00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de L'héritier, par Mlle_Helened
Couverture de L'héritier, par Mlle_Helened
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'héritier — Chapitre 4

10 minutes
5.8k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Mlle_Helened
Mlle_Helened
Histoires publiées
179
Abonnés
311
J'aime cumulés
19.7k

L'héritier

Chapitre 4

Laurent reprit ses activités professionnelles. A ses sites de rencontres habituels, s'ajoutèrent quelques adresses gays. Il rencontra Paul avec qui il passa la nuit. Une nuit somme toute très agréable, assez pour avoir envie de se revoir. Toutefois, Laurent posa des limites claires : il n'était pas question que leur liaison aille au-delà d'un plan cul. Paul accepta le deal sans protester. Laurent aimait de plus en plus l'amour entre hommes, autant qu'avec les femmes. Il retrouva Paul la semaine suivante pour une soirée ciné. La petite salle, loin d'être pleine, leur offrit des moments d'intimité. Installés au dernier rang, Laurent, le premier, posa sa main sur la braguette de Paul. Il libéra son sexe que Laurent caressa. Puis, discrètement, il s'agenouilla entre les sièges et lui fit une fellation qu'il mena à son terme. Ils mangèrent rapidement dans un McDo et rentrèrent faire l'amour.
— Tu es marié ? s'étonna Laurent.
— Oui. Mais ma femme ne sait pas que je rencontre des hommes, et toi en particulier. Je prétends que je suis d'astreinte.
— Mais tu n'as pas peur qu'elle le découvre un jour.
— Si bien sûr. Et je ne pense pas qu'elle apprécie.
— OK. C'est toi qui vois. Mais fais attention quand même.
— C'est gentil mon chéri, dit Paul en le prenant par la taille pour l'embrasser.
— Tu sais qu'entre nous, c'est que du sexe.
— Oui, je sais. Il n'empêche que je t'aime... bien.
— Moi aussi, je suis bien avec toi... Mon chéri.
Le baiser se fit fougueux. Ils roulèrent sur le lit. Puis à regret, Paul quitta l'appartement de Laurent.
La semaine suivante, Laurent reçut une lettre. De Paul. Il lui annonçait qu'il ne souhaitait plus le voir. Non pas qu'il avait fait quelque chose de mal. Des sentiments amoureux très forts prenaient le pas sur le physique. Il préférait s'éloigner avant de franchir le point de non-retour. Loin des yeux, loin du cœur. La lettre était signée « Je t'aime. Paul ». Pour la première fois depuis qu'il était gamin, Laurent pleura.
Soudain, une évidence illumina son cerveau. De toutes les femmes qu'il avait rencontrées et mises dans son lit, aucune ne lui avait inspiré le moindre sentiment amoureux. Vraiment aucune. Même ado, il n'avait eu le béguin pour une fille. Aucune. Il fallut que son premier vrai amour soit pour un homme. Un homme qui avait rompu. Premier flirt et premier chagrin d'amour. Une première évidence qui en amena une autre : Il était gay. Sa frénésie de rencontres féminines n'était qu'une fuite en avant pour ignorer sa réelle sexualité. Il comprit pourquoi il avait si facilement accepté les hommes lors de cette fameuse soirée où il avait été défloré, ce désir violent de serrer un homme contre lui, de l'embrasser, de mêler sa langue avec la sienne, de faire des fellations, de sentir une queue fouiller ses entrailles, de dormir contre un homme.
Willem Mertens. Paul.
D'un oncle qu'il n'avait jamais connu, même pas son existence, il n'avait pas hérité seulement d'un château.
Il pleura à nouveau. Longtemps.
Et accepta ce qu'il était.
Il prit une semaine de congé qu'il passa au château. Les soirées partouze confirmèrent sa sexualité. Même s'il donnait généreusement du plaisir aux femmes et en prenait tout autant, il n'était pleinement heureux qu'avec les hommes. Il put aussi observer Léa et Emma, loin d'être de simples figurantes, ni même juste passives.
Il profita de son statut de cogérant pour fouiller dans le fichier clients et chercher les coordonnées des Mertens. L'envie de revoir Willem se faisait de plus en plus fort.
Il revint à Paris, multiplia les rencontres gays. Les jouissances étaient merveilleuses, mais sans jamais retrouver l'alchimie qu'il avait eue avec Paul.
L'idée de revoir Willem se faisait de plus en plus pressante. Il hésitait à l'appeler, craignant de déranger, voire d'être rejeté violemment. Le hasard décida pour lui lorsqu'il vit le numéro de Willem s'afficher sur son téléphone. Son cœur se mit à battre à tout rompre.
