Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les dégâts de la jalousie — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les dégâts de la jalousie
Chapitre 2
chapitre 2
J'en crois pas mes yeux ! Je réalise que cette situation est torride, néanmoins, je me sens avant tout perturbé. Je n'ai jamais vu ma femme se masturber, je pensais même qu'elle ne s'adonnait jamais à ce genre de plaisir.Au final, c'est très dérangeant, ma femme se masturbe en regardant un couple en plein ébat et moi je l'espionne, incapable d'autre émotion que celle de l'incompréhension. Je me sens minable, petit, un moins que rien, incapable de satisfaire sa femme.
À quoi pense-t-elle, la main dans la culotte à se toucher tel qu'elle le fait ? À qui pense-t-elle ? Le fait elle souvent ou est-ce parce que je n'ai pu la satisfaire ?
Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas le courage de lui parler de sexe. Je ne sais pas pourquoi je m'en sens incapable. Je ne devrais avoir aucune réticence à parler librement de sexe avec elle, mais une honte, une gêne, ou je ne sais pas quoi d'autre m'en empêche. À chaque fois, c'est elle qui a abordé le sujet, mais je suis toujours resté assez évasif.
Quand je pense que nous n'avons même jamais regardé un porno ensemble ! Je pensais les actrices du porno si irréelles, je ne pensais pas que les femmes « dans la réalité » puissent avoir ce genre de comportements. J'enrage de mon éducation trop prout prout, judéo chrétienne, le sexe c'est mal. J'ai grandi avec une mère un peu castratrice et qui jugeait facilement les filles. Une femme ne devait pas forniquer pour le plaisir.
Je m'en suis enfui, mais des relents de cette éducation persistent. On ne se refait pas. Ah si ma mère pouvait voir ma femme actuellement ! elle la traiterait de façon impitoyable de traînée, de salope, de pute.
J'entends de légers gémissements, une respiration qui se veut plus rapide et soudain je la vois succomber, doucement presque en silence, haletante, le corps retombant pratiquement sur la vitre qui la sépare de l'extérieur. La buée se dessine en grands ronds à chaque expiration et à peine perceptible, je devine son petit rire significatif qui referme une parenthèse magique. Elle a besoin d'une à deux minutes pour reprendre ses esprits et son souffle, c'est le temps qu'il me faut pour déguerpir et rejoindre le lit déserté.
Sans un bruit, elle reprend sa place à mes côtés. Puis, sentant que je ne dors pas, elle se justifie de son absence :
– Je suis allée boire, j'avais soif…
C'est ça, prends-moi pour une quiche, me dis-je. Elle vient de me mentir ouvertement. Ce serait probablement une bonne occasion pour parler, le fait qu'elle me mente me donnerait un peu de contenance dans la conversation qui s'ensuivrait, mais de nouveau, j'opte pour le silence.
Toutefois, ça carbure dans ma tête, pourquoi m'a-t-elle menti ? Pourquoi ? C'est très simple, elle devrait me parler de ses désirs, de ses envies sexuelles, de ses besoins, mais elle sait pertinemment que je ne suis pas ouvert à ce genre de discussion.
Tout la nuit, je tourne et retourne dans mes draps à la recherche de mon sommeil. Enfiévré par les tourments que je m'inflige, mon esprit se refuse à me laisser en paix. Néanmoins, j'ai finalement dû m'assoupir quelques minutes car je me souviens d'un rêve. Un rêve ? Dison plutôt un mauvais rêve !
Dans ce rêve, j'ai distinctement vu ma femme prise en levrette par Alain – la tête dans le coussin pour étouffer sa jouissance tandis qu'il la perfore, la croupe bien en l'air dans un abandon total. Je sais que c'est elle même si je ne la reconnais pas, je sais que c'est elle qui est allée à la rencontre de cet amant. Dans ce rêve, tout est limpide et ne souffre d'aucune contradiction.
Je me réveille presque en sursaut, un peu nauséeux et surtout dégoûté. La lumière du jour naissant m'immisce dans notre chambre. Gabi dort paisiblement, loin de toute la noirceur de mon âme. Un rêve, ce n'était qu'un rêve. Je dois me le rappeler telle une litanie pour m'en convaincre, pour m'en persuader. Je ne veux pas qu'elle subisse ma mauvaise humeur au réveil.
Je me lève dans le but de préparer un p'tit dej que nous dégusterons à l'extérieur. C'est un plaisir que nous ne partageons que trop rarement. Déjeuner dehors en région parisienne n'a pas le charme que l'on trouve à déjeuner en extérieur dans le sud : le ciel bleu, les fragrances de la nature et surtout le panorama exceptionnel de l'endroit.
Une fois sur la terrasse, je découvre une table déjà bien garnie, prête à nous recevoir. Du café, du jus d'orange, des viennoiseries, de la confiture, du beurre, des fromages sous cloche nous attendent. Alain et Soizic y sont assis et dégustent ce gargantuesque déjeuner.
Elle est vêtue d'une légère robe à fleur tandis que lui est torse nu, simplement paré d'un short de tennis des années quatre-vingt digne de celui de Björn Borg .
Elle est vêtue d'une légère robe à fleur tandis que lui est torse nu, simplement paré d'un short de tennis des années quatre-vingt digne de celui de Björn Borg .
Ainsi ils sont déjà debout, mais ne dorment-ils jamais ces animaux ?
A peine, arrivé, que je suis accueilli chaleureusement. Ils m'invitent à table afin de partager leur collation. Ils me demandent de nouvelles de Gabi, me demandent si nous avons bien dormi. Je n'ai pas le temps de répondre que ma p'tite dormeuse me rejoint.
Très gentleman, Alain se lève et propose une chaise à Gabi. Se faisant, il la flatte et lui dit qu'en la voyant si radieuse, sa matinée commence bien et que cela augure d'une belle journée.
Ma p'tite femme rougit devant le compliment et je croise le regard amusé de Soizic. Nous nous comprenons sans rien dire. À cet instant précis, j'ai une pensée assassine envers notre hôte.
Ma p'tite femme rougit devant le compliment et je croise le regard amusé de Soizic. Nous nous comprenons sans rien dire. À cet instant précis, j'ai une pensée assassine envers notre hôte.
Pourtant de bonne taille, la table est presque couverte de bols, de couverts et il n'y a pratiquement plus un seul espace de libre. Pour se servir en confitures, Gaby se lève de sa chaise afin d'atteindre le pot situé à proximité d'Alain. Se penchant pour l'atteindre, elle offre sans le vouloir une vue directe sur ses seins. Je surprends le regard plongé à l'intérieur du tshirt et remarque les étoiles qui brillent de lubricité face à ce spectacle involontaire.
J'enrage mais n'en laisse rien paraître. Je fulmine à l'intérieur. Je sens la colère me monter au nez tandis que les conversations tournent autour du programme de la journée. Je ne desserre pas les dents pendant tout le temps du déjeuner. J'ai beau essayer de ne rien laisser transparaître. Alain m'interpelle :
— OH là, Ludo ! Tu n'es pas du matin on dirait !
Cette remarque a pour mérite de me remettre la tête à l'endroit et me faire sortir de ma torpeur. Je bafouille une réponse qui ne convainc pas grand monde et encore moins Gabi qui me fusille du regard. Je sais que je vais en avoir pour mon grade sitôt de nouveau seuls.
Effectivement, lorsque nous prenons congés de nos hôtes et regagnons notre chambre, Gabi m'apostrophe directement :
– Mais bon sang, Ludo ! Qu'est-ce qui te prends ?
Je me défends mollement.
– Bin rien, il ne me prend rien, je ne comprends pas pourquoi tu m'agresses comme ça.
– Tu te fiches de moi ou quoi ? Tu n'a pas décroché un mot pendant tout le petit déjeuner. Tu n'as même pas été foutu de dire merci. Tu te rends compte ? Soizic s'est levée pour nous préparer un super moment. Elle nous dit qu'on n'a même pas à débarrasser la table, faire la vaisselle, elle ne veut même pas d'aide et toi… Et toi tu ne lui dis même pas merci !
Effectivement, lorsque nous prenons congés de nos hôtes et regagnons notre chambre, Gabi m'apostrophe directement :
– Mais bon sang, Ludo ! Qu'est-ce qui te prends ?
Je me défends mollement.
– Bin rien, il ne me prend rien, je ne comprends pas pourquoi tu m'agresses comme ça.
– Tu te fiches de moi ou quoi ? Tu n'a pas décroché un mot pendant tout le petit déjeuner. Tu n'as même pas été foutu de dire merci. Tu te rends compte ? Soizic s'est levée pour nous préparer un super moment. Elle nous dit qu'on n'a même pas à débarrasser la table, faire la vaisselle, elle ne veut même pas d'aide et toi… Et toi tu ne lui dis même pas merci !
J'ai l'air un peu minable et m'excuse de mon comportement auprès de ma petite femme qui me rétorque que je devrai adresser ces excuses aux bonnes personnes. Finalement, on switch d'un revers de main ce mauvais début.
Au programme, visite de la Teste de Buch, grimpette de la dune du Pilat, dégustation de glace après l'effort et enfin, farniente.
La journée se passe merveilleusement bien, tout semble au rendez-vous jusqu'à la météo qui est parfaite. Nous nous amusons, allons nous baigner dans le bassin d'eau calme devant l'océan Atlantique, puis allons faire quelques emplettes, souvenirs traditionnels, des trucs moches qui coûtent les yeux de la tête, bref, des pièges à touristes dans lesquels nous tombons avec plaisir.
La journée se passe merveilleusement bien, tout semble au rendez-vous jusqu'à la météo qui est parfaite. Nous nous amusons, allons nous baigner dans le bassin d'eau calme devant l'océan Atlantique, puis allons faire quelques emplettes, souvenirs traditionnels, des trucs moches qui coûtent les yeux de la tête, bref, des pièges à touristes dans lesquels nous tombons avec plaisir.
Nous retrouvons notre villégiature en fin d'après midi. J'aperçois Soizic allongée sur un transat en train de faire bronzette. Nous allons à sa rencontre.
— Coucou Soizic ! Et bien, Alain n'est pas là ? s'enquit ma p'tite femme.
— Si si, il est dans le garage, il s'occupe de notre vieille voiture. C'est une citroën DS de 1973. Je crois qu'il fait une vidange… M'enfin, je n'en sais rien, j'y connais rien en voiture !
— Si si, il est dans le garage, il s'occupe de notre vieille voiture. C'est une citroën DS de 1973. Je crois qu'il fait une vidange… M'enfin, je n'en sais rien, j'y connais rien en voiture !
La voiture des présidents ! Je me souviens en avoir une en majorette lorsque j'étais gosse. J'ai envie d'aller l'admirer de plus près et même demander si je peux m'installer derrière le volant. Gabi m'accompagne et nous le retrouvons du cambouis plein le corps.
Je suis en extase devant ce petit bijou de perfection.
– Perfection ? S'amuse Alain, Tu sais, elle est vachement capricieuse. Elle est plus régulièrement en panne qu'en état de fonctionner.
– Perfection ? S'amuse Alain, Tu sais, elle est vachement capricieuse. Elle est plus régulièrement en panne qu'en état de fonctionner.
Après quelques banalités, il m'invite à vivre mon p'tit rêve et je m'installe derrière le guidon et tel un marmot, je m'imagine bravant les routes et enchaîner les kilomètres. Gabi et Alain s'installent à l'arrière et me font endosser le rôle du chauffeur.
— Chauffeur, veuillez nous conduire au casino je vous prie !
- Bien Monsieur…. Monsieur préfère-t-il que j'emprunte l'autoroute ou que je suive les routes de campagne ?
-Et Bien , Chauffeur, la route la plus longue me paraît adéquate, n'hésitez pas à faire des détours. Ainsi, plus le trajet sera long, au plus je profiterai de charmante compagnie.
C'est alors que Gabi entre dans le jeu et dit :
– Chauffeur, n'hésitez pas une seule seconde à nous perdre ou nous faire le coup de la panne. Mais mon cher, il faudrait que vous vous décrottiez un peu… Lui dit-elle.
– Oh ! À vrai dire, ma chère, j'espérais avoir un peu d'aide, je suis si crasseux.
C'est comme si une lumière venait de s'allumer dans mon esprit. Je n'ai plus du tout envie de jouer. Ça ne me fait pas rire.
Je sors comme un furibond et peut-être ai-je rêvé, mais il me semble qu'ils étaient mains dans la main. Cette image me reste en tête, leur dialogue, leur petit jeu de merde me restent en tête. Putain, je suis enragé ! Je décide d'aller me calmer dans la chambre.
Dix minutes passent, vingt minutes passent. Je suis sûr qu'ils sont en train de baiser ! Il est en train de la baiser ! Putain le salop !
- Bien Monsieur…. Monsieur préfère-t-il que j'emprunte l'autoroute ou que je suive les routes de campagne ?
-Et Bien , Chauffeur, la route la plus longue me paraît adéquate, n'hésitez pas à faire des détours. Ainsi, plus le trajet sera long, au plus je profiterai de charmante compagnie.
C'est alors que Gabi entre dans le jeu et dit :
– Chauffeur, n'hésitez pas une seule seconde à nous perdre ou nous faire le coup de la panne. Mais mon cher, il faudrait que vous vous décrottiez un peu… Lui dit-elle.
– Oh ! À vrai dire, ma chère, j'espérais avoir un peu d'aide, je suis si crasseux.
C'est comme si une lumière venait de s'allumer dans mon esprit. Je n'ai plus du tout envie de jouer. Ça ne me fait pas rire.
Je sors comme un furibond et peut-être ai-je rêvé, mais il me semble qu'ils étaient mains dans la main. Cette image me reste en tête, leur dialogue, leur petit jeu de merde me restent en tête. Putain, je suis enragé ! Je décide d'aller me calmer dans la chambre.
Dix minutes passent, vingt minutes passent. Je suis sûr qu'ils sont en train de baiser ! Il est en train de la baiser ! Putain le salop !
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Commentaires ()
Chose promise, j'ai lu ton texte et c'est pas mal du tout mon loup ! Allez, hop, au travail, remets- toi vite au boulot, non mais oh !
Bien écrit en tous les cas .
Les méfaits de la jalousie où les méfaits d'un jeu ........ la masturbation , les allusions..... certes il a l'air de monter vite en pression , mais la situation et Soizic on fait le reste. Au 1 chapitre, c'est lui qui décrit sa femme comme extrêmement jalouse. Pour l'instant tout le désigne comme le mauvais "joueur" . Mais........attendons la suite
Oui en fait, c'est bien Ludo qui est extrêmement jaloux. C'est souvent comme ça, on voit toujours la paille dans l'œil du voisin mais pas la poutre dans le sien.
Encore merci.