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✦ Alian Morgenstern 1 Bouvines XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Bouvines — Chapitre 3 · Le bain des Ecuyers

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Alian Morgenstern 1
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Bouvines

Chapitre 3 · Le bain des Ecuyers

Plusieurs coups secs furent frappés à la porte et une timide voix féminine se fit entendre de l'autre côté du lourd battant de bois.
— Ecuyers, nous vous portons l'eau de votre bain.
Grégoire remonta vivement son haut-de-chausse et, après avoir jeté leurs vêtements aux autres, répondit en enfilant sa tunique aux armoiries de son seigneur.
— Vous pouvez entrer.
Une clé tourna dans la serrure et la porte s'ouvrit lentement, laissant entrer plusieurs jeunes femmes portant des plateaux garnis de savons et d'huiles ainsi qu'une longue file de pages porteurs de seaux d'eau fumante qui entreprirent de remplir les baquets de la salle attenante.
— Bien le bonjour, écuyers, dit la jeune femme qui avait parlé au travers de la porte. Je suis Adeline et mes compagnes et moi serons vos baigneuses. Voici Eulalie, Constance et Aliénor.
Les quatre jeunes femmes étaient en tout point semblables, à tel point qu'on aurait pu les prendre pour des sœurs. Assez grandes, les cheveux longs cascadant dans le dos, une robe bleue de bonne qualité ne dévoilant que peu de leur corps, même si leur corset laissait espérer une taille fine et une poitrine généreuse, elles ne devaient pas avoir plus de vingt ans comme les jeunes hommes. La plus jeune des quatre, Aliénor, une charmante blonde aux yeux bleus et à la peau laiteuse venait à peine, très certainement, de faire dix-huit ans.
Adeline était une magnifique blonde longiligne aux yeux verts. Sa robe bleue donnait la promesse d'une poitrine ronde et bien galbée sans pour autant que ce ne soit excessif au vu de son corps mince. Ses hanches, moulées par sa tenue, n'étaient pas trop étroites et leur balancement, quand elle marchait, allumait un feu dans le bas-ventre de Grégoire. Il venait pourtant de jouir dans la bouche de Jean, mais il était en manque de chair féminine et son corps le lui faisait savoir.
Eulalie et Constance, deux magnifiques créatures brunes semblaient vraiment être des sœurs. Elles avaient une peau laiteuse avec une pointe de rosé au niveau des joues, des yeux en amandes et une démarche féline. Grégoire n'y aurait pas pris garde, il aurait pensé que ces deux femmes étaient les personnifications de Diane et d'Artémis, les déesses de la chasse des Romains et des Grecs. Il les imaginait d'ailleurs fort bien avec une simple robe courte dévoilant leurs jambes fines, une ceinture retenant un carquois rempli de flèches d'argent et qui relevait délicatement leur poitrine à demi-dévoilée par le relâchement de leur vêtement. Et il entendait leur faire connaître son cor de chasse.
Aliénor, quant à elle, avait la peau légèrement plus rosée, mais le jeune homme s'aperçut qu'elle rougissait plutôt. Cette jeune beauté ne semblait pas avoir connu encore d'hommes et elle allait devoir laver l'un d'entre eux de la tête aux pieds. De quoi lui donner le feu aux joues.
Jetant un coup d'œil aux autres écuyers, il remarqua qu'eux aussi avaient une lueur d'envie dans les yeux. Leurs maîtres les laissaient-ils commettre le péché de luxure pour ne pas pouvoir s'y adonner une fois qu'ils seraient dans la basilique ? Grégoire, même si son corps l'avait poussé vers ses camarades, ne se serait pas permis de s'adonner au péché de chair devant les yeux du Christ sur sa croix. Certaines actions méritaient certes le pardon, mais il y avait de quoi être damné pour une petite éternité à commettre un pareil acte dans un temple.
— Rude tâche que celle de baigner quatre butors tels que nous, dit gentiment Grégoire à l'attention des quatre jeunes femmes.
Les intéressées tournèrent gracieusement la tête vers lui, Adeline avec un petit sourire, les deux sœurs avec un regard de prédatrice qui fit faire un nouveau bond à sa virilité, et la jeune Aliénor dont les joues s'embrasèrent totalement.
— Je suis sûre que vous n'êtes pas si lourdauds que vous semblez l'être, messires, répliqua Adeline.
Parbleu ! La coquine ! Elle venait de le moucher lui, un écuyer ayant la faveur du roi. Grégoire se promit de ne pas la laisser s'en tirer à si bon compte, mais pour cette fois-là, il s'inclina devant la belle blonde dans une révérence digne d'un roi.
— La demoiselle pourra juger le moment venu.
Le ballet des pages cessa enfin, laissant quatre baquets fumants qui embrumaient l'imposante salle de bains de la maison des Ecuyers et huit jeunes gens qui, aux yeux de Grégoire, n'attendaient que le claquement de la porte pour s'arracher les vêtements et se jeter dessus tels des animaux en période de rut.
Ce n'est pourtant pas ce qui se passa quand la clé tourna de nouveau pour fermer la porte. S'inclinant de nouveau, Grégoire invita les jeunes femmes à boire une coupe de vin en leur compagnie le temps que l'eau refroidisse légèrement.
Chaque écuyer se précipita en même temps vers la table pour prendre coupes, cruchons et corbeilles de fruits pour les jeunes femmes qui masquèrent leur sourire derrière une main qui se posa délicatement sur leur bouche.
[/i]Non, décidément, des animaux auraient eu plus de retenue,[/i] pensa Grégoire, amusé par le comportement de ses nouveaux compagnons.
Adeline se pencha vers lui, les yeux pétillants de malice.
— Je me suis peut-être trompée. Vos compagnons semblent bel et bien être de beaux balourds. Tout en muscle et beauté, mais des balourds quand même. Vous semblez néanmoins sortir du lot, écuyer. Qui est votre maître ?
Ça alors, la petite audacieuse !
— Mon suzerain est le comte Guillaume des Barres. Je m'appelle Grégoire.
— Quel est votre lignage ?
Le jeune homme marqua un temps d'hésitation. Etait-elle princesse pour lui poser une telle question ?
— Je suis fils du chevalier Pierre Chabot, dit-il finalement. Il est mort lors du siège de Falaise et le comte Guillaume m'a pris pour pupille et écuyer quand j'en ai eu l'âge.
— J'en suis désolé, fit piteusement la jeune femme en posant sa main fraîche sur celle du jeune homme.
Jean leur tendit sans un mot deux coupes de vin, mais avec un léger clin d'œil au jeune homme et s'éclipsa tout aussi silencieusement.
— Vous ne pouviez pas le savoir, éluda Grégoire.
Adeline avait toujours l'air contrite et le contact de sa main mettait le feu au bas-ventre de l'écuyer.
— Je souhaiterais me faire pardonner. Permettez-moi d'être votre baigneuse. Je ferai de vous le plus prestigieux des écuyers pour l'adoubement.
Le jeune homme fit une nouvelle révérence et trinqua avec la jeune femme.
— Je vous prends au mot, mademoiselle. Je remets mon corps entre vos mains expertes pour le bain.
Adeline fit une révérence en retour.
Un gloussement les interrompit.
Aliénor, en grande conversation avec Jean, tentait de dissimuler son hilarité derrière un gobelet de vin. Avec un clin d'œil pour Grégoire, l'écuyer lui signifia qu'il appliquait un vieux dicton : « femme qui rit, finit dans ton lit ».
Mais le jeune homme remarqua l'œillade qu'Aliénor lança à Adeline. A l'évidence, la toute jeune femme n'était pas si innocente que ça et il espérait que l'écuyer au visage d'ange ne l'apprendrait pas à ses dépens. Il y avait plus d'un moyen d'être le dindon de la farce.
Les « sœurs », quant à elles, avaient déjà pris Gaston et Robert dans leurs filets. Le colosse dominait Eulalie d'une bonne tête et, pourtant, la jeune femme arrivait à le faire paraître plus petit qu'elle par son imposante présence. Robert lui, buvait les paroles de Constance et Grégoire crut un instant, mais ses yeux devaient sûrement lui jouer des tours, que l'écuyer avait un filet de bave au coin de sa barbe, et que ce n'était pas un reliquat des assauts précédents l'arrivée des quatre magnifiques créatures.
