Hétéro
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Amanda et Julien — Chapitre 9 · Finalité et retrouvailles
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amanda et Julien
Chapitre 9 · Finalité et retrouvailles
Je suis rincée. Lui aussi. Nous sommes retournés dans la chambre. Je n'arrive pas à croire qu'il ait pu tenir aussi longtemps et cracher aussi souvent. Julien en est capable, mais sur une nuit complète avec du repos et des câlins. Je suis impressionnée, je dois l'avouer.
Des maux de ventre me tordent l'estomac. Je dois aller vomir plusieurs fois. Le résultat des angoisses, du stress et de ma culpabilité.
La nuit tombe. Sylvain ronfle doucement. J'hésite à le réveiller pour lui dire de partir ou bien le garder ici pour avoir une présence et me sentir moins seule.
J'enfile une nuisette, je me lève et je descends voir mes mails. Il est de Julien qui m'informe de son retour à Paris pour le mercredi 16. Il espère que je serai là. La seconde est une vidéo de lui. Toujours à l'hôpital. Il m'a dit avoir lu mon message et écouté ce que je lui ai envoyé plus tôt dans la soirée. Courrier et vidéo dans lesquelles je lui avouais tout. Tout. Mes projets. Mes états d'âme, mes envies, mes sentiments.
Il savait qu'à l'heure où il l'avait écouté j'avais déjà couché avec un autre homme. Il est accablé. Mais il semble différent de la dernière fois. Il ne me rejette pas. Il ne veut pas rompre mais "Nous devons avoir une grosse discussion".
Je me sens plus rassurée. Je lui renvoie un long mail dans lesquel j'implore son pardon malgré mon attitude et dans lequel je ne peux que lui écrire ce qu'il est à mes yeux. Même si mon corps fait l'inverse. Tout l'inverse.
Sylvain me rejoint. Il est nu. Il pose ses mains sur mon ventre et je pose les miennes sur les siennes. Son sexe est mou, mais progressivement, il paraît retrouver un peu de vigueur.
— Il ne va plus tarder à être minuit, me fait-il. Tu souhaites que je parte du coup ?
Je mets du temps à répondre
— Non. Reste. Le mal est fait.
— Viens me rejoindre au lit alors. Il m'embrasse le cou et fait glisser les bretelles de ma nuisette
— La vache, tu es insatiable toi… tu ne t'arrêtes donc jamais ?
— Bah si. Je t'avoue que c'est sensible là. Mais c'est possible de te garder dans mes bras ?
— Soit…
Je remonte. Je me déshabille et je le rejoins. Il se colle contre moi en cuillère. Nous nous rendormons, sa main empoignant mon sein.
Plus tard dans la nuit, je sens ses doigts parcourir mon corps. Je dors mal et ses mouvements finissent de me réveiller. Son index glisse sur ma fente qui ne tarde pas à s'humidifier puis rentre doucement. Il ressort, agace mon clitoris après sa paume vient frotter mon pubis. Ma main part machinalement à la rencontre de son sexe que je masturbe lentement.
Une main écarte délicatement ma fesse et je sens son gland se poser devant mon intimité. Sa pénétration est lente. Mesurée. Elle m'arrache malgré moi des gémissements de plaisir.
Après de longues minutes, je le fais sortir. J'allume la lumière pour le regarder. Il est transpirant. Ses yeux brillent de désir. Il tente de m'embrasser, mais j'esquive à nouveau. Il se lève, me fait lever aussi et contemple mon corps. Ses mains le parcourt.
— C'est la dernière fois ?
— Oui. Après, il vaut mieux que tu t'en ailles…
— Tu as envie toujours ?
— J'ai envie de mon homme. On ne fait pas l'amour, tu le sais. On baise. Ce n'est pas pareil. Je n'ai et n'aurai aucune attaches émotionnelle. C'est pour ça que je ne voulais pas que tu gicles en moi. Et pour une autre raison aussi, mais ça, c'est personnel. Donc sois gentil si tu veux terminer en moi, tu mets un préservatif. S'il te plaît.
— Ok.
Il me retourne, me fait m'allonger sur le bureau. Ma poitrine au contact de la surface en verre réagit immédiatement. J'entends le bruit d'un sachet qu'on déchire puis le contact du plastique.
Il me prend à nouveau avec passion, mais ce rapport me semble interminable. Je n'y ai pas vraiment la tête et mon manque de réactivité parais l'agacer.
— Je suis trop long avec la capote, je peux l'enlever ? Si je ne jouis pas en toi ?
Je me retourne. Sans un mot, je le libère moi-même et je commence une fellation. Ses mains appuient sur ma tête et me donnent le mouvement.
J'entends ses gémissements, mais il tarde toujours à venir. Je m'allonge sur le dos. Il écarte mes jambes et viens se positionner en moi. Après de longues minutes les spasmes de sa queue et ses grognements m'indiquent son plaisir prochain. Comme promis il se retire et après une masturbation intense, il sort enfin quelques gouttes de sperme sur mon ventre.
Nous nous regardons sans un mot. Il récupère ses affaires et commence à se rhabiller.
Je l'observe, la couverture repliée sur ma nudité. Il sort de la chambre, je le suis dans le couloir puis jusqu'à la porte que je verrouille après son départ.
Je l'observe, la couverture repliée sur ma nudité. Il sort de la chambre, je le suis dans le couloir puis jusqu'à la porte que je verrouille après son départ.
Je suis à présent seule. En tête-à-tête avec moi-même. Avec mes doutes. Avec mes remords et Avec le sentiment d'air irrémédiablement brisé ce qui pouvait compter de plus dans ma vie.
Mercredi 16 août
Je ne dors plus depuis vendredi. C'est la mine affreuse, les yeux creusés, les traits tirés, le teint blême que je me rue sur les routes direction Roissy. Plus de six heures de route.
Je consulte les tableaux des arrivées et j'attends devant la porte. Angoissée. Mes vomissements sont quasi permanents.
13 h 45
Enfin. Enfin, il arrive. Je ne peux m'empêcher de plaquer mes mains sur ma bouche. Son visage est tuméfié, il marche avec une béquille et beaucoup de difficultés. Il me sourit et m'ouvre ses bras. Je m'y engouffre et nos lèvres se retrouvent. Par pitié faite que ce moment puisse durer à jamais…
Le retour en voiture se passe bien mieux que je ne pouvais le croire. Il me parle beaucoup. Lors de nos pauses, c'est sur mes genoux qu'il s'endort. Je caresse ses cheveux pendant que mes larmes s'écrasent sur lui. Je suis épuisée en arrivant.
Il me suit, comme il peut, et s'effondre sur le lit. Je tente un terrible :
— Crois-moi, il ne s'est rien pas…
— Chutttt… embrasse-moi. C'est trop tôt pour cette discussion. Je veux juste qu'on puisse se reposer et se faire des câlins.
— Mais… tes blessures ?
— Ça va aller. J'ai uniquement une coque, car j'ai des côtes cassées. N'attends pas de moi une performance quelconque par contre, je ne suis pas en état, me dit-il dans un éclat de rire qui déclenche chez lui une forte grimace de douleur.
Il trouve tout de même la force de nous faire couler un bain. Quand je rentre, il a tamisé la lumière et allumé quelques bougies.
Je le déshabille lentement. Je le caresse, l'embrasse partout. Je suis choquée des hématomes et de leur taille. Je descends son boxer et je le regarde avec une certaine angoisse. Va-t-il accepter que j'aille plus loin ?
Son érection est impressionnante. Mais il n'en profite pas. Il me caresse. Il me touche. Il m'embrasse. Mon désir est brutal, mais une violente nausée me prend brutalement. Elle est longue. Douloureuse…
— Tu a ça depuis longtemps mon bébé ?
— Non. C'est assez récent. C'est pire depuis que je sais pour toi… ce sont les nerfs sans doute…
— Tu as fait un test de grossesse ?
Je le regarde, putain… mais oui, je n'y ai pas pensé un instant. Mais oui. En faisant mes calculs ça fait bien neuf ou dix semaines que je n'ai plus mes règles. Avec tout ce qui s'est passé, j'ai complètement oublié…
— Non… j'en ai un, je vais le faire tout de suite..
Croise les doigts mon bébé d'amour !
Croise les doigts mon bébé d'amour !
— Ils le sont depuis bien longtemps… mais je devais t'en parler justement. Va-y, fonce. Et dis-moi que c'est positif ! Fait-il en m'embrassant.
Quelques instants plus tard, je reviens en pleurs dans la salle de bains, test en main…
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