00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ ErosSexe Mon premier film de cul XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Mon premier film de cul — Chapitre 3 · L'irréparable

20 minutes
16.6k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de ErosSexe
ErosSexe
Histoires publiées
78
Abonnés
115
J'aime cumulés
11.2k

Mon premier film de cul

Chapitre 3 · L'irréparable

Mon premier film de cul – 3 -L'irréparable
 
Je l'ai embrassée avec fougue, d'autant qu'elle était quasi nue dans mes bras, ne portant encore que son soutien-gorge et ses bas, alors que j'étais encore habillé. Je l'ai embrassée dans le cou, au creux de l'épaule, caressant son dos.
-       Dégrafe-moi, beau gosse…
Quelques secondes de lutte contre une attache capricieuse ont libéré de leur fine étoffe les seins de Valentine, deux lourdes mamelles aux larges aréoles et aux tétons dressés que mes lèvres ont happés sans hésitation, aspirant et suçant avidement ces attributs de la formidable féminité de mon amante, dont les soupirs de bien-être me réjouissaient.
-       Oh Serge…Mmmm….Encore ! Tu me fais bander des seins… ! Tu m'excites…Tu me mets le feu…Serge ! Attends….Laisse-moi te faire du bien aussi…
Ses doigts habiles ont déboutonné ma chemise et m'en ont débarrassé, Chouquette s'est laissé glisser à mes pieds pour s'attaquer ensuite à la ceinture de mon pantalon. J'ai eu un petit mouvement de retrait.
-       Chouquette, tu crois que…
Me fixant de ses deux saphirs éclatants, un petit sourire d'ingénue aux lèvres, elle a fait glisser la fermeture éclair de mon jean.
-       Oh oui je crois, oui, et pas besoin de me prévenir si tu as envie de jouir dans ma bouche, cette fois je suis prête et je te veux ! 
Je n'avais plus vingt ans et ma vie sexuelle, sans avoir été particulièrement intensive, m'avait appris l'attente du plaisir mais quand la bouche brûlante de Valentine a entièrement enveloppé ma virilité tendue à l'extrême, une onde de chaleur s'est formée dans mes reins, puissante, prête à déferler.
Chouquette m'a sucé divinement, m'avalant profondément avant de me recracher, dégoulinant de sa salive, puis de lécher mon gland et de le masser de ses lèvres serrées autour, produisant des bruits de succion sans équivoque.
Mes mains dans ses cheveux guidaient le rythme, afin de prolonger au maximum ce moment de réalisation de mon fantasme le plus inaccessible, dont je peinais à croire qu'il prenait vie. A force de concentration j'ai réussi à contenir un moment le feu qui grandissait en moi, mais quand les doigts de mon amante se sont refermés sur mes bourses pour les presser, délicatement mais fermement, la lave qui bouillait en moi s'est ruée à l'assaut de ma queue parcourue de spasmes violents, fusant en saccades incontrôlables dans la bouche de Valentine.
Ma semence a été accueillie par des manifestations sonores enthousiastes, les doigts de ma bienfaitrice pressant et parcourant mon membre palpitant pour en extraire jusqu'à la dernière goutte que j'ai vue s'écraser sur sa langue, déjà largement engluée de sperme. Mes jambes tremblaient, j'étais en sueur, et j'ai regardé, fasciné, Valentine déglutir en riant le produit de mon plaisir, recueillant d'un index délicat ce qui avait coulé sur son menton.
-       Tu es toujours aussi généreux dis-donc ! Cette fois tu as apprécié ma manière de te faire jouir ?
-       Chouquette…Tu es absolument divine…Tout mon corps a frémi, je ne me souvenais pas de pouvoir jouir aussi violemment, d'être traversé par une vague brûlante aussi intense…Oh Chouquette…
-       Wouaouhh ! Encore des compliments avec des mots uniques ! Eh bien moi je suis très fière de t'avoir sucé jusqu'au bout et d'avoir avalé tout ton sirop, ce que je ne fais que rarement. Je me suis rattrapée de mes manières de salope d'il y a trente ans ? Dis Poulidor, c'était mieux cette fois ?
Je l'ai relevée, embrassée malgré le goût de sperme que sa bouche exhalait encore et l'ai poussée à la renverse sur son lit, lui relevant les jambes, son cul et sa chatte brillante exposés rien que pour mes yeux, tableau exceptionnel d'érotisme.
Sans un mot je me suis agenouillé et précipité sur sa vulve proéminente, qu'un léger duvet entretenu ornait élégamment. Là, j'ai léché, écarté, brouté, introduit, sucé, m'aidant de mes doigts, guettant sans cesse les réactions de ma divine amante à mes caresses intimes. Je ne m'approchais pas de son anus pourtant tout proche et qui m'attirait, me contentant de subtils parcours de ma langue sur son périnée.
Valentine gémissait, ondulait des hanches, ses mains retenant ses jambes ne pouvaient me guider alors sa voix s'en est chargée, participant à la remontée de mon excitation.
-       Oh putain que c'est bon…Lèche-moi un peu plus haut…oui, là…Oh mon Dieu je mouille…je sens que ça me dégouline sur le trou du cul…Remonte un peu…enfonce ton doigt…Oh oui…oui oui !!! Pourquoi tu t'arrêtes ? Salaud ! Je te déteste ! Bouffe-moi encore la chatte ! Je vais jouir Poupou, suce-moi le bouton maintenant…Oui…Ohhhh…Plus fort…Ouiii…
Ses mains ont relâché ses jambes pour m'agripper les cheveux et plaquer mon visage sur sa motte en feu, ses cuisses se sont resserrées sur ma tête, ses reins se sont cambrés très haut, et dans un long râle Chouquette a joui sur ma bouche recouvrant son intimité, libérant un peu d'une liqueur épaisse au goût très marqué qui m'a surpris, mais que j'ai lapée avec délectation pendant que mon amante se détendait.
Je me suis étendu à côté d'elle, lui caressant les seins encore durcis, les cheveux, parcourant du bout des doigts son adorable visage, ses yeux encore fermés.
-       Serge…Je veux que tu restes. Je veux m'endormir dans tes bras et m'y réveiller. Il s'est passé quelque chose, tu sais, je viens de vivre des moments…comment te dire avec mes mots…des moments…
-       Ne dis rien, savoure, profite du moment…Moi aussi j'ai ressenti des choses exceptionnelles, tu ne peux pas savoir…Ou plutôt si, car je vais te montrer.
Me redressant lentement, je me suis positionné au-dessus d'elle, qui gardait les yeux fermés, et me suis présenté à l'entrée de sa grotte encore ouverte, fort de mon érection revenue rapidement tellement j'étais excité par son corps épanoui, offert, que je rêvais de combler.
-       Serge….Mais…Encore ?
-       Oui Chouquette, oui, j'ai encore envie de toi, là, maintenant, tout de suite…Tu veux ? 
-       Oui ! Oui ! Prends-moi ! Baise-moi ! Remplis-moi de toi !
Chouquette s'est déchaînée, ses talons plantés dans mes reins, m'enfonçant en elle, hurlant des mots crus, ruant littéralement sous moi.
-       Prends-moi à quatre pattes maintenant, comme la grosse salope que je suis ! Vas-y ! Défonce-moi la chatte !
Sa tête dans l'oreiller, son fessier de rêve dressé et ses cuisses écartées je l'ai pénétrée d'un seul coup, fou de désir, tendu à la limite de la douleur, et me suis mis à la pilonner sans la moindre délicatesse, comme un vulgaire soudard. J'ai vu sa main se plaquer sur son sexe, Chouquette se masturbait pendant que je la besognais, ce qui a encore augmenté mon excitation. Je n'allais plus tenir très longtemps.
-       Je vais encore jouir salaud, j'ai la moule en fusion ! Continue ! Touche-moi le cul mais ne t'enfonce pas ! Mouille ton doigt….Oh oui comme ça….Serge…Serge….Je pars…Ohhhhh…..Putain ça vient…Ahhhhh….Serge !!!!!
Mon majeur mouillé de salive massant légèrement son anus frémissant, je me suis répandu au plus profond d'elle, mon bassin collé à ses fesses, dans un cri montant des profondeurs, à la fois de plaisir et de douleur, ma queue me faisait mal.
Son corps s'est affaissé, le mien aussi, j'étais étendu sur elle, peau contre peau, mes bras refermés sur son corps. Nous sommes restés ainsi quelques minutes, apaisés, les mots n'auraient pas pu exprimer le ressenti du moment. J'ai embrassé Valentine dans le cou, derrière l'oreille, sur la nuque, sa peau ambrée était pour moi une gourmandise addictive.
-       Quelle tendresse…je craque Serge, tu es si doux…Continue de m'embrasser, parle-moi encore comme le Petit Robert, fais-moi frissonner de partout, rends-moi femme…
-       C'est facile tu sais…parce que ta peau est un délice, je pourrais passer ma vie à la lécher, l'embrasser, j'adore son grain, son parfum…son frémissement sous mes doigts…Elle enveloppe à merveille ton corps pulpeux, cette œuvre d'art parfaite, cette ode vivante à la femme, cet appel à l'amour, mes mains ne se lassent pas de parcourir tes rondeurs, d'en percevoir la formidable sensualité, la souplesse, la plénitude…Je suis accro à toi ma Chouquette, tu m'as envoûté, c'est peut-être d'avoir enfin goûté ton élixir d'amour entre tes cuisses, de l'avoir bu à la source enchantée qui me met à ta merci, mais je ne peux ni ne veux lutter contre cet état de bonheur absolu…
Je tenais mon amante serrée entre mes bras, ma bouche tout près de son oreille, alternant mots doux et baisers sensuels, un moment de félicité, de béatitude rare dans une vie aussi terne que la mienne.
Nous avons fini par séparer nos épidermes, nous retrouvant couchés sur le flanc, face à face, les yeux dans les yeux, échangeant sans le dire des choses fortes, trop peut-être pour être formulées à ce moment-là, pas prêts à les assumer. Valentine s'est assise, sa nudité éclatante comme seul vêtement, elle était belle. Passant ses doigts sur les draps souillés, elle a eu cette réflexion dont elle seule était capable, sans tabou ni calcul.
-       C'est la première fois depuis que j'habite ici qu'il y a des taches de sperme sur mes draps et entre mes jambes, j'aimerais bien que cela se reproduise…
Nous nous sommes douchés, l'un après l'autre, avant de nous retrouver, vêtus, assis dans le canapé du salon. Valentine avait posé sa tête contre mon épaule, et a timidement pris ma main dans la sienne, enlaçant nos doigts.
-       Tu vas revenir, Serge ? 
-       Je ne sais pas…Cela ne dépend pas que de moi. Je suis encore marié, même si mon couple n'en est plus vraiment un, et puis ta fille va revenir. D'après ce que tu m'en as raconté, ce n'est pas une jeune femme facile à vivre…
-       Pff…Là, je remets les pieds par terre après un moment en apesanteur avec toi, ça fait mal…Oui, je sais que tu es marié…Que veux-tu que j'en dise ? Te voir à la sauvette de temps à autre, je n'ai pas envie. Je viens de découvrir un homme dont je croyais qu'il n'existait pas, Serge, c'est pour le moins déstabilisant, surtout après deux ans d'abstinence sentimentale et sexuelle. Je ne veux pas souffrir encore une trahison, j'ai déjà donné. Quant à ma fille, c'est l'incertitude totale. Elle a dix-neuf ans, passe son bac en juin mais ne fout rien au lycée, consacrant ses soirées à sa hollandaise qui l'emmène traîner je ne sais où.
-       Mais elles habitent ici ?
-       Par intermittence, oui. Des fois trois jours, des fois une nuit, et des fois je n'ai pas de nouvelles pendant deux semaines. Je ne compte pas pour ma fille, je suis juste là pour fournir le gîte et le couvert et l'écouter se faire gouiner par cette drôle d'Anneke.
-       Et tu acceptes ?
-       Tu veux faire quoi ? Si je la vire, j'aurai son père sur les bras parce que mademoiselle, depuis qu'elle aime les femmes, s'est rapprochée de son géniteur, argumentant « la solidarité au sein des minorités sexuelles ». Tu vois le tableau…
-       Pas vraiment, non…Pourquoi elle n'habite pas chez lui, alors ?
-       C'est Anneke qui me l'a dit, elle ne supporte pas encore de voir son père embrasser un mec, de rouler des galoches à un barbu tatoué et d'aller se coucher en le tenant par la main. Ça, je peux comprendre.
-       Ca ne tient pas debout comme raisonnement, soit elle accepte soit elle n'y met pas les pieds. Elle se préoccupe de savoir si toi tu apprécies de la voir faire pareil avec sa batave ? Chez toi ?
-       Je suis bien d'accord avec toi, Serge, mais papa m'a offert une voiture pour mes dix-huit ans, papa lui il comprend ma relation avec Anneke et ne me juge pas, et papa il me trouvera un boulot intéressant après le bac parce que moi je ne veux pas passer ma journée à explorer des trous du cul.
-       Oh là là…en effet ce n'est pas simple…
-       Non…surtout qu'il n'y a pas qu'Olivia. Figure-toi que de temps à autre, cette étrange Anneke, à la fois immature et femme un peu salope assumée débarque ici – Olivia lui a donné une clé sans m'en informer – toute seule, comme chez elle, et se balade à moitié à poil dans MON appartement, me parlant comme si j'étais une bonne copine, s'autorisant des commentaires sur mon corps qu'elle trouve « very sexy ». Des fois je me demande si elle ne me drague pas…Pour te dire combien elle est sans gêne la gonzesse, la semaine passée elle m'a même empoigné les seins à pleines mains pour vérifier qu'on avait la même taille de bonnet et m'a demandé de lui prêter un soutif parce qu'elle avait une réunion au boulot et qu'elle avait oublié d'en prendre un chez elle. J'en étais sidérée. Elle l'a mis devant moi, me matant la poitrine ouvertement, trouvant qu'il flottait un peu à cause de ses seins pas aussi gros que les miens, et regrettant que ma fille n'en ait pas d'aussi beaux. Hallucinant !
 
-       Je savais qu'aux Pays-Bas ils sont assez ouverts question mœurs, mais pas à ce point…Ce que je ne comprends pas, si elle a un appartement cette Anneke, c'est ce qu'elle vient foutre ici ? Pourquoi ta fille n'emménage pas chez elle ? Tu aurais la paix.
 
-       Parce que son appartement il est loin de son boulot, elle doit se lever à l'aube alors que depuis ici, elle y est en à peine trente minutes de bus. Quand elle est pressée, elle emprunte même la voiture de ma fille, ce que moi par contre je n'ai pas le droit de faire, papa ne veut pas ! Il a dit à ma fille que je lui avais déjà coûté assez cher. Connard…Pédé de mes deux…
J'étais vraiment paumé, écartelé entre les formidables instants de plaisir partagés avec Valentine et son quotidien épouvantable, que pouvais-je faire pour l'aider ? Clairement je l'avais dans la peau, et je ne pouvais pas me contenter égoïstement des délices de son corps selon mes disponibilités sans prendre en compte sa situation. Elle méritait bien mieux que cela. Comment faire ? Quoi lui promettre ? Quitter ma femme ? 
C'est une Chouquette en larmes que j'ai quitté le cœur meurtri un peu plus tard, je n'arrivais pas à ouvrir mes bras pour lui rendre sa liberté, alors que je n'avais rien à lui offrir.
-       Vas-y maintenant, vas-y, et si le cœur t'en dit appelle-moi quand tu veux, tu sais que tu seras toujours bien reçu. 
La porte s'est refermée de manière sinistre sur une promesse de bonheur à peine éclose, me plongeant dans un abîme de noirceur. J'étais amoureux fou de Chouquette, sans l'ombre d'un doute, et ne rien faire me semblait presque criminel. 
N'ayant pris aucune précaution particulière, je n'ai pas été surpris lorsque, de retour chez moi Corinne, ma femme, m'a agressé d'entrée, ce qui avait tendance à se produire de plus en plus fréquemment sauf que là, elle avait un motif incontestable.
-       Tu te douches au lycée, maintenant ? Tu as trouvé une élève à ton goût ? Ou peut-être plutôt une jeune collègue, pour ne pas finir au tribunal des pédophiles ?
Je sentais en effet le gel douche, et pas celui de la maison, mais je m'en foutais, décidé à tout assumer.
-       Ni l'une ni l'autre, je ne chasse pas dans le personnel.
-       Ah parce que tu reconnais que j'ai raison ? Comme ça, sans dire un mot ? Mais tu te crois où ? Tu me prends pour qui ? 
-       Corinne, je suis chez nous, tu es ma femme, en tout cas c'est ce qui figure dans le livret de famille. Mais il n'y a pas de cahier des charges des époux dans ce document, rien qui précise ce qu'est le lent naufrage d'un couple ni la manière de l'affronter.
-       Arrête de te la jouer professeur avec moi, tu me trompes alors, c'est bien ça ?
-       Tout à fait, pour la première fois en plus d'un quart de siècle de vie commune.
-       Non mais je rêve…Tu voudrais une médaille pour ta fidélité, peut-être ? Et puis quoi encore ? Tu as évité le tribunal en ne baisant pas une élève, mais je te jure que tu vas y aller à cause de la poufiasse qui fait de moi une cocue ! Elle a quoi de plus que moi, cette traînée ? 
-       Beaucoup de choses que tu avais mais que, malgré mes efforts, tu n'as pas daigné entretenir, faire évoluer, ou évoquer dans des discussions calmes. Ouvre les yeux Corinne, on cohabite, mais on ne s'aime plus, il n'y a plus aucune de ces petites attentions gratuites qui maintiennent un couple, elles ont été progressivement remplacées par des reproches systématiques à la moindre occasion, par un refus du dialogue, et au final par un éloignement autant physique que sentimental.
-       Arrête ces conneries ! On croirait entendre un de ces connards de psy de la télé ! Elle t'offre son cul cette morue, c'est ça ? Vous baisez toute la journée, comme des animaux en chaleur ? Elle gueule comme une pute à cinquante euros quand tu te vides les couilles entre ses cuisses ? C'est ça les petites attentions ? Tu me dégoûtes…
Je n'avais aucune envie d'écouter ce déferlement haineux et vulgaire, salissant l'image de Chouquette alors plutôt que de répliquer et d'empoigner ma femme pour qu'elle modère ses propos j'ai voulu la jouer dédaigneux. Erreur…
-       Si vous faites à la fois les questions et les réponses, maître, permettez-moi de me retirer car ma présence est inutile, le juge tranchera.
Je me doutais bien que cette réplique allait susciter une réaction, sans en avoir vraiment estimé l'ampleur.
-       Oh putain…Mais tu te fous de ma gueule ma parole ? Cocue et en plus ridiculisée ? Salaud ! T'es le dernier des salauds !
Il y avait, sur le meuble de l'entrée, une espèce de statuette en bois rapportée par des amis d'un voyage en Afrique, dont jamais je n'aurais pensé qu'elle me serve un jour de droit d'entrée aux urgences de l'hôpital.
J'ai encaissé le coup, violent, et me suis mis à pisser le sang sous les hurlements incoercibles de mon épouse.
-       Tu mériterais de crever là, oser me parle comme tu l'as fait, je ne veux plus jamais voir ta sale gueule ! Dégage !
Malgré un mal de crâne pour le moins compréhensible, j'ai réussi à immobiliser Corinne en la tenant par les bras, une de mes jambes repliée de côté la plaquant au mur pour éviter le coup de genou vicieux guidé par la colère.
-       Ta gueule ! Ferme ta gueule et écoute-moi, au moins une fois dans ta vie ! Je suis ici chez moi autant que toi, alors je vais aller me faire recoudre et je vais revenir si on ne me garde pas à l'hosto. Si tu ne me laisses pas rentrer à mon retour, je défonce la lourde et je porte plainte chez les flics pour tentative de meurtre ! Alors calme-toi et réfléchis !
Il m'a fallu convaincre l'interne de garde, soupçonneux au vu du type de blessure, que je m'étais cogné la tête dans une marche sous l'escalier en descendant des vieilleries à la cave par un escalier très bas de plafond. Il m'a fait dix points de suture, pas très agréables, me recommandant de ne pas m'agiter et de revenir en cas d'étourdissement ou de vomissements, le risque de commotion cérébrale ne pouvant être exclu. Sympa.
Un peu sonné quand même, j'ai conduit prudemment jusqu'à la maison. La porte n'en était pas fermée à clé, Corinne, l'air apaisée, était assise dans le fauteuil du salon. Je me suis assis en face, dans le canapé.
