Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Abécédaire fantaisiste — Chapitre 2 · B comme Bateau pirate
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Abécédaire fantaisiste
Chapitre 2 · B comme Bateau pirate
Bateau pirate, nom masculin
Une des définitions du bateau pirate est : un manège de fête foraine. Allant d'une dizaine à une cinquantaine de places, il s'agit d'un bateau monté sur un grand portique de balançoire. Une fois le tour de manège commencé, l'attraction fait de grands mouvements de balancier, procurant aux personnes embarquées des sensations inédites...
Une des définitions du bateau pirate est : un manège de fête foraine. Allant d'une dizaine à une cinquantaine de places, il s'agit d'un bateau monté sur un grand portique de balançoire. Une fois le tour de manège commencé, l'attraction fait de grands mouvements de balancier, procurant aux personnes embarquées des sensations inédites...
Barbara se laissa tomber sur la chaise de guinguette avec un profond soupir. Son incapable de mari, qu'elle ne voyait pas de la semaine, avait décidé sur un coup de tête que ce samedi soir ce serait manège. Il parcourait maintenant les allées de la fête foraine avec les gamins. Je pensais qu'il les enverrait se promener et qu'on aurait une soirée tranquille ensemble, pour une fois... Elle se redressa sur son siège, et but une gorgée de sa bière. Il y a quelques années, une soirée comme ça, on se serait bien éclaté, mais maintenant... Depuis que les mômes ont grandi, il travaille du lundi au vendredi, et le week-end il le passe avec eux.
Ce soir, malgré les années de lassitude, elle avait fait un effort, se disant qu'elle aurait une chance de raviver la flamme. Ses longs cheveux bruns en arrière, un maquillage discret et surtout sa robe. Une petite merveille moulante rouge, au dos nu et au décolleté prononcé, avec une longueur qui l'obligeait maintenant à s'asseoir avec sa veste posée sur les cuisses.
Barbara pensait attirer l'attention de l'homme qu'elle avait aimé, mais il faut croire que son début de quarantaine bien conservée attirait surtout plein d'autres yeux. Gênée par la stupidité de sa situation, elle sirotait sa boisson en détournant le regard, attendant que le temps passe. Pour voir si on l'observait toujours, elle scrutait de temps en temps aux alentours. Quelques hommes plus ou moins jeunes lui jetaient des œillades plus ou moins insistantes. Elle faisait attention à ne leur envoyer aucun signal et retourner vite à sa bière, quand un groupe attira son attention.
Elle était persuadée qu'on l'avait montrée du doigt. Une bande de jeunes filles, un peu plus loin, parlait en rigolant. Un peu punk, cheveux colorés, t-shirt aux motifs bigarré, piercing et tatouages. Le genre de look qu'elle n'avait jamais eu ni même fréquenté, dans son adolescence puis sa vie de jeune adulte paisible. Mais elle était persuadée que quelqu'un du groupe l'avait désignée, et elle avait du mal à détacher son attention de ces insouciantes discutant joyeusement. Quand une des filles regarda dans sa direction et croisa son regard, c'était trop tard. Ohhh merde, elle vient par ici... nan, je ne voulais pas ça...
Elle, c'était une jeune femme aux cheveux décolorés blanc coupés au carré, les yeux noirs perçant au milieu d'un visage plutôt doux et fin, orné d'un peu de mascara et de noir à lèvres. Elle portait un gilet en jeans décoloré, fermé sur un haut en résille large, et une petite jupe supportant plusieurs pins de logo divers. Elle était très mignonne, mais fusillait pour le moment Barbara du regard.
Les autres membres du groupe, cinq filles, la suivaient de près. Quand la meneuse s'arrêta à un mètre de la chaise de la malheureuse femme au foyer déprimée, le reste du gang se disposa autour d'elles. Tous les gens présents firent comme si rien ne se passait et s'éloignèrent pour éviter d'avoir affaire à cette scène. Barbara se sentit bien seule.
— Hey toi, pourquoi tu me matais ?
La question était posée sèchement, et la jeune fille eut un sourire en coin en voyant l'état un peu désemparé de l'autre.
— Euu, tenta Barbara, excusez-moi, je ne vous regardais pas...
