Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mémoires d'une toute petite queue — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mémoires d'une toute petite queue
Chapitre 4
Pour avoir un peu d'argent à moi, je m'étais fait embaucher, parallèlement à mes études, comme manutentionnaire, chez un grossiste en vêtements. Mon travail consistait, le matin, à réceptionner et à déballer, en réserve, les colis expédiés par les fabricants et, l'après-midi, à préparer les commandes passées par les détaillants qu'Armand, le responsable, recevait et conseillait au rez-de-chaussée, juste en dessous. Quant à la fac ce serait le vendredi, mon jour de congé, et le soir.
Et ce que je n'ai pas manqué de rapporter à Éva, c'est que, bien qu'il n'en ait pas le droit, Armand vendait directement à des particuliers et se mettait l'argent dans la poche.
‒ Alors tu penses bien que, vu les prix, t'as plein de femmes qui défilent. Et le truc, c'est qu'il y a pas de cabines pour essayer. Il les envoie dans le bureau. Et ce bureau, il a pas de plafond. De la réserve, en haut, tu vois tout ce qui s'y passe si tu veux.
– Et tu mates à défaut de pouvoir faire autre chose.
– J'ose pas. C'est trop dangereux. S'il y en a une qui lève la tête et qui me voit, je perds ma place.
Et ce que je n'ai pas manqué de rapporter à Éva, c'est que, bien qu'il n'en ait pas le droit, Armand vendait directement à des particuliers et se mettait l'argent dans la poche.
‒ Alors tu penses bien que, vu les prix, t'as plein de femmes qui défilent. Et le truc, c'est qu'il y a pas de cabines pour essayer. Il les envoie dans le bureau. Et ce bureau, il a pas de plafond. De la réserve, en haut, tu vois tout ce qui s'y passe si tu veux.
– Et tu mates à défaut de pouvoir faire autre chose.
– J'ose pas. C'est trop dangereux. S'il y en a une qui lève la tête et qui me voit, je perds ma place.
Je me contentais en effet d'écouter de loin, le cœur battant. Les bruissements d'étoffe, les rapements des fermetures Éclair, les claquements d'élastique mettaient le feu à mon imagination, me rendaient fou.
Et, un jour, n'y tenant plus, j'ai fini par oser venir voler, silencieusement, très vite, un petit derrière bombé, enchâssé dans sa ravissante culotte blanche, que j'ai emporté dans la pénombre comme un voleur.
Et, un jour, n'y tenant plus, j'ai fini par oser venir voler, silencieusement, très vite, un petit derrière bombé, enchâssé dans sa ravissante culotte blanche, que j'ai emporté dans la pénombre comme un voleur.
Il devait bien y avoir une solution pourtant. Je l'ai cherchée. Et j'ai fini par la trouver : à l'aide de vieux cartons entassés, encastrés les uns dans les autres, je me suis aménagé, à l'emplacement idéal, un petit observatoire secret d'apparence parfaitement inoffensive. L'oreille constamment à l'affût de ce qui se passait en bas, je m'y précipitais dès qu'une occasion se présentait et j'y attendais impatiemment ma proie, la gorge sèche et le souffle court.
Éva trouvait que c'était bien des complications pour pas grand-chose.
‒ Parce que si ça vend pas de sous-vêtements là-dedans, t'as pas beaucoup de chances d'en voir à poil. Remarque, c'est pas plus mal des fois. Tu peux imaginer.
‒ Parce que si ça vend pas de sous-vêtements là-dedans, t'as pas beaucoup de chances d'en voir à poil. Remarque, c'est pas plus mal des fois. Tu peux imaginer.
C'était pas plus mal, non. C'était autre chose. Un festival de cuisses dénudées, de soutiens-gorge pleins à craquer, de petites culottes enserrant au plus près leurs trésors, que je ramenais précieusement le soir à la maison pour m'en délecter encore et encore.
