Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bouvines — Chapitre 6 · Le Palais Royal
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bouvines
Chapitre 6 · Le Palais Royal
Les deux cavaliers chevauchaient lentement sur la route de Paris. Ils étaient partis à l'aube de la seigneurie d'Oissery, le fief du chevalier des Barres qui tenait mollement la bride de son destrier gris.
La cérémonie d'adieu à Adélaïde était terminée depuis deux jours et pourtant, le chevalier des Barres avait toujours une mine sombre et de grosses larmes roulaient parfois sur ses joues. Le moral de Grégoire, qui chevauchait à côté de lui était également au plus bas.
La femme de son ancien tuteur, Amicie de Leicester, l'avait traité de tous les noms avant et après la cérémonie. Pour elle, la mort de la jeune femme était une punition divine pour avoir commis le péché de chair avec un moins que rien, un simple écuyer alors qu'elle était fille de seigneur et qu'ils n'avaient pas échangés leurs serments.
Le chevalier Guillaume avait permis à Grégoire de prendre part à la cérémonie, mais il avait été relégué sur les bancs du milieu de la chapelle, juste devant les domestiques et les paysans. Un camouflet pour un chevalier du royaume, mais il savait que son ancien tuteur n'avait pas pu en obtenir plus de sa femme et il ne lui en tenait pas rigueur. Pas plus qu'à dame Amicie que le chagrin faisait à moitié divaguer.
Pourtant, il avait été chassé d'Oissery par la dame, sans espoir d'y revenir jamais. Cette décision l'affectait particulièrement. Il n'aurait plus le droit de venir dans ce qui avait été sa patrie pendant près de six ans et ne pourrait plus se recueillir sur la tombe de son ancienne bien aimée. Il avait déjà dû s'y recueillir de nuit pour éviter les foudres de dame Amicie, et dormir dans les écuries parce que la dame lui avait refusé l'accès à sa maison.
Les deux cavaliers gravirent la pente et, en haut de la colline, purent voir les remparts Paris au soleil de midi.
—Messire Guillaume, nous sommes arrivés, dit le jeune homme.
Sans mot dire, le chevalier des Barres continuait de laisser avancer sa monture. Il semblait ne pas avoir entendu.
—Messire ?
Le vieil homme grogna. Depuis quelques jours, il n'était plus que l'ombre de lui-même.
—Ne m'appelle pas comme ça, fils. Tu es aussi un chevalier.
—Mais je ne possède aucune seigneurie.
—Ça viendra.
Les deux cavaliers arrivèrent devant la porte où une escouade de sergents regardaient mornement les charrettes et les piétons rentrer. Mais quand ils virent les deux chevaliers, ils les interpellèrent.
—Holà, messires. Que venez-vous faire à Paris ?
Le chevalier Guillaume regarda sombrement le garde.
—Je suis le seigneur Guillaume des Barres et voici le chevalier Grégoire Chabot. Nous sommes attendus par sa majesté le roi Philippe. Donc si tu as quelque chose à faire, fais-le vite parce que je suis pressé et que je ne suis pas d'humeur.
Pour bien illustrer son propos, le chevalier écarta le pan gauche de sa cape, dégageant son épée.
Le malheureux sergent écarquilla les yeux mais n'ouvrit plus la bouche. Faisant signe à ses hommes de libérer le passage, il laissa les deux cavaliers entrer dans cité en inclinant la tête.
Grégoire entendit grogner son ancien tuteur devant cette marque minimaliste de respect, mais relâcha sa respiration uniquement quand ils eurent franchi la porte. Il ne se voyait vraiment pas s'interposer pour empêcher un seigneur de corriger un malheureux garde qui lui aurait déplu.
Dans la cité, les sons, les odeurs et mêmes les couleurs se distinguait de tout ce que Grégoire avait connu. Il y avait de la musique dans chaque rue et parfois même dans les grandes maisons. Des odeurs de viandes rôties, en sauces, de légumes bouillis, de vins et de bières se faisaient sentir dans toute la ville. Ils se mélangeaient malheureusement aux odeurs de sueurs et d'autres odeurs beaucoup moins sympathiques et comprit rapidement pourquoi quand une vieille femme vida un pot de chambre directement dans la rue devant sa monture.
Certaines maisons étaient en pierre, d'autres en brique et d'autres encore en torchis. La majorité avait un toit de bois mais quelques-unes arboraient des ardoises. Du linge pendait aux fenêtres et montraient un caléidoscope de couleurs tel que le jeune chevalier n'en avait jamais vu. Du rouge, du bleu, du jaune, du vert, du violet et de multiples autres déclinaisons de ces couleurs parfois vives, parfois ternes.
—Bienvenue en enfer, mon garçon, dit mornement le chevalier des Barres. Paris est une putain qui te fera jouir avant de te détrousser, si elle ne fait pas pire.
—La cité du roi vous déplaît donc tant que ça ?
Le vieil homme grogna une fois de plus.
—Tout me déplaît en ce moment. Mais je ne devrais pas t'imposer une si austère compagnie. Avançons, sinon cette populace va nous accoster.
Lançant son cheval au petit trot, il failli perdre Grégoire dans la cohue.
Des gens mangeaient, buvaient, dansaient et riaient partout dans la ville. La victoire du roi semblait avoir rendue folle cette foule immense qui se mouvait dans un brouhaha constant. Ces gens arrivaient-ils à dormir la nuit avec tout ce boucan ?
La population s'écartait vivement sur le passage des deux cavaliers et quelques-uns montrèrent le poing et firent un commentaire que le jeune homme n'entendit fort heureusement jamais. Visiblement, le seigneur savait où il allait car quelques minutes plus tard, après avoir traversé un grand pont et malgré les embûches que leur tendaient la populace et les pavés descellés, ils arrivèrent devant la muraille fortifiée de la citadelle du Louvres.
Le prévôt de Paris faisait les cent pas sur le pont levis devant la herse ouverte tandis que frère Guérin, les mains croisées dans les amples manches de sa robe immaculée, semblait prier.
—Ventrebleu, s'exclama le policier en voyant les cavaliers approcher, vous voilà enfin. Le roi vous attendait hier.
—Allons, du calme, mon fils, dit doucement l'évêque. Nul besoin est de jurer. Ravis de vous revoir Guillaume et vous aussi Grégoire.
Les deux hommes mirent pied à terre et s'inclinèrent devant frère Guérin.
—Notre ami le prévôt a raison, sa majesté se languit de vous. Les célébrations de nos victoires battent leur plein et nous devons en profiter pour asseoir la puissance royale et montrer au peuple que leur souverain et ses chevaliers veillent sur eux.
Avec un signe de la main, le frère-chevalier invita les trois hommes à le suivre.
Ils traversèrent la cour, laissèrent la chapelle sur leur droite et montèrent directement dans l'une des hautes ailes du Palais Royal.
A l'intérieur de ces épais murs de pierre, des clercs, des notaires, des serviteurs, des chevaliers et tout un tas d'autres personnes se croisaient et se mêlaient comme dans les rues bondées de la cité. Grégoire se fit d'ailleurs la réflexion que le palais était une ville dans la ville. Une cité miniature où vivait presque autant de monde que dans le village d'Oissery d'où ils arrivaient.
Les quatre hommes gravirent plusieurs volées d'escaliers et prirent plusieurs couloirs ce qui finit de perdre complètement le jeune homme. Ses trois compagnons semblaient savoir où ils allaient, et Grégoire voyait parfois le donjon circulaire par une fenêtre, mais lui avait l'impression de tourner en rond.
Enfin, frère Guérin toqua à une porte et entra avec sa suite dans une salle aux murs lambrissés éclairé par une haute fenêtre et quelques lampes à déflecteurs dans les zones le plus sombres. Au milieu trônait une grande table carrée entièrement recouverte par une carte. Y jetant un coup d'œil, Grégoire vit qu'il s'agissait du plan de Paris mais à une échelle telle qu'il en distinguait les moindres détails.
Le roi Philippe, le prince Louis et quelques chevaliers discutaient ferme autour de la table et ne prirent même pas conscience de l'arrivée des quatre hommes. Frère Guérin dû se racler la gorge plusieurs fois avant que le roi ne lève les yeux.
—Enfin, mes amis, vous voici revenus.
—Votre Majesté, dirent en chœur les deux chevaliers en s'inclinant.
Le roi eut un geste agacé.
—Allons, nous sommes entre nous. Mes conseillers et le premier conseiller du prince Louis. Oui, chevalier Chabot, poursuivit le roi en tournant son regard vers Grégoire, tu es officiellement, à compter de ce jour, le premier conseiller de l'héritier de la couronne de France. En tout cas, si tu acceptes cette lourde charge.
Grégoire mit un genou à terre.
—Je l'accepte sans réserve aucune, sire. J'en avais déjà fait le serment au prince.
Un gloussement général suivit sa déclaration, mais Grégoire se força à ne pas rougir. La peste soit de ces vieux chevaliers.
—Je n'en doutais pas, répondit Philippe Auguste en lui tendant la main pour qu'il se relève. Mais, comme je l'ai déjà dit, nous sommes entre nous. Le genou à terre c'est bon pour la parade et les cérémonies. Ici, j'ai besoin d'hommes qui sachent dire oui quand ils sont d'accord et non quand ils pensent que je suis dans l'erreur. Et Louis en aura bien besoin lui aussi.
Le prince baissa la tête en rosissant légèrement. Avait-il eu des mots avec son père ?
Grégoire inclina la tête en direction de son roi et rejoignit les conseillers du roi autour du plan de Paris. Il montrait la nouvelle muraille en construction. Une enceinte qui dépassait la Seine et englobait la nouvelle ville sur l'autre rive. Paris grossissait à vue d'œil et sa population avait quasiment doublé en quelques années d'après ce que le jeune chevalier avait pu entendre. Le règne du roi Philippe était prospère.
Frère Guérin se racla la gorge une nouvelle fois. Tous se tournèrent vers lui, mais lui regardait le roi dans les yeux. Un éclair de complicité passa entre les deux hommes. Le roi secoua la tête, le sourire aux lèvres.
—Il est vrai, Guérin. J'ai failli oublier. Grégoire Chabot ?
—Oui, sire ?
—Un chevalier sans domaine et sans fortune ne peut être conseiller. Même si le domaine de feu tes parents n'est pas quantité négligeable, il appartient depuis longtemps au chevalier des Barres qui le gérait en ton nom.
Le chevalier Guillaume, à gauche de Grégoire se raidit.
—Le domaine est au garçon, grogna-t-il.
Le roi l'interrompit d'un geste.
—Le domaine, il l'a géré avec toi mais il est bien petit en comparaison du tien et ne produit pas assez de revenus pour une maison qui sert le futur roi de France. Je te l'attribue puisque tu t'en occupes déjà. Mais, bien des chevaliers sont morts durant notre campagne et certains sans descendance. Leurs domaines ont été rattachés à la couronne, de même que les comtés et seigneuries de ceux qui soutenaient l'Angleterre, et il me plaît de distribuer ceux-ci aux personnes qui ont ma confiance ou celle de mes proches.
Le roi s'interrompit. En bon orateur, il s'avait ménager ses effets. Le prince Louis, lui, trépignait d'impatience. Son père hocha la tête à son attention.
—Chevalier Grégoire Chabot, dit le prince de sa voix puissante, par décret royal du quatrième jour du mois d'Augustus en l'an de grâce mil deux cent quatorze, tu es fait comte d'Evreux. Le titre te revient à toi seul ainsi qu'à ta descendance si tu devais en avoir une. Ton allégeance ira au roi et à lui seul, le comté d'Evreux faisant partie du domaine royal. Si toi ou l'un de tes tiens devait mourir sans avoir de descendance, le comté d'Evreux reviendra à la couronne et à elle seule. Acceptes-tu cette charge ?
La main puissante du seigneur des Barres se posa sur son épaule et, ce coup-ci, le força à s'agenouiller.
—Je l'accepte, mon roi, répondit le jeune homme d'une voix qu'il espérait ne pas être trop balbutiante.
Au son des vivats que lancèrent les conseillers du roi, le chevalier depuis à peine une semaine devenu comte, reçu comme dans un rêve l'accolade de toutes les personnes présentes dans la pièce.
Son vieux tuteur, le chevalier Guillaume avait les yeux humides de fierté, le prince Louis jubilait et frère Guérin s'approcha de son oreille en lui serrant la main.
—Loué soit le seigneur, dit-il tout bas. Je n'étais pas sûr que tu acceptes une si lourde charge.
—J'ai juré une fidélité sans limite aucune à mon prince, répondit le jeune homme sur le même ton.
—Et Dieu sait qu'il en aura besoin, conclut l'Hospitalier.
L'évêque s'écarta alors que le prince approchait.
—Avant ta cérémonie d'élévation, je dois t'enseigner quelques-uns des usages de la cour. Le roi ne doit pas être déçu dans ce moment solennel où il t'élèvera au titre de comte.
Louis fit signe au jeune homme de le suivre et tous d'eux quittèrent la pièce après s'être incliné devant leur roi qui était déjà retourné à son plan de la Cité.
Grégoire suivit le prince dans un dédale de couloir jusqu'à arriver à une aile quasiment déserte en dehors de quelques domestiques qui entretenait les lampes. Comme il ne faisait pas froid, aucun feu ne réchauffait le palais royal.
Louis entra dans une pièce qui devait tenir lieu d'antichambre, la traversa rapidement, ouvrit une autre porte qui donnait sur un salon et, sans s'arrêter, déverrouilla la porte qui donnait sur une troisième pièce. A l'intérieur, le jeune chevalier découvrit une chambre somptueuse, agrémentée d'un grand lit et d'un meuble avec une vasque d'eau pour les ablutions matinales. Une petite table avec deux sièges devait servir pour le petit déjeuner du prince.
Refermant la porte derrière lui, le prince se tourna vers Grégoire et plaqua ses lèvres sur les siennes avec, dans les yeux, une sensation de faim dévorante. Le jeune homme répondit fiévreusement à ce baiser. Lui aussi avait faim du corps puissant et de l'épieu brulant de son amant.
—Tu es parti cinq jours, lui reprocha le prince.
—Et chaque jour, je me suis langui de toi, rétorqua doucement Grégoire.
Louis le poussa brutalement sur le lit où le jeune homme tomba. Le matelas était bien plus moelleux que ceux auxquels le chevalier avait l'habitude.
Sans attendre, le prince défit le ceinturon d'arme de son vassal, releva le tabard et descendit les chausses jusqu'au-dessus des bottes du jeune homme. Ce faisant, il sortit la virilité bien bandée de Grégoire et l'emboucha sans préavis. Bon sang, que cet homme avait faim !
La sensation fut immédiate. Une douce moiteur s'empara de l'épée de Grégoire qui sentait avec précision l'endroit où la langue du prince caressait son membre. Tétant avec application le gland dont il avait déjà enlevé le repli de peau, son amant fit rouler dans sa bouche sa langue ô combien audacieuse et descendit sur le membre en l'avalant complètement sans effort.
Grégoire eut un soupir. Louis était vraiment le meilleur amant qu'il ait eu pour ce plaisir buccal. Ou plutôt le meilleur mâle. Adeline le surpassait de peu.
Le prince ressortit l'arme de son vassal du fourreau et entreprit de lécher la hampe de cette lance avec application. Il humecta son doigt avec les sécrétions qui sortait du vis de Grégoire et fit descendre sa main vers les bourses qu'il caressa avant d'introduire cette dague dans le fondement du chevalier qui poussa un petit gémissement de plaisir.
Ce traitement ne dura que quelques secondes, car après cinq jours d'abstinence où ses rêves avaient mené le jeune homme vers les chemins de la luxure avec Louis et Adeline, sa chevaleresque semence jaillit de son épieu et inonda la bouche et le visage du prince alors que le jeune homme grognait son plaisir.
Quand celui-ci reflua, il vit avec consternation le visage maculé de liquide de son amant qui le regardait pourtant avec bienveillance. Bon sang, cet homme était le démon de la luxure personnifié !
Louis passa la langue sur le bas de son menton pour gober une partie de la semence, puis Grégoire, n'y tenant plus, lécha avec application les traces de fluide vital du visage de son amant avant d'insérer sa langue dans la bouche du prince pour partager cette liqueur. Tout cela avait fort bon goût.
Le jeune homme enleva complètement ses vêtements et fit suivre le même sort à ceux du prince avant de le pousser sur le lit et de lui faire subir le même traitement que celui que lui avait prodigué son amant. Celui-ci n'avait pas dû s'unir à un autre corps depuis leur première rencontre car en quelques minutes, une fontaine fertile jaillit de sa lance et macula son torse puissant et le visage de Grégoire qui tenta de boire avidement à cette source. Un deuxième baiser liquoreux vint nettoyer tout cela.
Louis attira Grégoire sur le lit et les deux jeunes hommes restèrent, un instant, enlacés.
—Je n'aurai jamais pensé que mon père accepterait de te donner Evreux. C'est l'un des comtés les plus riches de nos possessions normandes, et il ne devrait plus être la cible des Anglais pendant un moment.
Le jeune chevalier se releva à demi.
—Comment ? C'est toi qui le lui as demandé ?
—Tout doux, mon bel étalon. Mon premier conseiller ne pouvait pas être un chevalier sans fortune et ton domaine était trop pauvre pour cela. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, être à la cour nécessite un certain décorum. Mais, je suis persuadé que tu sauras t'y faire. D'ailleurs, deux personnes vont nous y aider.
A cet instant, quelqu'un toqua à la porte. Grégoire voulu se rhabiller séance tenante mais le prince le retint par le bras et ordonna qu'on entre.
Deux superbes créatures brunes entrèrent dans la chambre. Eulalie et Constance, les jumelles prédatrices qui avaient eu raison de l'énergie de deux des collègues alors écuyers de Grégoire, Gaston et Robert.
Deux superbes créatures brunes entrèrent dans la chambre. Eulalie et Constance, les jumelles prédatrices qui avaient eu raison de l'énergie de deux des collègues alors écuyers de Grégoire, Gaston et Robert.
Sans un mot, elles se déshabillèrent et rejoignirent les deux hommes dans le grand lit du prince. Elles étaient vraiment aussi belles l'une que l'autre. Un corps fin et blanc, des seins pleins et parfaitement galbés, des hanches menues mais les fesses rondes et fermes, ces deux sirènes auraient fait se damner un saint. Le vit de Grégoire se redressa d'un bond quand Constance se coucha sur sa gauche tandis que celui du prince tressautait, Eulalie s'allongeant sur sa droite.
—Nous sommes à votre service, messires, dirent-elles en chœur.
Louis hocha la tête.
—Grégoire, mon ami, Eulalie et Constance sont deux des dames de compagnies du palais que tu as déjà vu, il me semble.
Grégoire acquiesça en silence. Son amant devait savoir que les écuyers avaient profité des charmes de ces deux tigresses.
—Elles en connaissent tous les usages et également une grande partie des secrets. Elles connaissent des histoires sur presque tous les chevaliers pour avoir servi de jument à bon nombre d'entre eux.
Le jeune chevalier regarda ces deux magnifiques prédatrices avec un œil neuf.
Les jumelles, des catins royales ? Non, plutôt des courtisanes qui usaient et abusaient de leurs charmes dans l'intérêt du royaume. Et vu les réactions qu'elles avaient provoquées chez Grégoire et les écuyers, elles devaient s'acquitter de leur tâche à la perfection.
—Dois-je comprendre, qu'elles seront mes formatrices ? demanda Grégoire.
—Avec moi, bien entendu, répondit le prince en riant.
Grégoire sentit une main fraîche caresser ses bourses et remonter le long de sa hampe. Constance avait faim d'un homme. A ses côtés, Louis soupira d'aise. Eulalie lui dispensait les mêmes soins.
Le jeune homme se tourna vers la courtisane et posa délicatement ses lèvres sur celles de la jeune femme qui répondit avec assurance à ce baiser. Les lèvres de la dame de compagnie avaient un goût de cerise et de…fluide féminin. Les deux jeunes femmes s'étaient-elles préparées avant de venir ?
Le jeune chevalier se tourna vers sa compagne et tandis qu'elle continuait de lui masser l'entrejambe, il empoigna doucement l'un des seins ronds de la jeune femme et fit rouler sous ses doigts le téton déjà durcit. La jeune femme eut un gémissement étouffé qui passa inaperçu comparé à celui qu'elle ahana quand Grégoire fit entrer l'un de ses doigts, préalablement humidifié, dans le nénuphar féminin.
—Messire, haleta-t-elle, le visage cramoisi, inutile de vous presser, nous avons tout le temps devant nous.
Le chevalier jeta un regard à son amant qui venait de voir son membre érigé disparaître à moitié dans la bouche d'Eulalie. Celui-ci lui fit un clin d'œil et acquiesça d'un signe de tête. Apparemment, ils avaient quartier libre.
—Qui a dit que j'étais pressé, ma dame ? Vous allez devoir m'expliquer longuement tout ce que je dois savoir.
—Avec grand plaisir.
Sur un dernier baiser, la jeune femme descendit sur le torse du futur comte, embrassa ses pectoraux, ses tétons, lécha tous les muscles de son ventre puis avala la virilité dressée avec la même facilité qu'Adeline ou Louis.
Il se félicita d'avoir envoyé sa première décharge à son prince qui devait penser de même, car la jeune femme lui prodiguait un massage buccal d'exception. Salivant d'abondance sur la hampe, la courtisane faisait de longs va et vient, empalant sa gorge sur la lance de Grégoire. Ses mains n'étant pas inoccupées, elle pétrissait énergiquement les bourses du jeune homme, tout en massant sa corolle. La donzelle savait donc que le prince et lui étaient intimes et donc, préparait le fondement de l'homme.
Le chevalier ne s'en laissa pas compter et, avec force, souleva la jeune femme pour s'insérer sous elle et, tête bêche, lui administrer lui aussi un massage avec sa langue, entrant dans ce puits d'amour à la senteur prononcée et au goût salé, tandis qu'elle continuait à faire d'ample mouvement sur son vit. La dame gémit de plus belle et le jeune homme en profita pour également desserrer la corolle féminine en y introduisant un doigt.
Il humecta ses doigts à la fontaine d'amour de Constance qui coulait à flots et mit un, puis deux doigts dans la grotte infertile de la courtisane qui serra encore plus les bourses du futur comte.
Etouffant un hurlement de douleur et de plaisir mêlé dans le nénuphar de la jeune femme qu'il sentit tressauter, il jouit abondamment dans le conduit humide qui semblait vouloir aspirer la moindre goutte de sa lance. Gémissant de plaisir elle aussi, la dame de compagnie déversa sa liqueur chaude sur la langue du jeune homme qui s'abreuva longuement à cette fontaine.
Reprenant son souffle, la jeune femme se tourna langoureusement vers lui et l'embrassa.
—Dame Adeline n'avait pas menti, messire. Vous semblez être le meilleur étalon des écuries royales et votre bouche fait des merveilles.
—Pas autant que la vôtre dame Constance.
A côté d'eux, Eulalie couina de plaisir en s'empalant sur l'épieu de prince Louis, les chairs de sa grotte fertile s'écartant lentement pour laisser passer le fabuleux obélisque. A mi-chemin, le prince la saisit par les fesses et l'attira sur la colonne, arrachant d'autres couinements à la courtisane à chaque centimètre engloutit.
—Eux vont vite, en comparaison de nous, gloussa Grégoire.
—Eulalie a toujours voulu être la première en tout. La première à embrasser un homme, à l'avaler, à perdre son pucelage et maintenant, à se faire saillir. Mais vous avez été plus rapide pour me faire jouir. Elle n'a eu que la jouissance du prince. Maintenant, elle veut ressentir chaque infime partie du monstrueux épieu de son Altesse pour arriver à l'orgasme avant moi.
Le jeune chevalier la regarda droit dans ses yeux bleus.
—Souhaitez-vous que je vous y amène la première ?
—Dame Adeline m'a dit que vous étiez exceptionnel mais le serez-vous assez alors qu'ils ont déjà commencés et que nous avons déjà jouit ?
—Vous sentez-vous prête à devancer votre sœur ?
A côté d'eux, la jumelle couinait et gémissait, accompagnée par les grognements du prince qui s'en donnait à cœur joie dans cette chambre humide.
—Si nous y arrivons, messire, vous aurez gagné plus qu'une alliée en ce palais.
Le futur comte ne se le laissa pas dire deux fois et frottant son épée contre l'entrée du nénuphar détrempé, il emboîta lentement son membre dans la grotte humide de sa compagne qui se laissa aller jusqu'à ce que le jeune homme butte au fond. Elle poussa un soupir. Bon sang, quelle chatte en chaleur !
Alors qu'à côté d'eux, Eulalie gémissait en recevant les coups de boutoir de Louis qui avait saisi sa belle par les hanches et la faisait monter et descendre le long de sa colonne, Grégoire commença une série de longs et amples va-et-vient, échauffant Constance et passant avec son pubis sur le petit bonbon rose qui dominait l'entrée du puits d'amour de la dame.
La courtisane gémie faiblement. Elle semblait moins sensible de cette zone qu'Adeline, mais ça ne découragea pas le jeune homme qui après avoir pris ses aises dans cet antre moite, retourna sa nouvelle maîtresse et, l'agrippant par les hanches, rentra de nouveau jusqu'à venir taper au fond, faisant couiner Constance de plaisir.
Voulant montrer que ce n'était pas la quantité de coups ni la taille du sexe qui faisait l'orgasme, il se cala sur le rythme qu'Eulalie imposait au prince et pilonna savamment l'entrejambe de la dame de compagnie, déclenchant une série de couinements et de gémissements qu'il écouta avec délectation.
Le chevalier laissa tomber un long et abondant filet de salive dans la raie des fesses de la jeune femme, humectant sa corolle qu'il vint masser avec son pouce. De gémissements plus profond, presque des râles, récompensèrent cette initiative.
Il introduisit son doigt dans la jeune femme et commença à masser l'intérieur de sa grotte infertile, donnant toujours de bons coups de son épée dans le puits de sa conquête.
Les couinements d'Eulalie et les grognements du prince ne cessaient de l'exciter et il sentait la sève bouillir dans ses bourses. Il allait devoir faire jouir Constance rapidement s'il ne voulait pas se retrouver seul dans cette affaire.
De plus, le prince avait saisi sa belle dans la même position que Grégoire avec Constance et donnait de longs et amples coups de sa lance qui faisaient plus crier que couiner sa courtisane. La vue de cette impressionnante colonne de chair entrant et sortant de la grotte humide de la jeune femme ravissait les yeux de Grégoire qui se concentra néanmoins sur sa tâche.
Il retira son pouce et introduisit son index et son majeur dans le fondement de sa maîtresse qui lança un cri surpris, bientôt remplacé par des couinements de plus en plus hauts perchés. De sa main libre, il releva le buste de sa belle et lui tourna la tête pour qu'elle l'embrasse. Ce faisant, il transféra sa main de la grotte sombre de Constance à ce mystérieux bouton rose qu'il frotta, pinça, massa, le faisant rouler entre ses doigts, tandis qu'il continuait son pilonnage, et ce fut l'apothéose.
Se calant au fond du puits d'amour de sa belle, il sentit les contractions de l'entrejambe féminin juste avant que la jeune femme ne lâche un long cri puissant, venant du fond de sa charmante gorge, tandis que le futur comte produisait un son guttural en vidant ses bourses dans la demoiselle.
Leur orgasme dû avoir un effet sur le couple d'à côté. Au moment où le Lion rugissait son plaisir, sa maîtresse s'effondrait sur le lit et hurlant le sien, sons qui durent s'entendre jusqu'à l'autre aile du palais royal. Mais peut-être que les cris de jouissance de Grégoire et de Constance avait eu le même effet.
Le jeune homme se dégagea de sa maîtresse et l'allongea sur le lit, venant se loger sur le ventre de la jeune femme et l'embrasser à pleine bouche, introduisant doucement sa langue dans cette caverne vorace qui lui rendit son baiser avec passion.
—Merci chevalier, souffla la jeune femme à son oreille quand il retira enfin son appendice lingual. Vous êtes un homme d'honneur qui tient ses promesses. Je suis maintenant à vous corps et âmes, tout comme je suis à dame Adeline.
—Vous a-t-elle demandé de me tester, dame Constance ? demanda le jeune homme dans un murmure pour que Louis et Eulalie, tout à leur plaisir, n'entendent pas.
Sa conquête secoua la tête.
—Non, messire. Je souhaitais vous goûter. Avec la permission du prince et de la dame. Et Adeline n'avait pas menti, vous êtes vraiment le meilleur étalon de cette cour. Et de loin, n'en déplaise à certains.
La jeune femme tourna la tête et Grégoire fit de même.
Louis et Eulalie les regardaient en se cajolant. La jumelle fit un signe d'approbation à l'attention du chevalier. Visiblement, cette journée était loin d'être terminée.
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