Disant cela, elle détourna le regard pour fixer la mousse qui flottait dans sa bière, espérant que le monde autour d'elle allait disparaître.
Mais un doigt se posa sous son menton, et la jeune femme la força à tourner la tête pour la regarder à nouveau.
Mais un doigt se posa sous son menton, et la jeune femme la força à tourner la tête pour la regarder à nouveau.
— Pourquoi tu ne me regardais pas, j'suis pas assez bonne pour toi ?
Disant cela, elle défit un bouton de son gilet. La rondeur de ses seins ressortit aussitôt dans ce décolleté improvisé. Elle ne semblait porter aucun sous-vêtement sous son haut de résille. Barbara toussa et sentit la chaleur monter à ses joues devant ce spectacle. Mais merde, pourquoi je me fais emmerder comme ça, elle est si jolie, elle n'a rien de mieux à faire ?
— Je, je veux, dire, oui, mais...
— Quoi, tu me trouves bonne, t'es lesbienne ou quoi ?
— Quoi, tu me trouves bonne, t'es lesbienne ou quoi ?
La question était posée agressivement, et la prit au dépourvu. Elle répondit défensivement sans même réfléchir à la question.
— Nan !
— Pourquoi t'es aussi sèche, t'as un truc contre les lesbiennes ?
— Pourquoi t'es aussi sèche, t'as un truc contre les lesbiennes ?
Encore une fois, son interlocutrice avait retourné sa réponse complètement. Barbara se sentait perdue, devant cette conversation dont elle ne maîtrisait rien. Elle sentait que l'autre jubilait, l'emmenant exactement où elle voulait. Bon je vais essayer de calmer le truc.
— Je n'ai rien contre les lesbiennes. Mais vraiment... j'ai juste envie qu'on me fiche la paix ! C'est une soirée de merde, j'en ai ras le bol.
À mesure que les mots sortaient de sa bouche, elle sentait les larmes lui monter aux yeux, mais elle ne parvenait plus à s'arrêter, ça avait trop besoin de sortir.
— Mon mari est un gros con qui me regarde plus, et le jour où j'essaye de lui faire plaisir je me fais juste emmerder par de petites connes. Une petite conne mignonne qui s'amuse à me demander si je suis lesbienne alors que je n'en sais rien et je veux... je veux...
Barbara n'arriva pas à finir sa phrase et sentit ses larmes couler sur ses joues. Elle commençait à sangloter, de honte, de colère, et surtout, de tristesse.
Elle sentit tout de suite à sa voix que la jeune en face d'elle avait changé d'attitude.
Elle sentit tout de suite à sa voix que la jeune en face d'elle avait changé d'attitude.
— Ohh merde, t'as l'air de passer une salle soirée. Je ne sais pas si t'es contre les lesbiennes, mais t'as l'air d'avoir besoin d'une lesbienne contre toi.
Disant cela sur un ton réconfortant, elle passa quelques doigts avec tendresse dans les cheveux de Barbara. Celle-ci se laissa faire, trop accaparée par ses émotions. Alors, la jeune fille s'assit sur ses genoux, et entoura délicatement ses épaules. Cela faisait si longtemps que personne ne l'avait prise dans ses bras avec autant de douceurs que Barbara se mit à pleurer pour de bon, enfouissant sa tête dans la poitrine de l'inconnue qui la serrait contre elle, et qui lui murmurait des mots doux en lui caressant la tête.
Barbara laissa couler ses larmes, puis l'orage passa doucement dans son cœur. Elle se sentait vide, et en même temps naissait en elle un sentiment qu'elle ne comprenait pas. Sa tête reposait sur la poitrine d'une autre femme, bien plus jeune qu'elle. Et maintenant qu'elle respirait pour se calmer, elle sentait un parfum, un brin masculin, mais délicat, l'environner. Elle était dans les bras d'une étrange personne qui avait un côté protecteur et attentionné qu'elle aimait bien chez les mecs, mais avec un physique et une sensibilité qu'elle trouvait mignonne chez certaines filles. Elle reprit ses esprits et redressa la tête, affreusement gênée.
— Ohh, excusez-moi, je me suis laissé aller...
— Nan, c'est moi qui m'excuse. Je voulais juste te taquiner, car je te trouvais bien gaulée, je ne pensais pas que t'étais autant au fond. Moi c'est Blanche !
— Barbara. Merci. Enfin, merci de m'avoir aidée à me calmer. Pas forcément pour le compliment bien gaulée, je ne suis pas sûre d'apprécier.
— Nan, c'est moi qui m'excuse. Je voulais juste te taquiner, car je te trouvais bien gaulée, je ne pensais pas que t'étais autant au fond. Moi c'est Blanche !
— Barbara. Merci. Enfin, merci de m'avoir aidée à me calmer. Pas forcément pour le compliment bien gaulée, je ne suis pas sûre d'apprécier.
C'était sa première réponse assurée et un peu maline depuis le début de la conversation, et elle eut le plaisir d'entendre quelques membres du groupe qui les entouraient ricaner à la remarque. Blanche fit semblant de s'offusquer.
— Hey, c'était honnête ! Juré ! Et maintenant que t'as fini ta petite dépression, je vais réessayer de te séduire.
Barbara ne parvint pas à cacher un sourire. L'autre ne l'avait toujours pas lâchée, elle n'avait pas le cœur à quitter ses bras en la repoussant. Bah, je vais me défendre plus tranquillement, même si l'attention fait plaisir je ne peux pas...
— Désolée, mais je ne peux rien faire. J'attends mon mari et mes enfants. Et en plus même si tu es jolie je ne sais même pas si tu es majeure, j'ai peut-être deux fois ton âge...
— Ton mari a l'air d'un gros con, qui part à la chasse perd sa place ! Je m'en fous pour l'âge, au cas où t'aurais pas pigé, c'est un peu ce que je kiffe, les petites daronnes sexy. Et t'as l'air d'avoir sacrément besoin de quelqu'un qui te kiffe là maintenant !
— Ton mari a l'air d'un gros con, qui part à la chasse perd sa place ! Je m'en fous pour l'âge, au cas où t'aurais pas pigé, c'est un peu ce que je kiffe, les petites daronnes sexy. Et t'as l'air d'avoir sacrément besoin de quelqu'un qui te kiffe là maintenant !
Disant cela, elle essuyait du doigt les traînées de mascara sur la joue d'une Barbara qui se laissait faire, mais avait bien repris ses esprits.
— Je te propose un petit pari, continua Blanche. Je te montre ma carte d'identité. Si je suis majeure, tu me dois un bisou. Et si t'as raison et que t'es deux fois plus âgée que moi je te paye un tour de manège pour me faire pardonner. Alors ?
Barbara se figea un instant. Au moins je serai fixée... et pis merde, la fête foraine c'est fait pour s'amuser. Évidemment, le picotement chaud et doux qui commençait à naître en elle, à cause de la sensation de Blanche sur ses genoux la poussait à accepter.
— Bon, mais rien de trop fort pour le manège alors !
À cette réponse, toutes les filles du groupe toussèrent et ricanèrent, et Barbara sentit qu'elle avait mis le pied dans un piège, mais elle n'eut pas le temps de se rétracter. Blanche avait sorti sa carte d'identité et lui plantait sous le nez.
Et merde, pensa Barbara, elle a seulement dix-neuf ans. C'est majeur, mais c'est bien trop jeune pour moi... Et elle qui avait commencé à se laisser aller un peu, séduite par cette petite allumeuse, se raidit un peu. Blanche le sentit et ne força pas, elle se releva et s'éloigna d'un pas.
Et merde, pensa Barbara, elle a seulement dix-neuf ans. C'est majeur, mais c'est bien trop jeune pour moi... Et elle qui avait commencé à se laisser aller un peu, séduite par cette petite allumeuse, se raidit un peu. Blanche le sentit et ne força pas, elle se releva et s'éloigna d'un pas.
— Bon, et t'as combien toi ?
— Quarante et un, trop vieillie pour toi tu vois bien...
— Arrête de dire des conneries. Donc je suis majeure, tu me dois un bisou, et t'as bien le double de mon âge, je te dois un tour de manège. Et promis, on fait ça vite et tu seras là avant que ton gros con et tes enfants reviennent.
