Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amanda et Julien — Chapitre 7 · Désespoir et tentations
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amanda et Julien
Chapitre 7 · Désespoir et tentations
Lundi 17 juillet
Je me réveille, je suis encore seule. Il est six heures et je retrouve mon chéri endormi seul dans le canapé. Je n’ose pas le réveiller. Je dois retourner au travail aujourd’hui et je ne sais comment réagir face à Sylvain.
C’est séparément que nous nous préparons à mon grand désarroi. Julien ne souhaitant pas notre douche commune quotidienne. Je respecte son choix. Il m’embrasse cependant avant de partir, je sais que ses colères sont de courte durée, mais là, je l’ai clairement blessé et je comprends sa froideur qui ne lui est pas coutumière et qui le blesse aussi clairement.
J’arrive à mon travail où mes amies m’accueillent avec beaucoup de chaleur et de sympathie. Je ne croise pas Sylvain du tout de la matinée, et cela m’arrange bien dans le sens où je n’ai absolument pas envie de le croiser.
La semaine se passe. Puis la suivante. Puis celle d’après. Lentement les choses semblent s’arranger pour mon couple. Julien parais cependant tendu et il semble avoir du mal à passer l’éponge sur les évènements de juillet. Pour ma part, Sylvain étant en vacances, je n’ai pas eu affaire à lui-même si j’ai honteusement joui un jour pendant que mon chéri me prenait en imaginant que cela pouvait se passer au travail. Avec Sylvain.
Tout ceci me perturbe intensément. J'aime mon chéri plus que tout, mais il se passe autre chose que je ne comprends pas et que je ne peux pas maîtriser.
Lundi 7 août
J'arrive ce jour-là comme à mon habitude vers huit heures. La chaleur est déjà accablante et nous force à nous vêtir léger. Julien est en déplacement professionnel depuis une semaine et cela va encore durer une semaine supplémentaire.
Il me manque terriblement. Ses bras, ses câlins et son amour me manquent. La situation s'était bien améliorée depuis plusieurs jours et j'en profite à fond, ravie du retour à la normale.
Toute l'équipe est là. Sylvain compris, enfin de retour de vacances. Bronzé, sûr de lui. Il est détendu, l'air nonchalant à écouter le responsable sur les avancées des projets en cours. Je tâche de ne pas croiser son regard, mais un nœud terrible me serre l'estomac. Il passe à côté de moi, son parfum est puissant et ne laisse pas indifférent. Il s'attarde. Il fait des allers-retours à côté de moi pendant que mes collègues réintègrent leurs dossiers et leurs bureaux.
Mon malaise vis-à-vis de lui est de plus en plus grand. Il est bien différent physiquement de Julien. Autant mon amoureux est mince, svelte, peu musclé, mais cultivé, distingué et plein d'humour, autant Sylvain est costaud, poilu avec un humour vraiment beauf, mais serviable au boulot et avec un certain charisme.
Il ferme la porte du bureau et allume la climatisation. Il s’assied à côté de moi et commence sur un sujet professionnel totalement barbant sur un ton neutre ce qui contraste totalement avec son attitude quelques instants auparavant.
Pour ma part, je ferme les yeux et je ne pense plus qu'à mon homme. Je dois absolument empêcher mes hormones de me faire faire n'importe quoi. Au bout de quelques minutes, sa main se pose sur la mienne, je sursaute brutalement en la retirant précipitamment. Il me regarde l'air contrarié
— Bon écoute, déjà que le sujet est chiant alors si en plus, tu t'en fous…
— Je ne m'en fous pas, mais…
— Oh arrête de jouer les vierges effarouchées, tu crois que je suis con à ce point ? Tu crois que je ne sais pas pourquoi tu m'as viré comme un malpropre à ta petite sauterie ?
Je me tais. Les yeux baissés.
— J'aime mon copain. Je ne veux pas le trahir.
— Arrête trente secondes, tu veut ? Tu crois que je ne vois pas que tu es troublée quand je suis là ?
À nouveau, je ne peux rien répondre à ça. Il le sait. Il le voit. Sa main se repose sur la mienne. Je lève les yeux et son regard plonge dans le mien.
Je me lève et retourne vers le thermostat. J'ai froid. Il a baissé volontairement la température beaucoup trop basse et mon corps commence à me trahir. Sa main caresse mon dos puis ma nuque. Elle se pose ensuite sur mes fesses.
— Sylvain ? Pourquoi tu ne comprends pas le sens du mot fidèle ?
— Parce que il n'existe pas ce mot-là.
À nouveau, je m'éloigne. Je tente de reprendre constance en essayant de garder mes barrières de protection.
