Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
mon amour, ses amours. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
mon amour, ses amours.
Chapitre 1
Si j'écris cette histoire aujourd'hui, c'est comme une dernière tentative pour essayer d'exorciser les démons qui me hantent, bien que je n'aie que peu d'espoir. Je ne peux être consolé, je ne peux oublier. Cette feuille encore blanche devant moi servira d'exutoire. Je prie pour qu'elle le soit.
Impatience
Je commençais ma première année dans une école d'art réputée dont je tairai le nom. J'avais à cette époque l'envie de devenir dessinateur ou illustrateur. Je louais donc près du centre-ville un petit studio qu'il me faudrait payer en travaillant hors mes cours. Je trouvais rapidement un job dans un bar assez proche. J'allais y passer la plupart de mes soirées. J'étais heureux de découvrir ce nouveau monde qui me propulsait à des années lumières de ma campagne natale.
Mon studio ne payait pas de mine. Il devait à peine mesurer vingt mètres carrés, mais il se situait agréablement sous les combles, au-dessus de la terrasse d'un joli restaurant. Il ne manquait pas de charme, quoique son âge engendrait quelques désagréments, comme cette fuite au-dessus de mon lit qui laissait passer un filet d'eau les jours de forte pluie. Je fus obligé d'installer un système pour le faire dériver jusqu'à un bidon au pied du lit. J'aménageai la pièce en fonction de mon budget, c'est-à-dire simplement, pour ne pas dire sobrement.
Ce dimanche soir, un sentiment de joie mêlé de stress m'empêchait de m'endormir. Le lendemain, j'allais commencer enfin cette école qui me permettrait de réaliser mon rêve. Je parcourais mes nombreux cartables de dessins, comme pour me rassurer que je méritais ma place parmi les élèves les plus doués du pays.
Je me levais trente minutes avant que mon réveil ne sonne. J'avalais le bout de pain sec qu'il me restait, enfilait mon meilleur jean et une chemise potable et me précipitais pour arriver, seul et avec une belle avance, devant les imposants escaliers qui me mèneraient, je le pensais encore naïvement, à la renommée et à la gloire.
Après avoir franchi la lourde porte forgée du bâtiment principal, un grand hall néoclassique me ramena à mon insignifiance. Je cherchai le plan des salles de cours et finis par trouver celle qui servirait d'accueil à la nouvelle volée à laquelle j'appartenais. Elle était ouverte et je profitais de m'installer, toujours seul, au fond de l'auditoire. Petit à petit, d'autres étudiants y entrèrent et prirent place à distance. J'étais intimidé et n'osais les approcher. La salle se remplit et enfin, une jeune femme s'assit à mon côté.
—Salut ! Je m'appelle Selena.
Je bredouillai plus que je ne répondis.
—Moi, c'est Olivier.
Elle était magnifique. Ses longs cheveux blonds tombaient sur ses épaules d'une manière sensuelle et marquaient un contraste saisissant avec ses sourcils foncés. Le souvenir de son sourire et de ses yeux verts me font tourner la tête encore aujourd'hui et déjà je me demande si c'est une bonne idée de revivre cette histoire. Mais j'irai jusqu'au bout de ma démarche, je me dois d'essayer.
Je fus donc immédiatement envahi par une sorte d'ivresse qui me fit perdre mes moyens. Je mis ceci sur le compte de mon excitation face à toutes ces nouveautés. J'avais besoin de me sentir moins seul et je me retrouvais avec un ange.
Je fus donc immédiatement envahi par une sorte d'ivresse qui me fit perdre mes moyens. Je mis ceci sur le compte de mon excitation face à toutes ces nouveautés. J'avais besoin de me sentir moins seul et je me retrouvais avec un ange.
—Tu as pris quoi comme options, me demanda-t-elle ?
Je m'empourprai encore plus, pour autant que ce fut possible.
—Le dessin anatomique, perspectives et points de fuites, la gestuelle et heu… le dessin érotique.
—Super ! J'ai aussi la gestuelle et le dessin érotique. On sera ensemble.
—Super ! J'ai aussi la gestuelle et le dessin érotique. On sera ensemble.
J'avalais ma salive et ne sus que prononcer un timide « cool ». Quel navet ! On aurait dit un puceau provincial. Je n'en étais pas loin à vrai dire.
