00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de Camille, ma vendeuse, par Exorium
Couverture de Camille, ma vendeuse, par Exorium
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Camille, ma vendeuse — Chapitre 3

9 minutes
16.7k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Exorium
Exorium
Histoires publiées
212
Abonnés
376
J'aime cumulés
33.5k

Camille, ma vendeuse

Chapitre 3

‒ Vous m'avez toujours pas répondu…
‒ À propos de quoi ?
‒ Des mecs. Si, à part broder toute seule dessus dans votre tête, vous en avez, des fois, en vrai ?
‒ Ça m'arrive, oui. Évidemment que ça m'arrive.
‒ Ah ! Eh bien, racontez, quoi ! Le dernier. Allez, le dernier. C'était quand ?
‒ Il y a trois mois. Non, quatre.
‒ Tant que ça ! Et alors ? Vous l'avez rencontré où ?
‒ Ici.
Elle a écarquillé les yeux, stupéfaite.
‒ Ici ? Au magasin ?
‒ Ici, oui. Avec sa femme il était venu. Elle essayait quantité de tenues. Et lui, pendant ce temps-là, il me draguait. Et il faisait pas dans la dentelle. Mais c'est pas désagréable des fois, les types un peu lourds. Ça dépend. Mais ce jour-là en tout cas ça me plaisait.
‒ Il avait quel âge ?
‒ La trentaine. Sûrement un peu moins même. Il allait la voir, dans la cabine, la deuxième à gauche, là, sa femme : « Alors, ma chérie, ça se passe comme tu veux ? » Il laissait retomber le rideau et il revenait vers moi, à la caisse. « Tu sais que tu m'as l'air sacrément bonne, toi ? » Une dizaine de fois, il l'a recommencé, son petit manège. « La bleue ? Oui, elle est pas mal, la bleue. Mais la jaune te va pas mal non plus. » Et à moi, aussitôt après, en chuchotement: « Tu sais que je te culbuterais bien sur ta caisse ? » Je prenais un air offusqué, mais ça m'excitait. Ça m'a toujours excitée, les mots. Plus ils sont crus et plus ils me remuent. Il était beau gosse en plus. Et jeune. Quand t'approches de la cinquantaine, c'est plutôt flatteur un petit jeune qui s'intéresse à toi. Sans compter la situation. Sa femme dans la cabine qui continuait ses essayages sans se douter de rien.
‒ Vous deviez être sacrément trempée, j'imagine. En tout cas, je l'aurais été, moi, à votre place. Et alors, après ?
‒ Ils sont partis.
‒ Sans rien acheter, je parie ! Et vous, vous avez fermé le magasin aussi sec derrière eux. Et vous vous en êtes donné à cœur-joie…
‒ On peut dire ça comme ça, oui… Et je la laissais d'autant plus s'élancer comme elle voulait, là où elle voulait, mon imagination, que j'étais bien convaincue que je ne le reverrais jamais. Seulement trois jours plus tard, juste comme j'allais fermer, il s'est pointé. « Je tiens toujours mes promesses. » Et, d'un ton décidé, il m'a demandé d'aller fermer la porte. « Qu'on soit tranquilles ! »
Elle a eu un petit sourire de connivence.
‒ Et, bien sûr, vous l'avez fait…
‒ Aussitôt. Sans la moindre hésitation. J'étais sur un petit nuage. Il m'a regardée faire. Baisser le rideau. « T'en crèves d'envie, hein ! » Il m'a poussée vers la caisse, m'y a fait m'incliner, à l'équerre. Il m'a flatté la croupe à travers la robe. Elle a ondulé, ma croupe. Elle s'est tendue vers lui. Elle l'a réclamé. Il n'a même pas pris le temps de me déshabiller. Il a écarté ma culotte, l'a repoussée sur le côté. Et il s'est enfoncé en moi. D'un coup. Il m'a pilonnée. Il m'a baisée. C'était exactement ce dont j'avais envie à ce moment-là. Ce dont j'avais besoin. Et j'ai joui. Comment j'ai joui!
Elle a posé la main sur la caisse.
‒ C'était là ? À cet endroit-là ?
‒ C'était là, oui.
Elle l'y a voluptueusement passée et repassée.
‒ Et c'est là que vous appréciez tout particulièrement de vous faire du bien en y repensant, j'parie. Forcément !
Encore et encore, sa main.
‒ En vous disant qu'un jour ou l'autre il va bien finir par revenir. Tous les soirs vous l'attendez en fait, hein ! Ou presque.
Je n'ai pas répondu. J'ai brièvement croisé son regard.
‒ Oui, ben il reviendra pas. Faut pas vous faire d'illusions. Maintenant qu'il a eu ce qu'il voulait, il reviendra pas. Et vous, faut pas que vous vous contentiez de faire mumuse en y repensant. Faut que vous passiez à autre chose. Il y en a des tas d'autres, des mecs. Ça court les rues. Et ça demande que ça. Celui-là, par exemple.
Un type qui regardait la vitrine en compagnie d'une fille qu'il tenait par la taille.
‒ Un jeune, en plus. Vous qu'adorez ça !
Ils ont passé la porte. Elle a murmuré.
‒ Vous êtes vernie, dites donc ! Vous allez pouvoir en profiter de tout près.
 
