Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bouvines — Chapitre 7 · Les Dames et le Valet
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bouvines
Chapitre 7 · Les Dames et le Valet
Une grande chambre, un bon lit, une femme coquette, quoi de mieux pour passer une belle après-midi ensoleillée. On ne penserait pas pouvoir trouver mieux au Palais Royal mais, à bien y regarder, la présence d'un autre couple nu sur le lit – l'homme et la femme étant aussi beaux l'un que l'autre – pouvait se révéler encore plus enviable.
Grégoire laissait Constance caresser son corps tandis que le prince Louis et Eulalie, la sœur jumelle de Constance, s'embrassaient tendrement. Louis et Grégoire s'était déjà « entretenus » en privé avant l'arrivée des deux jeunes femmes, puis chaque jumelle avait choisi son cavalier, Louis pour Eulalie, Grégoire pour Constance. N'était-il pas temps d'échanger ces dames ?
Le prince se leva, enfila une robe de chambre en fine laine et se dirigea vers la porte qui donnait au salon privé. Il revint quelques instants plus tard, la robe toujours sur lui et sa virilité en berne après sa chevauchée avec Eulalie.
—Je ne sais pas s'il en est de même pour vous, mais pour ma part, j'ai grand faim. Et même si notre nouveau chevalier Grégoire est un habitué du jeûne même quand des dames s'occupent de lui, j'ai, quant à moi, arrêté de jeûner pour quoi que ce soit.
A cet instant, l'estomac de Grégoire gronda, faisant glousser les deux jeunes femmes qui l'entouraient.
Effectivement, il sentait sa faim le tenailler et après une journée de chevauchée il devait sentir le canasson à plusieurs mètres. Mais ce détail ne semblait pas gêner le prince et ses maîtresses.
Quelques instants plus tard, un coup discret fût frappé à la porte.
—Votre Altesse, une collation vous attend dans le salon.
—Merci Renaud, répondit Louis.
Le prince se leva du lit avec une claque sur la fesse d'Eulalie et intima l'ordre à son amant et ses maîtresses de le suivre.
Dans le salon du prince, une table était garnie de viande froide, de fruits frais et de différents petits pains, généreusement accompagnés de deux cruches de vin.
Toujours nu, le prince ayant enlevé de nouveau sa robe de chambre, les quatre amants s'assirent à la table et entreprirent de se restaurer pour reprendre des forces. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes que Grégoire se rendit compte de la présence d'un intrus dans la pièce, un jeune homme à la beauté saisissante qui devait avoir le même âge que lui, debout contre le mur derrière la chaise du prince.
—C'est Renaud, mon valet, répondit Louis quand le chevalier lui posa la question. Nul besoin de rougir ou de se rhabiller. Renaud m'a vu dans des états pires que celui-là et m'a souvent servi de compagnon de lit quand plus personne n'était dans les parages. Sa bouche est celle d'une femme et son fondement est comme une chatte chaude et humide. En plus de cela, ce garçon est d'une efficacité redoutable pour toutes les tâches que je lui confie et d'une grande fidélité. Il a donc tout pour plaire. Tu devras te trouver un valet au moins équivalent si tu veux survivre dans ce palais.
Le jeune homme fit mine de ne pas avoir entendu et garda le regard rivé sur le miroir en face de lui. Impassible jusqu'à ce qu'on l'appelle ou jusqu'à ce qu'il remarque un verre vide.
Renaud étant dans le dos du prince, légèrement décalé sur la droite, Grégoire avait la pleine vue sur le valet. Les cheveux bruns mi-longs, arrivant aux épaules, le nez droit et fin, les joues glabres, le jeune homme avait les yeux marrons. Sans avoir la carrure d'un chevalier, il semblait avoir un corps bien fait. Son pourpoint moulait son torse sec et son haut de chausse laissait entrevoir des jambes musclées.
Mais la plus belle vue fut celle de son fessier parfaitement galbé quand il se pencha pour servir du vin au prince. Parbleu ! Grégoire aurait bien mis une claque à un tel postérieur. Par ailleurs, le haut de chausse du valet était déformé au niveau de l'entrejambe par une belle virilité au repos.