Après les cours, J'eus à peine le temps de rentrer chez moi et dû me dépêcher d'aller prendre mon service au Blue bar. Vers vingt heures, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis ce groupe d'étudiant entrer, Selena parmi eux. Elle me reconnu aussitôt puisqu'elle me fit signe de la main. Un nœud crispa mon ventre. Il manifestait la tension qui montait en moi ; la joie aussi de revoir Selena et certainement déjà une pointe de jalousie envers ces deux types qui l'accompagnaient. Heureusement elle n'était pas seule avec eux puisque deux autres filles que j'avais aussi aperçues le matin s'assirent à la même table. Je répondis d'un signe de tête et m'approchai pour prendre leur commande.
—Salut Olivier ! Je ne savais pas que tu travaillais ici. C'est marrant, on vient souvent, lança-t-elle avec un grand sourire et ses yeux en amande délicieusement brillants.
—Oui ! j'ai dû me trouver un job pour payer mon studio et financer les études.
—Quel courage ! Heureusement que mes parents sont là pour ça ! Enfin, je te présente Sam, Raphy, Louise et claire.
—Oui ! j'ai dû me trouver un job pour payer mon studio et financer les études.
—Quel courage ! Heureusement que mes parents sont là pour ça ! Enfin, je te présente Sam, Raphy, Louise et claire.
Ils me saluèrent chaleureusement, à l'exception du dénommé Raphy qui se contenta de me commander des bières. Un peu irrité par son ton abrupt, je me renfrognais mais ne m'en exécutais pas moins. J'aurais aimé les rejoindre mais à cette heure les clients se bousculaient. Lorsqu'ils partirent, le reste mon service me sembla soudainement fade. Je rentrais finalement chez moi, épuisé par cette journée. Je dormis mal, les événements de la journée se précipitant dans ma tête. Heureusement il ne plut pas cette nuit-là.
Excitation
Deux semaines après avoir commencé cette école d'art, j'étais sur un nuage. Je pensais pouvoir m'améliorer rapidement. Je découvrais chaque jour de nouvelles techniques et quoique certains cours fussent un peu barbants, comme histoire de la calligraphie, d'autres étaient franchement passionnants. Je me levais chaque matin sans aucune peine, heureux à l'idée de me rendre aux cours bien sûr, mais surtout pour voir Selena. Je la connaissais peu mais je la trouvais sublime. Elle était douce, charmante, toujours l'air heureux, pétillante et d'une beauté divine. J'étais amoureux, c'est certain ! Et Selena était mon Aphrodite. Ma timidité maladive m'empêchait de la séduire, ou alors si maladroitement qu'elle ne devait même pas s'en rendre compte. Nous étions pourtant déjà à l'aube d'une belle amitié me semblait-il. Mais cela ne me suffisait pas et c'est le cœur gonflé de ce délicieux et terrible sentiment d'amour que je me rendis au premier cours de dessin érotique.
Le dessin érotique engendrait en moi une certaine appréhension mêlée d'une impatience juvénile. Il était enseigné par Mme Abril, une Espagnole dans la quarantaine. Elle se présenta brièvement et poursuivit sur un ton enjoué.
—Mes chers étudiants ! Si vous avez choisi ce cours, c'est certainement parce que vous avez compris l'importance de l'érotisme dans la société humaine. Le dessin érotique représente notre monde. Mais il est aussi beaucoup plus. Il est le reflet de nos âmes, il transcende notre être profond et traverse toutes les couches de notre personnalité. Grâce à lui, nous pouvons exprimer nos rêves, nos envies, nos fantasmes et même nos tabous. Il est l'esprit matérialisé par la main, par la pointe de votre crayon. Les premières sociétés l'avaient bien compris. Il nous touche tous et ne laisse personne indifférent, quel que soit notre âge, notre milieu social, notre profession ou notre sexe. Par ce cours, vous apprendrez de nouvelles techniques. Votre œil s'affinera et verra les corps avec plus de précision, plus de passion. Votre esprit s'émancipera et, passé le choc initial, il vous aidera à franchir vos ultimes barrières pour faire de vous des êtres libres, nouveaux et lumineux.