Il y a eu un soir où j'avais si longuement et si amoureusement savouré ces images que, le lendemain matin, je ne me suis réveillé qu'à onze heures. Trop tard pour aller bosser. J'inventerais quelque chose. De toute façon, Armand, vu le petit trafic auquel il se livrait, était plutôt enclin à se montrer conciliant avec moi. Et je suis resté couché. J'ai fermé les yeux. J'ai fait revenir mes images. Je les ai longuement caressées. Avec délice. Les images de la veille sont une nouvelle fois remontées, claires, précises. Je me suis laissé tomber sur mon lit. Pervenche… Sabine… Sabine… Pervenche… Longtemps amoureusement contemplées. Mon plaisir s'est approché. Tout près. Des pas dans le couloir. C'était là… Impossible à arrêter. J'ai voulu me réfugier précipitamment sous les draps. Trop tard. On est entré. Clotilde, l'aspirateur à la main.
‒ Hein ? Mais t'es là ? T'es pas parti ?
Je giclais. Elle a vu.
– Ah, ben chacun son tour ! Comme ça au moins on est quittes.
Et on est encore partis, ensemble, d'un immense fou rire.
Il y a eu un soir où j'avais si longuement et si amoureusement savouré ces images que, le lendemain matin, je ne me suis réveillé qu'à onze heures. Trop tard pour aller bosser. J'inventerais quelque chose. De toute façon, Armand, vu le petit trafic auquel il se livrait, était plutôt enclin à se montrer conciliant avec moi. Et je suis resté couché. J'ai fermé les yeux. J'ai fait revenir mes images. Je les ai longuement caressées. Avec délice. Les images de la veille sont une nouvelle fois remontées, claires, précises. Je me suis laissé tomber sur mon lit. Pervenche… Sabine… Sabine… Pervenche… Longtemps amoureusement contemplées. Mon plaisir s'est approché. Tout près. Des pas dans le couloir. C'était là… Impossible à arrêter. J'ai voulu me réfugier précipitamment sous les draps. Trop tard. On est entré. Clotilde, l'aspirateur à la main.
‒ Hein ? Mais t'es là ? T'es pas parti ?
Je giclais. Elle a vu.
– Ah, ben chacun son tour ! Comme ça au moins on est quittes.
Et on est encore partis, ensemble, d'un immense fou rire.
Ce qu'Éva ne s'expliquait pas, c'était pourquoi je n'en avais pas parlé à Clotilde de cette occasion en or de se procurer des vêtements à bas prix.
‒ T'as pas envie de la voir, là, en dessous ?
– Mais si ! Bien sûr que si ! Et bien sûr que je lui en ai parlé.
– Et alors ?
– Ben alors elle dit qu'elle verrait. Que pour le moment elle avait tout ce qu'il lui fallait.
– Ça, j'y crois pas une seule seconde. Une nana, elle en a jamais assez, des fringues. Tu crois qu'elle se doute de quelque chose ?
– Sûrement pas ! Comment tu veux ?
‒ T'as pas envie de la voir, là, en dessous ?
– Mais si ! Bien sûr que si ! Et bien sûr que je lui en ai parlé.
– Et alors ?
– Ben alors elle dit qu'elle verrait. Que pour le moment elle avait tout ce qu'il lui fallait.
– Ça, j'y crois pas une seule seconde. Une nana, elle en a jamais assez, des fringues. Tu crois qu'elle se doute de quelque chose ?
– Sûrement pas ! Comment tu veux ?
Un pas a claqué jusqu'à la porte du bureau qui s'est bruyamment refermée. C'était une femme à la quarantaine hautaine, au visage dur, revêche. Elle a posé la pile de vêtements sur la chaise. Elle a quitté sa robe et… elle s'est reculée juste dans l'angle mort, le seul angle mort de la pièce ! Pour ne rien perdre du spectacle, je me suis penché, penché encore, j'ai perdu l'équilibre et, dans un grand écroulement de cartons, je me suis retrouvé à quatre pattes, le nez au ras de l'arête de la cloison.
‒ Qu'est-ce que ? Non, mais dis donc, toi !
J'ai détalé, sans demander mon reste, jusqu'au fin fond de la réserve, où, la peur au ventre, je me suis remis fébrilement au travail.
‒ Qu'est-ce que ? Non, mais dis donc, toi !
J'ai détalé, sans demander mon reste, jusqu'au fin fond de la réserve, où, la peur au ventre, je me suis remis fébrilement au travail.
Armand a appelé.
