Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
mon amour, ses amours. — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
mon amour, ses amours.
Chapitre 4
Tourment
Cette scène me hanta toute la semaine. J'étais tour à tour fasciné de cette expérience, excité comme le puceau que je n'étais plus, puis dépité, le ventre noué de rancœur.
Heureusement cette semaine c'était vacances et j'informai Selena et mon patron que je devais partir quelques jours voire ma famille.
Heureusement cette semaine c'était vacances et j'informai Selena et mon patron que je devais partir quelques jours voire ma famille.
Je n'en fis rien et restais à ruminer chez moi, saoulé par le bruit des clients du restaurant sous mes fenêtres. Heureusement d'ailleurs que leurs discussions m'empêchaient de trop penser et de m'apitoyer sur mon sort. On aurait dit des mouches qui bourdonnaient, distrayantes. J'avais envie de les écraser pour m'amuser.
J'avais palpé le Bonheur de mes mains, de ma bouche et de tout mon être. Puis pfft, il avait disparu pour laisser la place à un bestial sentiment de désir et de convoitise, violemment tâché de jalousie et d'incompréhension.
Je commençais néanmoins à concevoir que partager Selena avec Camille n'était au final pas si dramatique que ça ; et je dois avouer avec un certain plaisir que jamais je n'oublierai le regard de Camille qui, après m'avoir sucé, avalait mon sperme avec peine.
Partager Selena et savoir qu'une autre pouvait lui apporter autant de plaisir que moi était une horreur mais n'était-ce au final pas une concession minime ?
Tant d'hommes rêveraient de se retrouver à ma place ; et voilà que je faisais la fine bouche.
Partager Selena et savoir qu'une autre pouvait lui apporter autant de plaisir que moi était une horreur mais n'était-ce au final pas une concession minime ?
Tant d'hommes rêveraient de se retrouver à ma place ; et voilà que je faisais la fine bouche.
Non ! ce qui me déchirait le cœur était la pensée que peut-être Selena ne se suffisait pas de Camille. Plus je ruminais, plus mes soupçons enflaient et plus une agressivité qui m'était alors inconnue palpitait dans mes veines.
Alors, quand les paroles de Raphy me revinrent en tête, j'explosais et fracassais ma chaise qui laissa une profonde marque dans le vieux parquet de ma chambre.
Le soulagement fut bref et déjà je tournais en rond comme un fauve en cage.
Alors, quand les paroles de Raphy me revinrent en tête, j'explosais et fracassais ma chaise qui laissa une profonde marque dans le vieux parquet de ma chambre.
Le soulagement fut bref et déjà je tournais en rond comme un fauve en cage.
Il me fallait un exutoire. Quelqu'un capable de me comprendre et qui saurait me conseiller.
Je ne me voyais pas en parler à Ivan. Bien que je puisse lui accorder ma confiance, il ne me mènerait que vers des circonvolutions spirituelles indécises. Mon humeur était de surcroît trop terrible pour ne pas m'agacer en l'écoutant.
Je ne me voyais pas en parler à Ivan. Bien que je puisse lui accorder ma confiance, il ne me mènerait que vers des circonvolutions spirituelles indécises. Mon humeur était de surcroît trop terrible pour ne pas m'agacer en l'écoutant.
Qui d'autre ? La présence de Selena avait été telle qu'elle avait éclipsé les débuts d'amitiés que j'avais pu avoir sur les bancs de l'école. J'étais seul ! Face à mon doute et au supplice qu'il instillait en moi.
Je regardais cette satanée marque sur le parquet depuis mon matelas pourri quand la solution surgit telle une évidence : Mme Abril !
Voilà quelqu'un qui connaissais l'âme humaine et encore plus l'âme féminine. Elle devait se douter de ma relation avec Selena et peut-être avait elle déjà compris beaucoup de choses. Elle saurait m'écouter. Elle saurait entendre ma détresse et réinstaller la paix dans mon cœur et dans ma relation avec Selena.