Une telle envolée que je qualifiais alors de lyrique, quoiqu'assez comique aussi me stupéfia néanmoins. La passion dans la voix de Mme Abril me fit me sentir tout drôle. Son regard flamboyant sembla réchauffer l'atmosphère et machinalement je déboutonnais le col de ma chemise. Nous étions étonnement peu à nous être inscrits à ce cours. Contrairement aux propos que nous venions d'entendre, la plupart des gens considèrent le dessin érotique comme un sous dessin, Ils se contentent de sa forme classique et supposent que celle-ci doit être innée. Il est souvent perçu comme le parent pauvre de l'art. Ce fut probablement la raison de notre maigre effectif dans cette école guindée.
A mon grand plaisir, Selena était du lot. Elle faisait partie des trois seules filles du groupe. Raphy aussi était présent et cela me plaisait nettement moins. Nous comptions tous deux parmi la dizaine de garçons à avoir choisi cette option.
A mon grand plaisir, Selena était du lot. Elle faisait partie des trois seules filles du groupe. Raphy aussi était présent et cela me plaisait nettement moins. Nous comptions tous deux parmi la dizaine de garçons à avoir choisi cette option.
—Ce cours doit être interactif ! Vous pouvez m'interrompre en tout temps. Aucune question ou remarque n'est inappropriée. Laissons nos préoccupations dehors et vibrons ce moment. Vous êtes libre aussi de ne pas venir. Rien, j'insiste bien ! Rien ne vous y oblige ! Et pour commencer, sachez que nous travaillerons souvent sur modèles réels. Les modèles dont nous disposions auparavant n'ont pas été réengagés. Soit ! Monsieur le directeur à ses contraintes budgétaires. Eh bien nous nous en passerons. Nous travaillerons entre nous. Je vais donc demander à l'un d'entre vous, un garçon puisque vous êtes en majorité, de bien vouloir venir devant nous et de se mettre en petite tenue.
Un murmure stupéfait avait secoué la salle. Nous nous regardions à la fois médusés et ricanant. Et comme personne ne se leva, Mme Abril reprit :
—Allons les enfants ! Ne soyez pas plus pudiques que vous ne l'êtes. Je ne demande pas grand-chose. Ne me dites pas que vous avez honte de venir vous exposer en caleçon. Comment faites-vous à la plage ?
Personne ne répondit et les regards tombèrent au sol. Un long silence s'installa. Une douce voix me réveilla de ma torpeur.
—Je ne suis pas un garçon Madame, mais je me porte volontaire.
Selena s'était levée et avec l'approbation de notre professeur, elle me sourit en passant devant moi, se plaça devant nous et commença à se déshabiller. Je devais avoir l'air d'un poisson hors de l'eau. La bouche ouverte.
Raphy poussa un sifflement qui me sortit de ma torpeur. Je lui jetai un inutile regard hostile.
Mon cœur se mit à battre la chamade lorsque je constatai que tous la regardaient avidement. Je la vis aussi bien sûr, et malgré une certaine excitation, j'avais le sentiment que j'aurais dû être seul à profiter de cet instant. J'étais jaloux. J'avais envie de la protéger, de la protéger de ces regards qui, je le sentais, la convoitaient. Elle prit une position en semi-profil et s'appuya sur une chaise haute qui lui cambra les reins. Elle portait un léger top rose qui couvrait sa petite poitrine tout en laissant deviner la pointe de ses tétons. Une légère et sexy culotte rose laissait apparaitre quelques poils de son intimité. Ceux-ci marquaient un vibrant contraste avec sa chevelure et ne la rendait que plus attirante. Mon sexe se durcit immédiatement. Elle était magnifique. Son corps menu, sa peau pâle. A cet instant j'aurais pu la manger.
Mais, cet envoutement laissa place à la jalousie qui couvait en moi. Imaginer que les autres hommes dans cette salle devaient probablement imaginer des obscénités me rendait fou. Selena ne semblait pas s'en soucier et restait impassible, son charmant sourire éclairant son visage.
Nous fûmes invités à sortir notre matériel pour dessiner notre modèle. Mme Abril passait près de nous pour nous conseiller. Elle s'exclamait devant notre maladresse ou nos talents. Puis, remarquant quelques lacunes communes, elle se dirigea vers Selena et posa sa main sur ses fesses sans ménagement. Elle sursauta à peine.
Raphy poussa un sifflement qui me sortit de ma torpeur. Je lui jetai un inutile regard hostile.
