La Odette et son Jules
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ lipousic La Odette et son Jules XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La Odette et son Jules — Chapitre 1

13 minutes
5.6k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de lipousic
lipousic
Histoires publiées
42
Abonnés
123
J'aime cumulés
5.8k

La Odette et son Jules

Chapitre 1

Odette et son Jules
— D'où tu viens encore, t'es à moitié bourrée une fois de plus.
— Qu'est que ça peut te foutre je mène ma vie comme je veux.
— Mais enfin Odette pourquoi tu cours les bars comme ça à te saouler la gueule, à baiser je ne sais ou. Il n'y a pas une semaine sans que tu rentres à la limite de rouler par terre, tellement tu as bu. Enfin essais une fois d'être raisonnable.
— Rien à foutre. C'est pas toi qui vas me dicter ma conduite.
— Tu le sais ça, que je suis la risée du pays. Putain, si les cocus avaient des cornes, il y a belles lurettes qu'il n'y aurait plus de plafond à la maison.
— Rien à foutre ! Si tu n'avais pas été aussi nul on aurait été comme tout le monde, à élever des chiards et pas avec une maison vide.
— Oui je sais, tu n'arrêtes pas de me le répéter. C'est pas faute d'avoir essayé je t'en ai mis suffisamment pour faire un régiment et même plus.
— C'est ça, un ventre vide, voilà ce que je suis un ventre vide !
— C'est pour ça que tu vas voir ailleurs ? C'est pour ça que tu me fais cocu ?
— Hé bien oui si tu veux savoir, il y a peut-être un dans le canton qui aura un jus assez bon pour me remplir. À quoi ça sert sinon ?
— Tu as vu le gynéco combien de fois. Il t'a dit quoi hein ? Que ce n'est pas de moi que ça vient, Tu as un problème de fécondité, que ça pourrait se débloquer un jour ou l'autre.
— Et c'est pour ça que je vais partout pour déverrouiller cette putain de serrure. J'essaie toutes les clés que je trouve.
À peu de chose près, c'est la dispute que l'on a quand elle rentre à la maison après un, deux ou plusieurs jours de beuverie et de sexe. Mais elle rentre toujours. Toujours perturbée par cette grossesse qu'elle espère depuis notre mariage il y a huit ans maintenant.
Je m'appelle Jules, quarante-deux ans et quinze de carrière militaire, un mètre quatre-vingt-deux, bien charpenté, j'ai les cheveux en brosse. Réformé pour blessures. Dans le civil ça n'a pas de conséquences. J'étais adjudant chef et fier de l'être. De toute manière je ne serais jamais passé officier, pas la tête à ça, c'est avec mes gars que je voulais être durant les missions.
Réformé avec un bon pécule, j'ai pu acheter ma baraque. Ma petite pension et mon travail de gardiennage paye le reste. Il me reste de quoi bien vivre.
C'est dans le bar ou elle travaillait que j'ai dégotté ma Odette. Elle était un peu à la dérive. Elle plaisait bien aux clients, faisait des extra de temps pour exalter son corps, elle savait plaisanter. C'est d'ailleurs ce qui m'a charmé. Très vite nous nous sommes plût et elle est venu habiter à la maison.
Trente-neuf ans, sa taille est fine et son beau visage triangulaire à la peau un peu mate est encadré par une tignasse luxuriante aux grandes boucles lui descendant sur les omoplates.
Nous nous sommes mariés presque sur un coup de tête, peu de temps après avoir fait connaissance, et avons décidé d'avoir un enfant aussitôt. Notre projet a vite pris l'eau. Il a fallu faire le tour des sages femmes, médecins traitant et gynécologues pour apprendre, qu'il n'y avait pas de bonne solution. Selon eux tout était fonctionnel, il fallait laisser faire la nature.
Odette, le temps passant et les déceptions s'accumulant, s'est mise à boire et à coucher par-ci par-là. Au début elle rentrait tard après une passade d'un soir, puis elle a commencé à découcher. En rentrant, jamais d'explications, seulement une tête de déterrée, si ce n'est pire quand elle avait fait une grosse nouba. Bien entendu ma réputation en a pris un coup, certains en faisaient des gorges chaudes.