‒ Gabriel, tu peux descendre voir là ?
Je suis descendu, la mort dans l'âme. Terrifié. J'étais bon. Mon compte était bon.
Debout à côté de la caisse, elle me tournait le dos.
– Tiens, tu vas aider Madame à emporter tout ça chez elle.
Trois grands sacs posés sur le comptoir. Que je me suis empressé de saisir. Elle a ouvert la marche et je l'ai suivie. Elle m'a attendu et on a marché côte à côte, sans rien dire, dans l'après-midi inondée de soleil. De temps en temps elle me coulait un regard de côté que je faisais semblant de ne pas remarquer.
– Tu n'as pas honte ?
J'ai rougi. Je n'ai pas répondu.
– Hein ? Tu n'as pas honte ? S'il ne tenait qu'à moi tu te prendrais une de ces fessées ! Ça te ferait passer l'envie de recommencer, je t'assure ! Tu as quel âge ?
– Vingt-et-un ans.
– Même… Il y a pas d'âge quand on l'a mérité. T'es pas de mon avis ?
Elle a éclaté de rire.
– T'es trop quand tu rougis comme ça. Une vraie jeune fille. T'es puceau, hein ?
On a passé un porche, pris un ascenseur, elle a ouvert une porte sur une immense pièce aux murs clairs, aux fenêtres grandes ouvertes.
– Pose tout ça là… Là… Merci… Eh, mais attends ! Où tu te sauves comme ça ? Attends !
Son rire en cascade a dégringolé derrière moi tout au long de l'escalier.
‒ Gabriel, tu peux descendre voir là ?
Je suis descendu, la mort dans l'âme. Terrifié. J'étais bon. Mon compte était bon.
Debout à côté de la caisse, elle me tournait le dos.
– Tiens, tu vas aider Madame à emporter tout ça chez elle.
Trois grands sacs posés sur le comptoir. Que je me suis empressé de saisir. Elle a ouvert la marche et je l'ai suivie. Elle m'a attendu et on a marché côte à côte, sans rien dire, dans l'après-midi inondée de soleil. De temps en temps elle me coulait un regard de côté que je faisais semblant de ne pas remarquer.
– Tu n'as pas honte ?
J'ai rougi. Je n'ai pas répondu.
– Hein ? Tu n'as pas honte ? S'il ne tenait qu'à moi tu te prendrais une de ces fessées ! Ça te ferait passer l'envie de recommencer, je t'assure ! Tu as quel âge ?
– Vingt-et-un ans.
– Même… Il y a pas d'âge quand on l'a mérité. T'es pas de mon avis ?
Elle a éclaté de rire.
– T'es trop quand tu rougis comme ça. Une vraie jeune fille. T'es puceau, hein ?
On a passé un porche, pris un ascenseur, elle a ouvert une porte sur une immense pièce aux murs clairs, aux fenêtres grandes ouvertes.
– Pose tout ça là… Là… Merci… Eh, mais attends ! Où tu te sauves comme ça ? Attends !
Son rire en cascade a dégringolé derrière moi tout au long de l'escalier.
* * *
Armand a baissé le rideau, verrouillé la porte.
‒ Elle t'a payé ? Non ? Eh bien t'as plus qu'à y retourner. Ce genre de choses, faut pas laisser traîner. C'est sur ta route n'importe comment.
‒ Elle t'a payé ? Non ? Eh bien t'as plus qu'à y retourner. Ce genre de choses, faut pas laisser traîner. C'est sur ta route n'importe comment.
La sonnette a retenti jusqu'au fond de l'appartement. Le silence. Des pas. La porte.
– Tiens, tiens, un remords ?
De la main elle maintenait un peignoir bleu croisé fermé sur la poitrine.
– C'est que tout à l'heure j'ai oublié de…
– Viens !
Ses fesses ont ondulé devant moi.
– Eh ben viens ! Qu'est-ce que t'attends ?
Une chambre. Elle s'est assise au bord du lit, m'a attiré vers elle, a joué avec la boucle de ma ceinture.
– Alors il va se passer quoi maintenant ? À ton avis ?
– Je sais pas.
– Tu sais pas… Eh bien moi je vais te le dire. Il y a deux solutions. Elle a défait le premier bouton de ma braguette. Ou bien je te trouve à mon goût et j'ai envie de te croquer. Pourquoi pas après tout ? Tu es joli garçon. Tu es jeune. Tu as l'air vigoureux. Et un petit puceau, ça a quelque chose de tout particulièrement excitant
Les trois autres boutons. Un à un.
– Ou bien j'estime que tu mérites une bonne leçon. Et je te flanque une bonne fessée. J'aurais pu te faire perdre ta place tout à l'heure. Je n'ai rien dit. Tu t'en es tiré à bon compte. Trop bon compte. Il y a quand même des choses qu'on ne peut pas laisser passer comme ça. Non, tu crois pas ?
Elle a descendu mon pantalon.
– Quelle solution ? La première ? La deuxième ? Je n'ai peut-être pas encore vraiment décidé, qui sait ? Mais toi, tu préfères quoi ? Eh bien réponds !
Elle a baissé résolument mon slip. Poussé un petit cri de stupéfaction.
– Oui, ben la question se pose plus. Une bonne fessée. Et encore c'est pas trop cher payé. Et ça vaut de toute façon mieux que de se faire flanquer à la porte comme un malpropre. Non ?
– Si !
D'une toute petite voix.
– Tu vois que tu peux te montrer raisonnable quand tu veux. Enlève le reste ! Enlève tout ! Tu seras plus à l'aise. Mais oui, comme ça ! Gentiment. Tu es très obéissant finalement. Et maintenant allonge-toi ! Sur le ventre. Comme ça, oui.
Elle a posé une main sur mes reins, l'y a promenée, laissée. Une porte a claqué. J'ai sursauté.
– C'est rien. C'est mon mari qui rentre. Et, tout compte fait, vaudrait tout autant que ce soit lui qui te la donne, ta fessée. Ce sera plus vigoureux. Ça portera plus. Bouge pas ! Je reviens.
– Tiens, tiens, un remords ?
De la main elle maintenait un peignoir bleu croisé fermé sur la poitrine.
– C'est que tout à l'heure j'ai oublié de…
– Viens !
Ses fesses ont ondulé devant moi.
– Eh ben viens ! Qu'est-ce que t'attends ?
Une chambre. Elle s'est assise au bord du lit, m'a attiré vers elle, a joué avec la boucle de ma ceinture.
– Alors il va se passer quoi maintenant ? À ton avis ?
– Je sais pas.
– Tu sais pas… Eh bien moi je vais te le dire. Il y a deux solutions. Elle a défait le premier bouton de ma braguette. Ou bien je te trouve à mon goût et j'ai envie de te croquer. Pourquoi pas après tout ? Tu es joli garçon. Tu es jeune. Tu as l'air vigoureux. Et un petit puceau, ça a quelque chose de tout particulièrement excitant
Les trois autres boutons. Un à un.
– Ou bien j'estime que tu mérites une bonne leçon. Et je te flanque une bonne fessée. J'aurais pu te faire perdre ta place tout à l'heure. Je n'ai rien dit. Tu t'en es tiré à bon compte. Trop bon compte. Il y a quand même des choses qu'on ne peut pas laisser passer comme ça. Non, tu crois pas ?
Elle a descendu mon pantalon.
– Quelle solution ? La première ? La deuxième ? Je n'ai peut-être pas encore vraiment décidé, qui sait ? Mais toi, tu préfères quoi ? Eh bien réponds !
Elle a baissé résolument mon slip. Poussé un petit cri de stupéfaction.
– Oui, ben la question se pose plus. Une bonne fessée. Et encore c'est pas trop cher payé. Et ça vaut de toute façon mieux que de se faire flanquer à la porte comme un malpropre. Non ?
– Si !
D'une toute petite voix.
– Tu vois que tu peux te montrer raisonnable quand tu veux. Enlève le reste ! Enlève tout ! Tu seras plus à l'aise. Mais oui, comme ça ! Gentiment. Tu es très obéissant finalement. Et maintenant allonge-toi ! Sur le ventre. Comme ça, oui.
Elle a posé une main sur mes reins, l'y a promenée, laissée. Une porte a claqué. J'ai sursauté.
