Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 7 · le rêve
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"
Chapitre 7 · le rêve
(Monica)
Nos premières fois... cette première nuit chez Joseph, elle se termine par un baiser. Pas un de ceux que l'on donne à la légère ! Non ! Un besoin de l'embrasser, de poser aussi ma petite tête de blonde sur son torse rassurant. Ma main aussi s'égare sur cette peau glabre. Tiens ! Jusque-là, je n'avais pas seulement remarqué qu'il ne porte aucun poil sur son torse pourtant bien mâle. Une dernière caresse aussi sur cette petite chose toute rabougrie maintenant, qui profite donc d'un repos bien mérité. L'homme, les yeux fermés, ne cherche pas à se soustraire à ce passage de ma main.
Nos premières fois... cette première nuit chez Joseph, elle se termine par un baiser. Pas un de ceux que l'on donne à la légère ! Non ! Un besoin de l'embrasser, de poser aussi ma petite tête de blonde sur son torse rassurant. Ma main aussi s'égare sur cette peau glabre. Tiens ! Jusque-là, je n'avais pas seulement remarqué qu'il ne porte aucun poil sur son torse pourtant bien mâle. Une dernière caresse aussi sur cette petite chose toute rabougrie maintenant, qui profite donc d'un repos bien mérité. L'homme, les yeux fermés, ne cherche pas à se soustraire à ce passage de ma main.
Mais je ferme moi aussi les yeux. D'abord, j'écoute la nuit qui nous entoure. Les enfants dorment et je me laisse glisser dans une sorte de somnolence. La fatigue et le stress du voyage et puis, je dois le reconnaître, les galipettes savamment orchestrées par celui que je considère déjà un peu comme ma propriété, tout concourt à me plonger dans un demi-sommeil. Mes paupières se font plus lourdes et pourtant, entre mes cils mi-clos, je ne parviens pas à me relâcher totalement.
Je respire calmement et lui fais de même. Mais au bout de quelques minutes, il semble bien plus agité. À quoi peut rêver ce brave homme qui nous prend sous son aile, mes gosses et moi ? À une vie passée ? À un avenir meilleur avec moi ? Avec nous ? Je ne saurai jamais bien sûr, mais je rumine ces pensées et ça me coupe mon envie de dormir. J'en aurais bougrement besoin cependant. La journée a été plutôt rude et le bouleversement est total. Lui, qui de longues minutes s'est attardé à scruter mon visage alors que je feignais de roupiller, plonge dans sa nuit.
Tous ses muscles tressaillent, tiraillés par je ne sais quel rêve. Ça ressemble plutôt à un cauchemar si j'en juge par les mimiques qui déforment les traits de son visage. Je n'ose plus faire un mouvement de peur de lui faire quitter son songe. Alors je reviens sur certains épisodes de ma vie. Celles d'avant lui, mais aussi ces instants où il n'était encore qu'un mirage. Comment tout cela a commencé ? Quelques messages sur les réseaux sociaux, c'est chose courante de nos jours. Puis je me souviens, une photo de lui, avec sa bonne mine sympathique. Il a voulu rapidement s'assurer que je n'étais pas, comment disait-il déjà ? Un brouteur !
Ce terme n'évoquait rien chez moi et c'est toujours le cas, malgré toutes les explications de ce brave type contre lequel je suis si heureuse d'être lovée. Alors nous avons bien entendu échangé par le biais de la visioconférence. Enfin quand il a réussi à m'expliquer comment ça fonctionnait. Je n'ai rien d'une adepte d'Internet. Oui, tout ce que je sais de ce qu'il appelle parfois « la toile », je le tiens de lui. Ah ! Ça y est enfin. Il est plus calme, moins agité. Et son souffle est régulier. Il dort profondément. Comme il ressemble à mes gamins dans ces attitudes-là, tout près de moi.
Dans le silence, j'ouvre grandes mes oreilles. La maison, sa maison, elle parle lorsque tous ronflent. Les murs, les boiseries, tout y va de sa petite discussion. C'est à peine audible, mais c'est si réel. Et avec ces bruits qui ne me sont pas encore familiers, s'ajoutent ceux de ma petite Andrea et de temps en temps une sorte de gloussement que je sais provenir de Pietro. Lui... il est déjà un peu chez lui. Il a de suite adopté ce gros nounours qui depuis quelques secondes n'est plus du tout avec moi. Non, il est loin, très loin, dans un univers dans lequel évidemment, je ne pourrai jamais entrer.