Je laisse courir. Ma femme, je l'aime et la dépression la guette, Il m'est impossible de la laisser, sa détresse me navre. Tout ça me fout le bordon, mais stoïque je reste droit dans me bottes.
Combien de fois est elle arrivée à la maison en pleurant, en s'excusant. Il lui est même arrivé que ce soit le compagnon du moment qui me la ramène. Certains polis et mal à l'aise, d'autres vulgaires, ou rageurs ou encore déçus de leur déconvenue.
— Tiens je te la ramène ta pute, même pas foutue de baiser, tellement elle est bourrée.
Ceux-là avaient droit à un cinglant.
— Casse toi, avant que je te refasse le portrait, que ta mère ne te reconnaîtrait même pas.
Tu as deux mains ça devrait te suffire, à moins que tu choppes des crampes tellement tu n'es pas foutu de jouir. Ma femme, elle à droit au respect.
Elle partait toujours sur un coup de tête, avec des gens de passage. Avec son emploi au bar, les occasions ne manquaient pas. Une conversation, un beau parleur et je ne la voyais plus pendant deux, trois jours. Elle fuyait ses démons, se vidait la tête de ses pensées moroses. Ensuite elle me revenait navrée, malheureuse, désespérée, souvent encore saoule. Elle bégayait :
— Jules, je ne suis pas digne de toi. Je te trompe. Je fais les cent coups et toi tu es toujours là égal à toi-même, tu me pardonnes tout, je ne suis qu'une traînée.
— Oui Odette, mais je suis ton homme, celui que tu as bien voulu épouser, c'est vers moi que tu reviens toujours.
Et elle se réfugiait dans mes bras, comme une pauvre petite colombe sans nid.
Ensuite, le plus souvent, je la laisse cuver, sans rien dire. Parfois une fois dessaoulée je tente de la raisonner, en pure perte. Dans ces cas-là elle ronchonne à n'en plus finir jusqu'à ce que je m'arrête. Ce qui m'étonne le plus chez elle, c'est qu'elle ne manque malgré tout jamais une journée de travail. Elle ne rentre pas à la maison, mais elle est au boulot, toujours.
Le lendemain matin d'une énième beuverie, un début de week-end, elle avait une batterie de tambour dans la tête et ne pouvait pas sortir du lit. Il me prend une furieuse envie, je suis en manque et j'en ai marre, j'ai un peu la rage, je me colle à ses fesses et la prends sur le côté, comme elle est, recroquevillée sur elle-même, je lui bourre la chatte à grands coups furieux et en moins de cinq minutes, je lui mets tout ce que j'ai. Ensuite, pas calmé à peine soulagé je me lève et je vais à mes occupations.
En deux semaines je ne l'avais vue qu'un soir et comme toujours, dans le même état, le lendemain matin elle s'était fardée et elle est repartie au boulot sans déjeuner, seulement un verre d'eau et un paracétamol. Elle se tenait la tête et ronchonnait.
En fin d'après midi elle émerge, emberlificotée dans sa vielle robe de chambre, elle vient vers moi et me fait une bise.
— Ho Jules, tu m'en as mis une sacrée dose ce matin. C'était la danse de Saint-Guy dans mon ciboulot. Je te dis quand même que le marmouss lui il a apprécié. Tu m'aimes donc toujours malgré mes débordements.
— Oui Odette, quoique tu fasses, je t'aime, c'est comme ça, c'est tout, je me moque bien de tous ceux qui rient à mes dépens, aucun n'osera jamais me dire quoique ce soit en face, il lui en cuirait.
Elle s'en retourne au lit soigner sa migraine. Je dîne seul comme bien souvent. Cette nuit je ne travaille pas. Je regarde un film et je rejoins ma dulcinée au lit. Couchée sur le dos elle rêvasse. Elle me regarde dans les yeux et m'interroge.