— Bonjour Laurent. Comment tu vas ?
— Bonjour Willem. Très bien. Et toi ?
— Très bien aussi.
Un silence s'installa.
— Je pense beaucoup à toi, dit Laurent.
— Moi aussi. Est-ce que tu serais libre un week-end pour venir nous voir ?
— Oui ! Dis-moi quand vous êtes libre.
— Ce week-end ?
— D'accord. Parfait.
— Super.
Nouveau silence.
— Willem ?
— Oui ?
— Je suis heureux que tu m'aies appelé. J'ai longtemps hésité à le faire. Tu ... Tu m'as manqué.
— Tu m'as beaucoup manqué aussi. Il me tarde de te serrer dans mes bras, de t'embrasser.
— Moi aussi, il me tarde. Je ...
— Oui ?
— Je ...
— Moi aussi je t'aime, répondit Willem.
— Je t'aime Willem.
— Tu veux bien passer en FaceTime ?
Laurent vit enfin Willem. Ses yeux brillèrent. Willem approcha le téléphone de ses lèvres, embrassa l'écran. Laurent comprit et fit de même. C'était totalement idiot, puéril, mais cela leur fit le plus grand bien.
Ils restèrent un moment à parler, heureux de se voir, même si c'était par écrans interposés.
— A vendredi alors ? dit Willem.
— A vendredi, mon chéri. Il me tarde.
— Il me tarde aussi mon amour. Je t'aime.
— Je t'aime.
Laurent appela aussitôt pour louer une voiture, fit sa valise.
Le GPS le mena à Anvers. Willem l'accueillit à bras ouverts. Ils s'embrassèrent longuement, heureux de se revoir après de longues semaines.
— Tu es beau mon chéri, murmura Willem en caressant son visage.
— Tu n'es pas mal non plus, mon amour. Patricia n'est pas là ?
— Chez une copine. Elle reviendra demain. On est tous les deux. Rien que nous. Tu as faim ?
— De toi !
— Moi aussi mon chéri. Mais je ne fais pas l'amour le ventre vide. J'ai réservé une table dans un restau pas loin d'ici.
Laurent posa sa valise. Ils firent le trajet main dans la main, discutant de tout et de rien. Le restaurant était bondé. Laurent remarqua qu'ils n'étaient pas le seul couple gay. Quelques lesbiennes, des travestis aussi.
Le repas fut calorique. Willem régla l'addition. Laurent n'attendit pas d'être dehors pour l'embrasser tendrement en guise de remerciement.
— Tout s'est bien passé ? demanda un homme venant des cuisines.
— Parfaitement bien. Comme toujours, répondit Willem. Je te présente Laurent, mon chéri.
— Bonsoir Laurent. Heureux de faire ta connaissance. Hans, propriétaire des lieux.
— Heureux de vous rencontrer, répondit Laurent. Je me suis régalé.
Willem bisa les lèvres du patron. Laurent l'imita sans hésiter.
Ils rentrèrent en se tenant par la taille, s'arrêtant tous les dix mètres pour s'embrasser à pleine bouche. Ils se déshabillèrent plus vite qu'il n'en faut pour le dire, s'allongèrent sur le lit, se caressèrent longuement, hésitant pour savoir qui allait faire la première fellation. Laurent céda le premier, se rua sur la queue pointant vers le plafond, la suça longuement, stoppant quand il sentait que son amant allait exploser. A la quatrième secousse, il bloqua la tête de Laurent et éjacula dans sa bouche. Le volume de la semence le fit hoqueter. Le sperme déborda, inondant la queue agitée de spasmes. Il partagea sa bouche avec Willem, nettoya consciencieusement la verge. Puis il releva ses jambes, lui fit une feuille de rose. Il se pencha sur lui, l'embrassa tendrement tout en le pénétrant lentement.
— Oh mon amour, mon amour. Je t'aime tant.
— Je t'aime Willem.
Il lui fit l'amour doucement, longtemps. Et jouit enfin en lui.
Willem lui fit subir le même traitement. Ils se douchèrent, restèrent un long moment sous le jet d'eau, se couchèrent. Ils ne purent résister à un dernier soixante-neuf.
Ils se réveillèrent quasi en même temps, traînèrent au lit, à s'embrasser et se sucer mutuellement, à tour de rôle, se répétant à l'envie des je t'aime sincères. Ils se levèrent enfin. Patricia n'allait pas tarder.
Elle fit une entrée tonitruante une heure plus tard. Elle était accompagnée par sa meilleure amie et amante, Ingrid. Patricia embrassa Laurent sur la bouche, Ingrid aussi.
— Alors, mes chéris, vous avez passé une bonne soirée ? demanda Patricia.
— Aussi bonne que la tienne, je pense, dit Willem.
— En effet, elle a dû être bonne.
