Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mes vacances à Sète — Chapitre 2 · Savoir se jeter à l'eau
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mes vacances à Sète
Chapitre 2 · Savoir se jeter à l'eau
La nuit a été difficile. J'ai vu les rayons du soleil éclairer peu à peu l'intérieur de la tente et l'ombre des branches d'arbres entamer leur ballet sur la toile, au rythme du vent. Depuis quelques minutes, j'entends le chant matinal des oiseaux et je distingue les pas des premiers campeurs impatients d'acheter baguettes et viennoiseries encore chaudes et croustillantes. Quoi de mieux qu'un bon petit-déjeuner pour commencer la journée.
Par le silence qui sort de leur tente, j'en déduis que Manon et Arthur ne sont pas encore réveillés. Ils récupèrent sûrement de la longue route d'hier. Quant à Hugo, qui a accepté de partager sa tente avec moi, il dort paisiblement. En ce qui me concerne, la nuit a été relativement courte, car en me confiant que Hugo avait un faible pour moi, Arthur a semé le doute dans mon esprit. Hugo a un charme indéniable, mais c'est une personne très volage. Dois-je céder à la tentation ? Cette relation sera-t-elle sérieuse ? En cas d'échec, resterons-nous amis ?
Soudain, Hugo s'agite et d'un geste du pied, il repousse la couverture qui semble lui tenir trop chaud. Le spectacle qui se révèle sous mes yeux me plonge encore davantage dans l'incertitude. Je suis hypnotisée par ce torse sculpté, ces bras et ces biceps qui pourraient sans mal me soulever. Aucune femme ne saurait résister à ce corps. Après quelques minutes d'observation, je brûle d'envie de le caresser et si j'écoutais mon instinct sauvage, je crois que je lui grimperais dessus, à califourchon, avec une certaine gourmandise. Je regarde également son boxer gris, le seul vêtement qu'il porte et qui cache pourtant l'essentiel. En observant ce dernier, j'essaye de visualiser ce qu'il dissimule. Y a-t-il un sexe épilé ? Est-il grand ? Quelle forme a son gland ? Quel est son goût ? Les questions et les images se bousculent dans ma tête, un frisson me parcourt et ma main commence à descendre le long de mon corps.
En passant délicatement dans mon pyjama, je constate, sans surprise, que ma culotte est humide. Mon doigt, qui caresse mon clitoris, n'arrange pas la situation et ne fait qu'attiser le feu qui naît en moi. Mes pensées s'emballent et je visualise, désormais, Hugo les mains sur mes hanches, martelant mon bassin.
Alors que je commence à me doigter, je reviens brusquement à la réalité lorsque j'entends la sonnerie de mon téléphone que je pensais avoir mis en silencieux. Malgré ma rapide intervention, Hugo se réveille et se met à grogner.
— Oh non Léa, pitié... Coupe-moi ce téléphone !
— Je suis vraiment désolé Hugo ! Pardon...
— C'est criminel de le faire sonner à cette heure-là ! Ça va te coûter très cher...
— Je suis vraiment désolé Hugo ! Pardon...
— C'est criminel de le faire sonner à cette heure-là ! Ça va te coûter très cher...
Pour moi, la punition est déjà double, car en plus d'avoir complètement fait retomber mon excitation, Hugo s'est retourné, rendant l'objet de mon fantasme inaccessible.
Peu fier de ce réveil brutal, je décide de prendre quelques affaires et de sortir de la tente. J'espère que Hugo pourra se rendormir rapidement et qu'il ne m'en voudra pas. Ce qui est sûr, c'est que ce matin, je n'ai pas marqué de point... Pour me faire pardonner, je vais aller chercher quelques croissants pour le petit-déjeuner.
Peu fier de ce réveil brutal, je décide de prendre quelques affaires et de sortir de la tente. J'espère que Hugo pourra se rendormir rapidement et qu'il ne m'en voudra pas. Ce qui est sûr, c'est que ce matin, je n'ai pas marqué de point... Pour me faire pardonner, je vais aller chercher quelques croissants pour le petit-déjeuner.
Finalement, après deux bonnes heures d'attente, tout le monde émerge sur les coups de 10h. Hugo sort de la tente, encore contrarié, mais les croissants et le café que j'ai préparé semblent m'accorder son pardon.
Après avoir englouti notre petit-déjeuner, avec Arthur, nous allons faire des courses pour les prochains jours et malheureusement, ou heureusement, je n'ai pas pu trouver une nouvelle tente. Il n'y en a plus en stock et il n'y a aucun réapprovisionnement avant un mois. Je vais devoir partager celle de Hugo pendant tout le séjour. Je ne crois pas au destin, mais tout paraît me pousser dans ses bras.
La fin de journée arrive très vite. Contrairement à nous, le soleil s'est déjà couché depuis deux bonnes heures et le camping s'endort peu à peu. Ayant encore envie de profiter de cette première journée de vacances, nous décidons d'aller nous promener sur la plage. Arrivés au bout du petit sentier qui nous emmène sur la côte, nous nous asseyons dans le sable et profitons du spectacle. Mes yeux se perdent sur l'horizon, je contemple les vagues qui dansent à la surface et troublent le reflet de la pleine lune. Je suis également apaisée par la mélodie des vagues qui viennent caresser le rivage. Le temps semble s'arrêter et mes tracas s'en aller au large.
Au bout de quelques minutes, Manon décide de lancer un petit jeu « action ou vérité ? ». Si les premières questions étaient innocentes, à présent, elles deviennent plus... indiscrètes.
— Vérité.
— OK Léa. Quel a été ton pire coup ?
— La fête de Mathilde, il y a deux ans. À l'époque, je commençais à sortir avec Maxime. Après quelques verres, très excitée, je l'ai entraîné à l'extérieur de la maison, dans le jardin. Nous avons trouvé un petit coin tranquille et sombre pour faire notre affaire, mais c'était un enfer... Impossible de le faire bander, IM-PO-SSIBLE ! J'ai tout essayé, le masturber, le sucer, lui montrer mes seins, me frotter à lui ou encore lui dire des choses à l'oreille. Je n'ai rien pu en tirer... Peut-être trop de stress ou trop d'alcool.
— ... Ou alors c'est toi qui ne sais pas du tout t'y prendre ! dit Hugo en riant.
— Je ne crois pas Hugo. Tu aurais tort de me sous-estimer ! rétorquais-je avec malice. D'ailleurs, vu que tu la ramènes, action ou vérité ?
— Action.
— OK Léa. Quel a été ton pire coup ?
— La fête de Mathilde, il y a deux ans. À l'époque, je commençais à sortir avec Maxime. Après quelques verres, très excitée, je l'ai entraîné à l'extérieur de la maison, dans le jardin. Nous avons trouvé un petit coin tranquille et sombre pour faire notre affaire, mais c'était un enfer... Impossible de le faire bander, IM-PO-SSIBLE ! J'ai tout essayé, le masturber, le sucer, lui montrer mes seins, me frotter à lui ou encore lui dire des choses à l'oreille. Je n'ai rien pu en tirer... Peut-être trop de stress ou trop d'alcool.
— ... Ou alors c'est toi qui ne sais pas du tout t'y prendre ! dit Hugo en riant.
— Je ne crois pas Hugo. Tu aurais tort de me sous-estimer ! rétorquais-je avec malice. D'ailleurs, vu que tu la ramènes, action ou vérité ?
— Action.
Je repense à ce matin, la vision du corps de Hugo ainsi que le mystère qui se cache sous ce boxer. J'ai vraiment envie de savoir ce qu'il y a dessous et ce jeu est une occasion rêvée :
— Tu es capable d'aller te baigner à poil, là, tout de suite ? dis-je en rigolant.
— Dis donc la curieuse ! OK, mais si tu veux me voir à poil, il faut que ce soit donnant donnant ! Une fois dans l'eau, je veux voir tes seins.
— Aaaaah, là ça devient intéressant ! s’exclame Arthur.
— Dis donc, dis-moi si je te dérange ! réplique Manon, quelque peu jalouse, tout en frappant le bras de son amoureux.
— Dis donc la curieuse ! OK, mais si tu veux me voir à poil, il faut que ce soit donnant donnant ! Une fois dans l'eau, je veux voir tes seins.
