Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Quatre saisons érotiques — Chapitre 1 · Paresse estivale
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Quatre saisons érotiques
Chapitre 1 · Paresse estivale
Je m'assoupis
un nuage de canicule
sur les genoux
un nuage de canicule
sur les genoux
Kobayashi Issa, 1763-1827
La sonnerie de son portable fit ouvrir un œil à Léa. Elle était en train de bronzer seins nus, confortablement installée sur un bain de soleil au bord de la piscine familiale et avait fermé les paupières « juste pour cinq minutes » elle ne savait plus trop combien de temps plus tôt.
Le smartphone finit par redevenir silencieux, mais ce calme fut de courte durée et la petite musique exaspérante repartit de plus belle. L'appareil était resté sur la table de la terrasse, hors de portée, et Léa se sentait trop bien là où elle se trouvait pour avoir la motivation de se lever. De toute façon, elle se doutait bien que ce devait être Manon qui l'appelait.
Manon, sa sœur, sa jumelle. La fille idéale qui ne décevait jamais ses parents en rentrant bourrée d'une soirée en boîte ; celle qui venait de terminer brillamment sa troisième année de médecine et n'était pas condamnée à enchaîner les petits jobs minables ; celle qui était amoureuse et aimée et ne se contentait pas de coups d'un soir avec des mecs incapables de se rappeler son prénom le lendemain... Et le pire dans tout ça était qu'elle ne faisait jamais sentir à Léa à quel point elle la surpassait dans tous les domaines. Oh non ! Ce n'était pas le genre de Manon-la-Parfaite, toujours attentive et compatissante.
Léa la détestait. Léa l'adorait.
Repoussant de devant son visage la masse en bataille de ses longs cheveux châtains et tentant de penser à autre chose, elle jeta un regard plein d'envie au bassin et à la tentation de fraîcheur qu'il représentait. Elle se sentait poisseuse, sa peau bronzée couverte d'un mélange peu ragoûtant de sueur et de monoï, mais il faisait décidément beaucoup trop chaud pour bouger et sa mollesse l'emporta. Elle remit donc à plus tard l'idée de piquer une tête. Elle allait juste fermer les yeux encore cinq petites minutes, le temps de se motiver et elle déciderait ensuite ce qu'elle allait faire...
Une voix familière la réveilla :
— Hé, princesse ! Quoi de neuf ?
Matthias, un ami d'ami d'Hugo, le fiancé de Manon. Il les avait rejoints la semaine précédente et s'était tout de suite bien intégré au petit groupe. Son humour pince sans rire amusait les garçons et son physique de surfeur californien faisait craquer plus ou moins secrètement toutes les filles de la bande.
Dès le premier regard échangé, Léa avait su qu'elle allait coucher avec lui. Ce qui s'était concrétisé quelques heures plus tard dans la salle de bain de l'étage par une levrette un peu bâclée à cause du risque d'être surpris en pleine action. Il s'en était suivi un jeu de pied coquin sous la table pendant le dîner, une fellation baveuse à l'arrière de la maison le lendemain, une pénétration acrobatique dans les toilettes pour hommes de la boîte de nuit locale, à nouveau une levrette décevante (à cause du sable qui s'insinuait partout) alors qu'ils étaient cachés par les dunes, une chevauchée intense sur le canapé du salon, des coups vite faits (mais très bien faits) dès qu'il en avaient eu l'occasion sur le comptoir de la cuisine, dans la chambre de Léa, à même le sol de la buanderie...
Ils avaient essayé de rester discrets et il était probable que, même si certains soupçons existaient, personne n'était sans doute vraiment certain à cent pour cent qu'ils s'envoyaient en l'air depuis le premier jour.
Dès le premier regard échangé, Léa avait su qu'elle allait coucher avec lui. Ce qui s'était concrétisé quelques heures plus tard dans la salle de bain de l'étage par une levrette un peu bâclée à cause du risque d'être surpris en pleine action. Il s'en était suivi un jeu de pied coquin sous la table pendant le dîner, une fellation baveuse à l'arrière de la maison le lendemain, une pénétration acrobatique dans les toilettes pour hommes de la boîte de nuit locale, à nouveau une levrette décevante (à cause du sable qui s'insinuait partout) alors qu'ils étaient cachés par les dunes, une chevauchée intense sur le canapé du salon, des coups vite faits (mais très bien faits) dès qu'il en avaient eu l'occasion sur le comptoir de la cuisine, dans la chambre de Léa, à même le sol de la buanderie...
Ils avaient essayé de rester discrets et il était probable que, même si certains soupçons existaient, personne n'était sans doute vraiment certain à cent pour cent qu'ils s'envoyaient en l'air depuis le premier jour.
— Qu'est-ce que tu fais là, beau gosse ? Répondit Léa sans ouvrir les yeux et avec un sourire en coin.
— Ben... On devait tous se retrouver à la plage, tu te souviens ? Et comme tu te faisais désirer, ta sœur a essayé de t'appeler et puis, en fait, je lui ai dit que j'allais venir te chercher. Et me voilà !
— Et te voilà... Sans autre idée derrière la tête que de rendre service à Manon, alors que tu savais très bien qu'on serait tout seuls ici, sans personne pour nous déranger.
— Ben... On devait tous se retrouver à la plage, tu te souviens ? Et comme tu te faisais désirer, ta sœur a essayé de t'appeler et puis, en fait, je lui ai dit que j'allais venir te chercher. Et me voilà !
— Et te voilà... Sans autre idée derrière la tête que de rendre service à Manon, alors que tu savais très bien qu'on serait tout seuls ici, sans personne pour nous déranger.
Il passa sa main dans ses cheveux blonds mi-longs avant de venir s'asseoir à côté d'elle, et enchaîna avec un sourire désarmant :
— Disons que c'est possible que j'ai pensé à un truc ou deux qu'on pourrait faire ensemble, le temps que tu sois prête à venir rejoindre les autres... Je pensais qu'on aurait pu... se faire du bien. Tu vois, genre vite fait.
— Ouais, je vois ! Et si je traduis, ça donne : « j'ai besoin de me vider les couilles et, t'inquiète pas, ça ne va pas me prendre longtemps ! »
— OK. Si tu le prends comme ça...
— Disons que c'est possible que j'ai pensé à un truc ou deux qu'on pourrait faire ensemble, le temps que tu sois prête à venir rejoindre les autres... Je pensais qu'on aurait pu... se faire du bien. Tu vois, genre vite fait.
— Ouais, je vois ! Et si je traduis, ça donne : « j'ai besoin de me vider les couilles et, t'inquiète pas, ça ne va pas me prendre longtemps ! »
— OK. Si tu le prends comme ça...
Il fit mine de se lever, mais Léa l'arrêta en posant une main sur sa cuisse et en redevenant sérieuse.
— Nan, mais je déconnais tu sais. Par contre, là tout de suite, avec cette chaleur, je vais juste être bonne à rien. Alors ne me demande pas de fournir trop d'efforts.
— Ah, c'est bien ma chance ! Je pensais trouver une sirène au bord de cette piscine et je vais juste avoir droit à une étoile de mer. Une étoile de mer très très sexy ! S'empressa-t-il d'ajouter devant le regard noir que lui jetait Léa.
— Nan, mais je déconnais tu sais. Par contre, là tout de suite, avec cette chaleur, je vais juste être bonne à rien. Alors ne me demande pas de fournir trop d'efforts.
— Ah, c'est bien ma chance ! Je pensais trouver une sirène au bord de cette piscine et je vais juste avoir droit à une étoile de mer. Une étoile de mer très très sexy ! S'empressa-t-il d'ajouter devant le regard noir que lui jetait Léa.
Ne perdant pas plus de temps, il passa un doigt léger entre les seins de la belle alanguie, caresse subtile qui, il le savait pertinemment, lui faisait toujours beaucoup d'effet. Ses mains se posèrent sur la poitrine brûlante de Léa, empoignant les deux globes de chair moite. Il joua avec un long moment, s'attardant sur ses tétons, effleurant par instant le petit grain de beauté qui ornait son sein droit et qui lui plaisait tant, la faisant gémir doucement dans l'attente de ce qui n'allait pas manquer de suivre.
Du bout des doigts Matthias caressa la peau lisse de la jeune femme, faisant descendre sa main lentement jusqu'à son entrejambe. Il se mit à masser le renflement de son mont de Vénus à travers l'étoffe légère du bas de maillot de bain, avant de glisser ses doigts encore un peu plus bas, ce qui eut pour effet immédiat de la faire soupirer d'aise. La pression qu'il exerçait se fit un peu plus insistante, comme s'il essayait de s'immiscer dans son antre malgré la fragile barrière du vêtement.
Du bout des doigts Matthias caressa la peau lisse de la jeune femme, faisant descendre sa main lentement jusqu'à son entrejambe. Il se mit à masser le renflement de son mont de Vénus à travers l'étoffe légère du bas de maillot de bain, avant de glisser ses doigts encore un peu plus bas, ce qui eut pour effet immédiat de la faire soupirer d'aise. La pression qu'il exerçait se fit un peu plus insistante, comme s'il essayait de s'immiscer dans son antre malgré la fragile barrière du vêtement.
Il mit un terme à ses caresses pour se se relever et retira son tee-shirt et son short de bain, révélant son sexe qui se dressait fièrement.
— Je ne me lasserai jamais de cette vue, murmura Léa qui avait maintenant les yeux grands ouverts. Elle est si grosse !
Rien de tout cela n'était totalement sincère, mais elle savait d'expérience que ce n'était jamais inutile de flatter l'ego d'un homme, surtout quand il était sur le point de vous donner du plaisir.
Matthias fouilla rapidement dans ses affaires qu'il avait nonchalamment posées à même le sol en arrivant et finit par récupérer dans sa serviette un préservatif dont il déchira l'emballage avant de le mettre en place sur sa verge tendue.
Matthias fouilla rapidement dans ses affaires qu'il avait nonchalamment posées à même le sol en arrivant et finit par récupérer dans sa serviette un préservatif dont il déchira l'emballage avant de le mettre en place sur sa verge tendue.
— Effectivement, tu avais planifié « un truc ou deux » en venant me voir, Monsieur Prévoyant !
Il se contenta de sourire de cet air satisfait de lui-même qu'elle trouvait systématiquement insupportable autant qu'irrésistible. Retournant à ses côtés sur le transat, il délassa avec habileté les lanières qui maintenaient de chaque côté le bas du bikini de Léa. Elle se contenta de se soulever légèrement pour lui permettre de s'emparer du morceau de tissu et de le jeter au loin.
Un doigt prudent puis deux se glissèrent dans sa vulve sans difficulté, entreprenant un doux massage humide qu'elle trouva trop vite achevé à son goût, mais Matthias était visiblement trop pressé de passer à la suite des réjouissances pour s'attarder sur les préliminaires.
Il se mit à genoux entre ses jambes, avant de les lever en la tenant par les chevilles. La faisant légèrement glisser vers lui, il se positionna bien en face d'elle pour pouvoir la pénétrer. Il prit son temps pour s'insérer en elle tout en maintenant ses jambes en hauteur. En gémissant elle s'offrit sans réserve à son amant, profitant des sensations délicieuses qu'il lui faisait ressentir.
En haletant de plus en plus fort il accéléra le rythme de ses va-et-vient, profonds et gagnant en intensité. L'expression de plaisir qui s'affichait sur le beau visage de Léa augmentait sa propre excitation.
Un doigt prudent puis deux se glissèrent dans sa vulve sans difficulté, entreprenant un doux massage humide qu'elle trouva trop vite achevé à son goût, mais Matthias était visiblement trop pressé de passer à la suite des réjouissances pour s'attarder sur les préliminaires.
Il se mit à genoux entre ses jambes, avant de les lever en la tenant par les chevilles. La faisant légèrement glisser vers lui, il se positionna bien en face d'elle pour pouvoir la pénétrer. Il prit son temps pour s'insérer en elle tout en maintenant ses jambes en hauteur. En gémissant elle s'offrit sans réserve à son amant, profitant des sensations délicieuses qu'il lui faisait ressentir.
En haletant de plus en plus fort il accéléra le rythme de ses va-et-vient, profonds et gagnant en intensité. L'expression de plaisir qui s'affichait sur le beau visage de Léa augmentait sa propre excitation.
— Oh putain ! Qu'est-ce que c'est bon... Continue... Continue comme ça, Matt... Ne pense même pas à arrêter !
Une très agréable tension croissait dans tout son corps, encore et encore, envoyant des ondes de plaisir qui la parcouraient de la tête aux pieds. Elle s'abandonnait complètement, laissant son partenaire prendre les choses en main. Et il s'y employait de manière plus que satisfaisante.
Mais il avait beau être plutôt endurant, la position dans laquelle il besognait Léa se révéla vite épuisante et il finit par se retirer avec un bruit mouillé et se mit debout à côté d'elle, ce qui lui valut un grognement d'insatisfaction impatiente. Sans perdre de temps Matthias la fit rouler sur le ventre, lui indiquant de se positionner les fesses en l'air, ce qu'elle fit docilement, impatiente de ce qui allait suivre. Malgré tout il prit son temps avant d'agir, admirant puis malaxant le cul somptueux offert à sa concupiscence, véritable œuvre d'art faite chair.
Alors qu'il s'apprêtait à s'insérer à nouveau en elle, Léa, tournant la tête, lui jeta un regard trouble et dit :
Mais il avait beau être plutôt endurant, la position dans laquelle il besognait Léa se révéla vite épuisante et il finit par se retirer avec un bruit mouillé et se mit debout à côté d'elle, ce qui lui valut un grognement d'insatisfaction impatiente. Sans perdre de temps Matthias la fit rouler sur le ventre, lui indiquant de se positionner les fesses en l'air, ce qu'elle fit docilement, impatiente de ce qui allait suivre. Malgré tout il prit son temps avant d'agir, admirant puis malaxant le cul somptueux offert à sa concupiscence, véritable œuvre d'art faite chair.
Alors qu'il s'apprêtait à s'insérer à nouveau en elle, Léa, tournant la tête, lui jeta un regard trouble et dit :
— Et si tu me prenais par derrière cette fois, pour changer ?
— Tu veux dire... Tu voudrais que je...
— Tu veux dire... Tu voudrais que je...
Il en resta sans voix et Léa n'eut aucun mal à imaginer la lueur lubrique qui devait à ce moment-là envahir ses yeux. Elle lui confirma qu'elle avait très envie qu'il la sodomise et il n'attendit pas plus longtemps pour agripper à pleines mains les fesses de la jeune femme et de les écarter pour dévoiler l'orifice qu'il convoitait.
— Tu y vas doucement quand même, hein ?
— Ouais, bien sûr. Mais tu es sûre que ça va aller ? On n'a pas de lubrifiant ni rien, là.
— Ben justement, c'est pour ça que je te demande de ne pas faire ton bourrin pour une fois.
— Je n'avais pas l'impression que ça t'avait déplu jusqu'ici...
— Ouais, bien sûr. Mais tu es sûre que ça va aller ? On n'a pas de lubrifiant ni rien, là.
— Ben justement, c'est pour ça que je te demande de ne pas faire ton bourrin pour une fois.
— Je n'avais pas l'impression que ça t'avait déplu jusqu'ici...
Avant qu'elle ne puisse lui lancer une de ces réparties cinglantes dont elle était coutumière, il se rapprocha et positionna son gland à l'orée du cul de Léa. Alors qu'il s'apprêtait à entrer dans le saint des saints, son portable, enfoui quelque part dans sa serviette de plage, se mit à sonner, les faisant sursauter tous les deux. Par réflexe il arrêta tout pour s'en emparer, provoquant la colère immédiate de sa compagne.
— Putain, mais tu fais quoi ? T'es sérieux ?
— Désolé ma belle, mais c'était peut-être important...
— Plus important que mon cul ?
— Désolé ma belle, mais c'était peut-être important...
— Plus important que mon cul ?
Le regard assassin qu'elle lui jeta lui fit passer l'envie de répondre à cette question sans doute purement rhétorique.
— Donne-moi ça. Allez !
Obéissant, il tendit le téléphone à Léa qui le balança rageusement sous elle, sur le bain de soleil, après avoir brièvement été tentée à le faire « amerrir » dans la piscine.
Penaud, Matthias se remit en position derrière elle et, cette fois, s'inséra lentement dans son conduit étroit. Il se montra étonnamment doux et patient au cours de cette intromission, prenant son temps pour lui faire savourer cette sensation d'être complètement remplie par son sexe si dur. Bien cramponné à ses hanches, il coulissa lentement en elle, exprimant sa grande satisfaction par des grognements sourds, tandis que Léa respirait de plus en plus fort au fur et à mesure qu'il s'enfonçait profondément en elle et accélérait légèrement le rythme de ses va-et-vient.
Lorsqu'il atteint sa vitesse de croisière – ni trop rapide pour que ce ne soit pas douloureux, ni trop lent pour qu'ils puissent profiter au maximum des sensations délicieuses provoquées par cette position – Léa se mit à ronronner littéralement de contentement. Elle avait d'ailleurs commencé à se toucher, une main entre les cuisses, deux de ses doigts s'activant dans son intimité détrempée. L'inconfort de sa position, la tête appuyée sur la surface dure de la méridienne et les fesses en l'air, ne semblait pas la gêner le moins du monde tant elle était accaparée par l'imminence d'un plaisir violent.
Penaud, Matthias se remit en position derrière elle et, cette fois, s'inséra lentement dans son conduit étroit. Il se montra étonnamment doux et patient au cours de cette intromission, prenant son temps pour lui faire savourer cette sensation d'être complètement remplie par son sexe si dur. Bien cramponné à ses hanches, il coulissa lentement en elle, exprimant sa grande satisfaction par des grognements sourds, tandis que Léa respirait de plus en plus fort au fur et à mesure qu'il s'enfonçait profondément en elle et accélérait légèrement le rythme de ses va-et-vient.
Lorsqu'il atteint sa vitesse de croisière – ni trop rapide pour que ce ne soit pas douloureux, ni trop lent pour qu'ils puissent profiter au maximum des sensations délicieuses provoquées par cette position – Léa se mit à ronronner littéralement de contentement. Elle avait d'ailleurs commencé à se toucher, une main entre les cuisses, deux de ses doigts s'activant dans son intimité détrempée. L'inconfort de sa position, la tête appuyée sur la surface dure de la méridienne et les fesses en l'air, ne semblait pas la gêner le moins du monde tant elle était accaparée par l'imminence d'un plaisir violent.
Le portable de Matthias retentit à nouveau, brisant la magie du moment qu'ils étaient en train de partager.
— Mais c'est pas vrai !!! hurla Léa, hors d'elle.
— Hé ! J'y suis pour rien, moi... J'imagine que c'est Manon qui se demande pourquoi je suis si long...
— Hé ! J'y suis pour rien, moi... J'imagine que c'est Manon qui se demande pourquoi je suis si long...
Léa extirpa ses doigts de sa fente et s'empara d'un geste furieux de l'appareil, laissant au passage une trace humide sur l'écran.
— Répond-lui alors. Sinon elle ne va jamais nous foutre la paix. Mais, à propos de foutre, ne t'avise pas d'arrêter de me baiser !
Matthias récupéra le téléphone poisseux et prit l'appel en mettant le haut-parleur afin de garder les mains libres.
— Allô ? Heu... Hé, Manon ? Ça va toi ?
— Matt ? Mais tu joues à quoi ? Je n'arrive à joindre personne depuis tout à l'heure. Tu es où ?
— Oh, heu... Je suis chez tes parents. J'attends que ta sœur soit prête...
— Prête ? Mais elle faisait quoi pendant tout ce temps ?
— Tu ne vas pas le croire, mais elle dormait quand je me suis pointé.
— Matt ? Mais tu joues à quoi ? Je n'arrive à joindre personne depuis tout à l'heure. Tu es où ?
— Oh, heu... Je suis chez tes parents. J'attends que ta sœur soit prête...
— Prête ? Mais elle faisait quoi pendant tout ce temps ?
— Tu ne vas pas le croire, mais elle dormait quand je me suis pointé.
Léa poussa un petit cri de surprise, vite réprimé. Déconcentré par cette conversation à haut risque, il ne gérait plus vraiment la puissance de ses à-coups et venait de buter un peu trop fort dans le passage serré de sa partenaire.
— C'était quoi ce bruit ? Là, juste à l'instant ?
— Quel bruit ? Ah, ça devait venir du jardin d'à-côté. Les voisins sont dehors eux aussi...
— Quel bruit ? Ah, ça devait venir du jardin d'à-côté. Les voisins sont dehors eux aussi...
Reprenant ses esprits, il pilonnait à nouveau le cul de Léa avec une cadence régulière. Il s'efforçait tout de même de parler assez fort pour masquer le son que faisait sa peau claquant en rythme contre le corps nu de Léa. Son plaisir se faisait de plus en plus irrésistible, le menant vers un orgasme qu'il n'allait pas pouvoir retenir plus longtemps.
— Manon ? Écoute... Il faut que je te laisse. Maintenant.
Il appuya maladroitement sur l'écran pour mettre un terme à la discussion et entreprit de reprendre le martelage en règle de Léa qui se lâchait complètement en poussant de grands cris de plaisir et en proférant des insanités pour l'encourager à continuer de la baiser.
Ne pouvant plus résister, Matthias laissa libre cours à sa jouissance dans un râle de délivrance. Il s'extirpa de sa partenaire avec précaution, les jambes un peu tremblantes après l'effort intense qu'il venait de fournir.
Ils se regardèrent en souriant un peu bêtement, encore dans l'euphorie provoquée par ce bon moment de sexe, lorsqu'une petite voix se fit entendre :
Ils se regardèrent en souriant un peu bêtement, encore dans l'euphorie provoquée par ce bon moment de sexe, lorsqu'une petite voix se fit entendre :
— Franchement, la prochaine fois que vous faites des cochonneries tous les deux, évitez de répondre au téléphone et de m'en faire profiter !
Sur ce, Manon coupa définitivement la communication, les laissant mi-gênés mi-amusés par cette exhibition sonore involontaire.
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Commentaires ()
Merci pour la référence à Racine qui est plus que flatteuse, bien qu'un peu exagérée ! 😄
Ah mince, me voilà grillé ! 😅
Une histoire qui tient sur un mouchoir de poche mais bien écrite. C'est du Racine ! ( le grand dramaturge estimait que les récits les plus intéressants étaient des récits au scénario minimaliste).
Toujours agréable de te lire.
J'ai tout entendu, tu sais 😶 !
Mais vas-y, tu peux continuer ☺️😘.
tout le bien que tu en pensesce que tu en penses. Merci pour ton impatience à être en automne 😊Ne lui dit surtout pas, mais c’est l’unique raison pour laquelle je publie des histoires ici ! 😈
Et si tu aimes ce genre d’histoire légère tu as vraiment bien choisi celle par où commencer tes lectures. Je vais essayer de placer ces quatre saisons sous le signe de la simplicité et de la légèreté, ce qui a peut-être fait défaut à mes précédents textes. Mais j’avoue que ça me motive d’essayer un peu autre chose.
Au plaisir de te croiser dans les commentaires de mes autres histoires !
J'avoue que je me suis glissée très rapidement dans la peau de Léa, et quand la sodomie est arrivée, je n'ai pas été déçue ^^'
Sinon, le coup du téléphone, je l'ai vu venir à dix kilomètres... mais ça doit être mon esprit tordu, ça 😋.
En tout cas, bravo Plume, j'ai hâte de voir les autres saisons ;)
Viiite, la suiiite !!! 😁
Qu'est-ce que j'ai à voir encore là-dedans, moi 🤔 ?
Bien écrit, bien amener, une surprise final à faire
mouillerrougir Wedreca 😉Vivement les trois autre saison alors 😊