— Dit donc j'aimerais bien que tu me refasses comme ce matin. Je n'ai pas eu le temps de vraiment apprécier, j'avais la tête dans le coaltar.
Elle repousse les draps au fonds du lit, elle est à poil, la touffe à l'air, les cuisses entr'ouvertes et deux doigts sur le minou. Elle m'attendait donc. Je ne veux pas la décevoir, vite fait je largue toutes mes fringues et flamberge au vent je la rejoins. Quelques préliminaires bien senties et je lui donne à consommer mon service trois pièces. Mon organe mâle bien planté au fond de son ventre je commence à limer consciencieusement avec une rigueur militaire. Les yeux dans les yeux je suis l'évolution du plaisir qui monte en elle. Ses râles montent crescendo. Quand elle se met à crier ‘Jules, oui, encore' j'accélère la cadence et lui envoie, tout, atout, belote, rebelote et dix de der. Elle chante tout le répertoire de ses onomatopées d'une voix discordante, mais tellement agréables à entendre quand on en est le chef d'orchestre. Je reste ainsi pubis contre pubis un bon moment, avant de me désunir de ma bien aimée.
— Mon amour, t'est le meilleur, les autres me baisent, c'est pour leur sperme, jamais je ne jouis avec eux. Tu es le seul à m'emmener au septième sans ass'. Il est vrai que ce n'est que quand je suis pas toute seule, qu'il y a moi et ma cuite, que je couche ailleurs.
— Odette tu es comme tu es, tu es ma femme, tu pars et si tu reviens, c'est parce que tu m'aimes assez. Comme toi je suis désespéré que tu ne tombes pas enceinte. Je sais que ça arrivera, il faut être patient.
— Oui, j'ai du mal à y croire encore depuis le temps. Le gynéco me répète que rien n'est perdu, mais je vois le temps qui passe et mon ventre il n'y a rien dedans. Peut-être que c'est toutes ces frasques avant que je te connaisse que je paye maintenant.
— Non ne te mets pas ça en tête. Tu n'as plus vingt ans, c'est tout, la mécanique est un peu rouillée, mais j'ai un très bon dégrippant pour ça, tu verras un jour ce sera le bonheur.
— Jules, tu y crois encore, tu es vraiment un indécrottable optimiste. C'est ça aussi que j'aime en toi. C'est ça aussi qui me donne encore le courage de vivre. Tu es toujours là pour moi.
Le dimanche c'est son jour de congé exceptionnel, elle a droit à tout ce qu'elle veut. Pour une fois, elle est à la maison et bien disposé, c'est un festival pour moi, la kermesse avec mât de cocagne dressé à la demande. Sirop de corps d'homme servi en crème fouettée.
Les jours suivants elle est là tous les soirs. Le dîner, comme toujours, est elle le prépare quand je ne suis pas d'astreinte.
Notre dernière discussion a calmé ses ardeurs aventureuses. J'aime bien quand c'est comme ça, elle se montre câline en vrai épouse. Trois semaines se passent ainsi sans débordements.
Trois semaines d'une vie de couples ordinaire. Odette malgré ses horaires décalés me fait parfois une fiesta érotique. Notre vie est plus équilibrée, je suis soulagé, enfin du répit. Une petite angoisse peut-être quand même en arrière-pensée : combien de temps cela va-t-il durer. Un matin elle m'avoue.
— Jules c'est drôle il y a déjà un moment que je rentre du boulot régulièrement, je m'étonne moi-même. Il y a comme toujours, des gars qui me draguent, je bois parfois un coup avec eux, mais ça me laisse froid. Mon patron est tout heureux pas d'entourloupes, ni d'esclandre avec les clients. Je ne me reconnais pas.
— Tu t'assagis c'est tout, ça doit te faire du bien aussi, si tu t'en rends compte.
— Oui, c'est vrai, et surtout je me sens moins fatiguée. J'ai la niaque au travail et à la maison.
La vie suit son cours, un soir, lovée tout contre moi, elle se met à me peloter avec entrain.
— Jules me dit-elle, j'ai envie de toi, et j'ai quelque chose à te dire, ça m'angoisse, mais il faut que je te le dise. J'ai deux semaines de retard. Tu crois que c'est possible ?
— Odette c'est vrai ? Deux semaines ? Tu as toujours été au jour près. Je pense que tu peux acheter un test. C'est aussi pour ça, sans doute, que tu étais si sage ces derniers temps tes hormones te disaient d'arrêter les folies.
— Demain, en allant au boulot je vais passer par la pharmacie, ça va être long d'attendre le soir pour me tester.
— Pourquoi attendre, fait le en arrivant au bar, ça prend cinq minutes.
— Ah non je veux qu'on découvre le résultat ensemble et s'il est négatif tu seras là pour me consoler.
— Soyons optimistes, prépare toi à chercher un prénom.
— Oui c'est vrai, un prénom et aussi aménager la chambre et acheter le trousseau. Jules ! Jules, tu te rends compte un bébé à nous. Non je rêve, je n'y crois pas !
Le lendemain, assise sur le bord de la baignoire, Odette me tend le test.
— Regarde, toi, j'ai trop peur d'être déçue.
Les yeux fixés sur la petite fenêtre je vois apparaître la bonne nouvelle.
— Regarde, Odette, il va falloir fêter ça.
— Sers moi un bon jus de fruit Jules. Plus de tabac, plus d'alcool, je viens de signer un contrat 7/7-24/24 de neuf mois.
— On va triquer à la santé de nous trois.
— Quand même toutes ces frasques, toutes ces pistes, je le regrette maintenant, Je sais ça jase dans le bourg. J'entends parfois sur mon passage. « Tiens voilà la pute à Jules. »
Au bar il y en a qui me charrient. « Odette, quand est-ce que tu me feras une faveur. »
Ceux-là, restent avec leurs fantasmes. Ceux du pays qui ont eu à profiter, ils n'en parlent pas. Ils vont se poser des questions quand ils vont remarquer mon ventre rond. La crainte du retour de manivelle !
En tout cas je sais que mon petit polichinelle, c'est un Jules number two.
Son monologue me plaît. Elle évoque ses aventures et des regrets. Elle a maintenant un objectif qui va l'accaparer à plein temps. Une nouvelle vie nous attend, une vie de famille. Rien que d'y penser j'ai une grosse bouffée de joie et d'orgueil et même une petite larme.
Je vais être père !
C'est la délivrance. Enfin nous allons nous retrouver en tant qu'amants, couple et bientôt parents, comme tout un chacun.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer les 3 commentaires
Photo de profil de Ced67220
Ced67220
12 mai 2023 à 12:37
Très belle histoire bravo
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de bruno17
bruno17
7 mai 2023 à 07:50
une bien belle histoire
Soyez respectueux
Répondre
luigi7674
6 mai 2023 à 10:33
belle histoire
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Utilisateur supprimé Loic d'Angers XSTORY
Loic d'Angers
Chapitre 3
Par
43
1
4.7k
Bi
✦ Mibou Fantasme noir XSTORY
Fantasme noir
Chapitre unique
Par Mibou
168
5
9k
Hétéro
✦ Mibou Les doutes d'Elodie XSTORY
Les doutes d'Elodie
Chapitre 1
Par Mibou
151
3
10.5k
Hétéro
✦ Jane Does Un peu pute ! XSTORY
Un peu pute !
Chapitre unique
Par Jane Does
225
3
34.8k
Hétéro
✦ ErosSexe Mon premier film de cul XSTORY
Mon premier film de cul
Chapitre 3
Par ErosSexe
177
1
16.6k
Hétéro
✦ bricol08 Mon épouse et ses collègues XSTORY
Mon épouse et ses collègues
Chapitre 5
Par bricol08
112
21
22.1k
Bi
✦ DeuxD Une file d'attente ! XSTORY
Une file d'attente !
Chapitre 1
Par DeuxD
287
8
40.1k
Hétéro
✦ Cead Une nouvelle vie avec ma collègue 2 XSTORY
Une nouvelle vie avec ma collègue 2
Chapitre 2
Par Cead
204
6
22.7k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio