Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amanda et Julien — Chapitre 10 · Spirale infernale
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amanda et Julien
Chapitre 10 · Spirale infernale
Il se redresse avec difficulté de la chaise dans laquelle il s'était installé
— Alors ?
— Alors ?
— Positif!!! Je suis enceinte !!
Il me tend ses bras, radieux
— C'est une merveilleuse nouvelle… je t'aime si fort !
Encore une fois, je ne peux m'empêcher de fondre en larmes. La joue de le retrouver, cette nouvelle inattendue, et ma culpabilité font que le trop-plein d'émotion est impossible à évacuer autrement.
— Tu dois être tellement en colère… fou furieux… pourquoi tu réagis si bien ?
— Je ne sais pas. Les erreurs, ça arrive. Là, c'était plus qu'une erreur, je me trompe ? Mais bon. Je ne vis que pour toi. C'est à toi que j'ai pensé tout le temps. Je t'aime. C'est tout. Et cette nouvelle est d'autant plus réjouissante que j'ai reçu un mail pendant mon déplacement.
— Un mail de qui ?
— Du laboratoire d'analyse. J'ai été, sans t'en parler, vérifier que le problème ne venait pas de moi.
— Et ?
— Ça l'est. Je ne suis pas stérile, mais nos chances étaient faibles. J'ai un nombre de spermatozoïdes trop peu viables…
— Je t'assure que hormis vendredi, je n'ai vu que toi…
— Je te crois. Mais allons prendre un bain et allons faire dodo. Tu es épuisée et moi aussi !
Nous jouons un peu dans l'eau. Je l'aide à sortir de la baignoire puis à se sécher. Je m'allonge nue dans le lit ou un gros câlin m'apaise immédiatement. Je ne résiste pas à l'envie de lui faire une gâterie. Très rapidement, il se déverse dans ma bouche et j'avale la totalité avec beaucoup de plaisir et c'est pleins de papouilles que nous nous endormons.
Je me réveille en premier. Il respire à côté de moi, mais avec difficulté. Je le réveille avec des bisous et des câlins.
— Bonjour mon ange… Tu respires mal et ça m'inquiète…
— Ça peut aller… tu vas travailler ?
— Oui, je n'ai pas le choix. Tu veux venir avec moi ?
— Non. Je dois retourner à l'hôpital pour l'arrêt et d'autres examens. Comment tu te sens toi ?
Une violente nausée m'empêche soudain de répondre. Je vomis avec telle de violence que lui qui souriait se met brusquement à s'inquiéter. Il s'empare de mon téléphone et contacte le médecin.
Je parviens tant bien que mal à nettoyer les dégâts. Julien se fait envoyer à l'hôpital en taxi et je décide de l'accompagner.
Au fond de son lit, il ne lâche pas ma main. J'ai posé ma tête sur son torse et nous attendons les résultats. Quand soudain une question me fait frissonner
— Dis-moi… je veux savoir. Pourquoi j'ai vu dans la poubelle, une plaquette avec une pilule du lendemain ?
— ......
— Amanda… s'il te plaît… réponds-moi. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Une grande inspiration. Puis une seconde. Puis une troisième. Et je sens que j'hyperventile…
— On a… couché..... plusieurs fois ensemble. Et il est venu une fois en moi…
— Et les préservatifs ?
— J'ai tenu à ce qu'il les mette. Mais il les retirait. Je n'arrivais plus à dire non et pourtant je lui ai souvent dit non…
Un long silence. Très. Trop long. J'attends qu'il s'exprime en premier.
— En sortant, j'irai le voir. Et toi, je te pardonne. Mais ce qu'il s'est passé n'est pas une tromperie. Ça va bien plus loin. Je t'aime…
— Moi aussi…
— Désolé. Mais… tu as aimé quand vous l'avez fait ?
De honte, je baisse la tête.
— Oui… par moments, j'ai été vraiment excitée. Même si je le laissais croire que non.
— Tu crois qu'il va retenter sa chance ?
— Je ne sais pas… pourquoi toutes ces questions ?
— Je t'avoue une chose. Je ne suis pas échangiste, mais j'avoue que l'idée de savoir que tu es l'objet de désir d'un autre m'excite assez.
— Sérieusement ?
Je l'embrasse furieusement. Il me rend ce baiser et nos langues se mêlent de longues minutes jusqu'à ce qu'un raclement de gorge gêné vienne nous interrompre.
C'est l'infirmier avec les résultats des examens. Ils sont positifs, mais par prudence, ils décident de le garder pour la nuit, là SAT ne les rassurant pas totalement. Je décide de rester à son chevet. Hors de question pour moi de rester seule.
Il me sourit. M'embrasse et garde ma main serrée dans la sienne.
Je m'excuse encore, et lui continue de me dire que l'affaire est close, ou du moins partiellement.
Je m'excuse encore, et lui continue de me dire que l'affaire est close, ou du moins partiellement.
La nuit se passe bien, mais c'est épuisé et pas ultra-fraîche que je reprends mon travail le lendemain.
Jeudi 17 août
C'est à peine rafraîchie et habillée comme je peux que j'arrive à mon travail.
La matinée se passe sans rien à signaler. Les paroles de Julien la veille m'ont cependant un peu perturbée. Je sens monter au fond de mon ventre une excitation que j'essaie de refouler. J'essaie de le joindre, mais il me répond qu'il ne peut pas rester longtemps, il est encore en soin.
Avant de descendre à la cafétéria, je passe par les toilettes pour me rafraîchir un peu et me soulager. En sortant, je tombe sur Sylvain. Et merde.
Il s'arrête, me salue, mais il ne peut pas rater la confusion qui se lit sur mon visage.
— Eh ben alors ma belle ? Je te trouble toujours autant ?
— Ce n'est pas possible, tu es vraiment con quand tu t'y mets…
Je passe devant lui, mais sa main effleure mes fesses. Je m'arrête. Je suis perdue.
Sylvain ne perd pas son temps. Il m'enlace. Ses mains sortent les pans de ma chemise de mon pantalon. Je ne peux que le laisser faire. Ai-je d'ailleurs réellement envie de l'arrêter ?
Julien m'a pardonné, mais en me laissant une porte de sortie. Je ne suis pas digne de lui, mais j'ai trop envie et son état physique lui interdit tous mouvements.
Sylvain ne perd pas son temps. Il m'enlace. Ses mains sortent les pans de ma chemise de mon pantalon. Je ne peux que le laisser faire. Ai-je d'ailleurs réellement envie de l'arrêter ?
Julien m'a pardonné, mais en me laissant une porte de sortie. Je ne suis pas digne de lui, mais j'ai trop envie et son état physique lui interdit tous mouvements.
La bouche de Sylvain se perd dans mon cou. Il me pousse vers les toilettes et verrouille la porte. Mon chemisier tombe rapidement au sol sous les assauts de ses doigts. Je me retourne et m'assieds sur le siège. Il déboutonne son jean et je me retrouve à nouveau face à cette queue que je m'étais jurée de ne plus revoir.
À mon tour, je baisse mon pantalon et mon string.
— Fais vite s'il te plaît
— Je jouis ou du coup ?
— Toujours pas en moi…
Mes jambes sont rapidement soulevées et posées sur ses épaules. Il me pénètre d'un coup. Ses coups de reins me font rapidement partir, mais je me retiens de lui exprimer le plaisir que je ressens.
Il se retire et me présente son sexe luisant de mouille. Il se masturbe et son sperme jaillit et retombe sur mes seins et mon ventre.
Nous ressortons des toilettes. J'ai la poitrine gluante et je sens clairement la bite. Je rumine ma faiblesse tout l'après-midi et je repars chercher mon chéri à l'hôpital.
Il m'attend. Pas en forme du tout. Il fait clairement affaibli. Le médecin m'interpelle
— Il va lui falloir beaucoup de repos et aucun effort physique pendant un bon mois au minimum. Il y a eu visiblement des dégâts internes suite à son agression.
— Mais… il va bien ? C'est grave ?
— Non. Mais pour que ça ne le devienne pas, il lui faut du repos. Il sera mieux chez vous qu'ici
— D'accord…
Julien rouspète, ronchonne, mais il sait que le médecin a raison. Nous rentrons. J'ai le cœur gros et il tente de me remonter le moral.
Je l'aide à s'allonger et je le déshabille. J'ai envie de lui. Je me mets nue également et je viens m'empaler sur son pénis bien érigé. Je me donne au mieux et je le sens se déverser en moi dans un grognement. Je m'allonge à côté de lui et ses doigts me font enfin jouir. Un long extase qui me fait frissonner.
Il joue avec mes seins… puis il gratte ma peau. Je ne réalise pas tout de suite.
— Quelles sont ces peaux séchées sur toi là ? On dirait du sperme… Je ne suis pas le premier aujourd'hui ?
Je reste frappée d'horreur et je ne réponds pas
— Allô la Lune ? C'est à Sylvain ça ?
Un pitoyable "oui" étouffé sort péniblement de ma bouche
— Eh bien… il t'a vraiment tapé dans l'œil....
— Non ! Non pas du tout ! Mais… je ne sais pas. J'avais… envie. Je n'ai pas pu me retenir… je ne veux pas te perdre, je t'aime trop… et… putain, je suis perdue…
— Ce n'est que sexuel ? Pour toi ?
— Oui…
— Je m'en accommoderai tant que je serai dans cet état...
— .... pourquoi ?.... tu ne m'aimes plus ?
— Oh que si. Mais je préfère que tu me dises quand tu vas voir ailleurs. Je préfère être cocu qui sait que le cocu ignorant.
— Mon chéri, je…
— Laisse-moi digérer ça d'accord ? Merci pour le câlin. Je t'aime
— Moi aussi, je t'aime. Je n'ai pas simulé, je t'assure…
— Je n'en doute pas. Par contre, dit à ce connard de mettre une capote. Et qu'il en profite. Quand je serai remise, j'irai le voir.
