Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La veille patiente du paternel solitaire — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La veille patiente du paternel solitaire
Chapitre 1
Tout commencement est toujours délicat. Je pourrais me présenter, dire que je suis jeune, beau, plaisant aux femmes et généreusement doté d’attributs très généreux. Je serais d’ailleurs le premier à ne pas y croire. Dans un monde où tous les hommes ont des gros attributs et toutes les femmes des fortes poitrines, tout le monde a très mal au dos. Bref, j’ai un gros nez et un pénis pas proportionné audit nez.
Il fait nuit. Je suis seul dans ce lit, décidément trop grand et trop froid en solitaire. J’entame une cartographie précautionneuse, l’enfant aimant dresser des cairns un peu partout. Il marque son territoire, surtout sur ce qui était le mien dans un passé récent, mais si lointain. Cairns de livres, de jouets ou pire, de Lego (ma famille et ma belle-famille doivent me haïr sur au moins 2 générations pour lui fournir ces instruments de torture).
Il dort. Tu es restée avec lui. Le lit est toujours aussi froid, mais j’ai maintenant un espace connu dans lequel je peux tourner et me retourner. Garanti sans plastique dur. Les jeunes (preuve ultime que je n’en suis plus) diraient “safe Space”.
Une porte qui se ferme. Des bruits de pas à moitié silencieux. Une silhouette à moitié découpée sous la lumière de la rue. Un corps à moitié nu qui se presse contre moi. Tu es si chaude contre moi, j’avais presque oublié toutes ces sensations.
Je te redécouvre doucement. L’odeur de tes cheveux qui arrivent sous mon nez. Mes mains qui courent contre ton corps, redécouvrant des plaines, des forêts touffues et des collines où s’agripper. Il te reste des vêtements, mais je n’ose pas les enlever, pas encore. Tu peux encore t'évanouir comme certains mauvais rêves qui se finissent au meilleur moment. Nous sommes silencieux. J’entends ta respiration qui parfois s’accélère. Je réapprends doucement à jouer avec ton souffle selon les mouvements de mes mains ou les caresses de mes doigts. Certains tissus deviennent humides et d’autres se tendent. Dureté contre moiteur, tissu contre tissu. Frottements qui s’accélèrent.
D’un commun et silencieux accord, on se sépare brièvement et l’un de l’autre et de nos couches superflues. Il fait chaud sous cette couette.
D’un commun et silencieux accord, on se sépare brièvement et l’un de l’autre et de nos couches superflues. Il fait chaud sous cette couette.
Corps contre corps, peau contre peau, on se presse lentement, on se frotte, cherchant peut-être notre notice de montage, oubliée pendant trop longtemps. Et soudain, on se cheville, on s’emboîte enfin. Je t’aime, tu m’aimes et nous nous aimons. Coulissage, bisoutage, bisoutage, coulissage. Mais sans bruit, l’horrible monstre voleur de nuits d’amour n’est pas loin.
Soudain c’est le drame, sa respiration change de rythme, il fait un petit bruit d’éveil... On se fige, en pleine action. Deux corps, mais une seule sculpture, reliée par cette couette. Les secondes passent. Je suis bien, mais je pourrais être mieux. Rendormissement. Fausse alerte. On reprend le rythme de notre tango horizontal, en accélérant un peu. Tu soupires, je vibre, tu me souris et je pars...
Il faut reprendre notre souffle en silence. Câlin post coïtal (on n’est pas des bêtes). Je ne me souvenais pas que c’était si sportif. Lenteur du temps qui passe, enlacés sans rien d’autre.
Petit bruit à nouveau puis premier pleur. Tu récupères en vitesse ta culotte et tu t’enfuis en me lâchant un “c’était court, mais c’était bien”. Et ta voix change de ton pour apaiser et rendormir le monstre. Il a faim et, comme moi dont il partage 50% de gènes, il a faim de toi (bien que pas des mêmes parties, un partage pourrait peut être s'envisager ?) Et tu disparais dans la nuit tandis qu’il réclame son lait...
Petit bruit à nouveau puis premier pleur. Tu récupères en vitesse ta culotte et tu t’enfuis en me lâchant un “c’était court, mais c’était bien”. Et ta voix change de ton pour apaiser et rendormir le monstre. Il a faim et, comme moi dont il partage 50% de gènes, il a faim de toi (bien que pas des mêmes parties, un partage pourrait peut être s'envisager ?) Et tu disparais dans la nuit tandis qu’il réclame son lait...
Bref, si vous aimez faire des enfants, je vous souhaite de ne pas réussir trop vite à en faire.
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