Lors de nos nombreux échanges, à mots couverts, Joseph, mon « Jo », s'il ne le montrait pas souffrait visiblement de n'avoir pas vu grandir ses enfants et mon Dieu, peut-être que les miens compenseront un peu de cet équilibre perdu. Mais nous venons tout juste d'arriver, alors mieux vaut que je reste prudente. Lire entre les lignes, oui, c'était bien ce que j'avais appris avec lui. Sans doute aussi aurait-il aimé que lors de nos longues soirées passées à bavarder, je sois un peu plus, comment dire, un peu plus libre de mon corps. Mais je n'ai jamais aimé les appareils photo, et pas plus les caméras.
J'ai souvent redouté qu'il me fasse une demande dans ce sens, mais non ! Toujours très correct dans le verbe et dans les attitudes. Mais je sais depuis ce soir, oui je suis absolument persuadée que mon grand gaillard qui paisiblement fait dodo là est un amant exceptionnel. Pour cela, il lui faut une compagne idéale. Et je veux me montrer à la hauteur de ses attentes. Et puis franchement ? J'ai également quelques années à rattraper dans ce domaine. Bien que j'avoue que ce soir, j'aurais pu faire mieux. Mais pour cela... je dois impérativement faire abstraction de ce qui me prend la tête.
Puis ce n'était pas une si bonne idée de ne pas fermer la porte des petits. Ça m'a sûrement plus retenu que libérer. Aucun des deux ne m'a jamais connue avec un homme dans mon lit. Ça me fait sourire d'un coup. Oui ! L'homme n'est pas dans mon lit, c'est plus sûrement moi qui suis dans le sien.
Et c'est donc sur cette réflexion de la plus haute importance que je me coule dans le confort et la chaleur des draps de celui qui vogue sur des nuages, bien au-delà de tout ce que je suis en mesure d'imaginer... C'est bien mon chéri... oui, dors, car demain, et pour les jours à venir... je serai là pour toi. Et pour l'amour aussi.
Et c'est donc sur cette réflexion de la plus haute importance que je me coule dans le confort et la chaleur des draps de celui qui vogue sur des nuages, bien au-delà de tout ce que je suis en mesure d'imaginer... C'est bien mon chéri... oui, dors, car demain, et pour les jours à venir... je serai là pour toi. Et pour l'amour aussi.
— xxxXxxx —
Les jours passent et forment des semaines, qui elles deviennent des mois. Nous filons le parfait amour, les jeunes se sont habitués à mon « Jo ». Mais le quotidien nous rattrape trop souvent. Ce soir sur le canapé, nous avons fait l'amour. Pas d'entrain, un peu à la va vite et comme je suis fatiguée, je me suis trop vite assoupie. Oh, quelques secondes ! Mais elles ont suffi pour qu'il se redresse et traverse la maison. Où est-il parti ? J'ai vu une lueur dans la chambre à coucher et il n'a fait aucun bruit. Pour aller dans ce qui désormais est « notre chambre à coucher », nous devons croiser par celle des enfants et ni l'un ni l'autre ne s'est éveillé. Alors, puisqu'il est parti dormir, je vais le rejoindre.
Finalement, mon homme n'a pas allumé la lampe de notre chambre, mais celle du hall. Et il est affairé à entrouvrir le lit. Je reste là, scotchée, regardant avec une certaine empathie, avec tout bêtement de l'amour plein les yeux, les gestes lents et mesurés de mon Joseph. C'est au moment où je souris aux anges qu'il m'aperçoit. Je suis nue et j'imagine bien le spectacle de ce corps autour duquel la lumière fait un halo. Pas question de le faire languir plus longtemps. Et c'est au creux de mes reins aussi qu'une petite pointe d'un je ne sais quoi vient de se planter. Assise sur le bord de la couche que nous partageons d'ordinaire, il vient de suite voler un baiser.
Un, puis un autre et mes sens sont en émoi. Je suis surprise par la violence de la faim qui anime tout mon être. Il n'est pas non plus de nourriture ce besoin ! Non ! Il s'agit plus de sexe que d'amour tendre. Là, j'ai envie qu'il soit plus... sauvage, qu'il ose aller plus, fort plus loin. Il vient de sentir mon désir violent et ses doigts s'attardent sur mes seins. J'adore quand il me tripote les tétons. Là, en cet instant, je voudrais qu'il les pince juste assez pour que ma poitrine m'électrise tout entière. Et aucun mot n'est nécessaire pour cela. Il est déjà passé à la pratique de câlins qui me font suffoquer.