Mon cœur se mit à battre la chamade lorsque je constatai que tous la regardaient avidement. Je la vis aussi bien sûr, et malgré une certaine excitation, j'avais le sentiment que j'aurais dû être seul à profiter de cet instant. J'étais jaloux. J'avais envie de la protéger, de la protéger de ces regards qui, je le sentais, la convoitaient. Elle prit une position en semi-profil et s'appuya sur une chaise haute qui lui cambra les reins. Elle portait un léger top rose qui couvrait sa petite poitrine tout en laissant deviner la pointe de ses tétons. Une légère et sexy culotte rose laissait apparaitre quelques poils de son intimité. Ceux-ci marquaient un vibrant contraste avec sa chevelure et ne la rendait que plus attirante. Mon sexe se durcit immédiatement. Elle était magnifique. Son corps menu, sa peau pâle. A cet instant j'aurais pu la manger.
Mais, cet envoutement laissa place à la jalousie qui couvait en moi. Imaginer que les autres hommes dans cette salle devaient probablement imaginer des obscénités me rendait fou. Selena ne semblait pas s'en soucier et restait impassible, son charmant sourire éclairant son visage.
Nous fûmes invités à sortir notre matériel pour dessiner notre modèle. Mme Abril passait près de nous pour nous conseiller. Elle s'exclamait devant notre maladresse ou nos talents. Puis, remarquant quelques lacunes communes, elle se dirigea vers Selena et posa sa main sur ses fesses sans ménagement. Elle sursauta à peine.
—Vous devez rendre le côté charnu et sensuel de cette femme. Vous pouvez accentuer certains traits, en distraire d'autres pour souligner son anatomie ou la mystifier. Le regard se portera là ou vous décidez de le mener. Le spectateur doit ressentir votre émotion. Ressentez celle qui vous habite en cet instant. Imaginez ou vous aimeriez aller. Votre dessin doit m'y emmener avec vous. Il peut être réaliste, cru, sensuel, bestial, il peut même inspirer le dégoût mais Il doit refléter au moins une émotion. Le dessin érotique se suggère ou s'impose, mais il doit pénétrer l'esprit. Cette demoiselle ne doit en aucun cas vous laisser indifférents, votre dessin doit le révéler.
Me laisser indifférent ! Quelle blague ! J'étais en train de me noyer dans un tourbillon d'émotions, toutes plus fortes les unes que les autres ; et tellement contradictoires.
Passion
Je ne sortis pas indemne de ce cours. Heureusement, du moins le croyais je à cette époque, Selena s'en rendit compte.
Aussi, ce soir-là, alors que perdu dans mes pensées je servais les clients du Blue, Selena se retrouva soudainement devant moi. J'en lâchais le mojito que je préparais. Je ne su que dire. Mes émotions me rendaient mutique et pourtant j'imaginais la piètre impression que je devais lui faire. Elle n'en sourit pas moins.
Aussi, ce soir-là, alors que perdu dans mes pensées je servais les clients du Blue, Selena se retrouva soudainement devant moi. J'en lâchais le mojito que je préparais. Je ne su que dire. Mes émotions me rendaient mutique et pourtant j'imaginais la piètre impression que je devais lui faire. Elle n'en sourit pas moins.
—J'ai besoin de te parler ! me dit-elle. Prends une pause s'il te plait et viens dehors.
Je m'exécutais sans discuter.
Dehors, je n'osais la regarder dans les yeux. Elle me sourit pourtant et me prit une main.
Dehors, je n'osais la regarder dans les yeux. Elle me sourit pourtant et me prit une main.
—Je ne sais pas ce que tu as pensé de moi aujourd'hui. Mais tu es le seul à m'avoir regardée de cette façon. Tu vais l'air, comment dire ? De passer par toutes les émotions du monde. Ça m'a touchée.
—Je… c'est vrai. C'est que… enfin, tu n'avais pas honte d'être comme ça devant tout le monde ?
—Je… c'est vrai. C'est que… enfin, tu n'avais pas honte d'être comme ça devant tout le monde ?
La maladresse de mes propos sembla la renfrogner quelque peu.
—Honte ? Pourquoi aurais-je dû avoir honte ? Tu trouves que mon corps est une honte ?
—Non ! Pas du tout, m'empressais-je de répondre. C'est plutôt que je trouvais ça intime.