— Aaaaah, là ça devient intéressant ! s’exclame Arthur.
— Dis donc, dis-moi si je te dérange ! réplique Manon, quelque peu jalouse, tout en frappant le bras de son amoureux.
Je ne m'attendais pas du tout à cette contre-proposition et me voilà face à un difficile dilemme... Si je dévoile ma poitrine à Hugo, je m'engage dans un jeu de séduction encore plus dangereux qu'il ne l'est déjà. De ce choix, dépendra la suite de notre relation ainsi que la suite de nos vacances. Je regarde tour à tour Manon et Arthur, amusés par la situation. J'essaye de décrypter sur leur visage un quelconque conseil, mais c'est sans succès. Il me faut prendre une décision. Mais, rapidement, je me remémore tous ces fantasmes qui ont égayé ma matinée et cette ennuyeuse période de célibat. À partir de maintenant, j'ai envie de m'amuser.
— OK, marché conclu !
Hugo se lève et commence à retirer ses vêtements qu'il jette un à un sur le sable. Manon, peu originale, l'accompagne en fredonnant la chanson de Joe Cocker, « You can leave your hat on », ce qui malgré tout, nous fait beaucoup rire. En ce qui me concerne, je regarde Hugo avec attention et envie. Seule la lumière de la Lune éclaire ce spectacle, mais mes yeux savourent ce corps athlétique qui se dévoile peu à peu. Lorsque l'ultime rempart tombe, un long frisson me parcourt le corps. Son pénis apparaît sous mon regard, l'extrémité recouverte par un prépuce et je distingue furtivement ses testicules qui pendent en dessous. Mais, rapidement, Hugo se retourne et fait face à la mer. Ma déception estde courte durée, car je découvre une des plus belles paires de fesses que j'ai eu l'occasion de voir. C'est une des parties du corps qui m'excite le plus chez un homme. Hélas, Hugo s'élance et je regrette déjà de voir ce postérieur s'éloigner et disparaître dans la mer.
— J'en connais une qui s'est bien rincé l'œil, dit Arthur.
— Aaaah, c'est vrai qu'il est bien foutu Hugo...
— N'oublie pas ce que je t'ai dit dans la voiture. Tu es en vacances, profite et qui sait sur quoi ça peut déboucher ?
— Oui, je sais...
— Aaaah, c'est vrai qu'il est bien foutu Hugo...
— N'oublie pas ce que je t'ai dit dans la voiture. Tu es en vacances, profite et qui sait sur quoi ça peut déboucher ?
— Oui, je sais...
Rêveuse, je me perds dans mes pensées et je regarde Hugo, au loin. Ce dernier porte les mains à sa bouche et se met à crier :
— J'ai rempli ma part du marché Léa ! ... J’attends !
Alors que je me lève pour me rendre sur le rivage, Arthur m'interpelle :
— Avec Manon, on va rentrer. On est un peu fatigué... et puis on ne voudrait pas vous déranger ! termine-t-il avec un clin d'œil.
— Ahah ! OK, pas de souci. Reposez-vous bien !
— Ahah ! OK, pas de souci. Reposez-vous bien !
J'entame, à présent, ma marche en direction de la mer. Lorsque mes pieds touchent l'eau, je me fige. Après un rapide coup d'œil autour de moi, je constate que nous sommes seuls. C'est ainsi que ma main remonte le long de mon dos, jusqu'à rencontrer un bout de tissu. Une fois saisi, je tire doucement dessus pour défaire le nœud. La pression qu'exerce le haut de mon bikini sur ma poitrine se relâche. Je regarde Hugo et retire lentement le haut de mon maillot, dévoilant ainsi mes seins.
— Tu es trop loin Léa, je ne vois rien avec la nuit. Il faut que tu t'approches !
Je jette mon maillot sur le sable et, m'avançant dans l'eau, je ressens sa fraîcheur remonter le long de mon corps. Étant assez frileuse, mon corps réagit immédiatement à cette différence de température. J'ai la chair de poule et l'excitation qui m'anime n'arrange rien.