Je laisse échapper quelques soupirs.
— Ahah ! Mon amour !
Voilà ! L'association doigts et langue sur ce qui chez moi est de nature à me faire hurler si c'est bien fait, il le sait, il l'a compris depuis un bout de temps. Je glousse.
— Joseph... mon chéri... Je t'aime... tu me rends folle.
Oubliée ma fatigue passagère, envolée mon besoin de dormir. Tout cela sous les pattes, la bouche qui dérivent sur ma peau alors que couchée sur les draps, je suis certaine qu'il bande. Et je ne refuse plus rien. Ses bras solides qui entrouvrent mes cuisses, permettant ainsi l'arrivée sur ma foufoune de sa limace baveuse., sont bien accueillis. Elle trouve presque de suite le pic rose si semblable à un petit pénis et elle se met en devoir de le titiller avec ardeur. Je me tords sous cette fantastique caresse. Ma tête va de droite à gauche, je me berce sous ce cunni si bien réalisé. Et ma gorge lui envoie un tas de signaux terriblement féminins, pour ne pas dire de chienne !
— Arrête, Amore Mio ! Tu es en train de me tuer...
C'est dit avec le secret espoir qu'il n'en écoute pas un traître mot, qu'il n'obtempère surtout pas à cet « arrête » qui n'est qu'un « oui » déguisé. Une fois les vannes ouvertes, plus moyen de faire machine arrière. Et la vague de spasmes qui me fait onduler sur le pieu remonte en contractions serrées. Si je sais qu'il me lime avec son doigt, je ne tiens surtout pas à le frustrer et je propulse même mon ventre au-devant de cette mini-queue improvisée. Je suis en nage, je halète et puis, d'un coup, sans crier gare, le feu qui me dévore explose en une myriade d'étoiles. Je suis loin, si loin, amazone chevauchant un rayon de soleil, femme repue par ses prémices somptueuses, domptée par celui que je ne sais plus nommer. Mes paroles sont folles.
— Tu es un sorcier... mon homme à moi !
— Pourquoi, un sorcier ? Je t'aime tout simplement.
— Alors tu es un bon aviateur mon chéri, car tu m'as emmené au septième ciel, là où je ne suis jamais encore allée. Tu es heureux... ?
— Je suis heureux, Monica Mia, et toi ?
— Au-delà de tout ce que j'aurais pu rêver... Je n'ai jamais joui comme cela. Il est vrai que vu... chut !
— Pardonne-moi.
— Pourquoi, un sorcier ? Je t'aime tout simplement.
— Alors tu es un bon aviateur mon chéri, car tu m'as emmené au septième ciel, là où je ne suis jamais encore allée. Tu es heureux... ?
— Je suis heureux, Monica Mia, et toi ?
— Au-delà de tout ce que j'aurais pu rêver... Je n'ai jamais joui comme cela. Il est vrai que vu... chut !
— Pardonne-moi.
Je sais qu'il répond chaque fois à mes phrases lancées durant un orgasme dont je ne maîtrise plus rien. J'avoue que je suis bien incapable de savoir ce qu'il me susurre. Mais lui ? A-t-il vraiment senti combien c'était fort ? Comme c'était... trop bon ? Remerciements et dédommagements pour un tel bonheur, c'est de nouveau moi, femelle en rut qui revient lui relécher les babines. Une nouvelle pelle, pour aussi masquer quelque peu ces tressaillements de tous les muscles de ce corps qui ne répond plus qu'à ses attouchements...
Et je lui lance sans plus trop savoir ce que je dis, une idée qui me traverse l'esprit et que lui seul peut comprendre... ça, j'en suis certaine !
— Maintenant mon homme d'amour, c'est moi qui pilote.
Et voilà ! Toi et moi Joseph, nous sommes en route pour un autre round. Mais là, je veux dominer la situation, et de monture je deviens cavalière. Bras tendus sur ton poitrail, je me prête au jeu du sexe. Mon derrière monte et descend sur ce tenon qui, il n'y a pas si longtemps me semblait juste impossible à faire entrer dans sa mortaise. Nous roucoulons une fois de plus et j'ai le sentiment que de nous deux... c'est moi qui mène la danse. Rien ne peut plus nous arriver puisque nous sommes deux amants unis dans un unique acte sexuel fabuleux. Le final est éblouissant. Mais lorsque je retombe sur le flanc, je fais un dernier effort. Je me lève et vais... tirer la porte de la chambre des enfants.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()