— Quarante et un, trop vieillie pour toi tu vois bien...
— Arrête de dire des conneries. Donc je suis majeure, tu me dois un bisou, et t'as bien le double de mon âge, je te dois un tour de manège. Et promis, on fait ça vite et tu seras là avant que ton gros con et tes enfants reviennent.
Blanche lui tendit la main pour l'inviter à la suivre. Barbara la prit pour ne pas la vexer, mais juste pour se relever et la lâcha tout de suite après. Elle sentit Blanche déçue, mais se refusait à lui donner des espoirs maintenant qu'elle la savait si jeune. Elle va oublier le bisou, et peut-être qu'un tour de manège me changera en effet les idées, c'est pas faux.
Elle sentait qu'elle faisait un peu pièce rapportée en se déplaçant au milieu du groupe. Les jeunes filles avaient repris leur discussion, même si elles jetaient parfois des coups d'œil amusés à l'étrange duo qui était avec elle. Blanche était un peu tactile, mais Barbara aurait eu du mal à la repousser trop franchement après avoir pleuré sur ses seins quelques minutes auparavant.
La bande semblait bien connaître les manèges, car elles l'emmenaient, sans se laisser distraire, dans un coin un peu plus reculé du parc. Elle eut bientôt en vue leur destination. Un faux bateau pirate peint de manière criarde, attachée à des bras d'une dizaine de mètres qui faisait des va-et-vient de balançoires très haut au-dessus du sol. Elle n'était pas rassurée, mais par peur des moqueries, elle ne dit rien. La file d'attente était derrière une barrière recouverte de faux palmiers en plastique, qui permettait de voir l'allée du parc, mais dissimulait passablement les gens en train d'attendre.
Le groupe se mit dans la file vide. À en juger par les deux-trois cris qui parvenaient du manège chaque fois qu'il passait au-dessus de leur tête, cette attraction devait être relativement peu utilisée. Tant mieux, ça évitera qu'on me voie avec elles et qu'on se pose des questions. Tandis que Barbara essayait de se rassurer, elle sentait les mains de blanche, qui s'était mise à côté d'elle dans la file, passer sur son dos nu avec des caresses bien trop délicates pour être seulement rassurantes.
C'est en tournant la tête pour ne pas se concentrer sur ses sensations qu'elle le vit. Putain le salaud !
C'est en tournant la tête pour ne pas se concentrer sur ses sensations qu'elle le vit. Putain le salaud !
Traversant l'allée centrale, les enfants courant un peu devant, venait son mari. Avec à son bras, une blondasse quelconque qu'il embrassait affectueusement. Barbara resta figée de stupéfaction, et se mit à trembler de colère.
Cachée par les feuilles en plastique, elle les vit passer devant l'attraction et continuer leurs chemins. C'était ça son plan, il savait que je ne l'accompagnerais pas et que je resterais au bar. Ahh l'ignoble bâtard, le chien. Elle fulminait sur place.
Cachée par les feuilles en plastique, elle les vit passer devant l'attraction et continuer leurs chemins. C'était ça son plan, il savait que je ne l'accompagnerais pas et que je resterais au bar. Ahh l'ignoble bâtard, le chien. Elle fulminait sur place.
— Hey Barbara, ça va ?
L'intéressée tourna la tête. Blanche la regardait, avec une sincère inquiétude. Elle sentait ses mains chaudes et tendres, posées sur son dos. La tension qu'elle avait fait monter depuis leur rencontre. Mais c'est cette honnêteté, ce regard bienveillant et anxieux pour elle qui la fit craquer. Cela faisait trop longtemps que personne ne s'était vraiment soucié d'elle. Barbara voulait tout casser, et en même temps s'effondrer en larme. À la place, elle attrapa Blanche par la nuque et l'embrassa avec toute la fougue de son corps.
Elle sentit Blanche prise par surprise, mais à peine ses lèvres étaient-elles sur les siennes qu'elle lui rendait avec plaisir son attention. Ses lèvres étaient douces, et la langue qui rentra dans la danse avec la sienne était experte.
Barbara n'avait aucune expérience de ce type, et le coup d'impulsion passée, elle se sentit maladroite. Mais elle avait lancé Blanche qui ne s'arrêterait plus, du moins elle l'espérait. Sa jeune partenaire avait glissé une main derrière sa tête, et l'autre descendait le long de sa colonne, d'abord le long du dos nu, puis passant sous le tissu de sa robe s'agrippant à une fesse.
Barbara était prise dans un piège qu'elle désirait ardemment pour ne penser à rien d'autre. Blanche l'entourait de ses bras, l'embrassait avec une fougue animale. Elle sentit un genou passer entre les siens et se laissa faire. La main sur ses fesses la força à cambrer le bassin et elle sentit entre ses cuisses la jambe de Blanche qui remontait lentement. Sa robe était trop courte pour bloquer quoi que ce soit, et le tissu en fit qu'accompagner le mouvement. La cuisse de la jeune fille entreprenante se plaqua contre sa culotte. Barbara mouillait d'excitation et savait que l'autre devait s'en rendre compte maintenant et elle s'en fichait. En continuant de jouer avec sa langue contre la sienne, Blanche commença de petits mouvements de jambes qui se traduisirent par un va-et-vient frottant contre son sous-vêtement humide qui fit frémir Barbara. Je vais craquer, finissons-en, je veux jouir maintenant.
À peine pensait-elle ça, que la cloche retentit. Le manège s'était arrêté, et c'était maintenant à eux de monter. Barbara tenta de retenir Blanche, mais elle se retira, et lui prit la main pour l'emmener.
Excitée, ressassant un orgasme dont elle était privée, Barbara ne pouvait que suivre Blanche en haletant, le souffle court.
Excitée, ressassant un orgasme dont elle était privée, Barbara ne pouvait que suivre Blanche en haletant, le souffle court.
Les filles montèrent dans le bateau, elles étaient seules. Les petits saluts qu'elles firent à la dame derrière la vitre laissaient entendre que c'étaient des habituées.
Blanche conduisit Barbara à l'extrémité arrière du bateau. Étant donné la forme ovale de la structure, la banquette tout au fond n'était qu'un banc de deux places. La barre de sécurité était par rangées, aussi seraient-elles collées sur la banquette. Blanche se pencha à son oreille :
Blanche conduisit Barbara à l'extrémité arrière du bateau. Étant donné la forme ovale de la structure, la banquette tout au fond n'était qu'un banc de deux places. La barre de sécurité était par rangées, aussi seraient-elles collées sur la banquette. Blanche se pencha à son oreille :
— Tu me fais confiance ?
— Oui, fais-moi ce que tu veux, mais fais-le, pitié, je meurs...
— Oui, fais-moi ce que tu veux, mais fais-le, pitié, je meurs...
Barbara rougit de honte, mais elle était trop obnubilée par son excitation enfin libérée après des années d'attentes pour se retenir.
Les cinq amies de Blanche entrèrent sur la banquette devant elle, et se disposèrent de manière à les cacher. Blanche se pencha et ramassa deux objets dans le sac d'une de ses amies. Barbara faillit s'étouffer. C'était des godes à ventouse, de taille acceptable et d'un noir mat. Sans un geste d'hésitation, Blanche les prit, cracha sur leurs bases, et les ventousa d'un coup sec sur leur banquette. Ceci fait, elle prit Barbara par la main et plongea ses yeux dans les siens.
Les cinq amies de Blanche entrèrent sur la banquette devant elle, et se disposèrent de manière à les cacher. Blanche se pencha et ramassa deux objets dans le sac d'une de ses amies. Barbara faillit s'étouffer. C'était des godes à ventouse, de taille acceptable et d'un noir mat. Sans un geste d'hésitation, Blanche les prit, cracha sur leurs bases, et les ventousa d'un coup sec sur leur banquette. Ceci fait, elle prit Barbara par la main et plongea ses yeux dans les siens.
— Fais-moi confiance, comme ça c'est la meilleure attraction du monde. Viens, on s'assoit ensemble.
Cela dit, sans lâcher sa compagne par la main, elle se mit à côté d'elle et commença à descendre ses fesses vers la banquette. Elle ouvrait les jambes pour que sa jupe remonte, et Barbara la sentit frémir tandis qu'elle s'enfonçait le sex toy en s'asseyant. Elle aussi devait être bien excitée pour pouvoir le faire aussi rapidement. Barbara, de sa main libre, écarta discrètement sa culotte, et suivit le mouvement.
Le jouet n'était pas totalement dur et prit la forme de son intimité rapidement, glissant facilement grâce à l'excitation du baiser de la file d'attente. Barabra poussa un gémissement, ce qui fit sourire Blanche, qui lui fit un petit signe de silence avec l'index devant la bouche.
Les files devant elles arrêtèrent de les dissimuler et s'assirent à leur tour.
Blanche la regardait avec des yeux brillants d'excitation, et Barbara se sentait déjà au bord de craquer, simplement en sentant le jouet en elle. La barre de protection commença à descendre et elle réalisa trop tard que c'était une forme de piège raffiné. La barre appuyait sur son bassin, la forçant à garder le gode en elle profondément et ne pouvant faire que de petit mouvement qui ne faisait qu'augmenter son excitation. Elle fut tirée de sa pensée par la voix de Blanche qui murmurait à son oreille.
Les files devant elles arrêtèrent de les dissimuler et s'assirent à leur tour.
Blanche la regardait avec des yeux brillants d'excitation, et Barbara se sentait déjà au bord de craquer, simplement en sentant le jouet en elle. La barre de protection commença à descendre et elle réalisa trop tard que c'était une forme de piège raffiné. La barre appuyait sur son bassin, la forçant à garder le gode en elle profondément et ne pouvant faire que de petit mouvement qui ne faisait qu'augmenter son excitation. Elle fut tirée de sa pensée par la voix de Blanche qui murmurait à son oreille.
— Arrête d'être aussi sexy quand tu mouilles, je ne vais pas pouvoir me retenir longtemps si je te regarde.
Barbara sentit ses joues prendre feu à ce compliment.
— Et on va partir, reprit Blanche sensuellement, le plus beau des voyages de noces pour un jeune couple de sex friend comme nous.
L'excitation continua de monter en Barbara. L'idée d'être en couple avec une aussi belle fille, d'avoir quelqu'un qui fasse attention à elle, s'intéresse à elle, qui l'aime...
L'accélération commença. Elle se sentit plaquée en avant. Puis en arrière. Le manège était brutal, montée, descente, répété avec force. Barbara se cramponnait à la barre. Puis le manège atteignit son rythme de croisière.
Le bateau montait. En haut, c'était l'apesanteur. Elle décollait légèrement de son siège, et le jouet étant fixé, il glissait en elle.
Puis le bateau descendait. Sous l'accélération, elle était plaquée sur son siège. Le jouet rentrait en elle avec vigueur, et elle se sentait enfoncée contre lui. Comme si on appuyait sur ses épaules. Tout son poids, multiplié, s'appuyait sur le gode qui bougeait en elle.
Et le mouvement recommençait, inlassablement.
L'accélération commença. Elle se sentit plaquée en avant. Puis en arrière. Le manège était brutal, montée, descente, répété avec force. Barbara se cramponnait à la barre. Puis le manège atteignit son rythme de croisière.
Le bateau montait. En haut, c'était l'apesanteur. Elle décollait légèrement de son siège, et le jouet étant fixé, il glissait en elle.
Puis le bateau descendait. Sous l'accélération, elle était plaquée sur son siège. Le jouet rentrait en elle avec vigueur, et elle se sentait enfoncée contre lui. Comme si on appuyait sur ses épaules. Tout son poids, multiplié, s'appuyait sur le gode qui bougeait en elle.
Et le mouvement recommençait, inlassablement.
Elle sentait sa tête commencer à tourner. L'air frais, l'altitude, et le va-et-vient puissant en elle lui arrachaient des cris de plaisir.
Le groupe devant elle lâcha les mains et commença à crier comme dans un grand huit comme pour couvrir ses bruits. Blanche commença à gémir à côté d'elle.
Une descente. Une montée.
Le groupe devant elle lâcha les mains et commença à crier comme dans un grand huit comme pour couvrir ses bruits. Blanche commença à gémir à côté d'elle.
Une descente. Une montée.
Elle sentit la main de Blanche passer sous son décolleté et attraper son sein, qu'elle caressa tendrement.
Une descente, une montée.
Elle passa elle-même sa main sous le gilet de Blanche. Elle n'avait pas de sous-vêtement, et sous la résille, Barbara sentit un téton durci qu'elle pinça avec ses doigts. Blanche gémit.
Une descente, une montée.
Blanche l'attrapa par les cheveux et l'embrassa. Les deux étaient en train de gémir, leur langue essayant de caresser celle de l'autre entre deux expirations de plaisir.
Une descente, une montée.
Barbara sentit l'orage éclater. Plaquée contre elle, Blanche se mit à trembler.
Une descente, une montée.
Les deux femmes jouirent. Elles se serraient l'une l'autre, leurs corps parcourus de spasmes et elles s'embrassaient pour tenter d'étouffer leurs cris.
Barbara ne sentait plus les montées et les descentes. Elle était complètement ailleurs, elle sentait son esprit partir tandis que le corps de Blanche et son regard amoureux remplissaient ses pensées. Elle ne sut pas combien de temps dura son orgasme, mais quand elle reprit ses esprits, le navire freinait doucement.
Barbara ne sentait plus les montées et les descentes. Elle était complètement ailleurs, elle sentait son esprit partir tandis que le corps de Blanche et son regard amoureux remplissaient ses pensées. Elle ne sut pas combien de temps dura son orgasme, mais quand elle reprit ses esprits, le navire freinait doucement.
Blanche se serrait contre elle, sans dire un mot. La barre se releva. Blanche se releva. Le gode sur la banquette était recouvert de mouille, mais elle l'arracha et le remit dans le sac. Puis elle tendit la main à Barbara et l'aida à se relever.
En sentant le gode se retirer, Baraba sentit un poids s'enlever d'elle. Comme si ce qu'elle voulait oublier en se lançant à corps perdu avec Blanche était partie. Elle n'avait plus besoin de l'attention de son ancien amant. Elle avait autre chose.
Blanche rangea le second gode, et l'aida à sortir du manège. Ses jambes étaient flageolantes, son esprit encore embrumé. Le groupe de filles regardait en rigolant un tableau d'affichage. Blanche la tira vers le groupe. C'étaient les photos du manège ! Comment j'ai pu oublier ça ? À la fin du parcours, de petites caméras prenaient en photo les participants. Sur l'une d'elles, on voyait Barbara et Blanche, enlacées, se caressant visiblement les seins sous les vêtements. On ne voyait pas les godes, bien cachés sous elles, mais l'expression de plaisir sur leurs visages qui s'embrassaient ne laissait aucun doute.
Barbara voulut protester, mais Blanche mit une pièce, appuya, et une petite version imprimée de la photo sortit de la machine. Puis, pour faire place aux suivantes, la série disparut.
Puis la jeune femme sortit un feutre et écrivit un numéro de téléphone sur l'image. Elle embrassa la photo, y laissant une belle trace de noir à lèvres, et la tendit à Barbara en souriant.
Puis la jeune femme sortit un feutre et écrivit un numéro de téléphone sur l'image. Elle embrassa la photo, y laissant une belle trace de noir à lèvres, et la tendit à Barbara en souriant.
— Si tu veux me revoir. On va y aller, et on t'avait promis de te libérer pour ton gros con. Mais j'étais sincère sur le coup du couple en parlant de nous... si ça te tente...
Barbara sentit pour la première fois une fragilité dans l'assurance de Blanche et lui sourit.
— Ne pense pas un seul instant que je n'utiliserai pas ce numéro. Mais avant, comme tu dis. Un problème de gros con à régler.
Elle rangea la photo dans son décolleté contre son sein, et partit vers son rendez-vous. Je me demande comment il va réagir, après tout je dois avoir du mascara en sale état et du noir à lèvre un peu partout sur la bouche. Nan en fait je m'en fous, s'il remarque quoi que ce soit à propos de moi maintenant ce sera trop tard.
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Commentaires ()
Merci beaucoup pour vos retours !
J'ai pris un peu de retard, mais ça ne devrait plus trop tarder j'ai du temps a y consacrer cette semaine.
Mais que peut bien nous réserver la lettre C ? :)