Je suis maintenant à un mètre de Hugo, l'eau au niveau du nombril et la poitrine apparente. Il semble se repaître du spectacle qui lui est offert.
— Waouh... Je ne pensais pas que tu le ferais... Si je peux me permettre, tu es vraiment magnifique.
Je fais un sourire à Hugo, en guise de remerciement. Après un moment de silence, des frissons me parcourent le corps en même temps que je le vois s'approcher de moi.
— Je... Je peux... toucher ? dit-il d'une voix peu assurée.
Je le regarde dans les yeux, silencieuse. Tout est en train de s'accélérer à tel point que j'en perds la voix. Hier matin, je refusais encore d'imaginer une histoire avec lui et à présent, je lui fais face, presque nue, dans la nuit et envahie par un profond désir.
— Qui ne dit mot, consent.
C'est sur ce principe que Hugo sort sa main de l'eau et l'avance en direction de mon sein gauche. Je ferme les yeux et me mets à l'écoute de mon corps. Je sens mes pieds s'enfoncer lentement, au rythme des vagues, dans le sable. Le mouvement de l'eau qui percute mon corps, comme pour éteindre ce feu qui brûle désormais en moi. Une, deux, puis trois gouttes effleurent mon sein. Mais, leur mouvement peu naturel me fait réaliser que ce sont le bout des doigts de Hugo qui se sont posés sur moi, ce qui me déclenche une profonde respiration. Ses doigts caressent délicatement ma peau, puis je sursaute lorsque son pouce vient frôler mon téton, durci par la fraîcheur de l'eau. Peu de temps après, c'est la paume de sa main que je sens parcourir ma poitrine, ne sachant plus à quel sein se vouer.
Regardant Hugo dans les yeux, guidée par mon désir et mon excitation, je me rapproche davantage. Ma main avance sous l'eau jusqu'à heurter sa cuisse. Passant à l'intérieur et remontant le long, mes doigts parviennent à ce qui semble être ses testicules.
— Qu'est-ce que tu fais Léa ?
— Tu l'as dit toi-même : c’est donnant donnant.
— Tu l'as dit toi-même : c’est donnant donnant.
Mes doigts gravissent ce pic, fièrement dressé, avant de s'enrouler autour. Hugo, la main paralysée sur mon sein, ferme à son tour les yeux et semble se délecter des mouvements que je commence à réaliser. Sa respiration se fait plus intense et je le vois parfois mordre sa lèvre inférieure.
— Finalement, j'ai l'impression que je ne m'y prends pas si mal que ça, non ?
— Oh oui, c'est pas mal du tout... chuchote Hugo.
— Oh oui, c'est pas mal du tout... chuchote Hugo.
Lâchant prise, mes mains passent par-dessus ses épaules. Mes jambes étreignent son corps et ma poitrine se plaque contre son torse. Mes lèvres glissent dans le creux de son cou pour y déposer quelques baisers. Je sens ses mains longer mes cuisses, jusqu'à se saisir de mes fesses, pressant ainsi mon bassin contre le sien. Son sexe, en érection, se frotte contre le mien et m'envoie des décharges de plaisir. Nous sommes tous les deux enivrés par cette passion qui nous submerge et nos mouvements sont de plus en plus frénétiques.
Malheureusement, des cris au loin viennent perturber notre intimité. Un groupe de jeunes arrive sur la plage. Le cours d'instant, l'un contre l'autre, immobile, nous espérons qu'ils ne soient que de passage. Mais, les serviettes qu'ils installent sur le sable, anéantissent nos espoirs.
C'est avec une profonde déception et frustrée que je me détache de Hugo. Je rejoins rapidement le rivage et récupère le haut de mon maillot. Hugo, toujours immergé, attend désespérément que je lui apporte son boxer. Ce n'est pas la pudeur qui l'empêche de sortir, mais plutôt son érection qui semble avoir du mal à redescendre. Quel gâchis...
Quelques minutes plus tard, de nouveau vêtus, mais restant sur notre faim, nous empruntons de nouveau le petit sentier qui nous ramène au camping.
Mais, ce soir, une barrière est tombée, des corps se sont rapprochés et la nuit ne fait que commencer.
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