Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'usine désaffectée — Chapitre 1 · Découverte des lieux
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
L'usine désaffectée
Chapitre 1 · Découverte des lieux
Le hasard de notre promenade de fin de journée nous fait tomber nez à nez avec un vieux bâtiment industriel. Nous sommes partis à travers champs, depuis la chambre d'hôtes que nous occupons depuis une semaine mon compagnon et moi-même. Lassés des balades quotidiennes et trop conventionnelles indiquées par les gérants de notre gîte, Xavier et moi souhaitons un peu "d'aventure". En fait, une idée me trotte dans la tête depuis un moment : briser le quotidien de nos relations intimes, les pimenter par quelque chose d'excitant, et surtout, quelque chose de jamais pratiqué jusqu'à lors. Je n'en ai pas vraiment parlé à mon copain, souhaitant plus lui faire la surprise. Aussi, je pense dans un premier temps, trouver un endroit atypique où nous pourrons faire l'amour. Cette vieille usine qui me semble totalement désaffectée me paraît l'endroit rêvé. Elle donne vraiment l'impression d'être sortie de nulle part.
Au regard de la friche qui l'entoure, il y a des lustres qu'elle est à l'abandon. Xavier peu téméraire ne souhaite pas aller plus loin dans la découverte des lieux. Mais comme déjà je franchis les premiers obstacles de verdure, il se décide, peu enjoué, à m'emboîter le pas. Il nous faut une bonne vingtaine de minutes pour traverser cette jungle inhospitalière. Je ne sais pas si c'est l'étrangeté du lieu, l'envie d'autre chose ou un peu de tout cela, mais je sens déjà une excitation m'envahir le bas-ventre. Arrivé dans ce qui doit être l'ancienne cour des lieux, je me retourne pour voir où en est mon petit chéri. Il approche, haletant et le visage décomposé comme s'il venait de courir un marathon. Xavier n'est pas très sportif. Un mètre soixante-quinze pour 65 kilos, très filiforme avec une adorable chevelure blonde aux longues boucles qui lui envahissent nuque et visage.
C'est bien cette allure et sa gentillesse qui m'ont fait craquer dès notre première rencontre. Ajoutée à cela, l'absence naturelle de poils sur tout son corps, excepté une petite toison dorée qui surplombe son sexe. Ma silhouette est à l'inverse de mon amoureux. Brun, trapu, pourvu d'une pilosité dense, mais que je m'emploie à maîtriser pour rester dans une certaine norme. Vous pourriez vous dire, après une telle description, pas la peine de préciser qui des deux est l'actif du couple...
Eh bien non, ce n'est pas moi ! À dire vrai, je le suis un peu, mais uniquement lorsque Xavier en fait la demande. Mais ma préférence, et de loin, est de le sentir en moi. Il y a quelque chose de magique lorsqu'il me pénètre. Tout d'abord, ses préliminaires d'amant aimant, ses longues caresses qu'il me prodigue et surtout, son jeu parfaitement maîtrisé, de langue gourmande qui me détend mon petit trou d'amour, me comblent de bonheur. Sentir sa langue danser sur et autour de ma rondelle, sa salive qu'il laisse dégouliner du haut de ma raie des fesses et qu'il récupère savamment à l'entrée de mon anus, sont un savoir-faire merveilleux qui m'ouvre rapidement les portes du septième ciel. Xavier n'est pas de ceux qui pensent uniquement à leur plaisir de mâles en rut, non, loin de là, même sa pénétration se fait en douceur. Le "terrain" étant tellement bien préparé en amont, qu'il pourrait être plus direct, et passer la barrière de mes sphincters d'un coup d'un seul.
Mais là encore, il reste dans la tendresse en s'enfonçant délicatement, centimètre par centimètre, tout au fond de mon "couloir" d'amour. Sa queue est de bonne taille et légèrement recourbée contre son ventre. Dès son entrée, elle me masse malicieusement la prostate, ce qui me déclenche rapidement une première jouissance. C'est un vingt centimètres par cinq de diamètre, qui me ramone presque au quotidien, et ce, depuis deux ans bientôt...
Ces pensées coquines me font bander et le résultat est nettement visible. Mon pantalon de toile est tendu à mon entrejambe. Xavier qui n'a jamais ses yeux dans la poche s'en aperçoit immédiatement. Malgré son essoufflement et sa contrariété évidente d'avoir été obligé de jouer malgré lui les baroudeurs, son visage s'illumine à la vision de mon érection qui lui fait face...
— Eh ben dis donc ! C'est l'exercice physique qui te met dans un tel état ?
— Mais non mon ange, je pensais juste à toi et à tes talents...
— Mais non mon ange, je pensais juste à toi et à tes talents...
Il ne lui faut pas plus de deux secondes pour se jeter dans mes bras et m'embrasser avec fougue. Rapidement nos bouches se dévorent, nos langues se cherchent et se trouvent pour entamer un balai des plus rythmés et parfaitement coordonné. Il n'en faut pas plus également, pour nous mettre tous deux en transe. L'alchimie fonctionne à merveille entre nous. Du début de notre union, nos relations intimes ont été en parfaite harmonie. Le moindre toucher ou caresse de l'un envers l'autre, et l'excitation grimpe en flèche. La situation est des plus inattendues, voire même incongrues si d'autres personnes se trouvaient sur les lieux. Deux hommes enlacés, s'embrassant et se caressant amoureusement avec un tel décor en fond et autour d'eux, n'a rien d'ordinaire. Relâchant nos étreintes, nous nous dirigeons vers le bâtiment d'un autre âge. Mon érection n'a pas faibli, bien au contraire. Mon esprit galope à toute allure. J'espère qu'un coin accueillant nous permettra d'aller plus loin.
Je m'imagine déjà, en appui sur une poutre métallique, arc-bouté, pantalon aux chevilles et sexe de Xavier me pénétrant. J'entends nos gémissements qui résonnent dans l'immense usine, vide de tout mobilier industriel...
Le son serait amplifié, multiplié à l'infini comme si des dizaines de mâles en chaleur baisaient à tout va, ensemble, en accord parfait.
— J'ai envie que tu me prennes, là, maintenant...
Xavier est à la fois surpris et excité par ma phrase au ton impérieux.
— Regarde, passons par cette fenêtre brisée...
Ni une ni deux, je donne le top départ en enjambant avec prudence quand même, la large ouverture où pend misérablement un ventail au verre à moitié brisé. L'autre jonche le sol, à l'intérieur. Nous débouchons dans ce qui fut certainement un hall d'accueil. Tout n'est qu'enchevêtrement d'herbes folles, ronces, bois et métal. Les murs sont couverts de tags plus ou moins de qualité. Des visages énigmatiques, têtes de mort aux tibias croisés et quelques grossièretés qui laissent à penser, que les lieux doivent servir à des rendez-vous coquins. Mince, nous ne sommes pas les premiers à venir nous encanailler ici. Mais pour l'heure, l'endroit semble bien désert. Je force un peu le passage, et nous nous retrouvons dans une immense salle d'atelier. On distingue encore les restes d'anciennes machines, armoires électriques éventrées et partiellement démantelées. Murs sombres où grimpent en toute aisance lierre et autres plantes grimpantes, ajoute un peu plus de fantasmagorique au lieu.
La nature semble bien avoir repris ses droits. La hauteur sous toit est impressionnante. La structure à la "pavillon Baltard" est encore en bon état de conservation et ordonne le respect, tant son gigantisme s'impose. Nos yeux parcourent les lieux. Le silence qui règne dans ce vaste endroit est juste inimaginable.
Dire que dans les grandes heures de son activité, le bruit assourdissant des machines en action devait être le cœur battant de cette usine. La petite pointe de nostalgie qui m'envahit, se dissipe rapidement lorsque je sens sur mes fesses, se poser les deux mains de mon tendre amour. Je reste ainsi, de dos, goûtant au plaisir des caresses qui se font de plus en plus pressantes. J'ai fermé les yeux et me laisse porter par la douce sensation qui monte petit à petit. Quand l'une reste sur mon postérieur rebondi, l'autre main s'aventure sur la bosse qui déforme toujours mon entrejambe. Ma queue, raide comme une barre de métal qui aurait pu être forgée en ces lieux, se trouve très étriquée dans mon jockstrap. J'ondule sous ses mains expertes, me cambre, implorant par cette position, que l'on m'honore rapidement. Je veux sentir la colonne de chair de mon tendre amant, au plus profond de moi.
D'un regard, je découvre le piétement en fonte de ce qui devait être une presse ou autre engin de métallerie. J'entraîne Xavier jusqu'à ma découverte. Je me retourne prestement, lui mange la bouche avec ardeur et sans attendre, descends jusqu'à son bas-ventre. Son Jean skinny est tendu, prêt à exploser à l'entrejambe. Bouche ouverte, je plonge sur l'objet du désir. Je couvre le tissu de ma salive qui finit par le détremper, montrant la belle forme raide de sa queue, partant sur la gauche. Même son gland se dessine parfaitement. Le relief est de toute beauté. Cette verge gorgée de désir, palpitante à souhait, ne demande qu'à être libérée de sa prison de toile Denim. Je suis tellement excité par cette vision et par cette situation improbable, que je sens mon jus monter dans ma bite, elle aussi, gonflée à bloc...
— J'ai envie de cracher mon jus mon amour... je ne vais pas pouvoir tenir très longtemps.
Sans me répondre, Xavier me relève et commence à me déshabiller. Tee-shirt, pantalon et jockstrap sont bientôt éparpillés. La vision de mon jock, accroché à une ronce comme à un porte-manteau, me fait sourire. Quel moment hallucinant. Je suis à poil, au milieu d'un ancien atelier envahi par la végétation, juste avec chaussettes et baskets aux pieds. Ma queue se balance au gré de mon excitation et finit par trouver refuge dans la bouche avide de mon amant. C'est divin ! Un courant d'air me caresse les fesses, pendant que ma tige coulisse entre les lèvres gourmandes de Xavier. Il s'applique, comme à son habitude, à passer de gorge profonde à suçotement de mon gland fiévreux. Les bruits de succion, la chaleur de sa bouche, sa salive qui me dégouline jusqu'à mes bourses gonflées et prête à libérer un flot de foutre liquoreux et blanchâtre, me transcendent. Mes doigts jouent avec ses boucles dorées, les étirant, les caressant au rythme de mon désir grandissant.
Lorsque je sens ma liqueur monter à nouveau, prête à inonder la gorge de mon doux amour, mes mains se font plus pressantes dans sa belle et soyeuse chevelure d'ange blond. Il sait que je ne le préviendrai pas de mon éjaculation. Nous nous connaissons bien et je n'ignore pas son plaisir à se délecter de ma semence crémeuse. Après m'être vidé entièrement dans sa bouche, il continuera à me sucer longuement pour extraire le maximum de mon jus. Insinuant même sa langue dans mon méat pour récupérer la moindre goutte du précieux liquide. Cette fois je suis au maximum de ma retenue. Je laisse échapper de longs gémissements qui en disent long sur la proximité de ma jouissance. Je hurle un long cri libérateur, qui résonne dans cette cathédrale d'acier, lorsque mon premier jet de sperme s'échappe de ma queue pour venir noyer la gorge de Xavier. Ce ne sont pas moins de cinq autres qui font le bonheur de mon gourmand...
Bien vidé, toujours le membre raide emprisonné par la bouche experte de mon bel amant, je suis dans l'attente de sa virilité, plantée bien au fond de moi. Pour l'instant, sa langue poursuit son immuable balai de mon gland à mes couilles, puis de ces dernières à mon gland, sans oublier de parcourir ma colonne de chair sur toute sa longueur. Un nettoyage des "instruments" en bonne et due forme...
Si je commence à débander, mon excitation n'en est pas pour autant diminuée. Une dernière fois, Xavier embouche ma tige en finissant par une aspiration de mon bout sensible, ce qui me fait frissonner. Comme si c'était convenu d'avance, je fais volte-face, me cambre en prenant un appui bas sur le pied en fonte grisâtre, triste vestige d'une machine ancestrale. Mes fesses sont malaxées amoureusement, écartées avec soin et bientôt une langue magique vient s'immiscer entre mes deux lobes. Ma raie transpirante sous la moiteur qui règne en ces lieux, facilite l'ouverture de ma corolle. Le désir grimpe comme le lierre sur les murs, je serai bientôt au paroxysme de ma jouissance anale. Je sens la langue de Xavier se frayer un chemin entre mes chairs humides et demandeuses, il...
Un craquement nous fait soudain sursauter ! Comme un pas sur une branche morte. Est-ce notre imaginaire, un animal égaré dans cet antre broussailleux, ou bien une présence humaine ? Les tagueurs ? Peut-être... Après un silence angoissant, le bruit récidive. On devine au loin, une ombre mouvante en fond d'atelier...
— Qui est là ?
lance Xavier d'une voix peu rassurée.
À suivre, si vous le souhaitez...
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Commentaires ()
Sincèrement.
Panpanlapin42
Patoche