Naturellement, Willem avait rejoint sa femme sur le canapé. Même les sentiments qu'il avait pour Laurent étaient très forts et très sincères, il n'en aimait pas moins sa femme. Laurent le comprenait très bien et n'en ressentait aucune jalousie. Durant la soirée et la nuit, ils n'avaient pas fait que baiser. Ils avaient aussi beaucoup parlé. De leur amour naissant, du couple qu'il formait avec Patricia, des leurs enfants : une fille étudiante à Londres, un garçon en école vétérinaire à Liège. Tous les deux connaissaient la bisexualité de leurs parents. La conclusion s'imposa d'elle-même : leur amour ne pourrait survivre et rester fort que s'ils se voyaient régulièrement. Une vie commune en couple ne pourrait qu'y mettre fin.
Laurent s'intéressa à Ingrid. Pas très grande, plutôt ronde, sans être grosse. Des rondeurs qui faisaient son charme. Elle était au moins aussi sexy de Patricia. Les jarretelles se dessinaient sur sa jupe trop serrée, une poitrine plus que généreuse (bonnet F apprendrait-il plus tard) largement dévoilée, des yeux bleus, chevelure blonde, perchées sur des talons aiguille d'une hauteur improbable, compensés par un plateau épais.
Ingrid se colla à Laurent et se montra particulièrement entreprenante. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Lui qui était dominateur, directif, commençait à mettre beaucoup d'eau dans son vin. Cinq minutes plus tard, elle posait sa main sur sa braguette.
— Il s'en sert très bien, dit Patricia.
— Hummm ! J'ai hâte de l'essayer.
— Ne te gêne pas, on a encore un peu de temps.
Elle se releva d'un bond, prit d'autorité la main de Laurent et l'emmena vers la chambre qu'il avait quittée peu de temps avant. Elle lui roula une pelle d'anthologie, écrasant sa poitrine sur celle de Laurent, tortilla du cul pour remonter sa jupe sur les hanches.
— J'espère que Patou n'a pas menti, dit Ingrid, parce que je suis très, très gourmande.
— Eh bien on va voir ça de suite.
Il la poussa sur le lit. Une tache sombre marquait le string noir. Laurent écarta le tissu, plongea le nez dans la chatte épaisse, lisse et dégoulinante. Ingrid appuyait sur sa tête pour qu'il lèche plus en profondeur. Elle le repoussa sauvagement, déboutonna le jean, libéra le sexe qu'elle engloutit dans son intégralité. Personne n'avait réussi une telle prouesse. Ingrid était une lionne comme on en trouvait qu'une fois dans sa vie. Et il ne comptait pas la lâcher facilement. D'autant plus qu'elle n'avait pas d'alliance. Tous les espoirs étaient donc permis.
— Belle queue, dit-elle, un filet de salive la reliant à la verge. Vas-y, bourre-moi, maintenant.
Elle se rallongea, ouvrit largement ses cuisses replètes, presque en grand écart. Une souplesse plus que surprenante pour une femme comme elle. Laurent la pénétra d'un coup de reins. Ingrid feula. Il la besogna sans ménagement. Elle n'avait rien demandé, mais son corps, ses yeux parlaient plus fort que les mots.
Il jouit dans sa bouche, à sa demande.
— Tu reviens souvent à Anvers, demanda-t-elle.
— C'est la première fois que je viens. Mais ce ne sera pas la dernière.
Le sourire d'Ingrid ouvrait un boulevard à Laurent.
Ils réapparurent dans le salon. Laurent ne vit pas le clin d'œil et le pouce levé d'Ingrid pour Patricia.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 5
6 minutes
4.5k
166
8
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer le commentaire
Utilisateur supprimé
28 décembre 2023 à 06:51
J'adore l'histoire,y aura t'il un deal avec Ingrid car elle a l'air de l'apprécier, vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ cocolst Jouir pour briser les chaines XSTORY
Jouir pour briser les chaines
Chapitre 15
Par cocolst
63
16
4.5k
Hétéro
✦ Aiguebrun La Psy et le Flic. XSTORY
La Psy et le Flic.
Chapitre 6
Par Aiguebrun
110
1
3.2k
Hétéro
✦ TimeIsNow Une histoire d'amour et de sexe XSTORY
Une histoire d'amour et de sexe
Chapitre 1
Par TimeIsNow
7
2
5.2k
Gays
✦ akalucas69 Mon voisin et son fils XSTORY
Mon voisin et son fils
Chapitre 1
Par akalucas69
101
17
23.6k
Gays
✦ Lolo069 La carriériste déchue XSTORY
La carriériste déchue
Chapitre 2
Par Lolo069
185
2
9k
Lesbiennes
✦ Mbash Les gens qui doutent XSTORY
Les gens qui doutent
Chapitre 3
Par Mbash
38
1
12k
Bi
✦ TimeIsNow Une histoire d'amour et de sexe XSTORY
Une histoire d'amour et de sexe
Chapitre 2
Par TimeIsNow
8
0
2.6k
Gays
✦ tounet777 La tristesse de Rémy XSTORY
La tristesse de Rémy
Chapitre 4
Par tounet777
0
0
3
Gays
✦ Doo30 Binaire XSTORY
Binaire
Chapitre unique
Par Doo30
74
7
9.8k
Trans & QIA+

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio