S2 : Zyad, Ne m'oublie pas
Chapitre 1
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✦ StanJR23 S2 : Zyad, Ne m'oublie pas XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

S2 : Zyad, Ne m'oublie pas — Chapitre 1

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S2 : Zyad, Ne m'oublie pas

Chapitre 1

Zyad, Ne m’oublie pas
5 avril 2011 (allée des Helvètes à Massy)
« Pour pardonner, il faut aimer et être aimé, Seuls ceux qui pardonnent peuvent être libres. Quiconque pardonne n’est plus prisonnier » Jan-Philipp Sendker, auteur
Le désespoir peut nous pousser à prendre des décisions que l’on ne prendrait pas en temps normal et souvent des mauvaises voir des très mauvaises. Il faut toujours croire en ces rêves mais on fait quoi quand ceux-ci sont brisés ? Est-ce qu’on l’accepte ou alors on cherche à se venger avec le risque de blesser des personnes innocentes.
Qu’il est difficile de faire face aux accomplissements familiaux, aux poids et à la présence spirituelle de ceux passés avant nous et dont certains ne sont plus là. On doit se montrer fort et faire face aux fortes exigences que l’on attend de vous. On n’a pas le droit d’échouer, ce n’est pas quelque chose de possible. C’est exactement ce que se dit Zyad Gharbi alors qu’il attend dans le hall du CIRFA de Massy, Avenue Carnot qu’un recruteur de l’armée vienne le chercher.
Pour Zyad c’est l’objectif d’une vie, c’est même sa seule option possible, c’est un peu comme ça quand on vient d’une famille de militaires où les hauts faits sont exposés partout à la maison. Ces deux arrière-grands-pères ont combattu et ont fait partie des quatre-vingts milles tunisiens des troupes coloniales, eux à la différence de beaucoup étaient vraiment volontaire. L’un a participé héroïquement à la terrible bataille de l’abbaye du Mont Cassin et à la prise du belvédère, un des plus hauts faits d’armes de l’armée française. L’autre a participé dans les Vosges à la bataille du Hohneck, la « Sidi Brahim des Neiges » et à même fait partie de la section qui a franchi en premier la frontière allemande avec le drapeau français en 1945 aux côtés de l’adjudant-chef Ahmed El-Abed du 4eme RTT. Ses grands-pères ont notamment été engagés sous Pompidou et Giscard au Zaïre, à Djibouti ou encore en Égypte. Le frère aîné de maman, Ismail est parti s’asseoir à la droite d’Allah, gloire à lui. Il a fait partie des cinquante-huit parachutiste français tués dans l’immeuble du Drakkar à Beyrouth par un attentat du Hezbollah en 1983. Papa est parti le rejoindre en mai 1995, tué à l’ennemi, c’est le terme employé quand on a été tués par les troupes ennemies, c’était lors des combats du pont de Vrbanja à Sarajevo face aux serbes de Bosnie. Maman lui a souvent répété qu’en plus de défendre fièrement le drapeau français comme tant d’autres avant lui, il lui été inconcevable de ne pas défendre ces frères et sœurs musulmans de Bosnie. Il préférait mourir plutôt que de laisser couler le sang des enfants bosniaques.
Zyad venait à peine d’avoir deux ans quand il a perdu son papa, son uniforme d’apparat et son képi trône fièrement dans le salon, de même que la légion d’honneur a titre posthume que maman a reçu en son nom du président Chirac. Il doit donc vivre avec cette absence et ce poids comme une chape de plomb qui père sur ses épaules.
Maman ne le voit pas faire autre chose et puis pas question de devenir un dealer comme plein de jeunes de l’allée des Helvètes, des Monégasques ou des Néerlandais où habite depuis toujours Zyad et sa maman Elyssa qui n’a jamais voulu refaire sa vie, en hommage à son papa Malek.
Il se doit de réussir cet entretien aujourd’hui, c’est la dernière étape avant que le dossier ne parte en commission. Auparavant il a rempli le dossier avec son conseiller, l’adjudant Sylvain Debève avec qui il a passer un premier entretien avant de partir en évaluation à Vincennes pour le bilan médical, les test sportifs et psychologiques, un autre entretien individuel et les séances de formations encadrées. Il a donc encore un entretien avec le chef du CIRFA, bureau Terre, le commandant Amar El Nesri. Son conseiller a essayé de le préparer au mieux mais il n’en a pas vraiment besoin, Zyad connait le commandant El Nesri, c’est le père d’une de ses camarades de Terminale, Zayra. Ils ont tous les deux eus la majorité récemment et vont passer leurs BAC dans quelques semaines, il part avec un désavantage car vis-à-vis du commandant, sa fille lui a surement dit qu’il était avec ceux qui foutent le bordel au lycée Fustel de Coulanges, lui ne touche pas à la drogue c’est une règle mais cela ne l’empêche pas de trainer avec certains qui dealent. Il n’est pas toujours très assidu en classe et à tendance à déranger la classe en posant des questions débiles ou en parlant assez fort, ce qui lui vaut un détour par le bureau du CPE, sa mère est exaspérée d’être régulièrement convoqué dans le bureau du proviseur adjoint. Elle a beau râler et le pousser à travailler plus, lui ne peut s’empêcher de se dire qu’il apprendra ce qu’il a besoin d’apprendre au sein de l’armée.
Ah on vient enfin le chercher pour le conduire dans un bureau très lumineux qui donne sur les bureaux du spécialiste en logiciel Ericsson et du grand bâtiment en verre d’Orange Cyberdéfense, derrière son bureau est installé le commandant qui porte son uniforme d’officier avec ses quatre galons fins brodés sur ces épaules. Il se lève et lui propose de s’asseoir avant de dérouler son dossier dont il lui fait un résumé de l’ensemble de la procédure depuis son inscription avant de sortir un deuxième dossier très épais. Le commandant lui explique que c’est son dossier scolaire avec les appréciations au cour de toutes ses années, les commentaires de ses professeurs, des CPE, du personnels de collège et de lycée. Il lui résume encore le contenu qui est bien peu flatteur pour Zyad puis lui demande de lui donner une explication de ses mauvaises appréciations. Le jeune homme bredouille, serre la table de sa main gauche et appuie nerveusement sur la pointe de son stylo. Il est repris par le commandant El Nesri qui lui demande de se calmer et de lui fournir une explication, la réponse de Zyad comme quoi ce qu’il apprend à l’école ne sert à rien, il apprendra ce qu’il faut à l’armée ne semble pas convenir au père de Zayra. Ce dernier gribouille quelques choses dans son dossier. Pas plus que sa réponse à la question : quels sont ses options B et C si son option A ne marche pas, ses réponses aux questions de réponse en situation réelle laisse dubitatif le commandant. Il lui donne congés au bout de quarante minutes d’entretiens et dit à Zyad qu’il va transmettre ses conclusions à la commission qui lui répondra sous quelques jours.
Comme il le redoutait, la réponse est négative quelques jours plus tard, il a bien fait de crocheter la serrure de la boîte aux lettres pour intercepter le courrier. Sa mère va être tellement déçu, il se sent tellement honteux vis-à-vis de ses ancêtres et de son père car ils ont tous réussi ces tests et pas lui. Non ce n’est pas lui, c’est ce connard de commandant, il l’a sacqué volontairement car il ne l’aime pas. Des mots du dossier lui reviennent : absence de discernement, manque de discipline et de rigueur, réfractaire et contestataire à toute forme d’autorité, difficulté à répondre à la pression, vision à long terme défaillante, et d’autres conneries de ce type. Tout ça c’est la faute du commandant El Nesri, il va lui faire payer, il se rend avenue Georges Clemenceau où habite la famille El Nesri dans une belle maison qu’il va enflammer avec son cocktail molotov mais au dernier moment il les voit tous les cinq (le commandant, sa femme, ses deux filles et son fils) attablés dans la salle à manger. Zayra se lève et va à la cuisine récupérer un plat, sa vengeance est là devant lui et elle sera encore pire pour le commandant. Il va la pervertir la si prude et si intelligente Zayra, la fille chérie de son père, il va la transformer en pute et garage à bites. Il va lui faire du sale.
En rentrant il dit à sa mère qu’il est allé boxer au Shark Boxing pour se défouler, l’attente des résultats le stress, il préfère jouer la montre et ne rien lui dire pour le moment même s’il ne pourra pas lui cacher éternellement cette immense déception. Zyad va directement dans sa chambre et commence à réfléchir à la façon dont il va appâter la jeune fille, la réponse est trop facile, cette coincée du cul n’hésite pas à donner des cours de tutorat aux autres lycéens, cette bonté d’âme va causer sa perte, qu’Allah lui en soit témoin.
Le lendemain au bahut, il attend la fin de la pause déjeuner pour l’aborder alors qu’elle se rend à son casier dans ces fameux couloirs verts :
— Bonjour Zayra, comment tu vas ? Commence-t-il en se posant nonchalamment contre la rangée de casier
— Bonjour Zyad, Que veux-tu ? En tout cas fais vite s’il te plait, j’ai cours de philo dans dix minutes et si tu venais plus souvent tu saurais que monsieur Kanto est très à cheval sur la ponctualité. J’espère que tu ne vas pas me mettre dans l’embarras.
— Promis, je ne vais pas abuser de ton temps et pas plus te foutre dans la merde lui répond d’une façon un peu plus grossière, juste pour la voir rougir. En fait j’ai besoin de toi, le Bac arrive assez vite et si je ne l’ai pas, ma mère va me tuer, sans oublier que j’ai besoin de penser à mon avenir. Ne me fait pas languir, je sais déjà que tu vas dire oui, de toute façon c’est l’un des piliers de l’islam, tu dois m’aider car tu le peux. Alors c’est pour quel heure et où ?
La jeune femme un peu excédée qu’il est réponse à tout et surtout terriblement pressé accepte et lui fixe rendez-vous à la bibliothèque à dix sept heures quinze, il a intérêt à être ponctuel. Puis elle tourne les talons, Zyad ne se gêne pas pour regarder son fessier, il a un bon boule se dit-il, si ses seins sont a l’avenant il va quand même bien s’amuser.
A l’heure prévue plus deux ou trois minutes, il se présente, ravi d’avoir réussi à la faire rager en pensant qu’il lui a laissé un lapin. La jeune femme se venge probablement en lui faisant commencer à travailler sur le programme de math avec les fonctions logarithmiques.
Le jeune homme galère ayant raté beaucoup de cours mais il doit donner le change pour réussir son plan mais la jeune femme sait si bien expliquée qu’il arrive plus facilement à comprendre qu’en classe, ces méthodes imagées marchent chez lui. Il ne peut s’empêcher de la détailler et trouve vraiment dommage qu’elle boutonne son chemisier jusqu’en haut. Il a donc une idée :
— Dis moi tu déboutonnes un chemisier si j’accepte de bosser ce soir aussi le français ?
— Non mais tu n’es pas bien mon gars ! Tu m’as pris pour quoi ? une pute ?
— Tu es sérieuse, une pute pour un bouton ? Je ne t’ai pas demandé de me montrer tes jambes non plus, je me suis dis on est mi-mars, il a fait très chaud aujourd’hui et je te vois depuis environ trente minutes tirer sur ton col, je suis sûr que tu transpires à grosse goutte. Allez qu’est-ce que ça peut bien te coûter un bouton si ce n’est de pouvoir mieux respirer lui répond-t-il avec un regard pénétrant.
La jeune femme regarde partout pour voir si on la voit et finit par retirer un bouton, elle ne le voit pas mais Zyad affiche un regard de vainqueur. Il va y aller pas à pas mais il a appâtée, il est le meilleur, sa longue expérience avec les filles va l’aider. Chaque jour il va pousser un peu plus loin son avantage avec un frôlement de ses doigts, un petit peu de pied sans faire exprès par-là, des jeux de regards. Il a aussi réussi à la convaincre de porter des vêtements moins amples et là c’est la surprise. Il doit réussir à se contenir, elle a une putain de pair de eins, ils sont bien proportionné par rapport à son cul. Mais les choses n’avancent pas assez vite à son avis, à cette allure il arrivera à lui toucher la poitrine dans deux ans.
Profitant du beau temps, il lui propose de réviser dans le parc de Vilgénis, à proximité du chemin de la Bièvre et face au ruisseau de Vauhallan. Il s’installe donc sur un banc devant une belle étendue verte, les arbres à proximité n’ont pas encore retrouvés toutes leurs feuilles mais les protègent quand même de la vue des automobilistes de la D60. Ils passent l’après-midi à réviser mais en profite pour mieux la connaître.
Il apprend des choses qu’il savait déjà plus ou moins, son père est un officier du rang engagés en Opex en Afghanistan notamment où il a perdu quelques frères d’armes, lui s’en est sorti mais à failli y passer une fois quand une kamikaze à tenter de se faire exploser sur un marché devant son unité, sans le réflexe qu’il a eu de vite la repérer et de l’abattre avant qu’elle ne déclenche sa charge. Il a sauvé toute son unité ce jour-là, sans compter tous les innocents du marché, il a été décoré pour ce geste héroïque par la ministre de la Défense Michelle Alliot-Marie, depuis il a demandé à occuper un poste loin du front pour voir ses enfants grandir et dirige donc le CERFA de Massy. Sa mère Khadija est son modèle et son père ne cesse de la citer en exemple car elle arrive à occuper un poste à responsabilité au sein du groupe Areva, son rôle de maman auprès de ses enfants en étant à l’écoute de leurs problèmes tout en occupant aussi « la place de papa » comme il le dit quand il n’est pas là avec la discipline et chez les El Nesri ont ne rigole avec les règles. Elle, sa cadette Bouchra deux ans plus jeune qu’elle et leur petit frère Ali qui a neuf ans savent que leurs parents ne flanchent jamais quand il faut les punir. Mais Zayra vit très bien avec ses règles, elle n’est pas du genre à se plaindre et sait que c’est pour son bien, cela fera d’elle une femme respectable comme sa mère. Cela faisait partie du plan mais Zyad accepte de bon cœur de s’épancher sur sa vie où il lui parle du drame de sa vie avec la perte de son papa, ce passé commun de père militaire les rapproches, il lui parle du courage de sa mère Elyssa qui depuis le décès de papa s’occupe de lui seul tout en travaillant à l’usine de verre optique Essilor d’Antony. Quand sa mère est postée, c’est ses grand-mères qui s’occupent de lui à tour de rôle. C’est notamment auprès d’elles qu’ils a acquis une plus grande spiritualité, souvent ils les accompagnaient à la mosquée ou au sein du Secours Islamique France, malgré des revenus modestes, elles n’hésitaient pas à donner le zakât (la charité pour les pauvres qui fait partie de tout devoir des musulmans). Enfin il lui parle de ce poids et cette chape de plomb qui pèse constamment sur ces épaules car il ne sait pas s’il arrivera à être à la hauteur des immenses attentes placés en lui. La jeune femme touchait par sa confession, avance sa main et serre la sienne, le jeune homme la regarde comme s’il la voyait pour la première fois. Il ne l’avait jamais vraiment vu mais elle a de beaux yeux noirs très expressifs. Il s’avance doucement vers elle et dépose ses lèvres sur les siennes dans un chaste baiser avant de se retirer et de s’excuser. Mais contre toute attente et après avoir regardé un peu partout, Zayra répond au baiser et Zyad peu enfin goûté à son rouge à lèvre saveur pêche. Il a embrassé beaucoup de filles avant elle mais son côté un peu gauche et emprunté le touche plus qu’il ne voudrait l’admettre. Il ne se montre pas trop entreprenant, cela pourrait la brusquer et il ne veut pas qu’elle se ferme comme une huitre. Être celui qui l’initie peut lui plaire même si son idée de vengeance est toujours là. Il lui laisse le choix, ça ne le dérange pas de s’afficher en public avec elle, franchement elle est plutôt bien foutue, avec Mélanie Dorreton ça l’aurait bien plus dérangé surtout avec son appareil et ses gros boutons d’acnés. Mais il lui dit que peut-être qu’elle ne veut pas que cela remonte jusqu’aux oreilles de son père, l’argument l’emporte et Zayra choisit la discrétion pour l’instant.
Ils ne montrent rien pendant les cours et à la bibliothèque pendant les révisions mais ils aiment se retrouver dans les parcs des alentours : Vilgenis donc mais aussi Vilaine, de la Tuilerie, de la Noisette…, les baisers sont de plus en plus fiévreux, il le sent qu’elle voudrait plus mais là encore il ne veut pas la brusquer. Il préfère prendre son temps d’autant qu’il a réussi à convaincre sa mère que l’annonce des résultats du CIRFA tombera après les résultats du bac, cela lui laisse un peu de temps pour réussir son plan. Ils vont aussi ensemble au cinéma mais vont à l’UGC Ciné Cité Créteil afin de ne pas être reconnus par des élèves du bahut. La jeune femme a beaucoup apprécié le film 127 heures avec James Franco et à été très impressionné par le courage du personnage dont l’histoire réel est raconté dans le film, ils ont un peu profité du film Hell Driver avec Nicolas Cage pour se tripoter, le jeune homme profitant du noir pour aller un peu plus loin et passant sa main pour la première fois la main dans son soutien-gorge tout en lui embrassant le cou. Il le sent qu’il est plus très loin avec elle. Ils ont été plus captivés devant Scream 4, la jeune femme venant souvent se réfugiait dans ses bras protecteurs.
Le couple franchit enfin le pas, une après-midi chez Zyad alors que sa mère travaille, la jeune femme a accepté de venir lui faire travailler son Histoire-Géo mais aucun des deux n’arrivent à se concentrer sur le tournant social, politique et culturel de la France des années 1974 à 1988. La jeune est tirailler de plus en plus par ses envies profondes alors que le jeune homme est captivé par les arabesques de son haut qui peinent à cacher ces lourds seins en dessous. Au bout de longues minutes, ils finissent par se jeter l’un sur l’autre mais la jeune femme est déjà la plus prompte, sans vraiment savoir quoi faire. Elle retire le t-shirt Umbro du garçon et commence à lui embrasser ses pectoraux bien dessinés puis son cou, le jeune homme lui a retiré son haut et son soutien-gorge dans la foulée. Il lui masse les seins sans retenus, les soupèse pour son plus grand plaisir à elle. La jeune femme décidemment bien entreprenante (elle a regardé en douce quelques films pornos sur son ordinateur portable en pensant bien entendu à effacer l’historique et les cookies), elle passe sa main dans son pantalon de survêtement et peut enfin toucher pour la première fois un phallus d’homme. Zayra entreprend de le branler comme dans les vidéos qu’elle a vus, cela a l’air de plaire à son homme qui se laisse aller contre le canapé tout en passant sa main dans son jeans et caresse ses fesses par-dessus sa dentelle. Elle humidifie sa main avec sa salive pour bien le branler sans le faire mal mais elle veut passer au niveau supérieur et se place en travers sur le canapé et rapproche son visage de la queue du jeune homme. Elle le regarde, le regard de Zyad est profond comme un trou noir qui pourrait l’engloutir si elle n’y prend pas garde, il reflète aussi surtout son état d’excitation. Prenant son courage à deux mains, elle commence à le lécher sous ses encouragements avant de le prendre en bouche et de le masser avec ses lèvres et sa langue. La texture n’est pas mauvaise, c’est dur et doux à la fois, elle peut sentir son sang qui circule dans les veines qui parcourt ce bout de chair qui grossit de plus en plus, la jeune femme en est à se demander comment cela va entrer dans sa chatte si étroite. Zyad n’a pas ses questions en tête tellement il prend son pied d’autant que ses doigts titillent déjà sa chatte rencontrant effectivement une résistance. Comme il s’en doutait elle est toujours vierge, ce qui le fait grossir encore. Mais il ne sait pas pourquoi il veut que cette première fois soit mémorable pour elle, il veut l’entendre crier son prénom. Ils échangent leurs places et commence à lui embrasser sa féminité pour la faire monter dans les tours, il commence par les replis les plus haut avant de descendre dans les fentes vers ses petites lèvres auquel il met des coups de langue puis des coups plus prononcés sur les grandes lèvres pour remonter ensuite sur son clitoris. Mais elle commence à expirer de plus en plus fort quand il trouve son petit bouton et l’agace commençant enfin à obtenir ce qu’il cherchait, les « Zyad » prononcés sur ce ton le motive encore plus à lui faire atteindre l’orgasme. Elle y parvient enfin s’accrochant fortement à son cuir chevelu. Il remonte ensuite lui mettant sa virilité sous le nez et l’interroge du regard, le regard un peu hagard la jeune femme lui donne son accord d’un signe de tête. Il retire alors son survêtement pour apparaître tel qu’Allah l’a fait et enfile une capote avant de se poser sur elle, la jeune femme très nerveuse regarde vers le bas :
— Regarde-moi Zayra, ne lâche pas mes yeux ma mezyena lui dit-il tout en l’appelant ma belle en tunisien avant de commencer à mettre son pénis contre sa vulve.
Il l’embrasse d’abord et attend qu’elle réponde au baiser pour la déflorer, elle serre un peu plus fort ses flans pour s’habituer à sa présence, elle bouge d’elle-même les hanches pour l’accueillir plus profondément en elle. Le moment le trouble car c’est la première fois qu’il prend sa virginité à une fille, ayant plus souvent rencontré des filles faciles. Elle répond à chacun de ses coups de rein tout en le regardant droit dans les yeux comme il le lui a demandé, elle se mord les lèvres de plaisir mais de sa main il lui appuie sur la joue pour qu’elle se sente libre d’exprimer son plaisir. Les cries de la jeune femme sont comme un aphrodisiaque pour Zyad qui intensifie ses coups pour la portait jusqu’au désir suprême. Elle atteint son chahwa, ce qui lui permet de libérer lui aussi son désir longtemps contenu en déchargeant dans le préservatif. Après l’acte, la jeune femme l’embrasse tout partout sur le visage pour le remercier de ce moment formidable. Après quelques minutes de câlins, il finit par ressortir pour voir que du sang est mélangé à ses sécrétions à elle, la couche est un peu tâchée aussi, il est bon pour changer les draps et les laver avant que sa mère ne rentre.
C’est donc le début d’une période d’initiation pour la jeune femme en même temps que le jeune homme poursuit les cours avec les révisions. Zayra est toujours partante pour les travaux pratiques et expérimente de nouvelles positions qui lui donnent encore plus de plaisir, elle aime bien être dessus notamment pendant que Zyad est assis puisqu’il peut lui lécher les seins, elle a découvert que la poitrine est une zone très érogène. Mais aime aussi quand son homme est rude, notamment quand il la prend par derrière, le loustic se montre d’ailleurs de plus en plus audacieux puisqu’il lui travaille son petit trou par petit manœuvre qui lui font de plus en plus perdre pied. C’est elle, au comble de l’excitation qui va le faire passer par la porte du dessus. Son amant se montre très prévenant mais une fois à l’intérieur il se déchaine pour leur plus grand plaisir, la jeune femme découvre alors son accointance pour la sodomie.
Mais les parents de la jeune femme voient bien que quelques choses à changer, elle prête plus attention à son physique passant parfois des heures dans la salle de bain, semble moins nerveuse à l’approche des examens, elle rentre toujours à l’heure mais sans être en avance comme elle faisait avant. La jeune femme se confit aussi moins à sa mère qui a toujours été sa confidente. Cette situation pèse aussi sur la jeune femme qui ne supporte plus de mentir à ses parents, Zyad sait que cela peut « lui péter à la figure » mais il se montre ouvert à officialiser leurs relations auprès de leurs parents respectifs. C’est ainsi qu’elle s’en ouvre à sa maman alors que celle -ci lui broche les cheveux un matin. Khadija se montre peu surprise mais tique un peu en sachant d’où le garçon est originaire mais promet de préparer le terrain avec son père, au moins le bon côté des choses c’est que c’est un musulman et puis elle connait bien les deux grands-mères du jeune garçon, ce sont de bonnes musulmanes. Khadija concocte finalement un bon plan, Zayra annonce à ses parents officiellement qu’elle est couple avec Zyad durant le repas du vendredi soir juste avant de partir à la mosquée et demande à son père si son petit ami peut venir avec eux à la grande mosquée de Massy au nord du quartier Atlantis. Le père de famille n’est pas très content de l’identité du prétendant de sa fille mais ne peut pas refuser qu’il les accompagne d’autant que sa femme ne tarit pas d’éloge sur la famille du jeune homme, en règle générale sa femme il écoute, elle est toujours de bon conseil. Zyad se présente à l’heure en ramenant des gâteaux tunisiens fait par ses grands-mères. Les deux hommes se regardent, Zyad soutien son regard puis baisse légèrement les yeux en signe de respect envers son aîné. Ce que le militaire apprécie, ils se mettent alors en route vers le bâtiment avec sa grande tour bien visible de loin et son croissant islamique. Sur place, hommes et femmes se séparent pour aller aux ablutions puis une fois fait ils arrivent pieds nus dans la salle au sol violet avec ses bandes blanches horizontales, c’est l’heure de la prière. Amar observe le jeune homme de biais et voit qu’il connaît bien les rites, preuves en est que le jeune homme n'est pas juste là pour impressionner le père de sa petite amie, c’est un vrai croyant. A la fin profitant que les femmes n’ont pas encore fini, Amar demande à Zyad de l’accompagner dans le parc à l’arrière de la mosquée pour lui parler et l’interroger sur ses motivations.
Zyad s’était préparé à cette interrogatoire, il est mieux préparé qu’à leurs premières rencontres et répond calmement aux questions du père, quelques parts il jubile aussi car il a réussi à imposer une situation que le commandant ne voulait pas. Amar est peu amène avec Zyad mais ce dernier encaisse sans broncher, ayant beaucoup appris de leurs entrevus d’il y a deux mois. Le jeune homme d’origine tunisienne écoute le militaire lui faire ses recommandations de père de famille, s’il en veut toujours au père, il a de moins en moins envie de faire du mal à sa famille. Est-ce qu’il tomberait amoureux ? Non jamais de la vie, ce n’est pas pour lui ces trucs à l’eau de rose. Il l’aime bien Zayra, son côté petite et fragile le touche juste, il aime passer du bon temps avec. Quoi qu’il en soit, le test est réussi et le père est bien obligé de donner sa bénédiction, il est par ailleurs à la table du dîner le lendemain soir et peut goûter à la bonne cuisine de madame El Nesri avec un bon Harira en entrée suivi d’un rfissa avec sa crêpe agrémentée de poulet et de lentilles. Le bouillon fait à base de bouillon d’oignons, de safran, de gingembre, de coriandre et de ras-el-hanout est savoureux. Les El-Nesri ont tenu à inviter la mère de Zyad ainsi que ses grands-mères. L’ambiance est très bonne, toute la soirée Zyad craint que sa mère ne demande à Amar des nouvelles de son entretien mais elle s’en abstient fort heureusement. On parle beaucoup de l’armée bien entendu, de la déclaration du président Sarkozy sur la modernisation de l’armée en début d’année à Saint-Dizier. On parle bien entendu du bac qui approche, Elyssa tient à remercier chaleureusement Zayra car grâce à elle, Zyad n’a jamais autant travaillé et s’il obtient son examen ce sera grâce à elle, Elyssa trouve que la jeune femme d’origine marocaine est une bénédiction pour son fils, il a intérêt à tout faire pour la garder le tance un peu sa mère. Les deux jeunes rougissent un peu mais Zyad est de plus en plus troublé par cette situation. Il n’avait pas prévu du tout de se retrouver dans une relation suivie avec présentation à la famille et tout ça, la situation le dépasse un peu.
D’autant qu’un soir de la semaine suivante, un jour où sa mère est en congés, ce sont les El-Nesri qui rendent visitent au Gharbi avec au menu un Labladi (évidemment très épicée) en entrée suivi d’une chakchouka à base de tomates, d’oignons, de courgettes, poivrons, d’ails et d’épices, sans oublier les pommes de terre et les œufs mollets. Zyad a passé l’après-midi à aider sa mère en cuisine, notamment pour la préparation du dessert : le fameux baklawa avec ses amandes et ses fruits secs. Les El-Nesri ne tarissent pas d’éloges sur la cuisine d’Elyssa qui en est très touchée et gêne encore plus les enfants en parlant de chance pour leurs futures enfants d’avoir cette double culture marocaine et tunisienne.
Amar est très impressionné par ce qui a l’air de ressembler à un musée à la gloire de l’armée et notamment des accomplissements passés de la famille de Zyad et comprend un peu mieux le poids qui pèse sur les épaules du garçon. Il faudra qu’il lui en parle d’homme à homme mais sans le vouloir il se retrouve déjà mis à contribution lorsqu’Elyssa râle innocemment que le délai de réponse du CIRFA est vraiment très long, devoir attendre jusqu’au résultat du Bac est une source de stress supplémentaire selon elle. Le commandant comprend que le jeune homme n’a pas osé avouer à sa mère son échec au recrutement de l’armée, un léger regard vers le jeune homme et le militaire y voit tout son désarroi. Il choisit sciemment d’entrer dans la combine mais il va vraiment falloir qu’il en parle à Zyad, il ne pourra pas continuer éternellement à mentir.
L’occasion se présente quelques jours plus tard alors que Khadija a emmené les enfants faire du shopping, Amar se rend seul chez les Gharbi connaissant les horaires de travail de la mère. Il espère ne pas tomber sur le jeune homme avec une autre femme sinon il va devoir l’achever à la pelle, non plus mais il va très mal le prendre c’est sûr. Le jeune homme est seul et le militaire est satisfait de constater que le jeune homme est entrain de préparer son épreuve d’Anglais :
— Monsieur le commandant, quelque chose ne va pas ? C’est Zayra ?
— Rassure toi Zayra va très bien, elle est parti faire du shopping avec sa mère, sa sœur et son frère, je crois que tu sais pourquoi je suis là Zyad. J’ai bien compris l’autre soir que tu n’as pas eu le courage de dire à ta mère pour le résultat du recrutement et j’avoue quand je vois que votre appartement ressemble à un musée de l’Armée je comprends pourquoi. Tu aurais dû me parler de ce poids qui pèse sur toi.
— Sincèrement commandant, pour en faire quoi, cela n’aurait pas infléchi plus votre position. Vous voulez que je vous dise quoi ? lui répond-t-il tout en désignant le salon, c’est l’honneur de notre famille. Ma famille ne me voit pas faire autre chose et moi non plus, je dois reprendre le flambeau de mon père et de mes ancêtres. Je dois servir ma patrie avec honneur et dévouement, mon père l’a fait et il en a payé le prix, même si j’ai eu du mal à l’accepter pendant des années, je sais qu’au fond de moi je suis prêt au même sacrifice comme vous étiez prêt à le faire quand vous étiez en Afghanistan. Mais aujourd’hui, ce rêve est passé et je dois passer à autre chose, à commencer par le Bac qui approche.
— Je t’avoue être sidéré par l’homme que je vois devant moi, tu n’es plus le même que celui que j’ai rencontré il y a deux mois dans mon bureau, tu as pris plus de maturité, tu sembles mieux porter le poids que tu as sur les épaules, j’ai peine à croire que ce soit ma fille qui soit à l’origine de ce changement radical.
— Je n’y croyais pas non plus mais Zayra est une fille formidable, vous et madame avez très bien travaillés sincèrement, je ne pensais pas qu’elle me changerait à ce point mais il faut croire que si, elle me pousse à me dépasser, même quand je perd espoir, elle me dit que je ne dois pas désespérer, que j’ai un immense potentiel qui ne demande qu’à être exploité. Ma mère a raison, Zayra est une bénédiction qu’Allah a mis sur mon chemin.
— C’est un bien beau discours que j’entends, celui d’un homme qui a changé, qui semble avoir trouvé sa voie mais j’entends surtout les mots d’un jeune homme amoureux, répond moi franchement tu l’aimes ma fille !
— Je vous avoue commandant avoir repoussé cette idée pendant un moment car je trouvais que c’était trop tôt mais pour ne pas vous mentir, je n’ai rien ressenti de tel pour aucunes autres filles, j’ai envie de tout lui donner, de la protéger, d’être toujours là pour elle et surtout de l’emmener à La Mecque un jour.
— Allah Mubarak mon garçon, écoute ne perd pas espoir pour ton admission, j’ai le droit de revenir sur ma décision et je connais quelques personnes. Si c’est vraiment ce que tu veux faire et pas seulement la volonté de ta famille, je vais t’aider mais cela va impliquer que je t’y prépare autant mentalement que physiquement. On va donc passer beaucoup plus de temps ensemble, ce qui veut dire moins d’après-midi de révision à rallonge avec ma fille lui assène-t-il avec un clin d’œil. Je veux que vous passiez plus de temps à réviser et un peu moins de temps à faire autre chose. Vous aurez tous votre temps ensuite, c’est compris mon garçon !
— Bien reçu mon commandant ! conclue le jeune homme dans une posture très militaire
Les semaines suivantes sont chargées entre ses révisions avec Zayra avec quand même quelques câlins et les séances de sport qu’il suit assidument avec Amar, maintenant qu’il a un objectif, terminé ses projets de vengeance. Il prie le prophète pour que jamais ses projets refassent surface mais un grain de sable appelait Marwan va venir tout gâcher.
Marwan c’est l’un des caïds des Helvètes avec qui trainait avant Zyad, le soir où il a fomenté son plan secret de vengeance, Zyad a commis l’erreur d’en parler à Marwan et à ses gars dans le hall du 3B, il lui a aussi promis que quand il l’aura perverti la fille du commandant, ils pourront tous lui passer dessus. Il faut dire que Zayra avec ses gros obus et sa croupe à damner un eunuque attire les convoitises. Marwan va se rappeler à lui alors qu’il rentre d’une séance de sport après une séance de sport avec Amar :
— Alors Gharbi, on ne te voit plus en ce moment, tu es trop occupé ou tu te crois mieux maintenant que tu traines avec les El-Nesri ?
— Marwan, je suis crevé tu me veux quoi ? je veux juste prendre une douche et juste bien grailler
— Te rappeler à tes promesses, les courbes de ta copine nous tente bien. On attend que tu nous organise une petite tournante mon frère.
— Oublie ce que j’ai dit, j’étais en rage ce soir-là, Zayra est une fille bien, ne parle pas comme ça d’elle !
— Ah le chien, vous voyez les gars, il veut la garder rien que pour lui. Et puis qu’est-ce que j’entend dans ta voix, serait-ce de l’amour ? Elle t’a retournée la tête rouya ! Tu veux faire ta pute, vas-y fais le mais tu vas le regretter conclue-t-il en s’éloignant suivi de ses gars.
Il ne sait pas vraiment à quoi s’attendre mais continue à vivre sa vie mais la réalité va le rattraper dans les premiers jours de mai après avoir fait l’amour avec Zayra dans son lit entre les maths et la philo. La jeune femme consulte son portable et reçoit un message sur Facebook d’un numéro qu’elle ne connait pas, apparemment ce sont des captures d’écrans de messages de Zyad, le destinataire n’est pas mentionné mais les messages lui brisent le cœur. Elle n’est que l’objet d’une vengeance dirigé contre son père pour son refus à l’armée.
Zyad partie à la cuisine chercher à manger pour les aider à reprendre des forces retrouvent sa petite amie en larmes qui tient nerveusement son téléphone dans la main :
— Mezyena, qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu pleures ?
Pour toute réponse, la jeune femme lui montre son téléphone, Zyad descend au trente-sixième dessous, le fils de pute de Marwan. Il a réussi à récupérer les messages que le jeune homme a écrit le même soir à l’un de ses amis Youssef. Il tente de lui expliquer que les choses ont changés car il l’aime. Il n’en revient pas de lui dire qu’il aime pour la première fois dans ces circonstances mais il ne sait pas faire quoi d’autre pour la retenir mais la jeune femme se sent tellement sale et préfère partir. Zyad ne préfère pas la retenir mais propose quand même de la raccompagner mais elle refuse catégoriquement.
Il se rend quand même le soir avenue Georges Clemenceau mais c’est Amar qui le reçoit et l’emmène au mail henry de Vilmorin où les hommes vont souvent s’entrainer, étonnement Amar ne cherche pas à l’enterrer vivant, il est même compréhensif :
— Ecoute Zyad, je ne doute pas que tu sais que ce que tu as fait est mal et je pense toujours que le jeune garçon qui voulait se venger n’est plus là. Je comprends que tu m’en es voulu, s’en prendre à ma fille mériterait que je t’enterre vivant ici même mais je trouve que tu t’es bien comporté avec elle durant tous ces mois, la rançon de ton projet sordide est que tu es tombé amoureux alors que tu ne t’y attendais pas. Le remord que je vois dans tes yeux et qui va rester longtemps en toi est le prix à payer. En tant que bon musulman on doit savoir pardonner, le pardon est une libération mon garçon. J’espère que tu sauras me pardonner, en revanche pour Zayra c’est encore trop tôt pour elle, je vais devoir te demander de ne plus l’approcher ici ou au lycée, elle a besoin de temps. Pour ma part je continuerai à t’aider comme je te l’ai promis, je pense que tu feras un bon militaire et Inch Allah, si Zayra le veut tu feras aussi un bon fils. Allez rentre chez toi, concentre-toi pour l’instant sur ton Bac, ne gâche pas tout le travail de Zayra tu lui dois bien ça.
La suite fut un enfer pour Zyad, il a finalement choisi de dire la vérité à sa mère sur tout ce qui s’est passé, il y lut de la déception dans son regard mais aussi le pardon qu’il avait vu dans le regard d’Amar, il prit son fils en larmes dans ses bras et pleura avec lui :
— Comme le commandant te l’a dit mon fils, tu sais que ce que tu as fais est mal mais c’est à moi de te devoir des excuses. Je t’ai trop poussé à ressembler à ton père alors que j’aurai dû te laisser chercher ta propre voix. Je pense que de là-haut, ton père ne serait pas fier de moi, je n’ai pas été assez là pour toi, j’aurai dû plus t’écouter. C’est mon rôle et j’ai failli, pardonne-moi encore.
— Non ya maama, je me dois d’assumer mes fautes si je veux être un homme digne du prophète, j’ai commis des erreurs avec Zayra et je vais tout faire pour me racheter et lui prouver que je suis toujours digne d’elle.
Il tint la promesse qu’il a fait à Amar en restant éloigné de Zayra mais discrètement il garde toujours un œil sur elle, celui lui fit mal de voir un autre garçon tourner autour d’elle et de ne pas la voir le repousser, probablement une façon de lui faire payer ses erreurs mais Youssef qui veut se racheter de la façon dont Marwan l’a manipulé va lui communiquer une information sordide mais capitale :
— Zyad mon frère, je suis désolé je te le redis encore une fois mais je viens d’apprendre un truc qui est énorme, c’est à propos de Zayra. Je ne sais pas dans quoi elle s’est embarquée mais ça va lui péter à la gueule. Tiens regarde lui dit-il en lui tendant son téléphone portable
Le jeune homme d’origine tunisienne vire carrément au vert en voyant les messages WhatsApp, la messagerie instantanée cryptée : apparemment une tournante va avoir lieu à l’endroit habituel en présence d’une nouvelle fille : Zayra accompagnée d’une photo d’elle prise récemment. Le sang ne fait qu’un tour chez Zyad, il tente de l’appeler mais tombe tout de suite sur son répondeur, il ne lui reste qu’une seule solution : le commandant.
Il fonce chez les El-Nesri mais il n’y a personne encore alors il va au CIRFA et demande à parler au commandant de toute urgence mais à l’accueil on lui répond qu’il est en entretien, qu’il doit attendre mais le jeune homme décide de tenter de monter mais il est vite mis à terre et ceinturer par les hommes en faction. Le vacarme qu’il provoque, fait descendre le commandant qui après avoir rassuré ses hommes, l’emmène dans un bureau adjacent. Zyad ne perd pas de temps et lui montre la capture d’écran qu’il a fait. Le père vire carrément au rouge en comprenant que c’est un piège :
— S’il vous plait, dîtes moi que vous avez installé un mouchard sur son portable demande le jeune homme vraiment inquiet.
Pour seul réponse, le commandant sort son portable et active une appli qu’il ne connait pas et choisit parmi une liste de numéros celui de Zayra, en quelques secondes son téléphone est tracé à proximité d’un entrepôt de Palaiseau sur le boulevard de la Grande Ceinture sous le pont de la A126.
Le commandant embarque tout de suite Zyad dans sa voiture de fonction et fonce à Palaiseau, il boucle les trois kilomètres en même pas cinq minutes, sur ce court laps de temps Zyad est resté bien silencieux, il prie Allah pour qu’ils arrivent à temps sinon il ne pourra jamais se le pardonner s’il lui est arrivé quoi que ce soit, tout est sa faute, c’est lui qui l’a entrainé là-dedans.
Arrivé sur place, Zyad saute quasiment de voiture et fonce vers l’entrepôt avec le commandant sur ses talons, il pénètre dans une fabrique de béton fermé actuellement et suit les voix qu’il entend au loin. Arrivé dans une pièce assez large, il fait face à la situation : Zayra est dans le fond de la pièce et semble avoir subi des coups et des claques, elle est en soutien-gorge car son haut a été arraché, elle est avachie sur le sol. Sa jupe longue est remontée assez haut alors qu’un type lui touche la jambe. La jeune femme exprime son dégout, lève les yeux et reconnait Zyad, silencieusement elle lui implore de l’aider. Il n’hésite pas et fonce dans le tas, bouscule tout un tas de type, Marwan surpris par le brouhaha le reconnait et envoi ses hommes l’empêcher d’approcher, mais Zyad fait étalage de son excellente condition physique et des cours de boxe qu’il a pris. Il taille dans le tas à coup de crochet et d’uppercut, au moins sept gars sont envoyés au tapis pendant que le commandant fait sortir tous les autres gars pour atteindre sa fille. Zyad les yeux exorbités et fous de rage se rue sur Marwan qui tente de le poignarder avec son papillon. L’ex petit-ami de Zayra ne sent même pas le coup de couteau qui le tranche au niveau de l’épaule gauche, du droit il a déjà envoyé Marwan contre le mur et lui assène pêche sur pêche jusqu’à ce qu’Amar ne le retienne. Marwan est dans mauvais état, tuméfié de partout sur le visage, Zyad était prêt à le tuer à coup de poing si le commandant ne l’avait pas retenu, il se retourne et voit une Zayra apeuré désormais recouverte de la veste d’officier de son père. Une ambulance ainsi que la police arrivent vite sur les lieux, la stature du commandant ainsi que la capture d’écran accablante sans compter les messages retrouvés dans le portable de Marwan ne laisse aucune chance au caïd qui est emmené sous ces vociférations par les policiers. Les ambulanciers prennent en chargent les deux jeunes et les emmènent aux urgences de l’hôpital Jacques Cartier de Massy.
Ils sont soignés dans deux pièces distinctes, le père se retrouvant avec sa fille qui lui donne ses explications :
— Je suis désolé baabaa, qu’est-ce que tu dois penser de moi. Je me suis mal comportée, j’ai tant voulu à Zyad de ce qu’il a fait que j’ai voulu le rendre jaloux. Je ne me suis pas méfié de Nabil. Ce soir il a proposé de m’emmener au cinéma, je me suis dis que ça me changerait les idées et que j’arrêterai de penser à Zyad mais quand on s’est retrouvé devant cet entrepôt je n’ai pas compris. Il m’a frappée, traité de pute explique la jeune femme en larmes, puis il m’a sorti de la voiture par les cheveux avant de me jeter devant ce Marwan, c’est lui qui a envoyé les messages que j’ai reçu sur Zyad à ce qu’il m’a dit. Il voulait lui faire payer une promesse qu’il n’avait pas tenu. Si vous n’étiez pas arrivé à temps, je ne sais pas ce qui me serait arrivé. Merci baabaa, tu es mon héros.
— Non ma fille, le vrai héros ce soir c’est Zyad, il a prouvé combien il tenait à toi. Il a pris tous les risques, d’abord en pénétrant de force dans le CIRFA pour me parler, heureusement qu’aucun des gardes ne l’a abattu. Puis à l’entrepôt, il a prouvé qu’il est prêt à mourir pour toi. Il m’a dit un jour qu’il était prêt à mourir pour son pays mais je crois que tu comptes plus pour lui encore. Je sais que tu lui en veux mais le pardon est une valeur importante chez nous les musulmans, il a largement prouvé qu’elle homme bien il est devenu grâce à toi. A toi de mettre en pratique ce que ta mère et moi on t’a appris.
— Oui baabaa, tu peux m’aider s’il te plait, je voudrais aller remercier Zyad
Elle le retrouve dans le couloir en présence de sa mère, il a un gros bandage qui lui barre l’épaule gauche. Elle s’avance avec difficulté vers le jeune homme qui ne sait pas quoi faire à part la regarder. Arrivé à sa hauteur, elle entrouvre les bras dans lesquels s’engouffre Zyad qui la serre fort tout en faisant attention de ne pas lui faire plus mal. Cela lui fait tant de bien de la savoir sain et sauf mais surtout de pouvoir à nouveau la tenir dans ses bras après tous ce temps. Ils ne repartiront pas encore comme avant, la jeune femme a besoin de temps d’autant que les examens approchent. Ils vont de nouveau réviser ensemble, le jeune homme se donnant à fond pour ne pas la décevoir. Juste avant l’épreuve de philo, mue par une inspiration soudaine, la jeune femme dépose un léger baiser sur la joue de Zyad, juste au coin des lèvres pour l’encourager. Ce geste va avoir un effet transcendant sur le jeune homme, ils le découvriront le jour des résultats.
Accompagnés de ses parents pour elle et de sa mère pour lui, aucune surprise pour Zayra avec une mention très bien et la place de major de promo, la jeune femme se jette dans les bras de ses parents, le jeune homme cherche son nom et le trouve. Ce n’est pas possible, ils se sont trompés, le jeune homme est choqué : il a obtenu son bac avec une mention Bien au-delà de toute ses espérances, tout cela c’est grâce à elle. Au loin il entend les paroles du morceau What about Now du groupe Daughtry, c’est comme si le groupe chantait son histoire :
Change the colors of the sky and open up to, the ways you made me feel alive, the ways I loved you, for all the things that never died.
Elle l’a fait se sentir vivant comme personne avant elle, comme il l’aimait, non son amour n’est pas mort il le sait
What about now? What about today? What if you're making me all that I was meant to be? What if our love never went away? What if it's lost behind words we could never find? Baby, before it's too late, what about now?
Que faire maintenant, elle a transformé en ce qu’il aurait toujours dû être, qu’est-ce qu’ils doivent faire maintenant, il doit réagir maintenant avant qu’il ne soit trop tard
This broken heart can still survive with a touch of your grace. For all my life, I am yours
Son cœur brisé peut encore survivre grâce à elle, pour toute la vie il est à elle
N’écoutant plus que son courage, il se tourne vers elle et s’avance d’un pas déterminé. Elle le voit arrivé devant elle et la regarder dans les yeux. A leurs côtés, leurs parents attendent et ne disent rien :
— Zayra, je le reconnais j’ai commis d’immenses erreurs et si Allah n’avait pas été avec nous ce jour-là je n’aurais jamais pu me le pardonner. Ce jour-là j’ai failli perdre ce qui m’est le plus cher depuis quelques mois, pas juste ton amour mais toi tout simplement. Tu as fait de moi un homme meilleur et si demain inch allah je peux devenir militaire et accomplir mon rêve, ce sera grâce à toi. Tu m’as poussé à croire en moi et tu avais raison, si j’ai décroché une mention bien au bac c’est parce que tu m’as donné des ailes pour voler au plus près des cieux. Je sais que de là-haut mon père est fier de moi, non pas parce que j’ai réussi mais parce que je suis enfin devenu un homme bien. Je peux encore devenir meilleur si tu veux bien me pardonner et m’accorder une nouvelle chance. Je m’engagerai devant nos parents ici à prendre soin de toi et à te rendre heureuse chaque jour qu’Allah voudra bien nous donner.
Elyssa a poussé un cri de joie quand elle a appris la réussite totale de son fils puis elle a été très émue à l’évocation de Malek, il serait tellement fier de l’homme qu’est devenu Zyad, il ressemble de plus en plus à son père. A ses côtés Amar et Khadija aussi sont touchés par le discours du jeune homme, leur fille n’est pas seulement une bénédiction pour lui, l’inverse est vrai aussi. Un homme qui peut changer par amour et qui surtout est capable de pardon est un homme libéré, plus prisonniers de ses regrets. Ils attendent avec impatience la réponse de leur fille.
La jeune femme est extrêmement touchée par son discours, certes il lui a fait tant de mal mais il a depuis tous fait pour se faire pardonner, il a risqué sa vie pour la sauver, c’est son héros rien qu’à elle. Et puis il a tant changé, lui l’élément perturbateur est devenu un modèle de droiture et de réussite. Elle le sait qu’elle a sa part de réussite mais c’était en lui, elle a juste réussi à le motiver et à faire sortir ce qu’il avait au fond de lui. Elle aime depuis le premier jour, son amour n’est pas mort, il était juste endormi.
La jeune femme s’avance donc de façon déterminée et malgré toutes les personnes qui les regardent, elle comble la distance entre eux et l’embrasse de toute son âme, ses bras qui la serrent l’avaient tant manqué. S’il n’y avait pas ses parents et tous ces gens, elle voudrait qu’il lui fasse l’amour ici même. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le soir même durant le dîner qui réunit les deux familles chez les El-Nesri, Amar annonce au jeune homme qu’il a plaidé sa cause devant la commission et qu’il peut donc lui dire que s’il le veut toujours, il va pouvoir réaliser son rêve. Le jeune homme est très ému, Zayra ne l’est pas moins, fier de la réussite de son homme et puis la jeune femme a toujours aimé les hommes en uniforme, il va être tellement craquant. Amar pour fêter ça, leurs offres à tous les deux un voyage au Maghreb avant que le jeune homme ne commence sa formation.
Ah quel marathon ce fut pendant deux semaines pour nos tourtereaux, des cascades d’Ouzoud dans l’Ouest du Maroc (berceau de la famille El-Nesri) en passant par l’Oasis de Fint pour voir l’oasis cachée, la palmeraie et surtout les lauriers roses, puis le canyon de Ghoufi dans le nord-est de l’Algérie et la découverte des villages qui surplombe l’oasis. Enfin le dernier pays visité, celui des origines du jeune homme en commençant par la région autour de Sidi Bou Saïd avec ces nombreuses rangées de maisons peintes en blanc et bleu, là le jeune homme peut renouer avec sa famille de ce côté de la méditerranée avant de finir leurs périples au bord de la mer à Monastir, une ville dédiée à la mémoire de l’ancien président Habib Bourguiba née et mort dans cette ville. Le jeune couple est très impressionné par le musée mais surtout par le mausolée érigé en son hommage. Zayra et Zyad vont aussi profiter de la plage et des voyages en mer. Sans oublier qu’ils séjournent au Regency Hotel and Spa avec vue sur le golfe d’Hammamet. Le séjour est idyllique et Zyad ne pourra jamais oublier leurs dernières nuits à Monastir. Zayra a revêtu une tenue de danseuse orientale avec un soutien-gorge bleu bleu qui s’attache dans le dos mais le modèle est tellement minimaliste, que les seins de sa compagne débordent presque, il en est de même de ses yeux et de son paquet qui va exploser son pantalon. Elle a aussi une jupe assortie extensible à la taille avec deux fentes de chaque côté des jambes, il y a aussi des chaînettes de perles tombantes qui décorent les ouvertures au niveau des hanches. Une très jolie tour de ventre fin décoré de strass comme sur le soutien-gorge fait le tour de son ventre. Elle entame une danse orientale qui lui fait voir mont et merveille, là son cœur rate un battement, sur un pas il a pu voir que la jeune ne porte qu’un string ficelle couleur bleu et or. Au bout de quelques secondes, il n’en peut plus et sort de son pantalon, un mandrin bien long et aussi dur que de la pierre qu’il se met à branler coucher dans le lit la jeune femme le rejoint et embouche son phallus avec force et dévotion. Il se retient autant qu’il peut mais quand elle fait bouger son fessier en rythme avec la musique orientale, il n’en peut plus et crache toute sa semence dans sa bouche. La jeune montant ensuite sur lui pour se frotter à son entrejambe qui ne reste pas mou bien longtemps si bien que Zayra peut l’engloutir dans son ventre avec une position qu’elle adore toujours autant, elle lui fait carrément une danse du ventre pendant l’acte et masse sa bite de l’intérieur. Quelle chance il a d’avoir trouvé une compagne qui prend soin de lui comme elle le fait, il espère que l’isolation a bien été pensé dans cette hôtel car vu comme il cogne le lit contre le mur, les voisins vont finir par être dérangés à force. Il la prend ensuite de face, string écarté, jupe relevé et jambes écartés au maximum qu’il tient évidemment. Ses coups de reins sont puissants, la vision qu’il a est aphrodisiaque, de voir toute la longueur de sa longue tige engloutie par sa chatte qui dégouline de partout. Elle monte ensuite sur la table basse bleu au milieu de l’espace de vie et lui tend ses fesses comme une offrande, Zyad ne se fait pas prier et la transperce par le cul comme elle s’y attend. Les coups sont violents comme elle aime, il tire sa tête en arrière pour la cambrer au maximum et voir sa queue lui distendre son anus. Il aime sa belle croupe callipyge, parfait pour son manche de pioche. Elle se met ensuite à genou sur le tapis pour accueillir une nouvelle fois son sperme chaud entre ses lèvres.
Dès lors la vie de la jeune femme est rythmée entre le campus d’Ivry-sur-Seine où la jeune femme a intégré la très sélective Ecole d’ingénieurs aéronautique et spatiale de l’IPSA, les missives enflammés de son homme qui poursuit sa formation de huit mois à l’ENSOA de Saint-Maixent pour devenir sous-officiers d’active. Sans parler des photos assez dénudées qu’elle lui envoi pour le faire attendre jusqu’à sa prochaine permission. Ah la façon qu’il a de la prendre à la hussarde à chaque fois qu’il rentre de perm dans son bel uniforme et qu’est-ce qu’il lui met comme dose quand il finit en elle, ça se voit qu’il est en manque et que sa main gauche ne lui suffit pas.
Mais vers la moitié de l’année 2012, il est temps pour le jeune homme de partir en déploiement, Zayra est fière de lui mais aussi très inquiète comme toute compagne de soldat. Le jeune homme est déployé dans le cadre de l’opération Pamir avec le 40ème régiment d’artillerie (le fameux 40ème RA), le régiment le plus décoré de l’armée française comme il lui a dit mais surtout l’ancien régiment de son père. Elyssa est très fière de son fils, elle espère ne pas revivre la même chose qu’avec Malek. Surtout que même si Amar ne leur a rien dit, Zyad a probablement été déployé dans la province de Kapisa, là où tant de soldats français sont déjà tombés pour la France. Après un premier passage, il part pour la première fois en permission et décide d’emmener Zayra à La Mecque comme il a promis à son père, c’est là qu’il la demande en mariage pour faire les choses dans les règles car il ne rêve que d’une chose dans les chaudes nuits d’Afghanistan, d’avoir une fille ou un fils avec sa Zayra. Il a bien entendu obtenu la bénédiction du commandant avant de lui demander sa main, la jeune femme accepte bien de s’appeler très bientôt Zayra Gharbi, la bague est magnifique avec sa tourmaline noire, cette pierre qui symbolise la protection comme celle apporté par Zyad à sa future femme. Le jeune homme ne veut pas attendre trop longtemps pour l’épouser, lors de sa prochaine permission en décembre sera idéal, un mariage en plein hiver serait extrêmement beau trouve la jeune femme. C’est donc sur ce beau projet que Zyad repart en Opex.
Au matin du 10 août 2012 alors que l’adjudant Gharbi est avec son adjudant-chef et leurs hommes dans la vallée maudite comme l’appelle ses camarades, c’est pourtant un endroit magnifique, une vallée coincée entre deux montagnes : le Panshir et le Langhman. Il circule là dans son véhicule blindé en direction du bazar de Tagab où doit se tenir une assemblée de notables (appelés sur place shura), leurs missions sont d’assurer la protection des lieux en faisant attention aux IED (engins explosifs artisanales) et d’éviter d’être « tiquer » pour TIC ou « Troop in Contact », c’est le terme qui désigne les accrochages quotidiens. Le bazar, le jeune homme le connait bien, ayant la chance de parler arabe, il est sorti de la base il y a quelques jours et s’est déguisée en berger afghan pour aller repérer les lieux, avec toute ses petites rues l’endroit est parfait pour une embuscade. Il a donc repéré et dessiné les lieux pour prévoir toutes les éventualités. Il est donc là dans son véhicule à vérifier que sa mentonnière porte bien l’inscription de son groupe sanguin : O- car on ne sait jamais. Il a aussi bien roulé à l’épaule son garrot américain et porte bien son kit de premier secours avec ses compresses et sa morphine. Les voilà arriver au bazar, Zyad surveille tout le monde, ça peut venir de partout : un gamin qui court derrière un ballon, une moto où pourrez se trouvait des charges explosives mis à feu à distance par un téléphone portable ou la femme sortant une kalach de sous un tchadri bleu. L’assemblée a lieu depuis environ vingt minutes quand un homme à l’allure suspecte attire son attention à cinq heures, il lui demande de s’arrêter mais l’homme marche de plus en plus vite dans leurs directions, il a la main une télécommande, merde un kamikaze. A bonne distance, Zyad décide d’allumer, d’une seule et unique balle il abat le kamikaze qui n’a pas eu le temps de déclencher sa charge. Mais Zyad sait que ce n’est pas fini, il redéploie vite ses hommes depuis le côté Ouest du bazar vers l’Est. Sa décision est la bonne car quelques secondes plus tard, une détonation a retenti là où se trouvait ses cinq hommes auparavant. Voyant que leurs tactiques n’ont pas fonctionné les insurgés décident de lancer l’assaut, ils sont une vingtaine à côté du Sardar Khan Library à descendre vers le rond-point de la mosquée. Sans compter les petits groupes qui arrivent du nord et de l’ouest. Pour fuir, ils n’auraient que l’option du sud en passant entre les tirs des groupes d’insurgés ou d’établir une position fortifiée en attendant un appui aérien des Américains. Mais ces trop aléatoires, ils doivent rejoindre au plus vite la route principale avec les notables qu’ils doivent protéger où se trouve le reste des troupes avec l’adjudant-chef notamment. Zyad à repérer justement un petit passage entre deux bâtiments, les Talibans n’ont surement pas pensé qu’ils pourraient passer par là, il ordonne le retrait vers l’arrière du bazar. Il les dirige par radio dans le dédale des rues pendant que lui est resté aux avant-postes pour tenir les insurgés. Les balles pleuvent mais grâce son entrainement il a vite repéré les porteurs de rockets et les abats les uns après les autres. C’est le manque de munition qui l’oblige à quitter sa position, juste au moment où il franchit la grille pour retrouver ses hommes et l’adjudant-chef, une balle l’atteint tiré par un sniper qui a réussi à monter en haut du minaret de la mosquée.
Il est environ dix-huit heures à Massy, le commandant El-Nesri s’apprête à quitter son bureau quand le téléphone sonne, il revient sur ces pas et décroche, c’est l’un de ses vieux amis aujourd’hui colonel sur la base opérationnelle de Kaboul, si Jerome l’appelle c’est que ce n’est pas bon. Le colonel l’informe qu’une attaque à eu lieu en début d’après-midi non loin de la base française lors d’une mission de protection. L’adjudant Gharbi a été touché par un sniper qui a ensuite été abattu par les hommes de Zyad, malheureusement l’adjudant ne s’en est pas sorti, la balle lui ayant perforé le foie. Il est mort en héros, sauvant toute son unité. Le Président Hollande va lui octroyer la médaille militaire, plus haute distinction militaire destinée aux sous-officiers qui ont fait preuve d’un courage exemplaire.
Amar est sous le choc mais il a une mission à remplir, Zayra est justement chez sa future belle-mère en ce moment pour préparer le mariage, il l’appelle Khedija et lui demande de le rejoindre chez Elyssa au plus vite, à sa voix sa femme a compris que quelques choses de grave s’est passé. Dans l’allée des Helvètes et juste devant l’entrée il reprend sa respiration et monte les escaliers suivit par sa femme, il n’a rien dit mais elle a compris ce qu’il s’est passé. Les trois coups qu’il porte à la porte sont horribles, trois coups qui vont changer la vie de deux femmes, c’est sa propre fille qui lui ouvre et à son regard sombre, elle a compris et fond en larmes, Khedija la prend tout de suite dans ses bras. Lui doit annoncer à Elyssa qu’elle vient de perdre son fils unique comme son mari quelques années avant :
— Elyssa, je suis tellement désolé, Zyad s’est battu en héros comme un lion et il est tombé au champ d’honneur. Il a sauvé beaucoup de vie aujourd’hui, il va recevoir la médaille militaire à titre posthume. Cela ne vous le rendra pas je le sais mais il est mort comme il aurait voulu mourir, en combattant et en sauvant des vies. Votre fils est un héros Elyssa.
Les larmes d’Elyssa et de Zayra sont déchirantes, il a déjà dû annoncer à des mères et des femmes la mort d’un de ses hommes mais cette fois ci devoir annoncer la mort de son futur gendre est une épreuve qu’il ne souhaite pas à son pire ennemi.
La cérémonie aux Invalides est un moment poignant avec le cercueil de Zyad recouvert du drapeau français et de son képi, tous les hommes de son unité sont là pour témoigner du courage extraordinaire au feu de l’adjudant Gharbi, tous ces membres lui doivent la vie. Le discours du Président est d’une justesse et rend bien hommage au soldat qu’il a était, c’est à Elyssa qu’est remise la médaille militaire comme il n’était pas encore marié à Zayra mais la maman de Zyad la prend dans ses bras comme sa propre fille et les deux femmes pleurent la mort de l’homme de leurs vies.
Carré militaire du cimetière musulman de Bobigny, douze ans plus tard
Une jeune femme en tenue d’officier de l’armée de l’air s’avance entre les tombes et s’arrête à une tombe très bien entretenue et très fleuri :
— Bonjour Zyad, mon amour, je vois que maamaa entretient toujours très bien ta tombe, je sais cela fait quelques temps que je ne suis pas venu te voir. Mais je ne t’ai jamais oublié, tu as toujours une place dans mon cœur, c’est peut-être ce qui m’a coûté mon mariage avec Tariq, je pense qu’il n’y avait pas assez de place dans mon cœur pour deux hommes et puis c’est comme si je lui avais demandé d’être quelqu’un qu’il n’est pas, une personne qu’il ne pourra jamais remplacé. Mais au moins ce mariage m’aura donné un fils, je t’ai déjà parlé de Malik, il a aujourd’hui six ans, c’est mon rayon de soleil. Il pose beaucoup de question et notamment sur le monsieur en uniforme qui est sur les photos avec sa maman et sur la médaille militaire que ta mère m’a remis et que j’ai exposé dans le couloir de l’entrée depuis le départ de Tariq. Je ne voudrais jamais revivre ce qu’a vécu ta mère mais je sais que si un jour Malik me dit qu’il veut devenir militaire, j’aurai peur de le perdre bien entendu mais je serais surtout fière de lui. De nombreux mois après ta mort, j’ai réussi à convaincre ta mère de rejoindre une association pour parents de militaires mort au combat. Cela l’a beaucoup aidé, elle te l’a sûrement dit, elle a du te dire aussi que cela fait déjà sept ans qu’elle et Omar sont mariés. Qui l’aurait cru mais leurs deuils les a rapprochés, c’est quelqu’un de bien. Ils se soutiennent mutuellement. Le commandant comme tu aimais l’appelé et maman se porte bien, ils sont ravis d’avoir a la maison tous leurs petits enfants. Bouchra en est déjà à son cinquième. Ali lui est encore à l’Université du haut de ses vingt-ans et lui préfère passer son temps à s’amuser. Il me rappelle un peu toi avant qu’on soit ensemble.
Sinon je voulais aussi t’annoncer que j’ai rencontré quelqu’un il y a quelques mois lors d’un mariage, je peux te dire que tu aurais adoré y être, toi qui aime tant la débauche. Ce n’est pas un militaire, enfin ça ne l’est plus. Il a été dans l’armée américaine et a été aussi en Afghanistan, il dirige aujourd’hui sa société de sécurité privée. Il comprend et accepte ta place dans mon cœur comme je comprend que sa femme décédé d’un cancer il y a quelques années aura toujours une place à part.
Sinon on développe des choses intéressantes à l’armée de l’air, rien qui aurait pu te sauver ce jour là je pense mais je travail toujours dans l’optique que ce que l’on développe permettra à d’autres femmes de ne pas vivre ce que j’ai vécue.
Je te dis à bientôt mon amour, je sais que de la haut tu es assis avec Allah et ton père, je sais qu’un jour nous nous retrouverons mon Zyad à moi. Je t’aime pour toujours et serais toujours ta Mezyena.
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StanJR23
14 juin 2024 à 07:14
Coucou à tous, ça fait déjà quatre mois, j’espère que je ne vous ais pas trop manquer. Sayez la saison 3 a partir du 19 juin avec le récit Barbara, Sombre Pari. La publication va vraisemblablement s’étaler sur une durée d’au moins six mois je pense puisque je rédige en même temps que les publications.
Il y aura le retour de personnage très apprécié de la saison 1 mais ceux qui ont recueillis un plébiscite sur la saison 2, mais cette saison ce sera aussi l’occasion de découvrir de nouveaux personnages haut en couleur, mais ce sera aussi des drames, de belles histoires d’amour, des récits engagés, de l’humour et bien sur certains récits très chauds, ce sera notamment le cas de Barbara.

Donc je vous le rappelle, retour le 19 juin.
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Monsieur Plume
11 février 2024 à 21:02
Une bien jolie histoire, très poignante, dans laquelle mes émotions ont fait des montagnes russes ! Je n'imaginais pas un dénouement aussi triste, mais c'est ce qui fait la force de tes textes.
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OlgaT
11 février 2024 à 20:54
C'est une histoire à la fois si belle et si terrible! Stan23JR sait nous faire vibrer et nous faire pleurer!
Soyez respectueux
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