– C'est rien. C'est mon mari qui rentre. Et, tout compte fait, vaudrait tout autant que ce soit lui qui te la donne, ta fessée. Ce sera plus vigoureux. Ça portera plus. Bouge pas ! Je reviens.
Un colosse. Avec des mains comme des battoirs.
‒ Alors, comme ça, c'est lui ! Espèce de grand dégoûtant ! Chacun son tour d'avoir le cul à l'air, tu vois !
Il s'est agenouillé de tout son poids sur moi, sur mon dos, sur mes reins.
– Tu vas t'en souvenir, petit morveux ! Je t'assure que tu vas t'en souvenir ;
Je me suis crispé dans l'attente du premier coup. Qu'il a fait interminablement attendre. Qui n'est pas venu. Il s'est relevé. Elle m'a jeté mes vêtements sur les bras.
– C'est bon pour cette fois. Tu peux filer. Mais ne t'avise pas de recommencer. Parce que alors là, tu n'y couperais pas.
Je n'ai pas demandé mon reste. Pendant que je me rhabillais sur le palier, je les ai entendus rire aux éclats derrière la porte. Et puis il y a eu des murmures. Des chuchotements. Des baisers.
‒ Alors, comme ça, c'est lui ! Espèce de grand dégoûtant ! Chacun son tour d'avoir le cul à l'air, tu vois !
Il s'est agenouillé de tout son poids sur moi, sur mon dos, sur mes reins.
– Tu vas t'en souvenir, petit morveux ! Je t'assure que tu vas t'en souvenir ;
Je me suis crispé dans l'attente du premier coup. Qu'il a fait interminablement attendre. Qui n'est pas venu. Il s'est relevé. Elle m'a jeté mes vêtements sur les bras.
– C'est bon pour cette fois. Tu peux filer. Mais ne t'avise pas de recommencer. Parce que alors là, tu n'y couperais pas.
Je n'ai pas demandé mon reste. Pendant que je me rhabillais sur le palier, je les ai entendus rire aux éclats derrière la porte. Et puis il y a eu des murmures. Des chuchotements. Des baisers.
J'ai renoncé, dès le lendemain, la mort dans l'âme, à mon échafaudage de cartons. C'était beaucoup trop dangereux. Si cette femme s'apercevait que je l'avais remis en place…
Éva était formelle.
‒ Si tu le remets en place ? Elle te dénoncera pas, tu parles ! Non, de ce côté-là, il y a pas de risques. La fessée ça, par contre, t'y auras droit. La fessée en échange de son silence. Et elle te loupera pas. Après, c'est à toi de voir. À toi de voir si le jeu en vaut la chandelle. Une fessée, après tout, c'est pas vraiment la mer à boire.
Éva était formelle.
‒ Si tu le remets en place ? Elle te dénoncera pas, tu parles ! Non, de ce côté-là, il y a pas de risques. La fessée ça, par contre, t'y auras droit. La fessée en échange de son silence. Et elle te loupera pas. Après, c'est à toi de voir. À toi de voir si le jeu en vaut la chandelle. Une fessée, après tout, c'est pas vraiment la mer à boire.
Les jours passaient et elle ne revenait pas. En dessous, dans le bureau, les essayages se poursuivaient, se multipliaient. La tentation était trop forte et, un matin, j'ai tout remis en place. Tant pis ! On verrait bien. Et puis, oui, elle avait raison Eva, oui. Au pire une fessée ce n'était sûrement pas la mer à boire.
Bien m'en a pris. Parce que l'après-midi même, pour la première fois… Dorothée ! Une fille de la fac. Dorothée avait un charme fou et, de toutes mes condisciples, c'était celle dont le rêvais le plus souvent. Mais de là à espérer la voir un jour, en vrai, essayer des vêtements sous mes yeux ! Et elle était là. Seule. Elle chantonnait. Elle a cherché un endroit où suspendre les robes, n'en a pas trouvé, les a étalées à même le bureau par-dessus les dossiers. Et elle a saisi le bas de la sienne, l'a relevée. En dessous… En dessous, rien. Elle ne portait rien. En dessous c'était sa petite fente de rouquine. À découvert. À nu. À moi.
À son avis, à Eva, c'était qu'elle en portait jamais de culotte, Dorothée, ou c'était juste cette fois-là ?
‒ Tu veux que j'en sache quoi ? Qu'est-ce ça peut faire n'importe comment ? T'en as bien profité. C'est l'essentiel.
Ah si, c'était important, si !
– Parce que maintenant quand je vais la voir à la fac, que je vais être à côté d'elle, que je vais lui parler comment ça va être trop si je peux me dire qu'elle en a pas.
– Ah oui ! Oh, ben tu sais, si elle en avait pas ce jour-là il y a toutes les chances que ça lui arrive d'autres fois de pas en avoir. Et même… qu'elle en mette jamais. Il y a des filles qui le font. J'en connais.
‒ Tu veux que j'en sache quoi ? Qu'est-ce ça peut faire n'importe comment ? T'en as bien profité. C'est l'essentiel.
Ah si, c'était important, si !
– Parce que maintenant quand je vais la voir à la fac, que je vais être à côté d'elle, que je vais lui parler comment ça va être trop si je peux me dire qu'elle en a pas.
– Ah oui ! Oh, ben tu sais, si elle en avait pas ce jour-là il y a toutes les chances que ça lui arrive d'autres fois de pas en avoir. Et même… qu'elle en mette jamais. Il y a des filles qui le font. J'en connais.
* * *
Il y avait eu, cet après-midi-là, des commandes urgentes à préparer et je n'avais pas eu le temps matériel de jeter un œil sur les essayages dans le bureau. Je finissais tout juste de boucler les derniers cartons quand Armand m'a appelé en bas. Elle était là, la femme. Encore à côté de la caisse. Et encore avec tout un tas de sacs posés sur le comptoir.
‒ Tu sais ce qu'il te reste à faire. Je savais, oui.
‒ Tu sais ce qu'il te reste à faire. Je savais, oui.
On a cheminé en silence, quelques instants, côte à côte.
‒ Tu sais ce qui t'attend ?
Je savais aussi, oui.
– Parce que ça t'a pas suffi, la petite leçon de l'autre fois. Il a fallu que tu remettes ça. Que tu la reconstitues, ta guérite. T'étais prévenu pourtant. T'étais pas prévenu ?
– Si !
– Et ça t'as pas empêché de recommencer. Bon, mais on va t'en faire passer l'envie. Je peux t'assurer qu'on va t'en faire passer l'envie.
‒ Tu sais ce qui t'attend ?
Je savais aussi, oui.
– Parce que ça t'a pas suffi, la petite leçon de l'autre fois. Il a fallu que tu remettes ça. Que tu la reconstitues, ta guérite. T'étais prévenu pourtant. T'étais pas prévenu ?
– Si !
– Et ça t'as pas empêché de recommencer. Bon, mais on va t'en faire passer l'envie. Je peux t'assurer qu'on va t'en faire passer l'envie.
C'est le colosse qui a ouvert la porte.
‒ T'as vu qui je nous ramène ?
– Encore lui !
– Encore lui, oui ! Il nous a désobéi.
– Ah, mais c'est que c'est pas bien, ça ! Pas bien du tout.
– Il veut pas comprendre. C'est une vraie tête de mule. Mais il va comprendre. Allez, déshabille-toi, toi ! Eh bien ? Qu'est-ce que t'attends ? Tu préfères que je te ramène là-bas et qu'on s'explique avec ton responsable ? Non ? Eh bien alors ! Ah, ben voilà ! Là ! C'est bien. Tout ! T'enlèves tout.
Ils m'ont fait allonger sur le lit. Du genou il encore a pesé sur mes reins. Et, cette fois, il a tapé. Une fessée. À grandes claques retentissantes. Ça cuisait. Ça brûlait. De plus en plus fort. De plus en plus vite. J'ai crié. J'ai battu des jambes. Encore plus fort. Encore plus vite.
Elle l'a arrêté.
– Ça devrait suffire pour aujourd'hui. Relève-toi, toi ! Tu peux te relever.
Il a constaté.
– Mais c'est qu'il bande, en plus, ce salaud !
– Parce que t'appelles ça bander ?
– Il fait avec ce qu'il a.
– Et c'est pas grand-chose. Mais c'est pas une excuse. Va au coin, toi, pour la peine ! Là-bas. Les mains sur la tête. Allez ! Et tu te retournes pas. Sinon t'auras affaire à moi.
‒ T'as vu qui je nous ramène ?
– Encore lui !
– Encore lui, oui ! Il nous a désobéi.
– Ah, mais c'est que c'est pas bien, ça ! Pas bien du tout.
– Il veut pas comprendre. C'est une vraie tête de mule. Mais il va comprendre. Allez, déshabille-toi, toi ! Eh bien ? Qu'est-ce que t'attends ? Tu préfères que je te ramène là-bas et qu'on s'explique avec ton responsable ? Non ? Eh bien alors ! Ah, ben voilà ! Là ! C'est bien. Tout ! T'enlèves tout.
Ils m'ont fait allonger sur le lit. Du genou il encore a pesé sur mes reins. Et, cette fois, il a tapé. Une fessée. À grandes claques retentissantes. Ça cuisait. Ça brûlait. De plus en plus fort. De plus en plus vite. J'ai crié. J'ai battu des jambes. Encore plus fort. Encore plus vite.
Elle l'a arrêté.
– Ça devrait suffire pour aujourd'hui. Relève-toi, toi ! Tu peux te relever.
Il a constaté.
– Mais c'est qu'il bande, en plus, ce salaud !
– Parce que t'appelles ça bander ?
– Il fait avec ce qu'il a.
– Et c'est pas grand-chose. Mais c'est pas une excuse. Va au coin, toi, pour la peine ! Là-bas. Les mains sur la tête. Allez ! Et tu te retournes pas. Sinon t'auras affaire à moi.
Il a dit quelque chose à voix basse. Elle a éclaté de rire. Une main m'a frôlé les fesses. Une autre. Des doigts les ont sillonnées, légers, en tous sens.
– Comment tu l'as arrangé !
– Il l'avait pas volé. Tu as aimé ?
– Oh oui ! Oui.
Un baiser. Le bruit de deux corps qui tombent sur le lit. Une respiration qui s'emballe. Des halètements. Des chuintements. Elle a gémi. Sangloté de plaisir. Encore des baisers. Le silence. Longtemps.
– Allez ! Rhabille-toi ! Et fiche-nous le camp !
– Comment tu l'as arrangé !
– Il l'avait pas volé. Tu as aimé ?
– Oh oui ! Oui.
Un baiser. Le bruit de deux corps qui tombent sur le lit. Une respiration qui s'emballe. Des halètements. Des chuintements. Elle a gémi. Sangloté de plaisir. Encore des baisers. Le silence. Longtemps.
– Allez ! Rhabille-toi ! Et fiche-nous le camp !
Ça a beaucoup fait rire Éva.
‒ Tu voudrais pas que je pleure, non ? Une fessée ! Comme à un gamin de six ans ! À ton âge ! Ah, non ! Comment j'aurais aimé voir ça ! Faut dire que tu l'avais cherché aussi, non ? T'étais prévenu. T'as pris le risque. Tant pis pour toi. Et maintenant ? Qu'est-ce tu vas faire pour tes cartons ? Tu vas les enlever ?
– Évidemment que je vais les enlever.
– Ça, c'est pas sûr ! T'es tellement accro à mater. Et puis peut-être que ça t'a plu, finalement, la fessée !
‒ Tu voudrais pas que je pleure, non ? Une fessée ! Comme à un gamin de six ans ! À ton âge ! Ah, non ! Comment j'aurais aimé voir ça ! Faut dire que tu l'avais cherché aussi, non ? T'étais prévenu. T'as pris le risque. Tant pis pour toi. Et maintenant ? Qu'est-ce tu vas faire pour tes cartons ? Tu vas les enlever ?
– Évidemment que je vais les enlever.
– Ça, c'est pas sûr ! T'es tellement accro à mater. Et puis peut-être que ça t'a plu, finalement, la fessée !
Elle est revenue le lendemain, en tout début d'après-midi. J'étais en train de disposer une série de robes, toutes identiques, sur un portant. Elle s'est approchée.
‒ Ça brûle pas trop ?
J'ai lancé un regard inquiet dans la direction d'Armand, à la caisse.
– T'inquiète ! Il peut pas entendre. Si, ça brûle, hein ? Et pas qu'un peu. Faut mettre quelque chose dessus. Ça soulage. Passe ce soir ! J'ai ce qu'il faut. Et n'oublie pas ! Surtout n'oublie pas ! Sinon !
‒ Ça brûle pas trop ?
J'ai lancé un regard inquiet dans la direction d'Armand, à la caisse.
– T'inquiète ! Il peut pas entendre. Si, ça brûle, hein ? Et pas qu'un peu. Faut mettre quelque chose dessus. Ça soulage. Passe ce soir ! J'ai ce qu'il faut. Et n'oublie pas ! Surtout n'oublie pas ! Sinon !
* * *
Elle m'a regardé me déshabiller.
‒ Vas-y ! Allonge-toi !
Docilement. À plat ventre.
– Hou là ! C'est dans un état ! Tu dois sacrément déguster.
Elle a massé, à petits mouvements circulaires du bout des doigts d'abord, puis en cercles plus appuyés qui sont allés en s'élargissant. Je me suis abandonné sous ses mains. Une voluptueuse somnolence m'a engourdi. Elle s'est glissée entre les fesses, s'en est éloignée, y est revenue. Je les ai insensiblement écartées. Elle s'est insinuée, précise, pressante, s'est attardée, a forcé lentement le passage. Un doigt. Un autre. Je me suis redressé sur les genoux, croupe tendue, offerte.
– Mais c'est qu'il aimerait ça, ce petit vicieux.
J'ai ondulé autour de ses doigts. La porte s'est ouverte. Deux autres mains sont venues se plaquer sur mes fesses. Il s'est frotté la bite contre elles, se l'est fait durcir. Elle s'est penchée…
– Tu as envie ? Oui, hein, que t'as envie ? Dis-le ! Allez, dis-le !
‒ J'ai envie, oui.
Sa queue a cherché. Est rentrée. Elle m'a empli. Elle a bougé. Une main est venue me branler. Il a palpité, m'a déchargé dedans, à grandes secousses. Et puis il s'est retiré. Une petite claque sur les fesses. Je suis retombé sur le ventre.
Elle m'a fait relever.
– Voilà ! Tu es un homme maintenant. Tu es content ?
‒ Vas-y ! Allonge-toi !
Docilement. À plat ventre.
– Hou là ! C'est dans un état ! Tu dois sacrément déguster.
Elle a massé, à petits mouvements circulaires du bout des doigts d'abord, puis en cercles plus appuyés qui sont allés en s'élargissant. Je me suis abandonné sous ses mains. Une voluptueuse somnolence m'a engourdi. Elle s'est glissée entre les fesses, s'en est éloignée, y est revenue. Je les ai insensiblement écartées. Elle s'est insinuée, précise, pressante, s'est attardée, a forcé lentement le passage. Un doigt. Un autre. Je me suis redressé sur les genoux, croupe tendue, offerte.
– Mais c'est qu'il aimerait ça, ce petit vicieux.
J'ai ondulé autour de ses doigts. La porte s'est ouverte. Deux autres mains sont venues se plaquer sur mes fesses. Il s'est frotté la bite contre elles, se l'est fait durcir. Elle s'est penchée…
– Tu as envie ? Oui, hein, que t'as envie ? Dis-le ! Allez, dis-le !
‒ J'ai envie, oui.
Sa queue a cherché. Est rentrée. Elle m'a empli. Elle a bougé. Une main est venue me branler. Il a palpité, m'a déchargé dedans, à grandes secousses. Et puis il s'est retiré. Une petite claque sur les fesses. Je suis retombé sur le ventre.
Elle m'a fait relever.
– Voilà ! Tu es un homme maintenant. Tu es content ?
Je n'ai rien dit à Eva.
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Commentaires ()
Achaque nouveau chapitre, je saute sur la notification. J’espère que ce feuilleton va durer longtemps.
Merci beaucoup et bravo l’auteur…
Si cela peut vous "rassurer" dix autres chapitres sont déjà programmés sur le site et il y en aura une trentaine en tout.