Elle est allée à leur rencontre.
‒ Je peux vous aider ?
Ils ont disparu tous les trois entre les portants. Et il y a eu leurs voix. En un long coulis incompréhensible. Sous la caisse, j'ai posé ma main sur ma cuisse. Elle y est remontée. À cause de tout ce qu'on venait de dire. De tout ce que je venais de lui raconter, à Camille. Et à cause du type. De sa voix grave. Chaude. Envoûtante. Je me suis lissée à travers ma culotte. Doucement d'abord. De plus en plus vite. De plus en plus insistant.
Ils sont revenus. J'ai retiré ma main. Camille a fait glisser le rideau d'une cabine sur sa tringle, s'est effacée pour laisser entrer la fille, l'a repoussé dans l'autre sens.
‒ Si vous avez besoin, je suis là…
Le type a un peu tourné au hasard dans le magasin. A fini par aller se planter devant la porte et par apparemment s'intéresser à ce qui se passait de l'autre côté. Dans la rue.
Camille m'a lancé un clin d'œil, s'est penchée à mon oreille.
‒ Joli petit cul, non ?
S'est dirigée vers la cabine, a passé la tête à l'intérieur.
‒ Ça va comme vous voulez ?
‒ Oui. Non. Ça me serre un peu. Il y aurait pas la taille au-dessous ?
‒ Je vais voir en réserve…
Elle y a disparu.
Il n'avait pas bougé, le type. Joli petit cul, oui. Bien ferme et bien moulé dans un pantalon qui lui épousait les fesses au plus près. Je les lui ai fixées. Et j'ai imaginé. Je me levais. Je m'approchais. Je les lui caressais. Lentement. Délicatement. Sous la caisse, ma main a repris le chemin de ma culotte. Ses fesses. J'en épousais la forme. Il se laissait faire. Son pantalon. Ma main dedans. Mon clito. Du bout du doigt. Je lui effleurais les couilles. Je m'en emparais. Je remontais. Sa queue. Que je découvrais. Que je sculptais. Que je décalottais. Un doigt en moi. Un autre. Ne pas s'emballer. Surtout ne pas se laisser déborder.
Camille a fait sa réapparition, m'a lancé un bref coup d'œil, est entrée dans la cabine.
‒ J'ai ce qu'il vous faut…
Le type s'est retourné, approché, penché à l'intérieur. Mes doigts. Plus vite. Pas trop. Au bord. Tout au bord. Trop au bord. J'ai arrêté.
Ils sont venus à la caisse. Ils ont payé. Ils sont partis.
‒ Je vous laisse vous finir…
Et Camille a pris la direction de la réserve. Je me suis finie, oui. Vite. Très vite. 
Elle est revenue.
‒ J'aime trop ça comment vous couinez quand vous jouissez…
Elle a posé une fesse sur la caisse.
‒ Heureusement que personne est entré à ce moment-là ! Vous auriez été dans de beaux draps… Mais ça fait aussi partie du plaisir, le risque. Ça vous est jamais arrivé ? De vous faire prendre ? Ça vous est jamais arrivé ?
‒ Si ! Deux fois…
‒ Vous racontez ?
Elle s'est installée plus confortablement. A croisé les bras.
‒ Alors?
‒ Oh, ben là première fois, c'était comme tout à l'heure, là… De toute la matinée personne n'avait franchi la porte. J'avais eu tout le temps de me laisser aller à mes imaginations. Qui avaient pris le large. Qui me sollicitaient de plus en plus. Qui m'avaient mise en train. J'aurais pu fermer. Et monter. J'y ai pensé. Mais ça m'aurait coupée dans mon élan. Et puis les probabilités pour que quelqu'un rentre juste à ce moment-là…
‒ C'est pourtant ce qu'est arrivé…
‒ Oui. Une femme.
‒ Qui s'est rendu compte?
‒ Sans doute. Mais je suis pas absolument certaine. J'ai essayé de masquer. Comme j'ai pu. Je me suis levée en toute hâte. Retournée. J'ai fait semblant de farfouiller dans un tiroir derrière la caisse. Le temps que ça retombe. Que je reprenne mes esprits. En tout cas, si elle s'est aperçue de quelque chose, elle ne l'a pas montré.
‒ Et la seconde fois ?
‒ Oh, alors là ! Là, par contre, il y avait eu du monde. J'étais passée d'une cliente à l'autre. J'avais vendu. Emballé. Encaissé. Tout le monde était parti. À ce que je croyais, du moins. Et je me suis laissée aller. Complètement. Sauf qu'il était resté quelqu'un au milieu des portants. Une fille. Une jeune. À peu près de ton âge. Qui s'est bien gardée de se montrer sortir quand elle a eu compris ce que j'étais en train de faire. Qui m'a laissée aller jusqu'au bout. Qui a attendu que j'en aie complètement terminé pour faire sa réapparition. Qui est partie sans un mot, mais avec un regard lourd de sous-entendus
‒ Et qui s'est empressée d'aller s'offrir une petite gratouille en y repensant, si ça se trouve…
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 4
8 minutes
13.1k
308
4
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 8 commentaires
Photo de profil de Exorium
Exorium
10 février 2024 à 12:10
Merci à vous de me lire avec autant d'assiduité.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Ced67220
Ced67220
10 février 2024 à 08:06
Quel magnifique récit bravo et merci pour se merveilleux partage
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
30 janvier 2024 à 16:54
J'aime bien ce va-et-vient entre rêveries, fantasmes et réalité dans lequel est plongée la patronne et que Camille entretient avec gourmandise.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de LecteurNu
LecteurNu
29 janvier 2024 à 21:28
Hum j'adore cette patronne qui se laisse aller à des confidences intimes avec sa vendeuse pas farouche un poil allumeuse et friande de ce genre d'histoire je suppose meme que sa culotte doit etre humide ............vivement la suite ..........
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
29 janvier 2024 à 21:05
Il en on des secrets les vendeuses de vêtements de vrai chaudasses avec les clients et clientes
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Exorium Mémoires d'une toute petite queue XSTORY
Mémoires d'une toute petite queue
Chapitre 21
Par Exorium
39
6
3.3k
Trans & QIA+
✦ DeuxD De l'électricité dans l'air. XSTORY
De l'électricité dans l'air.
Chapitre 1
Par DeuxD
153
6
8.7k
Hétéro
✦ Exorium Voisines (1) XSTORY
Voisines (1)
Chapitre 27
Par Exorium
232
6
7.9k
Hétéro
✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
Ma vie amoureuse
Chapitre 23
Par Exorium
155
6
3.2k
Hétéro
✦ zooph34 Les copines XSTORY
Les copines
Chapitre 1
Par zooph34
229
5
16.3k
Lesbiennes
✦ Nkari Bécassine XSTORY
Bécassine
Chapitre 2
Par Nkari
61
7
6.9k
Hétéro
✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
Ma vie amoureuse
Chapitre 11
Par Exorium
203
4
10.3k
Hétéro
✦ jaimelalingerie2 Martine coquine XSTORY
Martine coquine
Chapitre 2
Par jaimelalingerie2
160
2
14.6k
Hétéro
✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
Ma vie amoureuse
Chapitre 17
Par Exorium
151
4
3.6k
Hétéro
✦ LaVieDeLucie Seule et sans attache (Tome 4) XSTORY
Seule et sans attache (Tome 4)
Chapitre 1
Par LaVieDeLucie
257
45
11.8k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio