Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Laisse aller, on est en vacances ! — Chapitre 3 · Le calme avant...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Laisse aller, on est en vacances !
Chapitre 3 · Le calme avant...
Un rayon de soleil taquin filtre par le store et me réveille. Je jète un œil sur mon téléphone : 9h15. J'ai le temps de prendre une douche, me brosser les dents, surtout me brosser les dents, j'ai la sensation d'avoir une haleine de chameau!
Et une faim de loup! Un vrai zoo à moi toute seule!
Et une faim de loup! Un vrai zoo à moi toute seule!
Julie sommeille comme un bébé. Sur la pointe des pieds je ramasse de quoi me saper dans ma valise et m'enferme dans le cabinet de toilette.
Avant de sortir je lui laisse un petit mot indiquant où me trouver. Mais je connais l'oiseau! Elle va mettre du temps à récupérer, car je me doute qu'elle a bien donné de sa personne. Ce ne serait pas charitable de la réveiller.
Avant de sortir je lui laisse un petit mot indiquant où me trouver. Mais je connais l'oiseau! Elle va mettre du temps à récupérer, car je me doute qu'elle a bien donné de sa personne. Ce ne serait pas charitable de la réveiller.
Au self, aucun visage connu. Il y a le choix entre de longues tables collectives et d'autres plus petites à 6 ou 4 places. La plupart sont clairsemées et je m'assieds en face d'un couple genre commerçant de province aisé.
Nous déjeunons en silence. L'homme est le premier à se lever, il quitte la table en me souhaitant poliment une bonne journée. La femme le suit peu de temps après non sans me jeter un regard en coin dépourvu d'aménité.
Nous déjeunons en silence. L'homme est le premier à se lever, il quitte la table en me souhaitant poliment une bonne journée. La femme le suit peu de temps après non sans me jeter un regard en coin dépourvu d'aménité.
Je peux m'étaler, reconstituer ma bulle.
Bonne surprise, le café est excellent, deux pains au chocolat sont avalés vite fait mais il me reste de la place. En revenant de la table centrale avec mes provisions j'aperçois Juju qui arrive, la main en visière sur les yeux, pourtant nous sommes à l'ombre!
Un signe de la main ne suffira pas, je sais qu'elle dort encore à moitié et va mettre une heure à me situer, alors je la siffle comme un voyou. Tout le monde se tourne instantanément vers moi et elle me repère avec un grand sourire.
Bonne surprise, le café est excellent, deux pains au chocolat sont avalés vite fait mais il me reste de la place. En revenant de la table centrale avec mes provisions j'aperçois Juju qui arrive, la main en visière sur les yeux, pourtant nous sommes à l'ombre!
Un signe de la main ne suffira pas, je sais qu'elle dort encore à moitié et va mettre une heure à me situer, alors je la siffle comme un voyou. Tout le monde se tourne instantanément vers moi et elle me repère avec un grand sourire.
Lorsqu'elle retire la main de son visage en prenant place, je comprends pourquoi elle voulait rester dans l'ombre. Elle a des cernes comme des roues de vélo. Elle aurait une pancarte ”on a baisé toute la nuit”, ça ne serait pas plus explicite!
Elle n'a pas pris de douche et dégage des effluves, mélange de sexe et de sueur nocturne… Devant ma mimique admirative elle se contente d'écarter les bras, genre ”ben oui, et alors?”
Elle n'a pas pris de douche et dégage des effluves, mélange de sexe et de sueur nocturne… Devant ma mimique admirative elle se contente d'écarter les bras, genre ”ben oui, et alors?”
Les femmes de service ont commencé à débarrasser les tables pour préparer le buffet de midi, l'une a pitié d'elle et lui apporte un mug de café fumant en lui indiquant la table où elle trouvera de quoi se restaurer.
Son sourire est un mélange de gentillesse, complicité et indifférence. Elle a dû en voir de toutes les couleurs depuis qu'elle travaille ici!
Son sourire est un mélange de gentillesse, complicité et indifférence. Elle a dû en voir de toutes les couleurs depuis qu'elle travaille ici!
Le café aide mon amie à émerger et elle me déclare :
— Je sais pas toi, mais moi, je vais pas déjeuner ce midi, sinon je vais me prendre cinq kilos facile! Une douche, une sieste et quand il fera moins chaud, direction la plage et bronzette. Ce soir je reste pour le spectacle après dîner, ensuite dodo, faut que je dorme sinon je vais ressembler à une vieille chouette!
— Je sais pas toi, mais moi, je vais pas déjeuner ce midi, sinon je vais me prendre cinq kilos facile! Une douche, une sieste et quand il fera moins chaud, direction la plage et bronzette. Ce soir je reste pour le spectacle après dîner, ensuite dodo, faut que je dorme sinon je vais ressembler à une vieille chouette!
Nous quittons la table et au passage faisons main basse sur quelques viennoiseries pour le cas où nous aurions un creux dans l'après-midi.
Elle meurt d'envie de me raconter sa soirée mais je reste muette sur le chemin de notre case.
Mais on ne se refait pas alors elle craque :
— T'as fait quoi?
Elle meurt d'envie de me raconter sa soirée mais je reste muette sur le chemin de notre case.
Mais on ne se refait pas alors elle craque :
— T'as fait quoi?
Joueuse, je fais une mimique ”rien de spécial”. Bonne copine elle compatit :
— T'inquiètes , je crois que je peux t'arranger un coup.
Faux-cul comme un chanoine je hausse les sourcils, interrogative.
— Explique?
— Hier soir quand je dansais, un type m'a branché, la cinquantaine, pas mal fichu, sympa. On a pris un verre dehors et après on est allés chez lui, tu vois?
— Pas besoin d'un dessin!
— Ben non. Bon, il est marié et partage un bungalow avec deux autres couples. Pas que le bungalow, à vrai dire, mais ça je savais pas!
— Et sa femme?
— Je suppose qu'elle est allée vadrouiller de son côté. Il m'a proposé de prendre une douche pendant qu'il nous préparait à boire. Evidemment il m'a vite rejointe et on a commencé dans la salle de bain. Ca faisait, quoi, une heure? Et puis un des autres couples est rentré, on était entre train de baiser sur le canapé. Deux minutes plus tard ils étaient à poil, tu vois le topo?
— Tout à fait! Et???
— Et ben on a fait connaissance! Et quand le troisième couple est rentré à son tour, ben, ils ont participé aussi… Les mecs tu t'en fiches, mais laisse moi te dire que ça vaut le voyage! Mais il y a une grande rouquine, là, crois-moi tu vas kiffer!
— Qu'est-ce qui te fait dire ça?
— Ben elle son truc c'est nettoyer les outils… Elle a une langue immense!
— Tiens donc… et toi aussi?
— Ben une langue c'est une langue, quoi!
Et allez donc! Ca ma vieille, c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde!
— Attends, c'est pas fini, la troisième meuf est rentrée encore plus tard et elle m'a trouvée à quatre pattes en train de sucer son homme! En mode jalouse, là, je comprenais plus, tu vois?
— Aïe!
— J'avoue que j'ai marché, panique sur le coup et puis les autres se sont marrés, elle aussi elle s'est déloquée et a plongé! Tu sais quoi? Elle est plutôt tactile…
— Ben oui, quoi, une main c'est une main!
— Voilà! Mais pour tout dire, ça m'aurait bien arrangée que tu sois là. J'essayerais bien deux ou trois mecs à la fois, c'est l'occasion où jamais. Mon fantasme, être un fusil à trois coups simultanés!
Non mais, qu'est-ce qu'elle croit? Je l'adore, Julie, mais j'arrive encore à me débrouiller seule! Quand à elle, on règlera ça plus tard entre quat'z'yeux.
Je me mords la langue pour ne pas lui raconter ma nuit à moi. Et que d'une certaine manière rendez-vous est pris, je peux compter sur Gisèle pour pas lâcher l'affaire.
— Tu parais bien sûre de toi! Et d'où sors -tu cette expression à la noix?
— Oh, je l'ai lue je ne sais plus dans quel bouquin...
Pour l'instant, le mot d'ordre c'est motus et farniente! Après-demain est un autre jour.
— T'inquiètes , je crois que je peux t'arranger un coup.
Faux-cul comme un chanoine je hausse les sourcils, interrogative.
— Explique?
— Hier soir quand je dansais, un type m'a branché, la cinquantaine, pas mal fichu, sympa. On a pris un verre dehors et après on est allés chez lui, tu vois?
— Pas besoin d'un dessin!
— Ben non. Bon, il est marié et partage un bungalow avec deux autres couples. Pas que le bungalow, à vrai dire, mais ça je savais pas!
— Et sa femme?
— Je suppose qu'elle est allée vadrouiller de son côté. Il m'a proposé de prendre une douche pendant qu'il nous préparait à boire. Evidemment il m'a vite rejointe et on a commencé dans la salle de bain. Ca faisait, quoi, une heure? Et puis un des autres couples est rentré, on était entre train de baiser sur le canapé. Deux minutes plus tard ils étaient à poil, tu vois le topo?
— Tout à fait! Et???
— Et ben on a fait connaissance! Et quand le troisième couple est rentré à son tour, ben, ils ont participé aussi… Les mecs tu t'en fiches, mais laisse moi te dire que ça vaut le voyage! Mais il y a une grande rouquine, là, crois-moi tu vas kiffer!
— Qu'est-ce qui te fait dire ça?
— Ben elle son truc c'est nettoyer les outils… Elle a une langue immense!
— Tiens donc… et toi aussi?
— Ben une langue c'est une langue, quoi!
Et allez donc! Ca ma vieille, c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde!
— Attends, c'est pas fini, la troisième meuf est rentrée encore plus tard et elle m'a trouvée à quatre pattes en train de sucer son homme! En mode jalouse, là, je comprenais plus, tu vois?
— Aïe!
— J'avoue que j'ai marché, panique sur le coup et puis les autres se sont marrés, elle aussi elle s'est déloquée et a plongé! Tu sais quoi? Elle est plutôt tactile…
— Ben oui, quoi, une main c'est une main!
— Voilà! Mais pour tout dire, ça m'aurait bien arrangée que tu sois là. J'essayerais bien deux ou trois mecs à la fois, c'est l'occasion où jamais. Mon fantasme, être un fusil à trois coups simultanés!
Non mais, qu'est-ce qu'elle croit? Je l'adore, Julie, mais j'arrive encore à me débrouiller seule! Quand à elle, on règlera ça plus tard entre quat'z'yeux.
Je me mords la langue pour ne pas lui raconter ma nuit à moi. Et que d'une certaine manière rendez-vous est pris, je peux compter sur Gisèle pour pas lâcher l'affaire.
— Tu parais bien sûre de toi! Et d'où sors -tu cette expression à la noix?
— Oh, je l'ai lue je ne sais plus dans quel bouquin...
Pour l'instant, le mot d'ordre c'est motus et farniente! Après-demain est un autre jour.
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