Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le stage, Clément et Moi — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le stage, Clément et Moi
Chapitre 1
Quand on nous a annoncé nos lieux de stage de fin d'année en Hôtellerie Restauration, mon ventre s’est noué.
Mêmes lieux de stage avec Clément.
Mêmes lieux de stage avec Clément.
Trois ans que je le voyais de loin : grand, blond, souriant, entouré.
Le garçon populaire, à l’aise partout.
Moi, j’étais l’inverse : timide, discret, invisible, un peu enrobé. Et personne — ou presque — ne savait que j’aimais les garçons.
Le garçon populaire, à l’aise partout.
Moi, j’étais l’inverse : timide, discret, invisible, un peu enrobé. Et personne — ou presque — ne savait que j’aimais les garçons.
Le restaurant était perdu au milieu de la campagne, une grande bâtisse élégante du sud de la France.
Cuisine pour moi.
Service pour lui.
Et cette petite chambre sous les toits, deux lits rapprochés, une armoire, une douche ridiculement étroite.
Cuisine pour moi.
Service pour lui.
Et cette petite chambre sous les toits, deux lits rapprochés, une armoire, une douche ridiculement étroite.
Les jours suivaient leur rythme. En cuisine, la tension, la chaleur, la fatigue.
Clément, lui, rentrait tard : il riait, buvait un verre avec l’équipe pratiquement à chaque fin de service.
Moi, je me couchais tôt dès la fermeture de la cuisine.
Je l’entendais rentrer, se déshabiller doucement, se glisser dans son lit.
Et je faisais semblant de dormir — tout en imaginant.
Clément, lui, rentrait tard : il riait, buvait un verre avec l’équipe pratiquement à chaque fin de service.
Moi, je me couchais tôt dès la fermeture de la cuisine.
Je l’entendais rentrer, se déshabiller doucement, se glisser dans son lit.
Et je faisais semblant de dormir — tout en imaginant.
Un matin comme un autre, je me lève avant lui. Service du midi à préparer.
Je file sous la douche. L’eau est tiède, la cabine minuscule. Je ferme les yeux.
Je file sous la douche. L’eau est tiède, la cabine minuscule. Je ferme les yeux.
La porte s’ouvre soudain.
— Merde, j’suis à la bourre... je peux ? dit Clément.
Je n’ai pas le temps de répondre.
Clément entre.
Nu.
Nu.
Il se faufile derrière moi, son torse contre mon dos. L’espace est si étroit que nos peaux se touchent partout. Sa présence me submerge : odeur fraîche, chaleur, muscles fermes.
Son sexe frôle ma cuisse — lourd, gonflé par l’érection du matin.
Mon cœur s’emballe. Et, malgré moi... je bande.
Mon cœur s’emballe. Et, malgré moi... je bande.
Il le remarque.
Un sourire passe dans sa voix.
— C’est moi... ou c’est le matin qui t’excite comme ça ?
Je voudrais disparaître, moi qui ne suis déjà pas à l'aise avec mon corps.
Je bafouille un rire nerveux.
Mais il ne s’éloigne pas. Au contraire, il laisse l’eau couler sur nos deux corps, sa hanche appuyée contre la mienne, comme si c’était naturel.
Je bafouille un rire nerveux.
Mais il ne s’éloigne pas. Au contraire, il laisse l’eau couler sur nos deux corps, sa hanche appuyée contre la mienne, comme si c’était naturel.
Nos cuisses se frottent. Je sens ses muscles sous mes doigts quand je cherche appui.
Tout mon corps brûle.
Tout mon corps brûle.
Puis il coupe l’eau, sort, prend une serviette — sans commentaire.
Juste un regard amusé, presque tendre.
Juste un regard amusé, presque tendre.
Et moi, je reste là, tremblant et limite honteux.
La nuit où tout bascule
Quelques semaines plus tard, une journée lourde, interminable.
Je m’endors tôt.
Je m’endors tôt.
Je sursaute quand il entre.
Il ne parle pas tout de suite. Son visage est fermé.
Il ne parle pas tout de suite. Son visage est fermé.
— J’ai reçu une mauvaise nouvelle... Je peux dormir avec toi ? Sans question ni explication ?
Je hoche la tête.
Il se glisse sous ma couette, en caleçon.
Je suis en t-shirt, caleçon aussi.
Il se met devant moi, en cuillère, son dos contre mon torse.
Je suis en t-shirt, caleçon aussi.
Il se met devant moi, en cuillère, son dos contre mon torse.
— Dis rien... mais fais-moi des papouilles. S'il te plaît.
Sa voix est fragile.
Je lui caresse doucement le bras, puis les cheveux. Sa respiration ralentit, s’alourdit.
Je sens sa chaleur contre mon ventre — et, peu à peu, mon sexe se durcit.
Je sens sa chaleur contre mon ventre — et, peu à peu, mon sexe se durcit.
Il le sent.
Il se colle davantage. Ses fesses contre moi.
Il se colle davantage. Ses fesses contre moi.
Je tente de m’éloigner.
Il se recolle.
Il se recolle.
Silence.
Seulement nos souffles.
Seulement nos souffles.
Par moments, ses hanches bougent, à peine — assez pour me rendre fou.
Soudain, il prend ma main et la glisse dans son caleçon.
Je touche sa queue : brûlante, dure, humide au bout.
Il soupire.
Je touche sa queue : brûlante, dure, humide au bout.
Il soupire.
Je commence à le masturber, doucement.
Il enlève son caleçon sans un mot. Son corps se détend — il s’offre.
Il enlève son caleçon sans un mot. Son corps se détend — il s’offre.
Je me colle à lui, mon sexe prisonnier entre ses fesses, mes doigts serrés autour du sien. Il gémit contre l’oreiller, étouffant le son. Sa main attrape la mienne, la guide, m’encourage.
Je dépose un baiser sur sa nuque.
Il frissonne.
Il frissonne.
— Continue... murmure-t-il.
Ses hanches roulent dans ma main. Son souffle se hache.
Je sens son plaisir monter, comme une vague qui gonfle.
Je sens son plaisir monter, comme une vague qui gonfle.
Il se tend — et jouit contre mes doigts, silencieux, tremblant, tout son corps parcouru de secousses. Je reste collé à lui, l’enveloppant.
Il respire un moment, profondément. Puis se retourne, me regarde.
Dans ses yeux : aucune gêne.
Juste quelque chose de nouveau.
Juste quelque chose de nouveau.
Il pose sa main sur ma poitrine.
— T’es là ?
Je hoche la tête.
Je suis encore dur, mais il ne fait rien. Il se contente de me serrer — comme si, pour ce soir, ça suffisait.
Je suis encore dur, mais il ne fait rien. Il se contente de me serrer — comme si, pour ce soir, ça suffisait.
Nous nous endormons enlacés.
—--
Les jours après
Le lendemain, tout semble pareil — et pourtant différent.
Des regards plus longs.
Des sourires plus doux.
Des regards plus longs.
Des sourires plus doux.
Parfois, nos mains se frôlent “par hasard”.
Dans la douche, il laisse volontairement moins d’espace.
La nuit, il revient se coller contre moi.
Dans la douche, il laisse volontairement moins d’espace.
La nuit, il revient se coller contre moi.
Et, peu à peu, dans cette chambre minuscule au-dessus d’un grand restaurant de campagne, quelque chose naît — discret, brûlant, impossible à ignorer.
Pas seulement du désir.
Quelque chose qui ressemble à une place trouvée.
À deux.
Quelque chose qui ressemble à une place trouvée.
À deux.
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