La main fraîche d'Adeline le ramena à sa propre conversation avec la jeune femme. Devant son regard inquisiteur, Grégoire se permit un léger mouvement de tête vers ses camarades. La jeune femme sourit et lui prit complètement la main.
— Je confirme, écuyer. Vous sortez bel et bien du lot. D'habitude, les hommes ne remarquent pas ce que vous avez vu. Ils sont plutôt comme vos compagnons avec nous, les femmes. Des agneaux égarés qu'il faut mener au pâturage au risque que le loup ne vienne les manger.
Le jeune homme fit un effort surhumain pour rester de marbre. Sa compagne venait bel et bien de lui expliquer qu'elles étaient les prédatrices qui goberaient ces damoiseaux tout cru. Son visage de marbre dut la surprendre, car elle écarquilla légèrement les yeux.
— Oui, décidément vous n'êtes pas comme les autres. Vous êtes un homme dangereux pour des femmes trop ingénues.
— L'ingénuité ne semble pas être votre premier trait de caractère, ma dame, quoiqu'en disent les apparences.
Il ne souhaitait pas la vexer, mais il ne pouvait pas la laisser se moquer impunément de lui. Aussi, lui fit-il cette remarque avec un sourire et une révérence de plus.
La conversation, comme tout ce qui allait suivre, promettait d'être ardue. Mais le jeune homme était prêt à relever ce défi que lui imposaient certainement les chevaliers et il entendait le faire savoir à la donzelle.
Adeline acquiesça d'un signe de tête entendue. Elle avait compris le message.
— J'aurais volontiers poursuivi cette discussion en privé avec vous. Heureusement, il est possible d'isoler chaque baquet avec des panneaux amovibles. Vos compagnons et vous pouvez-vous vous en charger ?
Elle n'eut pas besoin de le dire deux fois. Grégoire interpella ses nouveaux amis et leur expliqua la marche à suivre. Les quatre jeunes hommes entrèrent dans la pièce, trouvèrent le système de panneaux amovibles – en fait, d'épais panneaux de bois qui, une fois fixés aux murs, permettaient de partager la grande pièce en L en quatre carrés – et n'eurent besoin que de quelques minutes pour les installer.
Dans la vapeur ambiante des baquets, les hommes furent vite en sueur et avec l'odeur d'animal de leur chevauchée, Grégoire fut étonné que les quatre jeunes femmes ne se pincent pas le nez.
Adeline vint le prendre par la main et l'amena jusqu'au fond de la pièce. Le baquet le plus éloigné, dans le recoin de la salle d'eau en L était également le plus discret et complètement occulté par le panneau de bois. Dès qu'ils passèrent l'espace entre le panneau et le mur, les voix de ses compagnons et de leurs baigneuses furent étrangement assourdies.
— Un peu de discrétion ne nuit pas, répondit évasivement Adeline quand Grégoire s'en étonna. La maison des Ecuyers reçoit beaucoup de monde, mais cet endroit de la pièce est effectivement celui qui offre le plus d'intimité.
La jeune femme se plaça à l'arrière du baquet et s'agenouilla.
— Messire, il est temps de vous dévêtir et de profiter de votre bain. La rigueur du voyage a dû rudoyer vos muscles et il faut les détendre en prévision de la nuit qui vous attend.
Le feu se ralluma dans le bas-ventre de Grégoire. Il avait provisoirement décliné le temps de leur échange plus sérieux, mais le jeune homme ne pouvait pas ignorer qu'il allait se faire masser et laver par une des plus belles femmes qu'il ait jamais vues.
Avec lenteur, plus par pudeur que par exagération, il enleva sa tunique au blason du chevalier des Barres – losangé d'or et de gueule – et la posa sur le tabouret à côté de la baignoire. Il allait attaquer la chemise quand Adeline, amusée, écarta les mains du jeune homme du laçage et entreprit de la délacer à sa place.
— Si je dois attendre que vous le fassiez, messire, vous ne serez jamais prêt pour la veillée.
Ses doigts ne s'attardèrent pas sur la chemise et, dans un élégant mouvement du buste, la fit passer par-dessus la tête du jeune homme.
Son regard trahit la jeune femme. Grégoire savait que ses longues heures d'entraînement et les batailles aux côtés de son maître avaient endurci son corps qui était relativement musclé. Une fine cicatrice blanche partait de sous son téton gauche et finissait au-dessus de son nombril, souvenir d'une escarmouche où un brigand avait failli avoir sa peau avec un simple poignard. Le jeune homme ne s'était jamais plus vanté qu'une épée de chevalier pouvait venir à bout de n'importe quel couteau. Cette fois-là, le couteau avait failli l'envoyer rejoindre ses ancêtres.
Néanmoins, c'était son couteau à lui qui menaçait à présent la jeune femme et Grégoire se détourna rapidement pour enlever ses bottes et ses chausses sans que la jeune femme ne voie son membre érigé.
— Vous avez des fesses vraiment magnifiques, écuyer, dit-elle dans son dos. Si le reste de votre personne est aussi bien mise que votre torse aux muscles puissants et votre fondement parfaitement galbé, je suis impatiente de le découvrir.
En un saut, Grégoire se retrouva dans le baquet fumant, au prix d'une sensation de brûlure qui lui arracha un cri – il n'avait pas vraiment l'habitude d'une eau si chaude – en projetant de l'eau tout autour de la baignoire. La jeune femme éclata de rire devant la déconfiture de l'écuyer.
— Ne soyez donc pas si prude. Je suis là pour que vous vous détendiez, pas que vous soyez plus tendu qu'à votre arrivée.
De fait, l'eau chaude détendait déjà les muscles du jeune homme et les mains fraîches qui se posèrent sur ses épaules, bien que saisissantes, prodiguèrent un massage vraiment relaxant à l'écuyer.
Adeline pétrit savamment les muscles de ses épaules, de sa nuque, puis l'obligea à se pencher en avant pour masser l'entièreté de son dos. La hauteur du baquet et la position assise de Grégoire ne devaient pas lui rendre la tâche aisée, mais elle ne fit aucune remarque, se contentant de délacer le jeune homme.
Les mains se retirèrent, laissant le jeune homme dans un état de demi-sommeil. Il entendit à peine le bruit de vêtement tombant sur le sol, mais sentit immédiatement le pied qui vint se poser contre la sienne dans la baignoire.
Relevant brusquement la tête, il vit Aphrodite, dans sa divine nudité, se glisser dans le baquet avec lui. Avant qu'elle ne s'assoit, Grégoire avait eu le temps de voir les jambes fines, mais fermes de la jeune femme, son entrejambe épilé avec une mince toison ne servant même pas à masquer la fente féminine, le ventre plat et les seins parfaitement galbés qui tendirent sa virilité au point de lui faire mal.
Devant la question muette de Grégoire, la jeune femme lui sourit ingénument.
— Il est beaucoup plus simple pour moi de vous masser au plus proche, écuyer. Le bord du baquet me rudoyait les bras. Venez donc dos à moi, pour que je puisse terminer mon massage.
Les yeux du jeune homme faillirent lui sortir des orbites. Cette diabolique beauté ne lui laissait pas d'autre choix que de se lever pour venir poser son dos contre la magnifique poitrine de la jeune femme.
Eh bien soit, Grégoire n'allait pas lui laisser mener le jeu. Si elle souhaitait le voir dans toute sa nudité, elle allait être servie.
Lentement, en prenant la précaution de ne pas éclabousser la jeune femme, il déploya sa chevaleresque virilité devant Adeline qui en parut légèrement troublée. L'écuyer en fut bien aise, car, pour une fois, la jeune femme ne trouva pas de pique à lancer devant son imposante masculinité.
Il se tourna lentement, laissant à la donzelle le temps d'admirer la totalité de son corps nu, puis se rassit dans le baquet et vint caler son dos contre le buste de la jeune femme, ses fesses entrant en contact avec le calice féminin qui électrisa encore une fois son membre rigide comme un morceau de bois. Dans l'oreille de Grégoire, Adeline ne put retenir un soupir. Elle avait retenu sa respiration tout le temps qu'elle avait regardé le jeune homme dans sa parade nuptiale.
L'écuyer n'eut pas besoin de tourner la tête pour savoir qu'elle avait le feu aux joues, il l'avait vu en s'asseyant.
Sans un mot, la jeune femme recommença à pétrir son dos, puis rapidement, passa aux muscles de ses bras, puis de son torse. Ses mains expertes délaçaient avec application les muscles du jeune homme qui se détendit complètement de la bataille de Bouvines et de ses longues journées de chevauchée.
Pour autant, sa virilité ne retomba jamais et quand Adeline commença à masser ce muscle-là, Grégoire rouvrit les yeux qu'il avait fermés un instant pour tourner la tête vers cette étrange maîtresse. Toujours en silence, la jeune femme déposa un doux baiser sur ses lèvres, auquel le jeune homme répondit avec une ardeur mesurée.
La jeune femme passa du massage aux caresses et quand ses doigts frôlèrent le téton gauche de Grégoire, en découverte de la fine cicatrice, le jeune homme n'y tint plus. Il se retourna, s'assit de l'autre côté du baquet, dans sa position initiale et attira la jeune femme à lui.
Adeline se retrouva à califourchon sur le jeune homme, sa fente collée à la virilité de l'écuyer. Grégoire pouvait sentir la chaleur pulser de l'entrejambe de sa compagne, et il ne douta pas un instant qu'elle ressentait la même chose.
Il l'embrassa de nouveau, avec plus de passion cette fois. Elle répondit généreusement à ce baiser, mais Grégoire ne voulait pas uniquement ses lèvres. L'embrassant dans le cou puis sur une épaule, il goba tout rond le mamelon gauche fièrement tendu de la jeune femme qui laissa échapper un gémissement sonore.
L'écuyer s'interrompit, tentant de savoir si les autres avaient entendu Adeline. Mais il ne capta que des gémissements étouffés de l'autre côté de la paroi de bois. Tout le monde semblait donc bien s'amuser dans cette Maison du Vice.
— Ne vous inquiétez pas pour la discrétion, écuyer, dit la jeune femme. Mes compagnes s'occupent de vos compagnons presque aussi bien que moi de vous.
Grégoire éclata de rire. Décidément, ces magnifiques créatures ne manquaient aucune occasion de le surprendre.
Le jeune homme recommença à suçoter les tétons de sa baigneuse qui, ayant agrippé la tête de l'écuyer, tentait d'étouffer ses gémissements dans la chevelure châtain. Elle faisait bouger son bassin contre celui du jeune homme qui sentit plusieurs fois son vis frôler la fente de la jeune femme et manquer de la pénétrer, mais il se contint autant qu'il le put, car il n'était pas encore temps pour ça.
Du téton gauche, il passa au droit, et Adeline lui mordilla une oreille pour faire bonne mesure. Elle ne comptait pas le laisser mener leur danse.
D'un coup sec, elle lui tira la tête en arrière pour l'embrasser langoureusement. Les langues forcèrent le passage et s'emmêlèrent dans un joyeux ballet qui dura assez longtemps pour les laisser leurs deux propriétaires à bout de souffle. Mais quand ils se séparèrent, Grégoire lut dans le regard de sa compagne la même déception que celle qu'il ressentait. Ce baiser laissait un goût d'inachevé.
Adeline se retira des cuisses du jeune homme et se mit à genoux dans le baquet.
— Ecuyer, asseyez-vous sur le bord. Je dois délacer vos jambes.
Diable ! Il allait donc rester sur sa faim, sa virilité à l'air pendant que la jeune femme pétrirait les muscles de ses jambes. Il les sentait pourtant parfaitement déliés, mais il obtempéra néanmoins.
Sa maîtresse commença par masser sa jambe gauche, comprimant et glissant savamment de son mollet à sa cuisse, puis passa à l'autre cuisse, non sans frôler les bourses du jeune homme qui faillirent exploser sous l'assaut et déverser leur contenu sur le visage de l'impudente. Mais Grégoire parvint tant bien que mal à contenir son plaisir et le liquide masculin resta là où il était.
La jeune femme termina de pétrir le mollet droit du jeune homme puis remonta le long de la cuisse et entreprit de masser vraiment les bourses du jeune homme. Des ondes de chaleur parcouraient le bas-ventre du jeune homme et sa virilité lui faisait mal tellement il se retenait de jouir.
L'assaut ultime vint de la bouche de la jeune femme, qui se referma sur le gland de l'écuyer avant de plonger sur cet outil masculin et de l'avaler entièrement, jusqu'à ce que son nez finisse dans les poils pubiens du jeune homme. Autant surpris par la prouesse qu'excité par tout ce que cette bouche lui prodiguait, Grégoire n'y tint plus et dans un rugissement de fauve, explosa dans la gorge de sa maîtresse qui ne put rien faire d'autre que d'avaler la semence du jeune homme.
Les spasmes de son orgasme s'atténuant, les sons alentour revinrent à ses oreilles. Dans les autres « stalles », faute de trouver un autre mot, les gémissements, les couinements et les cris rauques se faisaient entendre. Il n'aurait donc pas à rougir de son propre beuglement. Néanmoins, il avait au moins une raison de rougir.
— Je suis vraiment désolé, dame Adeline, dit le jeune homme, honteux. Je ne m'attendais pas à ça.
La jeune femme termina de nettoyer complètement le vis de Grégoire et se rassit sur ses talons pour regarder le jeune homme dans les yeux.
— Pourquoi devriez-vous vous excuser, écuyer ? Je n'ai rien fait pour que ça n'arrive pas et votre semence est tout sauf désagréable.
Le jeune homme en resta bouche bée, mais il se ressaisit vite devant le regard hilare de sa maîtresse.
— Permettez-moi, ma dame, de vous rendre la pareille.
Grégoire avait senti l'excitation de la jeune femme et il comptait bien ne pas être en reste de ce qu'elle lui avait fait.
S'agenouillant également, il poussa doucement la jeune femme jusqu'à ce quelle soit assise sur la paroi de bois du baquet. Puis, lui écartant délicatement les jambes, il plongea littéralement sur cette fente féminine, ce délicat nénuphar rose qui hantait les nuits de bien des hommes.
Il embrassa tout d'abord les lèvres humides et ce discret petit bonbon qui logeait au-dessus. Puis, il introduisit sa langue dans la fente et goûta le nectar d'Aphrodite qui s'écoulait dans sa bouche. La liqueur avait une senteur et un goût enivrant et le jeune homme aurait pu boire à cette source sans jamais s'en lasser.
Quand il retourna sur le léger bouton de rose, la jeune femme émit un couinement aigu. Voilà donc l'endroit du fruit défendu. Grégoire activa sa langue sur ce bonbon, ce qui fit redoubler les couinements de sa maîtresse.
Grâce en soit rendu à ses expériences féminines, il connaissait un endroit secret, enfoui dans la grotte des femmes, légèrement recourbé au-dessus de l'entrée. Glissant à l'intérieur de la fente un puis deux doigts recourbés vers le haut, il appuya et chatouilla cet endroit secret qui semblait faire pendant à l'organe extérieur qu'il léchait avec application.
Le résultat fut quasiment immédiat, en plus des gémissements aigus, Adeline commença à trembler de tous ses membres, devant se raccrocher des deux mains aux parois du baquet pour ne pas partir en arrière.
La jeune femme était autant sinon plus excitée que ce qu'avait cru Grégoire, car au bout de quelques instants, elle poussa un lourd gémissement qui termina sur un cri rauque. L'écuyer la sentit partir et se releva immédiatement pour la rattraper avant qu'elle ne tombe sur le parquet de la salle d'eau. Il chercha son regard, mais sa maîtresse avait les yeux dans le vague.
Il ne lui fallut que quelques instants pour se reprendre et cette fois-ci, c'est elle qui eut un regard gêné pour le jeune homme.
— Que m'avez-vous donc fait, écuyer ? Même moi, je...
Adeline s'interrompit, consciente d'en avoir trop dit.
— Même vous, dans vos plaisirs solitaires, vous n'aviez rien fait de tel ? termina le jeune homme sur le ton d'une banale question. Je dois vous avouer que moi seul, je n'ai jamais atteint un tel niveau d'orgasme que celui que j'ai eu tout à l'heure avec vous.
La jeune femme sourit.
Elle n'avait plus rien de l'ingénue qui avait passé la porte ni de la prédatrice qui avait avalé l'imposant morceau de chair entre ses jambes sans une interruption ou un blocage. Elle était simplement une femme en quête de plaisir. Et Grégoire souhaitait lui donner entière satisfaction.
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noeldutregor
30 octobre 2023 à 12:00
un beau récit, original, mêlant l'histoire et un érotisme trans-genre. J'aime
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