Le prince surpris le regard du jeune comte et, après un léger coup de pied sous la table, lui murmura que ce serait Renaud qui le vêtirait pour la cérémonie d'élévation au titre de compte. Le bas ventre de Grégoire fit un bond et sa verge s'érigea tel le mât d'un chapiteau. Alors que Renaud lui servait également du vin, il ne put que remarquer la lueur de gourmandise qui passa dans les yeux du valet. La séance d'habillement risquait d'être longue.
Mais pour l'heure, le regard de convoitise d'Eulalie lui fit comprendre qu'il était uniquement à elle.
Constance caressait le torse du prince qui fit signe à Renaud de se retirer. Visiblement, tout le monde avait fini de manger mais ces dames avaient encore faim. Et Grégoire également. Il ne se fit donc pas prier quand Eulalie repoussa sa chaise, se glissa sous la table et goba son membre érigé sans le moindre effort.
Bon sang, les femmes de la cour était-elle toutes aussi affamées et insatiables ? A en croire le traitement que lui prodiguait la courtisane, il semblait que c'était le cas pour les quatre de la Maison des Ecuyers.
Deux grands coups furent frappés à la porte et Renaud, qui n'avait pas encore atteint la porte, alla entrouvrir le battant, faisant barrage de son corps mince, de ce qui était en train de se passer dans la pièce.
—Les seigneurs et chevaliers sont rassemblés dans la Salle du Trône, dit une voix grave et puissante. Sa Majesté souhaite que le chevalier Chabot comparaisse dans une heure pour leur être présenté. Il doit venir vêtu pour la circonstance.
Quand le valet referma la porte, ce fut le branle-bas de combat.
Louis tapa dans ses mains et les jumelles se volatilisèrent dans la chambre princière pour en ressortir immédiatement parfaitement habillés, bien que décoiffés et jetant ses vêtements à Grégoire. Le prince ordonna à son valet d'amener Grégoire dans un appartement pour s'y laver. Les vêtements arriveraient en suivant.
Aussitôt, le jeune valet aida Grégoire à se vêtir et le précéda dans un dédale de couloirs jusqu'à une chambre où l'attendait un baquet en cuivre dont l'eau avait quelque peu tiédit. Visiblement, le bain avait été préparé après l'arrivée du jeune homme mais avant celle des grands du royaume.
Renaud n'attendit pas d'autorisation. Il défit le pourpoint et la chemise de Grégoire et les jeta au pied du lit. Visiblement, sa position auprès du prince lui donnait certains privilèges. Il dégrafa les chausses du jeune homme et leur fit subir le même sort, déployant la virilité bien bandée du jeune chevalier qui vint lui gifler la joue.
Grégoire en rougit de confusion mais le jeune valet, à genou, baissa les yeux avec un agréable sourire lui barrant le visage.
—Messire, dit Renaud, il semblerait que votre voyage vous ait laissé quelques forces et je m'en voudrais beaucoup de vous voir dans l'embarras devant les autres seigneurs si vous veniez à avoir une réaction égale durant votre présentation. Dois-je seulement vous laver ou me permettez-vous de vous aider pour ceci ?
La virilité de Grégoire tressauta et son bas ventre devint un brasier. Visiblement, son cerveau et son vit était du même avis.
—J'accepterai ton aide avec plaisir, Renaud.
Le jeune valet n'attendait que ce signal. A peine le chevalier eut-il prononcé ces mots, que Renaud englouti l'imposante verge. Mais à la différence des dames, son nez resta à une courte distance des poils pubiens de Grégoire.
Qu'à cela ne tienne, le jeune homme fit quelques allers-retours en serrant bien les lèvres, déclenchant des vagues de chaleurs sur toute la colonne de chair et dans les bourses du futur comte, humidifiant le vit à la perfection.
Il retenta d'empaler sa gorge sur le rostre chevaleresque mais buta encore une fois avant de tout avaler. Sa salive tombait en longs filaments sur l'épais tapis de la chambre, mouillant la laine devant ses genoux. A l'occasion, Grégoire vit une formidable érection déformer les chausses du mince valet et eut aussitôt envi de goûter à cette friandise.
—Inutile de forcer, tu vas te faire du mal, dit-il gentiment au valet.
Doucement mais fermement, il prit les cheveux soyeux du jeune homme et le tira en arrière pour dégager son épieu de la bouche du valet. Il sentit aussitôt la fraîcheur s'emparer de son vit humide.
