euh !
— Nous avons bien aimé vos autres récits. Votre approche sur le SM, et tout le reste. Nous ne demandons qu'une chose c'est que vous retiriez votre texte. Certains pourraient tout de même faire le lien avec nous.
— Euh ! D'accord. A quoi bon nier. Elles ont rassemblé suffisamment d'indices. Mais je vais vous demander de ne jamais parler de moi en m'associant avec DeuxD.
— C'est entendu.
— Vous avez parlé d'une relation entre vous, une relation que j'aurais devinée. Je peux savoir laquelle ?
— Plus tard. Occupons-nous d'abord de l'objet de votre rendez-vous. Installez-vous.
 
Je suis étonné, pensant que notre conversation avait pris un autre chemin. Mais je me lève et vais pour m'asseoir sur le grand fauteuil, fauteuil qu'elle va faire bouger pour faciliter l'accès à ma bouche…
 
— Mettez-vous à l'aise. Regardez, nous aussi.
 
Je regarde. Je la découvre alors qu'elle déboutonne soigneusement sa blouse. Elle n'est pas comme je l'ai imaginée dans mes fantasmes, sans soutien-gorge, mais pire, ou plutôt mieux. Une guêpière noire qui étrangle sa taille mais surtout qui sert de reposoir à ses seins. Les demi-corbeilles manifestement “armées” retiennent à peine l'objet de ma passion. Les aréoles sautent aux yeux, les mamelons ont la taille de mon petit doigt. C'est magnifique. La blancheur de la peau tranche sur le noir du tissu, d'autant que les jarretelles font la liaison avec les bas noirs tout en encadrant la petite culotte de même couleur. Elle est belle. Ses hanches semblent vouloir s'échapper de la guêpière, et bien qu'elle soit face à moi, je peux imaginer le galbe somptueux de ses fesses. Elle ne parle pas. Elle suit mes yeux et ma foi j'ai l'impression que là où je porte mon regard elle le ressent comme une caresse.
Mais je sens un corps contre le mien, des mains qui font le tour pour commencer à détacher ma chemise. C'est l'assistante qui se charge de moi. Je n'ai pas honte du torse qu'elle dévoile. Avec mon épouse nous sommes des adeptes du sport, de la piscine en particulier. A mon âge beaucoup d'hommes ont un petit ventre et, soit dit en passant, de plus en plus de jeunes ont du “bide”. Ils se préparent un bel avenir ! Ma toison plaît aux femmes et Maude, Muriel, je ne sais plus, ne déroge pas à la règle. Ses mains en apprécient la douceur.
Sylvie regarde. Elle sourit. Je ne sais si les deux femmes sont coutumières de ce genre de situation, mais en tout cas cela y ressemble.
Elle sourit alors que Maude vient me faire face. Elle aussi s'est dénudée et j'ai sous les yeux la preuve que mon imagination tombe parfois juste. Les deux tétons sont ornés d'une boucle qui les traversent. Deux piercings… Je ne peux me retenir de laisser “tomber” mon regard. Le nombril aussi est habillé, mais une culotte me prive de savoir si le « Jamais deux sans trois », se vérifie.
La ceinture est une formalité. Maude fait durer le plaisir. Le pantalon entraîne les chaussures.
Elle me pousse contre le fauteuil. Une seconde je vais m'allonger, mais ses mains sur la ceinture de mon slip me retiennent.
Je bande. Quelques secondes de ce jeu et cela m'a suffi. Maude tourne la tête vers Sylvie. Elle me pousse. Je m'allonge. Heureusement que le spot et les outils sont repoussés car je pourrais me sentir comme un cobaye.
Le fauteuil bouge. Il se transforme en table, en lit. Je suis maintenant comme le patient que l'on place pour mieux avoir accès à sa bouche, à ses dents.
Mais le spot ne vient pas m'aveugler.
C'est le visage de Sylvie qui se penche vers moi.
Un visage et des épaules nues.
Une guêpière noire qui magnifie la blancheur de la poitrine.
Une poitrine qui se libère de ses corbeilles, qui coule vers moi, les tétons en avant, entraînant avec eux une avalanche de chair blanche, une chair que l'on devine douce, une peau soyeuse, une avalanche qui va me recouvrir, m'étouffer. Je me protège. Mes mains viennent à mon secours, mais elles n'ont pas besoin de me dégager, au contraire elles enveloppent. Ma bouche s'empare d'un téton. Je suis un bébé qui retrouve le réflexe de la vie. Mais normalement un enfant ne déclenche pas des soupirs de sa mère nourricière. Je tète, je suce, je mordille, passant d'un téton à l'autre, caressant de mes mains que j'espère assez chaudes pour ne pas déclencher de « chair de poule ». Mais non. Des gémissements… Dieu que c'est bon et…
Oh, une main s'empare de mon sexe. C'est un bâton bien dur qu'elle éloigne de mon ventre. Ce sont des couilles, peau tendue que l'autre main enveloppe. Sylvie ? Non, ses mains sont de part et d'autre de mon torse. Alors ? Maude ?
Oui, car des lèvres se posent sur mon gland. Sylvie ne pourrait pas, c'est donc l'assistante. Une langue… Oh… Une protubérance… Le piercing sur sa langue. Elle joue avec. Elle le pousse dans le méat, elle lui fait visiter la couronne et le sillon. La boule trace son chemin. Elle accompagne les lèvres qui se sont emparées de ma verge pour la gober, la sucer, la pomper.
Mais la table bouge. Elle descend. Elle me retire ses seins. Elle est si basse que je vois Maude se pencher pour ne pas cesser sa fellation. Et puis la table s'arrête. Une ombre. Deux jambes qui m'encadrent, cuisses gainées de soie. L'ombre avance, me surplombe, descend, me faisant découvrir…
C'est humide, parfumé, des vagues de douceurs, petites lèvres qui ondulent, que je déguste avant d'aller plus profond, plus intime, abîme de chaleur.
Là-haut, tout là-haut, des gémissements. Des gémissements mais aussi une intimité qui bouge, qui me guide, qui m'inspire. Des mains sur mon torse, sur mon ventre. Les miennes cherchent les seins, les tétons surtout, ces deux tiges, ces deux mamelons que je fais rouler entre mes doigts provoquant des gémissements encore plus forts.
C'est bon. Je suis aveuglé dans un nuage de douceur, mais mon bâton est lui aussi enveloppé dans une gorge chaude et humide.
C'est bon. Je gronde. Elle gémit.
Et puis soudain la lumière, des cuisses qui se retirent.
 
— Venez. J'ai trop envie. Prenez-moi.
 
Sylvie m'a libéré. Elle s'est redressée, mais c'est pour aller s'appuyer contre son bureau.
Cela doit être cela le paradis. Un ange de chair qui ne volera jamais, des chairs roses, des hanches sublimes, des fesses avec leurs rondeurs, et aussi, alors qu'elle est en appui sur son bureau, les jambes écartées attendant l'homme que son assistante prépare en lui recouvrant la bitte d'un latex transparent, sa poitrine qui pend. Non, pas qui pend mais qui se déploie.
D'un coup de rein je quitte le siège et me dresse derrière elle.
Son visage est tourné vers moi. Elle me voit, elle voit mon mandrin si tendu qu'il fait une excroissance qui jaillit de mon pubis.
C'est avec un plaisir inconnu que je pose mes mains sur ses fesses, sur ses hanches, que mes doigts se crispent comme pour pénétrer la peau mais qui “regroupent” de quoi remplir mes mains. Mon dard trace son chemin. Il repousse les plis et replis pour se glisser dans la fente grasse de ma salive. Il entre sans effort. Le vagin se moule sur lui.
 
— Oui. Elle salue mon coup de rein qui me propulse au plus profond.
 
C'est bon. Je déguste l'instant, mon ventre plaqué contre les belles fesses et que je m'agrippe aux hanches.
Je bouge, mais lentement, lentement. J'ai écrit une rencontre avec le couple mais rien d'aussi fort. Je voudrais qu'un miroir me renvoie l'image de sa poitrine que je devine osciller lentement, au même rythme que moi.
Mais l'assistante apparaît à côté. Je l'avais presque oubliée. Elle m'avait sucé, enveloppé, me préparant pour sa patronne. Elle n'avait rien d'une Dominante, pas plus que Sylvie. Je m'étais trompé sur leur lien. Pourtant elles sont complices, elles n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre.
Il ne lui reste qu'une petite culotte. Je vois qu'elle va la baisser et je me dis que je vais savoir pour les autres piercings, si son clitoris ou ses lèvres sont décorés.
Elle baisse sa culotte et… Mais qu'est-ce que… Un morceau de chair qui se décolle, qui semble vouloir respirer, qui se détache de… Un sexe… Un sexe d'homme… Une verge… Des bourses… Une tige… Un gland, un gland sans protection, totalement nu. Nu mais habillé d'un anneau de métal qui étreint sa base, rempli le sillon, un anneau et deux boules de métal.
C'est un homme. Enfin un homme/femme. Un transsexuel. L'assistante est… Voilà leur secret. Voilà leur lien. Je ne risquais pas de le deviner.
La main de Sylvie se tend vers le sexe. Elle l'enveloppe et très vite, le fait grandir. Maude s'approche un peu plus, le sexe trouve le chemin des lèvres. Sylvie suce la bitte de… De…
Elle se rappelle à mon souvenir en bougeant sa croupe. Sans quitter l'étrange spectacle, je recommence à la baiser. J'ai vécu pas mal de choses dans ma vie sexuelle, mais je n'ai jamais rencontré un homme qui a fait le chemin pour réaliser son envie. Mais c'est un sexe d'homme qui se déploie. Une belle tige maintenant brillante de salive. Pourtant le sexe est retiré. J'imagine que nous allons nous occuper de Sylvie ensemble ou bien que l'on va me proposer de posséder cette croupe si étrange.
Mais je vois l'assistante recouvrir son sexe avec un préservatif. Je suis fasciné par l'anneau et les boules qui forment une bosse. Elle me regarde. Je comprends que je suis à côté de la plaque, que son regard dénonce son intention, son intention qui se précise alors qu'elle vient derrière moi.
Elle veut me posséder. Je m'étonne que lors d'une première rencontre, on me propose cela. Et puis je me souviens qu'elles m'ont dit avoir lu mes récits, les avoir appréciés. Souvent mes héros sont bisexuels et j'imagine qu'une telle répétition me dénonce. Armelle, mon épouse m'a fait découvrir ce plaisir avec un sexe artificiel, puis un gode ceinture et de fil en aiguille, lors de nos soirées libertines, avec des sexes d'homme.
Je donne mon accord en m'allongeant un peu sur Sylvie. Mes mains quittent les hanches pour aller jouer avec ses seins, ses seins qui ne bougent plus, m'étant immobilisé pour.
Un doigt me teste. Je sens une fraîcheur, comme un lubrifiant. Ce doigt se crispe et va caresser quelques secondes ma prostate. Mon gémissement est comme une invitation.
C'est à moi de sentir des mains s'agripper à mes hanches.
C'est mon muscle qui découvre que l'anneau se fait remarquer.
C'est mon petit trou qui déjà se sent envahit, qui avoue par sa complicité combien il est habitué à ce genre de visite.
Le ventre est collé contre mes fesses. Il s'éloigne et revient. Elle… Il m'enfile doucement. Il constate que c'est facile, que je gronde alors qu'il m'encule avec des coups de reins de plus en plus forts, des coups de reins qui me font explorer le vagin de sa complice.
Moi aussi je bouge un peu. C'est si bon. Maude se laisse emporter par nos cris. Elle comprend que d'une certaine façon elle baise aussi sa complice. Son sexe est dur. C'est si bon. Je n'ai aucune honte à demander : Encore… Encore… Oui, encule-moi, j'aime ça.
 
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— Daniel ! Daniel ! Tu rêves encore à ta dentiste.
— Quoi ? Chérie… Armelle… On est où ?
— Tu ne crois pas que tu exagères ? Pas une nuit ou tu ne penses à elle. Je devrais t'enregistrer. Tu criais, "Encore, encore "… Franchement ! Je pourrais être jalouse.
— Chérie… Chérie, excuse-moi. Je n'arrive pas à me contrôler. Je t'ai déjà expliqué. Elle me rappelle… Sa poitrine me rappelle ma première fois avec une fille, elle avait une poitrine énorme mais si douce, si tiède et comme elle ne voulait pas prendre le risque de tomber enceinte j'avais le choix entre son petit trou ou entre ses seins. Je n'y peux rien.
— Heureusement que mon premier mec n'avait pas un sexe énorme… On ne se serait jamais connu…
— C'est malin.
— Je te taquine, mais avec toutes les femmes que tu croises dans nos soirées ou au club, reconnais que tu as le choix.
— Je n'y peux rien. C'est comme ça.
— Et tu donnerais quoi pour la rencontrer en privé ?
— Je ne peux pas, tu sais bien que nous faisons tout, ensemble.
— Disons privé, en ma présence.
— C'est impossible.
— Si tu reconnais que tu as la femme la plus belle, la plus intelligente, la plus coquine, la plus…
— C'est toi…
— Figure-toi que je l'ai croisée dans le Sex-shop de la rue Dravant.
— Ah !
— Oui, je voulais acheter un nouveau gode ceinture. Par internet j'ai du mal à me rendre compte. Impossible d'en apprécier la texture, la forme, la taille.
— Et ?
— On se croise alors qu'elle sort d'une cabine. Moi j'avais la boite dans une main, elle une boite du même genre et de la lingerie. Je ne te dis pas nos têtes alors qu'on se voit. Et puis, emportée par le souvenir de ton fantasme, j'éclate de rire. Du coup, la surprise s'est transformée en rencontre. Comme chacune on tenait un accessoire qui dénonçait nos pratiques, nous avons bavardé, échangé des confidences.
— Tu n'as tout de même pas parlé de mon fantasme ?
— Mais si mon Chéri. Figure-toi que tu n'es pas le seul. Par contre aucun lien avec son assistante, relation purement professionnelle. Je lui ai fait lire ton récit sur XStory. Elle a apprécié ton imagination mais voudrait que tu le supprimes.
— Je dois passer pour un idiot.
— Tu verras cela avec elle. Je l'ai invitée pour samedi soir.
— Oh !
— Elle ne viendra pas seule. Figure-toi qu'elle est mariée. Elle m'a montré une photo. Il est plutôt bel homme. On ne devrait pas s'ennuyer… Il est Bi… Comme toi.
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seragont
9 mars 2025 à 04:35
JE NE VOIS PAS DU TOUT pourquoi une porte-jarretelle aurait "etonne sur une femme si jeune"!QUELLE BETISE!LES FEMMES TRES JEUNES PORTENT DES PORTES-JARRETTlELLES TOUT COMME LES FEMMES PLUS AGEES!SOIS UN PEU REALISTE dans ce que tu ecris!
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Photo de profil de bale1984
bale1984
10 juin 2024 à 09:59
Que de plaisirs et que de surprises, le tout dans une prose bien maîtrisée.

Bravo et merci.
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
4 mai 2023 à 18:07
Très très beau hummm
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Photo de profil de CMF4691
CMF4691
1 mai 2023 à 09:25
Excellent, on se fait balader tout du long!
Bravo, une fois de plus du très bon...
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Photo de profil de aime28
aime28
30 avril 2023 à 20:54
Très jolie histoire
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Photo de profil de DeuxD
DeuxD
30 avril 2023 à 11:44
Merci à tous.
DeuxD
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Photo de profil de fab-io72
fab-io72
29 avril 2023 à 12:02
Une écriture soignée, un style toujours propre à vous et inimitable, des sujets (BDSM/Bi) qui me parlent et qui me touchent, jamais vulgaire et définitivement excitant. Un réel plaisir de se noyer dans votre univers et vos récits.
En ce qui concerne ce récit j'aime son originalité, ce mélange ou le réel et fantasme se confondent. Encore une vraie réussite de la part de DeuxD.
Merci pour le partage.
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Photo de profil de Le Matou libertin
Le Matou libertin
29 avril 2023 à 10:57
Moi aussi.... j'adore !
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Photo de profil de Frederyc
Frederyc
28 avril 2023 à 22:39
J’adore !!!
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Photo de profil de Docsevere
Docsevere
28 avril 2023 à 19:37
Très chouette texte.
Après avoir lu la première partie je me suis dit : c'est bien bien qu'un peu abracadabrant, comme beaucoup de nos histoires que nous publions ici.
Et ensuite j'ai compris : le mélange de la fiction, de la réalité qui l'inspire, et de l'imaginaire. J'y ai parfois pensé mais jamais essayé. Préférant rester à l'imaginaire.

Très original donc.
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