— Peut-être… mais non, je ne veux pas perdre mon copain. Je l'aime et je suis heureuse avec lui. Il vaut mieux retourner travailler. C'est préférable. Moi, je serai avec la webmaster ce matin.
Il n'a pas cessé de me sourire.
— Très bien, me fait-il. Tu as sûrement raison ! Mais sache que je pense toujours à toi
Je reste toute la journée rongée par un monstre intérieur. Je ne suis pas très bien. Une douche froide une fois rentrée et une visio avec Julien me permettent de m'assoupir. Mais des rêves érotiques me réveillent régulièrement et mon sommeil n'est pas serein.
Jeudi 10 août
Voilà quatre jours que l'autre me tourne autour. Tente de me caresser furtivement dans un couloir ou à nos bureaux respectifs, mais sans jamais insister. Cela me trouble encore plus, car je ne fais rien pour l'arrêter. Je me sens l'âme d'une salope qui se laisse séduire par un autre… il ne faut pas. Il ne faut surtout pas…
À quoi joue-t-il? Il veut me faire marner ? Il veut que je rampe à ses pieds ? Quel con ! Certainement pas !
Cependant, un terrible coup du sort va me tomber dessus juste avant midi. Ma responsable m'appelle et me fait venir immédiatement à son bureau. Je rentre et je trouve le directeur qui me regarde avec inquiétude.
— Que se passe-t-il? Il y a un souci ? J'ai fait une bêtise ?
— Non, non. Absolument pas. Ça n'a rien à voir. Assieds-toi
Là, je m'inquiète encore plus. Elle m'apprend que la société dans laquelle travaille Julien essaie de me joindre depuis ce matin. Visiblement lui et son collègue ont été agressés à leur sortie de leur hôtel, ils sont à l'hôpital. Leurs jours ne sont pas en danger, mais tout leur a été dérobé. Papiers, argent, objets de valeurs… c'est le Consulat de France qui a prévenu les familles et les sociétés.
Je n'entends plus rien. Je ne comprends plus rien. Je me retiens de pleurer ici, mais il me tarde de quitter ce bureau.
On m'explique qu'une fois stabilisés, ils seront rapatriés dans le premier vol en provenance de Pékin. Il faudra attendre plusieurs jours cependant.
Je n'écoute pas la suite. Je me sauve du bureau en pleurant ma détresse. Mes amies me consolent et ma cadre vient me donner des jours de congés le temps de retrouver une situation normale.
Je me calme. J'arrive à me ressaisir et je tiens à finir ma journée pour pouvoir penser à autres choses.
Sylvain arrive dans mon bureau en fin de journée. Il s'excuse de son attitude et vient prendre mes nouvelles. Il semble sincèrement préoccupé. À son attitude, j'éclate en sanglots à nouveau et il vient me réconforter.
Je ne suis pas à l'aise dans ses bras, mais il me câline et cela me fait du bien. Il ne tente rien et je lui en suis reconnaissante. Après une demi-heure, il m'embrasse sur la joue et se retire. Je finis de dispatcher mes projets à mes collègues et tant bien que mal, je finis cette journée
C'est sous des regards apitoyés que je me retrouve sur le parking. Sylvain me rejoint. Il me propose de me reconduire, car à vélo, il s'inquiète (à raison) pour ma sécurité.
Je le remercie et j'accepte. En chemin, je réussis à avoir le consulat qui me donne des nouvelles rassurantes. On me confirme que je pourrais parler à Julien dès le lendemain.
Plus détendue, j'arrive chez moi. J'hésite à proposer à Sylvain quelque chose, mais finalement, je me dis que je lui dois bien ça. Il accepte sans surprise et nous nous retrouvons dans la cuisine.
Je suis dos à lui quand je sens ses mains entourer le haut de mes bras. Sa bouche se pose sur ma joue. Ses doigts glissent dans le creux de mon coude et sa bouche derrière mon oreille.
– Je n'aime pas te voir triste me dit-il. Mais il va bien finalement. C'est pas une mauvaise nouvelle...
Je me mords la lèvre. Je voudrais dire non. Je voudrais lui dire que c'est inconvenant. Mais je ne peux pas. Je n'arrive plus à contrôler mon corps. Il se colle contre moi. Son bassin s'écrase sur le mien. Je sens son sexe dur se frotter contre moi.
Se laisser aller ou résister ? Puiser dans mes dernières ressources et tenter de conserver mon honneur ou me laisser aller ?
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Commentaires ()
J'ai de la chance d'avoir cet homme dans ma vie.
Une suite sera probablement en cours. On en discute
Merci pour votre commentaire.