—Déshabille toi, ordonna-t-il.
Renaud ne se fit pas prier et arracha presque ses vêtements pour les envoyer rejoindre ceux du chevalier, dévoilant un corps fin aux muscles secs et une verge presque aussi longue et large qu'un de ses avant-bras.
Celle de Grégoire fit un nouveau bond et sa bouche s'emplit de salive devant l'envie que déclenchait la vue de ce mastodonte qui ressemblait à s'y méprendre au sien. Mais cette gâterie n'était pas pour tout de suite. Renaud devait d'abord apprendre une leçon.
—Tu n'as jamais pu aller jusqu'au bout de l'épée de ton maître, n'est-ce pas ? demanda-t-il au jeune homme.
—Non, messire, dit le valet rouge de confusion et les yeux rivés au sol.
Grégoire lui releva le menton d'un doigt.
—Je vais t'apprendre.
Il fit s'allonger le jeune homme sur le lit, sur le dos, les pieds sur les oreillers et la tête dépassant du pied de lit. Ainsi, le valet, la tête pendant dans le vide, étirait au maximum sa gorge.
—Respire par le nez, ordonna le chevalier. Ne cherche pas à faire entrer de l'air par ta bouche, tu t'étoufferais et tousserais.
Le valet hocha légèrement la tête.
Ouvrant la bouche en grand, il laissa entrer la belle verge du jeune seigneur. Quand le rostre dépassa la luette, l'écartant lentement mais sans s'arrêter, le jeune homme fut parcouru d'un frisson, mais continua à respirer par le nez, comme le lui avait demandé son nouvel amant.
Grégoire continua à progresser jusqu'à venir buter une première fois au fond de la gorge. Il fit quelques allers-retours puis força doucement l'obstacle, avançant d'un bon centimètre. Il n'en restait plus beaucoup, mais l'obstacle suivant semblait plus dur à passer.
Le jeune chevalier voyait la glotte de Renaud se soulever et s'abaisser à chaque fois qu'il faisait un va et vient dans la gorge du valet. Il pouvait deviner son vit se mouvoir dans cette caverne chaude et humide.
Il fit pression de sa main sous le menton de son nouvel amant, dévoilant les tendons saillants de son cou, sentit le passage s'ouvrir et donna un coup de rein faisant définitivement rentrer son épieu dans la gorge du valet, ses bourses venant s'écraser sur son nez.
Un liquide chaud entra en contact avec son torse tendu à l'extrême. La verge de Renaud tressautait, envoyant des jets de semence chaude sur son torse et celui du jeune comte. Cela déclencha la propre jouissance du chevalier qui déversa le contenu de ses bourses dans le fond de la gorge du jeune valet, celle-ci se gonflant à chaque fois qu'un jet sortait de la colonne de chair de Grégoire.
Le chevalier sortit son vit de la bouche de son amant et, dans un dernier jet, macula le visage du valet de liquide fertile.
Louis avait raison. Cette bouche était celle d'une femme affamée, voire encore mieux. Et Grégoire entendait bien goutter cette chatte chaude qu'était la grotte infertile du jeune valet. D'ailleurs sa virilité ne mollissait pas, de même que celle du mince valet.
Celui-ci léchait autant que possible les sécrétions autour de sa bouche et le chevalier lui vint en aide en léchant son visage avant de plonger sa langue dans la bouche du serviteur qui accepta ce cadeau, l'avalant comme le reste du fluide vital de son amant.
—A quatre pattes sur le lit, ordonna Grégoire.
Renaud semblait familier des ordres que lui donnait son amant de maître car il s'exécuta avec diligence et une grâce non négligeable, arquant le dos, dévoilant une croupe magnifique et une rosette lisse à souhait.
Le chevalier assaillit littéralement cette corolle, y enfonçant sa langue à loisir, sous les gémissements continus de Renaud qui avançait son fondement pour se faire pénétrer par l'organe buccal de Grégoire. Quelle chatte parfaite ! Sans un poil et s'ouvrant sur une simple pression de langue. Le jeune seigneur n'eut même pas besoin d'user de ses doigts pour élargir la caverne infertile de son amant.
N'y tenant plus et sous la plainte pressante de Renaud qui le supplia de le chevaucher sans attendre et avec ardeur, Grégoire cala son rostre à l'entrée de la rosette humide du valet et dans un mouvement ample, l'empala sur toute la longueur de son épieu brûlant jusqu'à ce que ses bourses viennent frapper celles de son amant, déclenchant un excitant cri de plaisir de Renaud.
Le chevalier, soucieux de ne pas faire mal au serviteur de son prince, fit de longs et lents va-et-vient dans le fondement du jeune valet qui couinait à chaque fois que son nouvel amant venait buter au fond.
—Messire, haleta le jeune homme, vous me mettez à la torture. Vos mouvements amples ne font qu'augmenter mon désir sans parvenir à le rassasier, je n'en puis plus.
Grégoire colla son torse contre le dos du valet et, lui mordillant l'oreille, se pencha pour lui parler.
—Que souhaites-tu ?
—Votre plaisir messire, mais devez-vous me torturer ainsi pour l'obtenir ?
Le chevalier sourit. Il n'avait obtenu une telle soumission ni d'Adeline, ni du prince, ni de Constance. En fait, il ne l'avait eu que des servantes du chevalier Guillaume.
—Désires-tu que j'aille plus vite ? susurra Grégoire.
—Plus vite ! Plus fort ! Prenez votre plaisir avec moi messire, videz-vous en moi, emplissez-moi de votre blanche semence autant de fois que vous le voudrez, pour que les seigneurs du royaume puisse vous accueillir sans que vous ne soyez embarrassé.
Le jeune chevalier ne se le fit pas dire deux fois.
Il sortit son imposante virilité du fondement de son nouvel amant et d'un coup sec, empala de nouveau Renaud en faisant claquer sèchement son pubis contre les fesses du valet.
Avec un cri bref qui se transforma en couinement, Renaud parti en avant, sa tête s'écrasant dans les oreillers moelleux. Toujours à genoux, les fesses relevées, cambré à la limite de ce qui était possible, le jeune serviteur encaissa les assauts fougueux du chevalier.
Grégoire aimait ces instants, quand son amant ou son amante le suppliait de le faire jouir. L'empressait de le prendre, de le besogner, de le dominer, de l'asservir puis de le déshonorer. Ce dernier moment déclenchant une jouissance irrépressible chez les deux partenaires.
Les couinements de Renaud était une musique entêtante. A chaque impact entre les deux bassins, le valet lâchait un jappement animal qui excitait encore plus son bourreau. Grégoire lui-même grognait quand son pubis venait se fracasser contre les fesses du jeune valet, rougies par les claquements secs.
Puis, dans une dernière saillie, le jeune chevalier se bloqua au fond de la caverne infertile de son amant et, dans un rugissement puissant dans l'oreille du valet, laissa les longs jets de sa jouissance s'enfoncer dans les entrailles de Renaud.
Le serviteur ne s'en laissa pas conter et hurla lui aussi son plaisir qui emplit la chambre bien qu'assourdit par les oreillers du lit.
Lustrés de sueurs, épuisés par une telle chevauchée, les deux hommes s'affalèrent l'un sur l'autre dans un entremêlement de jambes et de corps.
Grégoire se sentait complètement vidé et il était sûr de ne pas avoir de réaction humiliante devant les Grands du royaume, mais il devait une récompense à ce serviteur qui l'avait si bien servi.
Il embrassa le jeune valet puis, descendant vers son pubis, emboucha sa belle virilité toujours aussi bien bandée. Moins imposante que celle du prince mais d'un beau calibre toutefois, Grégoire l'englouti en entier et commença un savant massage avec ses lèvres et sa langue. Ayant fait jouir son amant par le fondement, il ne fut pas long à recevoir les puissants jets crémeux du valet qui avaient un agréable goût salé.
Le chevalier avala la totalité de cette consistante ration avant de retourner embrasser ce beau jeune homme élancé.
—Il est temps de vous baigner et de vous vêtir messire. Le roi ne doit pas attendre un de ses seigneurs.
Avec un grognement de dépit, Grégoire s'arracha à l'étreinte de son nouvel amant. Il serait bien resté plus longtemps au lit pour profiter de ce beau corps.
Le jeune homme entra dans le baquet dont l'eau était, à présent, presque froide. Un pain de savon était posé dans une coupelle en cuivre sur un tabouret à hauteur du baquet.
Renaud, toujours nu et la virilité en berne, les yeux mi-clos, comme rassasié par la saillie, s'agenouilla derrière la baignoire et entreprit de frotter le dos du jeune chevalier. Plus qu'un simple bain, il fit de sa prestation un agréable massage qui détendit les muscles de Grégoire. Les mains étaient chaudes et fines, le contact agréable sur les épaules musclées de l'ancien écuyer.
Les yeux fermés, Grégoire entendit un léger bruit d'éclaboussure et l'eau du baquet ondoyer. Une jambe fraîche se posa contre la sienne et il ouvrit les yeux. Adeline le regardait en souriant.
—Nous nous retrouvons encore une fois dans votre bain, chevalier.
—A croire que nous sommes deux poissons dans la même mare, ma dame, répondit le jeune homme avec un sourire.
—S'ils consentent à la partager, répliqua-t-elle, énigmatique. Mais vous semblez être prêt à partager beaucoup de choses, d'après ce que j'ai compris.
Grégoire se sentit rougir et les mains de Renaud sur ses épaules se raidirent presque imperceptiblement.
—Il est vrai que j'ai fait de surprenantes rencontres récemment, reprit le jeune chevalier d'un ton égal.
Adeline éclata d'un rire cristallin.
—Vos rencontres ont été dictées par le roi et le prince. Vous comme moi n'avons pas eu notre mot à dire. Mais, je suis contente de vous avoir rencontré, messire. Tout comme, je pense, mes amies Constance et Eulalie, mon demi-frère Louis et, si j'en crois le visage concentré mais fatigué de Renaud, son valet.
L'intéressé inclina la tête en direction de la jeune femme qui lui sourit en retour.
—Mais je pense que ce pauvre serviteur est bien fatigué, reprit Adeline. Renaud, va donc chercher de quoi habiller le comte d'Evreux.
Les mains se retirèrent lentement, comme à regret des épaules de Grégoire, et le jeune valet alla jusqu'à ses vêtements, les fesses rougies par les coups de boutoir du chevalier mises qu'il mit en valeur en se penchant pour ramasser ses effets.
D'une main, il écarta légèrement l'une d'elles, dévoilant se rosette encore légèrement ouverte d'où un filet de semence sortit. Renaud, jaloux d'être ainsi écarté ?
Le jeune valet s'habilla en hâte et sorti de la pièce sans un bruit.
Grégoire ramena son regard vers Adeline et rougit de plus belle quand il vit qu'elle le fixait du regard.
—Renaud vous fait autant d'effet qu'au prince, dirait-on. Ne vous en faites pas, reprit-elle quand le jeune homme voulut répliquer, il en fait à tous ceux qui aiment une belle paire de fesses et une bouche gourmande. Et, nous savons vous et moi que vous aimez les deux.
Le regard de prédatrice qu'elle affichait donna la chair de poule au jeune chevalier et en même temps, son rostre se redressa dans l'eau pourtant froide.
—Ainsi, Renaud ne vous a donc pas complètement épuisé. Mais nous devrons remettre cette conversation à plus tard, messire, dit-elle en sortant de la baignoire. Un comte d'Evreux doit être nommé et nous ne devons pas être en retard.
Avant même que Grégoire puise dire quoi que ce soit, la jeune remit sa fine robe de chambre et s'en fut à pas pressés, un grand sourire aux lèvres, ravie de sa forfaiture, alors que Renaud revenait avec de beaux atours pour Grégoire.
—Messire, s'alarma le jeune valet, dans quel état dame Adeline vous a-t-elle mis ? Elle adore faire ça, mais je ne pensais pas qu'elle oserait à quelques minutes de la cérémonie.
Alors que Grégoire sortait du bain, Renaud lui mis une serviette sur les épaules et pendant qu'il se séchait, se mit à genou devant le rostre dressé du jeune homme et engouffra la verge dans sa bouche, prodiguant un massage des plus agréables.
Sa main gauche malaxait les bourses de Grégoire qui ferma les yeux, appréciant le traitement, et sa main droite s'accrocha à la fesse musclée du chevalier pour définitivement s'empaler sur la colonne de chair. Le jeune valet apprenait très vite.