Voilà quelqu'un qui connaissais l'âme humaine et encore plus l'âme féminine. Elle devait se douter de ma relation avec Selena et peut-être avait elle déjà compris beaucoup de choses. Elle saurait m'écouter. Elle saurait entendre ma détresse et réinstaller la paix dans mon cœur et dans ma relation avec Selena.
Je lui envoyais donc un mail, la suppliant pour son aide.
Elle était elle aussi en vacances et je priais qu'elle n'ait pas quitté la région et daigne recevoir un étudiant pendant son congé.
Elle était elle aussi en vacances et je priais qu'elle n'ait pas quitté la région et daigne recevoir un étudiant pendant son congé.
Je regardais mes courriels toutes les 5 minutes, comme l'affamé que je semblais être devenu. Puis, enfin, après plusieurs heures, alors que le soleil était sur le point de disparaître je reçus sa réponse.
« Mon cher olivier !
Savoir un de mes élèves en détresse m'est insupportable. Je serais donc ravie de t'aider si je le peux.
Je me demande toutefois ce qui peut te pousser à me déranger pendant mes vacances. Je te savais attentif lors de mes cours mais ne supposais pas que le dessin érotique puisse te manquer à ce point.
Je me demande toutefois ce qui peut te pousser à me déranger pendant mes vacances. Je te savais attentif lors de mes cours mais ne supposais pas que le dessin érotique puisse te manquer à ce point.
Viens chez moi ce soir si tu veux. »
Rue de la Colombe 9.
Carmen
Je ne perdis pas une minute. Sans réfléchir je descendis quatre à quatre les escaliers.
Je survolai les pavés devant chez moi et m'envolai pour la rue de la Colombe qui n'était pas si loin.
Je survolai les pavés devant chez moi et m'envolai pour la rue de la Colombe qui n'était pas si loin.
Essoufflé, je fis une pause en arrivant près de chez elle. La rue était calme. La chaleur moite de ce début d'automne et l'effort que je venais de fournir faisaient perler de grosses gouttes dans mon dos. Je réalisai aussi que ma sueur imbibait mon polo sous mes aisselles. Je fus pris de honte. Quel imbécile de me précipiter de la sorte !
Le numéro 9 semblait se trouver derrière un mur en crépit ocre. Une grille entrouverte permettait d'accéder à un petit jardin au fond duquel une jolie maison sur deux étages invitait à la détente et au calme.
C'était surprenant pour une femme telle que Mme Abril, si pleine de vie et d'énergie.
C'était surprenant pour une femme telle que Mme Abril, si pleine de vie et d'énergie.
Je m'arrêtai un instant sur l'allée de gravier et enlevai mon polo pour le faire sécher plus vite en soufflant dessus.
Quelle manœuvre misérable ! Un exercice vain que j'allais arrêter lorsque mon visage s'empourpra violemment.
— Eh bien Olivier ? Si tu as besoin de déodorant, tu peux prendre celui de mon fils.
Elle dû comprendre que je frisais l'apoplexie car elle s'approcha, toute souriante, pour me prendre la main et me faire entrer.
— Je… je suis…désolé, bredouillai je.
— Mais pourquoi ? J'ai deviné au ton de ton message que tu étais pressé de me voir. Il n'y a rien de honteux à transpirer après une course. C'est d'ailleurs quelque chose que les dessinateurs ne reproduisent que trop rarement, la sueur. Tu ne trouves pas ?
— Je… et bien…si. Enfin…
— Mais pourquoi ? J'ai deviné au ton de ton message que tu étais pressé de me voir. Il n'y a rien de honteux à transpirer après une course. C'est d'ailleurs quelque chose que les dessinateurs ne reproduisent que trop rarement, la sueur. Tu ne trouves pas ?
— Je… et bien…si. Enfin…
Elle pouffa de rire. Ce qui rajouta à ma confusion et me donna envie de m'en aller.
— Allons. Ne le prends pas mal. Viens ! Entre et installe toi ou tu veux. Je reviens dans un instant.
Elle monta d'un pas léger à l'étage.
Je me retrouvai seul dans son salon et me jetai sur le canapé. Mes esprits me revenaient enfin et je pu admirer les nombreuses œuvres sur les murs. Quelques magnifiques tableaux reproduisaient la campagne andalouse et apportaient une chaleur délicieuse à la pièce.
Mais ce furent les autres œuvres qui attirèrent mon regard. De grands nus, au pastel rouge arboraient toutes sortes de poses suggestives. Les objets de la pièce rajoutaient une touche de volupté et de lascivité que ne pouvait qu'accentuer la profondeur moelleuse du canapé duquel je ne voulais déjà plus jamais me lever.
Je me retrouvai seul dans son salon et me jetai sur le canapé. Mes esprits me revenaient enfin et je pu admirer les nombreuses œuvres sur les murs. Quelques magnifiques tableaux reproduisaient la campagne andalouse et apportaient une chaleur délicieuse à la pièce.
Mais ce furent les autres œuvres qui attirèrent mon regard. De grands nus, au pastel rouge arboraient toutes sortes de poses suggestives. Les objets de la pièce rajoutaient une touche de volupté et de lascivité que ne pouvait qu'accentuer la profondeur moelleuse du canapé duquel je ne voulais déjà plus jamais me lever.
Mme Abril réapparut au bas des escaliers, Je ne puis discerner précisément ce qui avait changé en elle, mais je n'avais plus en face de moi mon enseignante. Une femme magnifique, dans toute la splendeur de son âge rayonnait en me souriant.
— Tu me sembles bien installé. C'est bien. Mais rends toi utile et vas nous servir un verre. Là ! derrière le bar, il y a une bouteille. Ouvre là !
Je m'exécutai sans discuter et nous servis deux verres de cette bouteille sur laquelle était écrit Contador 2015. Il me semblait avoir entendu mon patron en parler mais ma jeunesse ne me permit pas alors d'apprécier la qualité de cet accueil.
Nous trinquâmes néanmoins et les arômes de mûres et de cassis qui se dégageaient de ce vin détendirent mes membres et mon esprit s'apaisa quelque peu.
Nous trinquâmes néanmoins et les arômes de mûres et de cassis qui se dégageaient de ce vin détendirent mes membres et mon esprit s'apaisa quelque peu.
Les grands yeux sombres de Mme Abril me ramenèrent à la réalité de ma présence ici. Son regard pénétrant m'intimida à nouveau. Elle se taisait en m'observant.
Je ne sus que dire.
Je ne sus que dire.
— Eh bien Olivier ? Tu voulais me parler n'est-ce pas ?
Je perdis toute contenance et ne compris plus par quel mystérieuse réflexion, je m'étais rendu ici.
— Oui. En effet ! bredouillai je. C'est à propos du papier que nous avons utilisé la dernière fois et que je souhaite trouver pour pouvoir m'entrainer chez …
Son discret sourire m'arrêta.
— Tu es bien sûr que tu veux me raconter cette histoire ? Je croyais entendre celle de ton amie Selena. Tu n'as pas su digérer la dernière leçon. C'est de ça que tu es venu me parler, n'est-ce pas ?
— Oui ! c'est vrai, acquiesçai je ! Je ne sais plus où j'en suis. Je l'aime à en mourir, elle le sait et elle… elle…
— Oui ! c'est vrai, acquiesçai je ! Je ne sais plus où j'en suis. Je l'aime à en mourir, elle le sait et elle… elle…
Toute la colère qui s'était accumulée en moi et que je n'avais que très partiellement déchargée sur mon parquet s'étaient évaporée dans cette maison sensuelle pour laisser place à une terrible tristesse.
Des larmes perlaient doucement sur mes joues.
Des larmes perlaient doucement sur mes joues.
— Olivier, mon jeune ami. Elle t'aime aussi. C'est évident ! Mais je crois que tu ne sais pas l'apprécier dans sa pleine beauté. Selena est un être de lumière. Elle ne peut rester dans l'ombre de tes sentiments. Si tu veux rester avec elle, tu dois lui permettre de s'épanouir. Ne la retiens pas dans le cage étroite de ton amour. Elle dépérirait à en mourir.
— Quoi ! Je… comment savez-vous ?
— Je ne sais rien mon chéri. Je devine. Vos corps parlent plus que tes paroles. Je devine et je me rappelle.
— Quoi ! Je… comment savez-vous ?
— Je ne sais rien mon chéri. Je devine. Vos corps parlent plus que tes paroles. Je devine et je me rappelle.
Elle finit sa phrase dans un soupir à peine audible et je vis aux légères rides qui barrèrent son front que de pénibles souvenir lui revenaient.
— J'ai été mariée, tu sais. Un homme formidable. Un feu de passion et de romantisme ; une force, un amour merveilleux. Nous avons eu un fils et puis, nous avons dû nous séparer. Mais je ne devrais peut-être pas te parler de ça.
— Si, je vous en prie. Continuez ! Ça me fait du bien.
— D'accord ! Mais sache que je le fais surtout pour Selena.
Malgré tout l'amour que nous nous portions, je me sentis vite enfermée. Je voulais découvrir ma jeunesse avec lui alors qu'il voulait découvrir la sienne entre nous. Tu comprends Olivier, c'est cette exclusivité qui obscurcissait mon horizon et qui à force étouffait mes émotions. Ne commets pas la même erreur que lui. Libère là !
— Mais c'est mal ! Nous ne pouvons pas vivre ainsi. Aucune vie de couple n'est possible comme ça.
— Bien sûr que si. Accepte les signaux de ton corps. Oublie ta morale ou demande toi pourquoi tu penses ainsi. Maintenant tu es triste et une profonde colère couve en toi. C'est ton esprit qui te l'impose. Laisse toi faire. Lâche prise.
— Si, je vous en prie. Continuez ! Ça me fait du bien.
— D'accord ! Mais sache que je le fais surtout pour Selena.
Malgré tout l'amour que nous nous portions, je me sentis vite enfermée. Je voulais découvrir ma jeunesse avec lui alors qu'il voulait découvrir la sienne entre nous. Tu comprends Olivier, c'est cette exclusivité qui obscurcissait mon horizon et qui à force étouffait mes émotions. Ne commets pas la même erreur que lui. Libère là !
— Mais c'est mal ! Nous ne pouvons pas vivre ainsi. Aucune vie de couple n'est possible comme ça.
— Bien sûr que si. Accepte les signaux de ton corps. Oublie ta morale ou demande toi pourquoi tu penses ainsi. Maintenant tu es triste et une profonde colère couve en toi. C'est ton esprit qui te l'impose. Laisse toi faire. Lâche prise.
Elle déposa son pouce sur ma joue pour essuyer les larmes qui mouillaient mon visage. Puis elle le déposa sur mes lèvres et approcha son visage du mien, lentement, jusqu'à ce que je sente son souffle chaud. Elle laissa glisser sa main sur ma nuque et m'embrassa. Son baiser était tendre, chaud et doux. C'était le baiser d'une amie, d'une mère presque ; mais c'était aussi, je crois, le baiser torride d'une amante.
Je me laissai faire, bien incapable d'opposer une quelconque résistance. Le voulais je vraiment d'ailleurs ?
Puis, nos corps se séparèrent. Je me sentais bien, comme purifié.
— Ne dis rien Olivier ! Ce n'est pas nécessaire. Rentre chez toi maintenant. Demain tu réfléchiras.
J'obéis, entièrement soumis à son pouvoir. Elle aurait pu me commander ce qu'elle voulait, j'étais envoûté.
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Commentaires ()
Je suis impatient de lire la suite.
Cordialement,
Shakespire