Lundi 21 août
Le week-end a été maussade. La chaleur est infernale et n'aide pas mon chéri à se reposer et à se remettre. Il semble toujours furieux après moi et je me demande comment faire pour éteindre ce feu que j'ai allumé.
Je lui ai fait l'amour comme j'ai pu. Il est vraiment gêné et il a eu du mal à récupérer.
Il m'a convaincu de mettre une petite robe. Sa motivation à me voir frayer avec Sylvain m'interpelle, mais quand on en a parlé, il m'a dit
— Tu as des besoins. Moi, je ne peux plus rien faire. Je suis sous respirateur quasiment tout le temps. Amuse-toi. Profite-en… Dès que je serai sur pieds, j'aurai une fête à organiser.
— Je te trompe. Et toi, tu trouves ça...
— Révoltant. Je suis furieuse. Après vous deux. Mais on est humains. Mais comme je te disais, j'aimerais aller plus loin avec toi. Après.
— Comment ça ?
Un silence. Puis un sourire un peu crispé.
— Regarde dans l'enveloppe qui est dans la doublure de la valise s'il te plaît
Curieuse, j'y vais. Je décachète l'enveloppe et une bague me tombe dans les mains.
— Je t'aime. Et je veux t'épouser. Si tu veux bien de moi
Je le laisse tout juste finir et je me rue sur sa bouche.
— Oui! Oui! MILLE FOIS OUI!!!
— Alors laisse-moi te mettre et file !
Je pars à vélo, le cœur en fête. Sylvain est invisible de toute la matinée. Les copines s'extasient sur ma bague. Tout le monde me félicite. L'après-midi, le temps change brutalement. De lourds nuages s'amoncèlent. Le tonnerre résonne et soudain un déluge se met à tomber. Le fracas du tonnerre, les éclats de lumière et le crépitement de la pluie transforment la chaude journée d'été en une véritable tempête tropicale. L'atmosphère est étouffante.
Je reçois un appel de Julien. Il est inquiet pour mon retour. Sa voix me stresse d'un coup. Il râle beaucoup et sa voix siffle. Il me gronde gentiment en me disant de ne pas m'en faire pour lui.
Soudain tout se coupe dans le bâtiment. L'électricité a sauté.
Je cours à l'extérieur récupérer mon vélo pour le mettre à l'abri. Quelques secondes plus tard, je suis trempée littéralement.
Je cours à l'extérieur récupérer mon vélo pour le mettre à l'abri. Quelques secondes plus tard, je suis trempée littéralement.
Je rentre dans le bâtiment puis je me réfugie aux toilettes pour me sécher comme je peux. Quand je rentre dans mon bureau, Sylvain est là.
— Toi ? Mais tu fais quoi ici ?
— Je voulais te voir…
— Non, il faut qu'on arrête. C'est plus possible
— Tu es trempée pourtant
— Très drôle
— Sérieusement, tu vas prendre froid…
Il se rapproche de moi. Me saisit les mains. Sa bouche se rapproche de la mienne. J'esquive, mais son pouce et son index se saisissent de mon menton. Nos lèvres se collent. Je ne rends pas son baiser. Pas de suite.
— Ce n'est pas bien…
Il me fait taire en m'embrassant de nouveau. Cette fois, je ne résiste pas et je lui rends son baiser. Sa bouche parcourt mon visage et mon cou. Rapidement, il baisse la fermeture Éclair de ma robe et fais glisser les bretelles sur mon bras. Il pince mes tétons et fait rouler mes seins sous ses doigts. Sa bouche prend le relai. Je ne peux retenir un gémissement
— Tu veux aller vite à nouveau ?
Il me tourne dos à lui. Je sens la pilosité de son torse sur mon dos. Puis ma culotte est descendue sans ménagement.
Nouvelle pénétration. Nouvelle baise. Je ne jouis pas. Mais j'admets y prendre un certain plaisir. Grognements. Coups de reins. Prise dans la peau. Sueur. Gémissement. Il me retourne, m'allonge à même la moquette. Va et viens. J'ai les yeux clos. Il se retire. Gicle sur mon pubis. Puis sur ma fente. Il se frotte. Se réinsert.
Nouvelle pénétration. Nouvelle baise. Je ne jouis pas. Mais j'admets y prendre un certain plaisir. Grognements. Coups de reins. Prise dans la peau. Sueur. Gémissement. Il me retourne, m'allonge à même la moquette. Va et viens. J'ai les yeux clos. Il se retire. Gicle sur mon pubis. Puis sur ma fente. Il se frotte. Se réinsert.
— HÉ MAIS CA NE VA PAS NON ?
Je me dégage. M'essuie comme je peux et me rhabille.
— T'es vraiment un salaud. Tais-toi et barre toi. Je suis vraiment trop conne.
— Arrête ton char. Tu kiffes ça, car ton mec n'est pas capable de…
— Lui au moins me fait jouir !
Il sort en ricanant. Je me prends la tête dans les mains. Comment sortir de cette spirale infernale ?
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