Même si Grégoire s'était vidé deux fois, la sève ne fut pas très longue à monter et, sentant que l'heure tournait, il prit la tête de Renaud à deux mains et entama de rapides va-et-vient dans la gorge du jeune valet, ses bourses humidifiées de salive frappant allègrement le menton du valet, jusqu'à lui délivrer sa crémeuse offrande.
Le jeune valet avala la douce liqueur sans en perdre une goutte et s'activa encore quelques instants pour rendre ce vit qui ramollissait à vu d'œil, cette fois-ci complètement inerte, parfaitement propre.
—Merci Renaud, je te revaudrai ça.
—Je suis à votre service, messire, fit le jeune homme en s'inclinant.
Durant les quelques minutes qu'il avait passé hors de la pièce, le jeune homme avait réussi à se recoiffer et à ne plus paraître fatigué. Une perle, ce garçon.
Après avoir séché Grégoire, le jeune valet l'aida à s'habiller rapidement mais avec une pompe toute réservée à la classe du nouveau comte. Cette apparente froideur laissa le vit du chevalier en paix et, la tension augmentant avec les minutes, il resta au repos tout le long de la séance d'habillement.
Finalement, enfin vêtu, Grégoire fut raccompagné dans les appartements du prince, qui arborait un manteau d'azur semé de fleurs de lys d'or et doublé d'hermine et un anneau d'or qui lui ceignait le front.
Il donna au futur comte un manteau d'azur avec trois fleurs de lys d'or sur la poitrine à la bande componée d'argent et de gueule, brochant sur le tout. L'emblème du comté d'Evreux.
—Cadeau de sa Majesté. Tu vas maintenant rencontrer les pairs du royaume, certains t'ayant déjà vu à Bouvines. Quand tu seras devant lui, met un genou à terre et relève toi uniquement quand il te le dira. Ensuite tu pourras le regarder dans les yeux comme un pair.
Un page ouvrant la marche et Renaud la fermant, les deux hommes s'enfoncèrent dans les couloirs du Louvres pour arriver devant la salle du trône. Quatre hallebardiers, avec de belles armes d'apparats leur firent une haie et, après trois coups frappés au sol, entrèrent dans la salle.
—Le prince Louis de France, annonça la voix de stentor d'un officier de la couronne. Le chevalier Grégoire Chabot.
Entourés des hallebardiers, les deux hommes entrèrent dans la salle du trône ? Sur un tapie d'azur, étouffant le bruit de leurs poulaines, la procession se fit sous l'œil silencieux des chevaliers et dames de la cour.
Devant Grégoire, le roi Philippe trônait sur son trône de bronze sous un dais d'azur semé de fleurs de lys à l'image de son surcot et de son manteau. Dans ses mains, le sceptre de Dagobert et Joyeuse, l'épée de Charlemagne. Sur son front, enfin, la couronne d'Or de l'Empereur des Francs.
Louis s'inclina devant son père et, comme on le lui avait indiqué, Grégoire mis un genou à terre, tête baissée devant son roi.
—Mes seigneurs, mes dames, aujourd'hui, nous honorons l'un de nos fidèles vassaux. Un jeune homme qui, alors simple écuyer du chevalier des Barres, a sauvé la vie de son roi et l'unité de notre royaume lors de notre grande victoire de Bouvines.
L'assemblé des seigneurs et dames applaudie dans le dos du jeune homme.
—Grégoire Chabot, toi qui es devenu chevalier à l'issu de cette bataille, tu te présentes à nous avec un fief humble. Nous révoquons ce titre et le confions au chevalier Guillaume des Barres.
Un murmure parcouru l'assemblée. Le roi encensait le jeune homme et révoquait son titre. Personne ne comprenait.
—Grégoire Chabot, tu as contribué à notre victoire sur l'Angleterre et sur le Saint Empire. Il est donc juste que nous t'attribuions un fief prélevé sur notre domaine royal et appartenant anciennement à ces territoires. Le chevalier Grégoire Chabot est fait comte d'Evreux à partir de ce jour.
La lame de Joyeuse se posa sur les épaules et sur la tête du jeune homme.
—Relève toi, comte Grégoire, dit le roi. Te voilà pair de France.
Le comte se releva et se tourna vers l'assemblée, non sans avoir remercié son roi d'un signe appuyé de la tête.
Il fut trimbalé par le roi et le prince devant tous les seigneurs de la cour. Ceux-ci lui offrirent des poignées de mains vigoureuses et les dames inclinèrent savamment la tête devant le nouveau seigneur.
Les trois hommes arrivèrent devant Adeline et le chevalier des Barres qui discutaient ensemble. Le vieux chevalier recula d'un pas, mais le roi lui fit signe de revenir.
—J'espère que tu trouveras la force de me pardonner, mon ami, dit Philippe à l'intention de son vassal.
Le seigneur inclina la tête mais serra les lèvres.
—Grégoire, un comte d'Evreux ne peut être seul pour gérer un si grand domaine. Tu dois prendre épouse et je ne vois pas meilleur choix que dame Adeline ici présente. Acceptes-tu sa main ?
Abasourdit, le jeune comte ne put répondre tout de suite.
Lui, le mari d'Adeline, la fille batarde de son roi ? Lui, encore un petit écuyer quelques jours avant, devenir le gendre, ou ce qui s'en rapprochait le plus, du roi ? Mais dans quelle époque vivait-on pour que votre présent s'en trouve ainsi chamboulé ?
Un coup de coude de Louis le fit revenir au présent.
—Je me demande vraiment qui va être le conseiller de l'autre, grommela-t-il devant le regard hilare du roi. Dis oui, bon dieu !
Grégoire se racla la gorge pour se donner une contenance, puis fit sa plus belle révérence à la dame.
—Oui, votre Majesté. Je serais le plus heureux des hommes si vous consentiez à me donner la main de dame Adeline.
La dame sourit et donna sa main au jeune comte qui y déposa un baiser.
Le chevalier des Barres grommela quelque chose puis tourna les talons et s'en fut rejoindre frère Guérin. Grégoire avait accepté bien vite alors que la fille du seigneur Guillaume avait été mise en terre quelques jours plus tôt.
—Il s'en remettra, dit le roi avec un regard sévère pour Guillaume. Je lui ai annoncé ma décision tout à l'heure et, même s'il ne l'a pas très bien pris, il a convenu que c'était nécessaire. Mes enfants, je vous laisse. D'autres tâches m'accaparent.
Le roi alla rejoindre sa cour et les laissa là.
Louis semblait sur le point d'exploser tellement il se retenait de rire.
—Vous étiez au courant ? demanda Grégoire dans un souffle.
—Oui, répondirent les deux comparses en chœur.
—Me voilà bien attrapé maintenant.
Dame Adeline le prit par le bras et l'entraîna à l'écart, Louis, Eulalie, et Constance les suivant.
—Je ne vois pas de quoi vous devriez vous plaindre. Comte d'Evreux, premier conseiller du prince, ami du roi et futur époux de sa fille. De plus vous avez pour amant votre prince, deux dames de la cour, très certainement plusieurs de vos frères chevaliers, qui sont également les amants de plusieurs dames de la cour, le valet de votre suzerain et je ne sais combien d'autres personnes que nous recevrons dans votre comté, messire.
—Je ne vois pas en effet de quoi, il devrait se plaindre, renchérit Louis. Surtout que sa future femme lui donne implicitement l'autorisation de continuer à écumer la cour du roi pour se trouver des amants et des maîtresses.
Grégoire regarda Adeline d'un œil inquisiteur.
—Seulement, s'il me donne l'autorisation de faire de même sans que cela ne nuise à notre réputation à tous deux.
—Il me semble que nous avons tous deux matières à y réfléchir, répondit le jeune seigneur avec un regard appuyé vers leurs amis.
Tout ce beau monde acquiesça.
—Que diriez-vous tous que nous nous retirions dans mes appartements ? proposa le prince Louis. La chambre est grande, l'antichambre également et, il me semble avoir convié dans le salon, notre amie Aliénor ainsi que trois jeunes chevaliers que nous souhaitons certainement tous revoir. De quoi faire une petite fête, plus intime que celle de mon père.
Quel cachottier ce prince. Il avait donc convié Jean, Robert et Gaston. Quel plaisir ce serait de les revoir.
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Belle narration et vivement la suite