Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amanda et Julien — Chapitre 17 · Remise en question, choix et finalité
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amanda et Julien
Chapitre 17 · Remise en question, choix et finalité
Vendredi 10 novembre
Je pars travailler le cœur lourd. Julien refuse de m'adresser la parole ou de rester dans la même pièce que moi jusqu'à notre rendez-vous.
Kilian est resté étrangement silencieux de toute la semaine. Quasiment aucuns messages. Ce matin, je lui en envoie un cependant. Il me confirme le rendez-vous, l'hôtel et le numéro de chambre. J'ai prétexté une réunion et un dîner d'entreprise pour pouvoir avoir ma soirée. Mon dernier mensonge. Ma dernière fois…
Julien a appelé et j'ai eu la surprise de voir ma direction me couvrir. Quand je vais voit Alain pour en savoir plus, il m'explique que c'est une demande de son fils. Il me demande ma situation avec lui. Je me sens en confiance et je lui explique toute la situation.
Il comprend mon état. Il comprend et compatit pour son fils. Je crains qu'il ne soit fâché après moi, mais ce n'est pas le cas. Je suis assise dans son bureau pour lui expliquer la situation. Il se tient derrière moi, la main posée sur mon épaule. Je me retourne pour capter son regard. Celui-ci plonge dans mon décolleté. À son niveau, la rondeur de mon sein ne doit pas lui échapper.
Ses doigts frôlent mon cou. Ils suivent la chaînette du collier que Julien m'avait offerte pour mon anniversaire. Ils s'emparent de l'objet qui le termine.
Ses mouvements provoquent la réaction de ma peau. Je respire un grand cou pour me ressaisir.
Putain, mais ce n'est pas possible… pourquoi encore ? Encore ?
— Très joli ce collier Amanda. C'est de qui ?
— Très joli ce collier Amanda. C'est de qui ?
— De mon fiancé… merci beaucoup Alain. Je sais que je ne suis pas pardonnable pour personne mais…
— Je le fais pour mon fils. Et parce que je vous apprécie beaucoup. Et que je ne tiens pas à vous voir malheureuse
Je ferme les yeux. Sa main s'enhardit. Elle défait le premier bouton puis le second. Je me saisis de son poignet au moment où sa main empoigne mon sein.
— Non. S'il vous plaît
Il se retire. Reboutonne mon haut.
— Désolé. Toutes mes excuses, mais je ne pouvais pas m'en empêcher
— Ce n'est pas grave Alain. Mais ça me gêne vraiment. Vous êtes mon patron et je…
— Et si je n'avais pas été ton patron ?
Ce brusque passage au tutoiement me bloque.
— Je ne sais pas. Je t'avais euh… vous avait dit que c'était du passé…
— Tu as ressenti quoi ?
— C'était doux…
Non mais arrête putain !!!!
Je lui fais un pauvre sourire.
— Je ne suis pas le genre de femme qu'il faut à quelqu'un. Je n'arrive pas à contrôler mes pulsions depuis un moment. Réellement. J'ai juste l'impression d'être une… pute
Il s'agenouille devant moi
Il se saisit de mes genoux et me regarde. Je lui souris, mais les larmes aux yeux.
— Vous aussi, vous voulez me sauter c'est ça ?
— Non.
Je me lève. Furieuse. J'explose de colère, mais que je tâche de maintenir
— Alors ne me touchez pas ! Ne me touchez plus ! Ni vous, ni votre fils ! Je pars ! Fini ! Terminé ! JE VEUX EN FINIR AVEC ÇA!!!
Je prends mes affaires et je quitte l'immeuble en courant. Arrivée dans ma voiture, je coupe mon mobile. Je rentre à la maison et je me terre sous ma couette.
Toute ma haine retenue de ces derniers mois ressort. Un torrent de cris, de hurlements, de larmes. Je me fais mal à force de frapper ce que je trouve. Quand je me calme, je me rends compte que Julien m'observe, épouvanté sur le pas de la porte.
Je m'arrête net. Je le regarde. Je prends des affaires qui traînent au sol, je fuis la chambre en courant et je quitte la maison dans un rugissement furieux de pneus. La route me calme un peu. Je m'arrête sur le parking d'un routier, désert à cette heure. L'heure de mon rendez-vous est presque proche et je regarde ce que j'ai ramassé. Je troque ma jupe contre mon grand pantalon ample. Inutile de faire un nœud compliqué, je ne le garderai pas longtemps. Il y a un vieux t shirt et un gilet. Rien de bien sexy. Je retire mon chemisier, plus rien à foutre d'être vue ou pas.
J'enfile mon t-shirt. J'ai l'air d'une crasseuse. Tout m'est égal, je suis dans une telle avalanche de haine envers moi que plus rien ne m'importe. Je regarde mon téléphone, le rallume. Six messages et deux fois plus d'appels manqués. Mon patron et Julien.
Pour mon patron, c'est mort, je sais que je suis virée. Je préfère ne pas écouter. J'écoute Julien. La boîte l'a appelé pour prévenir de mon coup de sang. Il se fait du souci. Le souci vire à l'angoisse. Il me supplie de ne pas faire n'importe quoi. J'éteins le téléphone, la mine sombre.
Désolée mon amour, mais pour le n'importe quoi, c'est déjà téléchargé… Je t'aime si fort si tu savais…
J'arrive à l'hôtel et frappe à la porte. Kilian vient m'ouvrir. Je rentre en passant devant lui sans le saluer. Je commence à me déshabiller et je l'entends me dire
J'arrive à l'hôtel et frappe à la porte. Kilian vient m'ouvrir. Je rentre en passant devant lui sans le saluer. Je commence à me déshabiller et je l'entends me dire
— Non, s'il te plaît… je ne voulais pas que ça se passe comme ça...
Je ne réponds pas et je m'allonge nue
— Si tu veux me baiser c'est maintenant. Si je me relève, c'est fini.
— Mais moi, je voulais qu'on…
J'explose de colère comme contre son père plus tôt dans la journée
— ET MOI J'EN AI MARRE DE JOUER LA PUTAIN ET DE FAIRE CE QUE LES AUTRES DÉSIRENT ! TU RÉCLAMAIS de DE COUCHER AVEC MOI, JE SUIS LÀ! ALORS GROUILLE-TOI DE PRENDRE TA DÉCISION !
Il me regarde. Se déshabille et s'allonge sur moi. Je détourne la tête
— Plus de bisous. Et ne finis pas en moi
Je le sens me pénétrer. Il s'active quelques instants, mais je flotte ailleurs. Je le regarde quelques instants plus tard se vider sur mon ventre.
— Je suis désolé…
— Ce n'est pas grave. C'est moi. Mais il fallait arrêter. C'était la fois de trop. L'homme de ma vie, c'est Julien. Je dois stopper le désastre.
Je l'embrasse sur le crâne, m'essuie et repars. Je suis restée onze minutes…
Je rentre à la maison. Les yeux dans le vague. Julien m'attrape, me serre contre lui sans rien dire. Je vais me coucher, il vient me border, m'apporte une boisson chaude et me fait des bisous.
— Repose-toi. Pleure un bon coup. Quand tu voudras parler, je serai là.
Je me réveille au milieu de la nuit. Il dort à côté de moi. Je me rendors en serrant son bras. Quelques instants plus tard, il m'attire contre lui et c'est dans ses bras que je m'endors et que je me calme.
Je me réveille le samedi après midi. J'ai faim. J'ai la surprise de voir que mes lessives sont faites. Un petit déjeuner m'attend aussi. Je vois Julien occupé à monter une bibliothèque. Je viens chercher un câlin que j'obtiens. Et des bisous. Je commence à parler. Je lui raconte mon pétage de câble, ma prochaine mise à la porte, l'épilogue avec Kilian.
Il m'écoute en silence. Me verse un café.
— Tu as fait preuve d'une grande force morale pour arrêter avec ton amant. Ça montre que tu veux te battre pour nous. C'est lui qui a déchiré ton haut par contre ?
Il me présente ma tunique, la ou les coutures ont sauté. Je rougis
— Oui…
— Bon. Dommage, je l'aimais bien celle-là.
Nous passons le week-end ensemble. Le dimanche, nous faisons l'amour. Plusieurs fois. Ça m'avait manqué de le faire avec lui. J'aime beaucoup. Lui aussi. Je lui ai manqué. Il pleure aussi dans mes bras. Il a tellement eu peur de me perdre. Je réalise que mon choix était le bon. On s'embrasse. On se fait des papouilles. Je le rassure. Plus jamais après demain, je ne lui ferais de mal. Il me croit. Je l'aime. Lui aussi.
Lundi 13 novembre
— Il faut y aller Amanda
— Non. Je ne peux pas.
— C'est à toi de régler cette situation. Je t'attends dans la voiture. Mais tu dois y aller. Il n'était pas fâché quand je l'ai eu. Juste inquiet.
— J'ai peur de craquer…
— Si tu craques tu démissionnes. Si tu es capable de tenir, tu restes.
— Mais pour nous ?
— On verra ça en fonction. Sois forte.
Je rentre à l'accueil. Je me dirige vers le bureau d'Alain. Il est tôt encore. Je frappe à la porte.
Il vient m'ouvrir
— Ooh… c'est toi ? Rentre
Je rentre. J'ai le ventre noué par l'angoisse.
— Tout d'abord Amanda, je te dois des excuses pour mon comportement lamentable. Ce que j'ai fait est inexcusable
— Non… c'est moi. Je… j'étais perdue. Je le suis toujours. J'ai rompu avec Kilian. Très mochement. Je ne pourrais pas rester…
— Assieds-toi.
Il s'assied à côté. Sa main se saisit d'un mouchoir et il tapote mes joues. Je n'arrive pas à m'empêcher de le regarder.
— Je tiens à te garder dans l'équipe. J'en ai beaucoup discuté avec ton conjoint vendredi.
— Vous… vous lui avez parlé ?
— Je lui ai tout dit. Qui j'étais. Et ce qu'il s'était passé. J'étais persuadé qu'il serait venu m'en mettre une…
— Non, ce n'est pas son genre. Il ne m'a rien dit…
— Il n'y tenait pas. Il m'a demandé si je voulais coucher avec toi. J'ai répondu oui.
— Il a réagi comment ?
— Il a raccroché
Je caresse sa main. Il me regarde sans comprendre.
— J'ai eu envie de vous vendredi. J'ai toujours envie. Et je sais que vous aussi. Mais si on le fait, je devrais partir.
— Et si on ne le fait pas ?
— Je partirai aussi. Je dois penser à mon couple. Sans Julien, je finirai mal. Je l'aime. Mais je peux vous aimer jusqu'à ce que je sorte de ce bureau. Mais je ne pourrais et ne le ferai qu'une fois.
— Tu auras mes appuis et mes chaudes recommandations, quel que soit ton choix. Je n'exige rien en retour. Pense à toi. Tu es bien trop jolie pour mal finir. Et ton homme tient beaucoup à toi.
Je bascule la tête dans le fauteuil. Les yeux mi-clos, j'attends.
Sa main se pose sur mon cou. Il caresse délicatement le contour de mon collier. Son index longe la ligne de boutons de mon chemisier.
— Tu es sûre de toi ?
— Oui…
Sa main empoigne mon sein. Il agace mes tétons et ses lèvres se collent aux miennes. Je le laisse glisser sa langue dans ma bouche, mais je me détourne vite
— Non… je ne peux plus… désolée…
Je me lève et me débarrasse de ma veste. Je pense à Julien qui doit bien s'imaginer ce qui se passe. Alain défait mes boutons un à un et sa bouche s'occupe de ma poitrine. Il se débarrasse à son tour de sa chemise, puis il défait son pantalon en me regardant. Son sexe est plus fin que ce que je m'imaginais. Je retire mon chemisier et me mets à genoux devant lui
— Ne fais rien que tu ne désires pas et… oooh…
Je suce sa queue avec application, il reste très doux et ne force pas le mouvement
Il me relève assez vite et me rassied. Ses mains remontent le long de mes cuisses. Il alterne avec des baisers. Je sens que je m'humifie de plus en plus.
Il arrive à la frontière de mon dessous. Son doigt glisse sur ma fente par-dessus le fin tissu. Je ne peux m'empêcher de gémir doucement. Il retire ses mains et dezippe ma jupe. Lorsqu'il la retire, je soulève mes fesses et je m'aperçois que mon string suit le même chemin.
Pendant plusieurs minutes, il me caresse, me lèche. Il sait admirablement s'y prendre pour provoquer l'émoi dans mon ventre
Sa bouche remonte sur mes seins dont il s'occupe avec beaucoup de tendresse. Il s'éloigne, récupère un préservatif et s'en revêt. Il commence à le pénétrer, mais malgré notre excitation mutuelle, elle est laborieuse. Je me saisis de son sexe, retire la capote et le fait s'empaler en moi
— Je… Ho putain ouiiii… Amanda…
Il me couche au sol et s'allonge sur moi. Il me prend avec beaucoup de tendresse et de force. Je passe un agréable moment même si ma jouissance ne vient pas
— Tu m'acceptes où?
Il se retire. Je l'allonge sur le dos et le branle contre mes seins
Il dégage ma main et se masturbe sur ma fente. Nous nous asseyons et je le laisse faire. Il éjacule sur mon pubis et mon ventre. De grosses coulées tombent vers mon vagin. Je me rallonge sur le dos. Il vient à côté.
— Amanda, je…
— Chutttt…
Je sens son gland à toujours dur à l'entrée de ma grotte. Je m'en saisis. Elle me pénètre en douceur une nouvelle fois.
— Prends-moi vite
Il ne se fait pas prier. Mais malgré ses coups de reins puissants et rapides et sa jouissance interne, je n'arrive toujours pas à déclencher mon orgasme.
Nous nous rhabillons. En silence. Je lui tends les lettres que j'avais préparées. Deux d'excuses. Une pour lui. Une pour Kilian.
L'autre, c'est ma démission à effet immédiat. Je quitte le bureau sans me retourner.
Je rejoins Julien en voiture
— C'est fini.
— On efface tout et on recommence, me fait-il. Je démissionne moi aussi.
— Quoi ?
— On ne peut pas rester là. Trop de choses. Trop de souvenirs. Il faut partir.
— Oui, mais où ?
— Tu as déjà été très loin en voyage ? Il te faudra bosser ton anglais, me dit-il en souriant.
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Jeudi 1ᵉʳ février
Nous avons passé Noël et le Nouvel An à Sydney.
Puis, nous sommes partis à Hobart en Tasmanie ou Julien avait des contacts. Les premières semaines ont été éprouvantes. Nouveau climat, nouvelle culture, nouvelle langue. Mais les gens sont adorables
J'ai obtenu mon visa de travail fin janvier. Julien n'ayant eu aucun mal pour le sien dès notre arrivée en Australie.
Nos travail respectifs nous absorbent beaucoup, mais le travail de Ju nous a permis d'avoir un joli cottage à Huonville. C'est isolé, au milieu des troupeaux. J'adore et je m'y sens comme chez moi.
Mon appétit sexuel n'étant désormais que pour Julien, nous passons beaucoup de notre temps libre à faire des coquineries. Il y aura peut-être une suite si les évènements venaient à bouger
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Commentaires ()
Une fois fait, ils ont pu ouvrir un nouveau chapitre en oubliant le passé.
Curieux de savoir si ce couple athipyque est viable sur le moyen terme...
Après je maintiens ce que j'ai dit dans le précédent chapitre Amanda est bien une nymphomane, la preuve elle n'a pas pu résister à ses pulsions et elle a couché avec son patron avant de démissionner, alors qu'une femme volontairement infidèle arrive à contrôler ses pulsions sexuelles quand elle a envie de coucher avec quelqu'un elle couche quand elle en a pas envie elle ne couche pas contrairement à la nymphomane qui n'y arrive pas.
Mais bon le principal c'est qu'elle est décidé de ce prendre en main et de se consacrer à Julien même s'il a fallu un gros pétage de plomb pour qu'elle se remette en question.