—Et alors ! C'est vrai ! Mais nous sommes à un cours de dessin érotique. Tu comprends ça n'est-ce pas ?
—Non ! Pas du tout, m'empressais-je de répondre. C'est plutôt que je trouvais ça intime.
—Et alors ! C'est vrai ! Mais nous sommes à un cours de dessin érotique. Tu comprends ça n'est-ce pas ?
Devant mon air déconfit, elle sourit à nouveau. Ses yeux brillants en amandes illuminèrent son visage merveilleux. Je devais quant à moi, plutôt ressembler à une tomate bien mûre. Et, malgré tout, elle s'approcha et déposa un tendre baiser sur ma joue et resta à quelques centimètres de mon visage. Je sentais son souffle tiède et son parfum enivrant. Nos bouches ne firent qu'une. La douceur de sa langue me précipita hors du temps, dans un univers merveilleux que jamais je n'aurais quitté.
—Dis donc Olivier ! Tu crois que je te paie pour jouer les tourtereaux ?
Ce fut comme un sceau glacé. Je parcourais l'univers en sens inverse à la vitesse de la lumière pour me retrouver propulsé devant mon patron. Son air fâché n'en dissimulait pas moins un demi sourire.
—Mais si la demoiselle vient prendre un verre à l'intérieur, tu seras tout pardonné, ajouta-t-il en ricanant.
Mais Selena se contenta d'un dernier lumineux sourire avant de s'éloigner comme un papillon pour disparaître au coin de la rue.
Je rentrais finir mon service la tête dans un nuage, mon esprit nageant dans un océan de bonheur.
Une vingtaine de minutes plus tard, mon boss me tapa sur l'épaule.
Une vingtaine de minutes plus tard, mon boss me tapa sur l'épaule.
—Rentre chez toi mon garçon. Je vais finir le service. De toute façon je crois que tu ne me seras d'aucune utilité ce soir. Mais je compte sur toi demain !
Je tombais sur mon lit sur le dos, les bras en croix. Je me sentais léger. Si léger que j'avais l'impression de voler. Il me fallut longtemps pour réaliser qu'il avait commencé à pleuvoir et que des gouttes tombaient sur mon visage, ruisselaient et trempaient mon oreiller. Je finis par me lever et installer mon système et mon bidon au pied de mon lit. J'étais amoureux ! Cela ne faisait aucun doute. Amoureux comme je ne l'avais jamais été.
Lorsque je revis Selena, le lendemain aux cours. Elle vint immédiatement vers moi et m'embrassa fougueusement. C'était donc bien réel. J'en avais presque douté. Je sentais des regards médusés se poser sur nous. Comment un ringard provincial comme moi pouvait il embrasser une telle fleur ? C'est du moins ce que j'imaginais non sans fierté.
Le temps passe vite lorsque l'on est bien. Pire, il n'existe plus ! Nous nous retrouvions le soir même dans mon petit studio qui pour le coup me fit un peu honte. Selena ne sembla pas gênée le moins du monde. Malgré ma timidité et ma maladresse, elle avait le talent de me mettre à l'aise. Avec elle, j'avais l'impression de pouvoir me dévoiler. Jamais je n'avais rien senti d'aussi fort et jamais plus cela ne m'est arrivé. Je suis maintenant dans une éternelle descente. Tout me semble si fade, sans aucune saveur. Si je le pouvais, je maudirais Selena d'exister.
Mais ce soir-là. Nos deux corps se lièrent. Je la couvrais de baisers brulants. Je parcourais son corps d'une telle passion qu'elle se livra entièrement. Je la touchai, je la bu, je la mangeai de mes mains, de ma bouche et de mes yeux. Dans notre ivresse nous ne fûmes qu'un.
Mais ce soir-là. Nos deux corps se lièrent. Je la couvrais de baisers brulants. Je parcourais son corps d'une telle passion qu'elle se livra entièrement. Je la touchai, je la bu, je la mangeai de mes mains, de ma bouche et de mes yeux. Dans notre ivresse nous ne fûmes qu'un.
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Commentaires ()
C’est une belle histoire…
Je pense que tu as eu de la chance qu’elle aille vers toi, toi qui ne rêvait que d’elle.
Quelle que soit la suite, c’est une expérience magnifique : l’Amour.