-       Tu as dû te faire recoudre ? 
-       Oui. Dix points. Tu as eu la main lourde.
-       Je suis désolée, Serge, je me suis emportée…j'ai pété un câble…c'est impardonnable…Mon Dieu Serge, que nous arrive-t-il ? On va faire comment, après ça ? J'ai peur…
C'est moi qui avais failli me faire défoncer le bocal et c'est elle qui avait peur, un peu le monde à l'envers…
-       Peur ? De moi ? Je n'ai heureusement pas tes inclinations à l'homicide passionnel…ni ton mépris de l'art Africain.
-       Oh Serge…Je suis sérieuse, et tu as parfaitement compris ce que je veux dire. Peur de notre avenir, s'il y en a un. J'ai commis l'irréparable, je sais, j'ai honte de moi…mais avoue que tu m'as provoquée de manière particulièrement odieuse.
-       Ce n'est pas tout à fait vrai mais la forme importe peu, c'est le fond qui compte. Tu ne peux pas nier que notre couple s'effiloche depuis un moment, qu'il n'y a plus de désir, plus de complicité, que nous avons de moins en moins d'intérêts communs, et qu'aucun de nous deux n'a fait de gros effort pour y remédier. A croire que cela nous convenait, jusqu'à aujourd'hui.
-       Tu es malheureux avec moi au point de me tromper sans aucune précaution, de m'humilier cyniquement et sans vergogne ? 
-       Je ne peux pas dire que je sois malheureux, mais que je m'ennuie oui. La conséquence tu la connais désormais.
-       Tu me trompes depuis longtemps ?
-       Depuis aujourd'hui.
-       Tu as fait exprès de rentrer parfumé au gel douche ? Tu voulais que je sache ?
-       Disons que je n'y ai même pas prêté attention, sans doute un peu perturbé.
-       Puisque c'est encore frais, si je puis dire, il est peut-être encore temps d'essayer d'arranger les choses, non ?
-       Si c'est à coup de statuette, non merci. Et sinon, je ne vois pas ce qui pourrait être entrepris alors que nous n'avons jamais rien fait. On n'a pas fait l'amour depuis des mois, tu me vois, là, maintenant, te prendre par la main pour rejoindre avec moi le lit conjugal et batifoler ? 
-       Tu ramènes tout à des histoires de sexe, on dirait qu'il n'y a que ça dans la vie…
-       Si je me souviens bien de ce que tu m'as hurlé avant de me défoncer le crâne, il n'était pas question de littérature, de cuisine ou de cinéma. Apparemment le sujet ne te laisse pas indifférente.
-       Oh Serge…tu es de mauvaise foi…Bon, en attendant moi je vais dormir dans une chambre des enfants.
-       En attendant quoi ?
-       Je ne sais pas…que tu daignes discuter, sans humour à la con, sans mauvaise foi, pour moi tout n'est pas perdu. Je vais essayer de réfléchir, si j'y arrive encore.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 4 · Piégée par Anneke
32 minutes
10.9k
172
4
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer le commentaire
Photo de profil de sebou01
sebou01
19 avril 2026 à 02:12
Une très belle suite bien excii,j'ai la chouquette
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ ErosSexe Anabelle XSTORY
Anabelle
Chapitre 5
Par ErosSexe
141
2
6.6k
Hétéro
✦ DeuxD Aventure d'un été, et plus, si affinité. XSTORY
Aventure d'un été, et plus, si affinité.
Chapitre unique
Par DeuxD
248
8
20.4k
Hétéro
✦ ErosSexe Anabelle XSTORY
Anabelle
Chapitre 4
Par ErosSexe
151
2
4.7k
Hétéro
✦ Jane Does Le bal des hypocrites XSTORY
Le bal des hypocrites
Chapitre unique
Par Jane Does
208
3
6.9k
Hétéro
✦ bendanslaforet Ma femme ravagée sous mes yeux impuissants. XSTORY
Ma femme ravagée sous mes yeux impuissants.
Chapitre 3
Par bendanslaforet
432
11
51.5k
Hétéro
✦ Anthynéa Les saisons d'une vie XSTORY
Les saisons d'une vie
Chapitre 2
Par Anthynéa
60
3
9.1k
Bi

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio