Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Repas d'entreprise. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Repas d'entreprise.
Chapitre 1
Repas d'entreprise.
Je m'appelle John, grand, brun, enfin, j'étais brun, je suis plutôt poivre et sel avec l'âge, je me dois d'assumer la cinquantaine passée, les yeux marrons assez foncés, ténébreux est l'adjectif le plus souvent employé à mon encontre.
Je parle peu et je n'aime pas trop la foule. Je préfère lire un bon bouquin que d'aller boire un verre en ville, par exemple. Ma timidité envers les autres est certainement due à un manque de confiance en moi. Cela m'a toujours joué des tours et je me suis créé, au fur et à mesure des années, une armure d'homme peu avenant et replié sur moi-même.
Je suis électronicien dans la même PME depuis vingt ans. Je pense que l'on peut dire que je fais partie des murs. Nous fabriquons des cartes électroniques en petites séries pour diverses industries, que nous vendons à travers le monde entier.
Chaque année, peu avant Noël, Philippe, mon patron, invite ses huit employés, dans un bon restaurant de la région avec nos conjoints respectifs. C'est en quelque sorte le petit plus de la prime de fin d'année.
Nous sommes basés dans le magnifique département de la Haute-Savoie, où les établissements gastronomiques sont nombreux. En général, nous choisissons le restaurant en nous concertant, dans la salle de réunion, au moment du point de production hebdomadaire et en fonction des avis et des retours de tout à chacun.
Bien évidemment, c'est Philippe qui a le dernier mot puisque c'est quand même la société qui paie. Pour une fois, nous avons choisi de retourner dans un petit restaurant où nous sommes déjà allés, il y a quatre ou cinq ans, c'est assez loin de nos domiciles respectifs, puisqu'à presque une heure de route, mais le cadre est magnifique et très chaleureux. On y mange vraiment très bien, pour preuve, l'étoile fièrement arborée à l'entrée de l'établissement.
Nous nous retrouvons donc, ce vendredi soir à 19h30, au restaurant prévu, dans la nuit fraîche de ce mois de décembre. La vue dominante sur la vallée en contre bas est vraiment splendide et les éclairages publics des diverses artères des villes et villages dessinent des arabesques lumineuses au gré de leurs implantations.
Dommage que le temps soit couvert ce soir, car la lune aurait pu mettre en exergue la vue sur les sommets enneigés environnants. C'est une ancienne maison forte du quinzième siècle en pierre et bois typique de la Savoie, située à 800 m d'altitude, tout a été rénové, mais avec goût et respect du lieu d'origine. La salle de restaurant, petite, ne peut accueillir, qu'un nombre réduit de convives. Une immense table ovale en bois trône au milieu de la pièce. Les immenses vitres offrent cette fameuse vue imprenable sur les lumières de la vallée à cent quatre-vingts degrés. Les murs en pierre et bois, la moquette épaisse et la décoration chic rendent la salle chaude et cosy. Nous sommes les seuls à occuper les lieux ce soir, comme si nous l'avions privatisé.
Je dois bien avouer, ne pas être fan de ce genre de repas. Les discussions sont souvent en rapport avec le travail, ce qui est, pour moi, d'un ennui profond. Je ne peux pas dire que je sois passionné par l'électronique.
Mais bon, cela permet de découvrir les « collègues » de boulot sous un autre angle et également de rencontrer les conjoints et conjointes. Comme vous le comprenez à mi-mot, je n'ai pas beaucoup d'affinité avec la plupart des participants, car ce ne sont pas des amis, plutôt des relations de travail, auxquelles il faut faire bonne figure, pour ne pas pourrir les journées de travail dans des relations conflictuelles.
Les amis, on les choisit, alors que les relations de travail sont imposées.
Paraît-il que je suis un ours, ma femme me le reproche assez souvent. Mais que voulez-vous, ce n'est pas à 52 ans que je vais changer. D'ailleurs Florence, ma femme est assise à mon opposé de la table. Je pense que nous l'avons fait exprès inconsciemment, parce qu'en ce moment, nous traversons une période de moins bien, comme on dit. Nos trente années de vie commune se noient progressivement dans les habitudes et la routine, mais cela doit être le cas pour beaucoup de couples, j'avoue faire de moins en moins d'efforts pour relancer notre relation amoureuse, mais elle fait de même.
Enfin je ne vais pas vous embêter avec mes problèmes de couple, la soirée est déjà assez pénible comme ça, pour ne pas en rajouter. L'ambiance doit être, sous l'égide du partage et la communication avec mes semblables, tout un programme pour moi, mais faisons bonne figure. Surtout que j'ai fait un effort vestimentaire pour faire honneur au lieu qui nous accueille, je trouve cela normal, mais apparemment ce n'est pas le cas de tout le monde. J'ai mis une chemise blanche avec un pull noir, col en V, jean Lewis, rien d'exceptionnel, mais c'est toujours mieux que le tee-shirt bleu, floqué au nom de notre société, qu'arborent certains « collègues » totalement ignares en matière de savoir-vivre.
Passons plutôt à ce début de repas d'entreprise qui s'annonce gourmand malgré tout. Les apéritifs et les mignardises ont été servis et appréciés comme il se doit. Les commandes ont été passées pour la suite du programme des réjouissances. Il faut que je m'échappe un coup, pour aller fumer une clope.
Oui ! Je fume ! Je sais, ce n'est pas bon pour la santé, mais là, ça me servira de bouée de sauvetage pour échapper aux discussions, tellement inintéressantes. Ça vous dit, à vous, de commenter les différences administratives d'exportation entre le Qatar et l'Arabie Saoudite. Moi non ! Eh bien, notre secrétaire et le patron monopolisent la conversation pour nous abreuver de détails des plus inintéressants les uns que les autres. Allez ! Tayaut ! Je vais aller m'en fumer une !
Je me lève sans un mot et je passe au vestiaire, situé à l'entrée de l'établissement prendre mon blouson et mon bonnet. Quand je me retourne pour jeter un dernier coup d'œil sur la salle à manger à une dizaine de mètres de là, il y a Gwénaëlle la femme de l'ingénieur en chef, qui me suit pour aller, elle aussi, s'intoxiquer les poumons. Apparemment sur la quinzaine de convives présents, nous ne sommes plus que deux à avoir encore ce défaut de plus en plus onéreux.
Sans un mot, juste un petit sourire de connivence pour le partage d'un vice addictif, j'attends qu'elle termine de s'équiper et je lui ouvre la porte pour la laisser passer en premier. Que voulez-vous, j'ai été bien élevé, je suis certes un ours, mais j'ai un profond respect des règles de courtoisie.
Cette Gwénaëlle, c'est le seul rayon de soleil de cette soirée, c'est vraiment une belle femme, svelte, gracieuse et attirante. La quarantaine, brune carré coupé court, petit nez aquilin, les yeux bleus, les traits du visage fins et délicats, un sourire qui ferait fondre la banquise. Elle doit faire 1m70, son petit jean moulant met bien en valeur le galbe de ses fesses. Je ne saurais dire la taille de sa poitrine, car elle a toujours un pull-over ample, quand elle n'a pas son blouson, mais ce n'est pas le plus important. J'adore son visage, il est sexy et sophistiqué, avec un je ne sais quoi de classe naturelle. Je pense qu'elle aurait pu être mannequin, mais cela n'engage que moi.
— Oh mince, il neige, dit-elle une fois dehors.
— Ah ! Oui, tiens, il l'avait bien annoncé, mais pour plus tard dans la soirée !
— Ah ! Oui, tiens, il l'avait bien annoncé, mais pour plus tard dans la soirée !
Je referme la porte et restons là, abrités sous la marquise en vieux bois, et nous allumons chacun sa sucette à cancer.
— Ça va, pour le moment ça ne tient pas au sol. Que je rajoute bêtement.
Puis un silence se fait, seulement entrecoupé par le bruit de nos expirations enfumées. Je ne suis pas le meilleur pour tenir une conversation, c'est toujours mon côté ours qui ressurgit. Je cherche bien ce que je pourrais lui dire, mais la météo n'étant qu'un sujet de conversation servant à meubler plutôt qu'à enflammer un dialogue passionnant, je reste en suspens. Un ange semble avoir posé sa tente au-dessus de nos têtes et un silence gênant s'installe.
Puis, je lui fais remarquer que cela faisait longtemps qu'elle n'était pas venue à notre repas annuel, elle lève la tête pour me répondre et plisse les yeux pour ne pas prendre un flocon dans l'œil. Elle m'explique que la dernière fois c'était quand nous étions venus à ce restaurant-ci et que ses enfants étant encore petits à l'époque, ce n'était pas facile de les faire garder, mais qu'elle avait réussi à s'organiser cette fois-ci et parce qu'elle appréciait tout particulièrement ce restaurant pour la qualité des mets proposés.
J'acquiesce de la tête. Il faut que je trouve vite un autre sujet de conversation, car nous n'en sommes seulement qu'à la moitié de nos fichues cigarettes, et l'air frais commence à m'ankyloser le bout des doigts et le nez. Dans un élan de franchise et sans arrière-pensée, je lui lance :
— C'est vraiment incroyable comme tu es belle, tu ne changes pas, à croire que le temps n'a pas d'emprise sur toi, comment tu fais ?
Je mesure 1m90, donc elle est toujours obligée de bien lever sa tête pour me répondre et de plisser le regard pour ne pas se faire éborgner par un flocon assassin. Son sourire éclaire son visage angélique et elle me remercie pour le compliment.
— Merci, c'est toujours agréable d'être complimentée par un aussi bel homme que toi.
Je dois avoir le visage rouge de honte. N'ayant pas du tout l'habitude de recevoir ce genre de compliment, surtout de la part d'une femme aussi désirable. Elle a un tic, que j'avais déjà remarqué les années où nous nous étions vus, elle a un piercing sur la langue et quand elle ne parle pas, n'arrête jamais de jouer avec dans sa bouche, à cet instant, tout en me regardant et attendant une réponse de ma part, elle a accéléré ses mouvements. Certainement un signe de nervosité.
— Tu es gentille, merci. Mais cela fait longtemps qu'on ne m'a pas dit que j'étais bel homme, je te remercie du compliment, surtout venant de toi, qui es tellement ravissante.
— Oh ! Arrête ! Vilain séducteur, je ne suis pas si belle que tu le sous-entends et je crois que si tu ne te fais plus complimenter, c'est que tu es assez impressionnant par ta taille et intimidant, surtout avec ton regard inquisiteur et sauvage. Elle marque une pause et reprend son propos.
— Mais crois-moi, que je ferai bien de toi mon quatre heures. Tu es tout à fait le genre de mec qui me fait... (elle marque une pause de réflexion avant de finir) frémir. Et elle me déclare tout ceci sans quitter le regard du mien.
— Oh ! Arrête ! Vilain séducteur, je ne suis pas si belle que tu le sous-entends et je crois que si tu ne te fais plus complimenter, c'est que tu es assez impressionnant par ta taille et intimidant, surtout avec ton regard inquisiteur et sauvage. Elle marque une pause et reprend son propos.
— Mais crois-moi, que je ferai bien de toi mon quatre heures. Tu es tout à fait le genre de mec qui me fait... (elle marque une pause de réflexion avant de finir) frémir. Et elle me déclare tout ceci sans quitter le regard du mien.
Je suis bouche bée, oui c'est ça, hébété par les mots qu'elle a prononcés, ma timidité rejaillissant d'un coup. Son petit sourire en coin, prouve qu'elle est ravie de ma réaction. Je ne sais plus quoi dire, assez déstabilisé, je ne m'attendais pas du tout à ça, à vrai dire. Il faut que je me ressaisisse vite et que je lui montre que je suis un homme et non pas un timide adolescent, même si sa beauté naturelle m'intimide énormément.
— Toi au moins tu es cash, ou c'est juste de la provocation ?
— Non je suis sincère avec toi, mais c'est toi qui as commencé en me disant que je suis belle.
— Je ne te l'ai pas dit pour te draguer, tu sais. C'est juste un excès de franchise de ma part et une simple constatation de l'évidente image que tu renvoies. Tu es séduisante et terriblement sexy. Tu dois avoir l'habitude de te faire harceler par des inconnus et j'imagine que cela doit être agaçant à la longue. Mais je sais que moi aussi je pourrais faire de toi mon quatre heures, là, maintenant, si tel était ton désir.
— Non je suis sincère avec toi, mais c'est toi qui as commencé en me disant que je suis belle.
— Je ne te l'ai pas dit pour te draguer, tu sais. C'est juste un excès de franchise de ma part et une simple constatation de l'évidente image que tu renvoies. Tu es séduisante et terriblement sexy. Tu dois avoir l'habitude de te faire harceler par des inconnus et j'imagine que cela doit être agaçant à la longue. Mais je sais que moi aussi je pourrais faire de toi mon quatre heures, là, maintenant, si tel était ton désir.
Elle semble rougir à son tour, mais l'éclairage blafard du lampadaire extérieur qui nous illumine ne me permet pas d'en être sûr. De plus, une légère rafale de vent se lève et fait virevolter les flocons de tous côtés, l'obligeant à me tourner la tête.
Sa cigarette est finie et elle va vers le cendrier extérieur pour l'écraser. Puis se retourne avec un sourire provocant :
— Houlà. Non je n'ai pas l'habitude de me faire draguer comme tu le dis, en tout cas c'est rarement des mecs comme toi. Et pour ce qui est de mes désirs je crois qu'il va falloir que l'on explore tout ça, à la prochaine pause clope, si ça te dit ?
— Je suis ton homme ! réponds-je rapidement et avec entrain.
— Et quel homme. Tu es trop craquant John.
— Je suis ton homme ! réponds-je rapidement et avec entrain.
— Et quel homme. Tu es trop craquant John.
Je lui réponds avec mon plus large sourire. Nous rentrons à l'entrée du restaurant, sans un mot. Nos regards, enfin éclairés par les appliques murales, sont emprunts d'une intensité nouvelle qui nous fait sourire. Cette connivence de désir mutuel fraîchement avouée semble nous faire l'effet d'un euphorisant. Je me perds dans le bleu de ses yeux et la délicatesse de ses lèvres fines et dessinées. Gwénaëlle me gratifie d'un magnifique sourire espiègle et nerveux, je la ressens moins sûre d'elle, presque fragile. Si elle est dans le même état que moi, je peux comprendre sa gêne, j'ai des papillons dans le ventre, comme lors de mes premiers rendez-vous avec mes amoureuses de l'adolescence. Nous remettons nos affaires sur les patères du vestiaire et regagnons nos places respectives autour de la table. Je me concentre pour afficher un visage le plus neutre possible et je constate que nos conjoints respectifs sont absorbés par les conversations qui les occupent.
Bien évidemment, je suis obnubilé par tout ce que nous nous étions dit et je n'ai de cesse d'imaginer la suite des événements. Je suis heureux que la large table en bois cache le feu qui assaille mon bas-ventre. Une femme si magnifique, si inenvisageable à mes yeux, m'avoue qu'elle me trouve à son goût, me flatte énormément et me trouble au plus haut point. Elle a quand même une dizaine d'années de moins que moi et elle est mariée avec mon supérieur hiérarchique le plus direct.
Je sais que je plais à pas mal de femmes, mais en général ce sont des femmes à la beauté quelconques. Seule Florence, ma femme, que je trouve toujours aussi belle, avait réussi à me faire chavirer le cœur par sa beauté et sa personnalité, mais je dois reconnaître que cette Gwénaëlle est encore plus belle.
Heureusement l'ennui des conversations et l'arrivée de la première entrée avec tout le cérémonial qui va avec, ont vite fait de calmer mes ardeurs. Je ne sais pas si je pourrais tromper Florence, je ne l'ai jamais fait jusqu'à aujourd'hui et je ne suis pas sûr que le coup de canif à notre contrat de mariage en vaille la chandelle. Mais un coup d'œil discret à Gwénaëlle et je ne suis plus aussi impératif que ça. Son adorable visage tourné vers la femme d'un de nos techniciens avec qui elle discute, me fait vraiment craquer, serait-il possible que ce soir je puisse ne serait-ce que l'embrasser ? Une telle beauté, cela me paraît irréel. Seule la prochaine pause clope pourra me le révéler. J'ai toujours eu un faible pour les yeux bleus.
J'essaye tant bien que mal de ne pas trop y penser et de faire semblant de m'intéresser aux méthodes pour contrer la conductivité des champs magnétiques sur les circuits imprimés en milieu hostile, que tente de m'expliquer un des ingénieurs assis à ma gauche. Sujet que je maîtrise déjà, mais les quelques verres de vin qu'il avait déjà enfournés depuis le début du repas, semblaient lui avoir fait oublier ce détail.
Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? La deuxième entrée servie, et mon patron ne peut s'empêcher de nous faire un petit bilan financier de l'année écoulée ainsi que des projections sur les éventuelles commandes à venir. Heureusement que je me régale avec le contenu de mon assiette.
Je ne regarde presque jamais Gwénaëlle, pour ne pas montrer l'intérêt que je lui porte, ne serait-ce que vis-à-vis de Yan son mari et de Florence. Mais intérieurement, je bous, car je sais que dès que les assiettes seront terminées, j'irai fumer une autre cigarette, allait-elle me suivre ? Et si elle me suit, comment dois-je me comporter ? Bref c'est le bazar dans ma tête, je crois que je me pose trop de questions, alors qu'il suffit de laisser faire les choses et de voir venir.
Surprise, encore, puisque c'est elle qui se lève la première pour aller fumer. Je lui laisse trente secondes d'avance et je lui emboîte le pas. Quand j'arrive au vestiaire, elle est déjà dehors. Désormais la neige tient au sol et une petite couche, d'un centimètre ou deux, recouvre le sol, et le vent a un peu forci, c'est désormais de gros flocons qui tombent. Elle allume sa clope au moment où je la rejoins dehors. Gwénaëlle me regarde avec un large sourire de satisfaction.
— Tiens ! Te voilà ? ironise-t-elle.
— Oui je ne vais pas te laisser seul affronter les éléments. J'allume à mon tour ma cigarette et je lui montre un petit préau qui se trouve à vingt mètres d'où nous sommes. Il a l'intérêt de nous mettre à l'abri de la neige et du vent, mais aussi de ne pas être éclairé. Cela devait être un ancien lavoir, et je lui rajoute.
— On pourrait se mettre à l'abri là-bas, qu'est-ce que tu en penses ?
— Oui, bonne idée. Il fait trop froid, lance-t-elle dans un nuage éphémère d'expiration gelée.
— Oui je ne vais pas te laisser seul affronter les éléments. J'allume à mon tour ma cigarette et je lui montre un petit préau qui se trouve à vingt mètres d'où nous sommes. Il a l'intérêt de nous mettre à l'abri de la neige et du vent, mais aussi de ne pas être éclairé. Cela devait être un ancien lavoir, et je lui rajoute.
— On pourrait se mettre à l'abri là-bas, qu'est-ce que tu en penses ?
— Oui, bonne idée. Il fait trop froid, lance-t-elle dans un nuage éphémère d'expiration gelée.
Nous marchons lentement pour ne pas glisser sur la neige, mais, à peine franchi le seuil de notre abri, elle se retourne vers moi. Il fait très sombre et nos yeux ne sont pas encore acclimatés à la faible luminosité. Je devine son regard, plus que je ne vois. Nous sommes emmitouflés dans nos vestes pour résister à cette bise glaciale. Chaque bouffée de cigarette inspirée nous réchauffe quelque peu :
— Alors ? Où on en était déjà ? Ah oui, tu me disais que tu répondrais à mes moindres désirs ou quelque chose comme ça... C'est très tentant... John ça te branche toujours que tu me serves de quatre heures, ou tu as des doutes vis-à-vis de ta femme ?
— Des doutes ? dis-je en expirant une bouffée de tabac. Elle semble brûlante de désir et vouloir me défier, la divine coquine. Je me dois de la défier en retour et je la relance.
— Oui, tu as raison je doute... je doute que tu puisses me faire jouir le temps d'une cigarette, car c'est le seul, que nous avons sans que cela paraisse suspect. Mais si tu y arrives je te rendrai l'appareil à la prochaine pause clope, si cela te convient ?
— Des doutes ? dis-je en expirant une bouffée de tabac. Elle semble brûlante de désir et vouloir me défier, la divine coquine. Je me dois de la défier en retour et je la relance.
— Oui, tu as raison je doute... je doute que tu puisses me faire jouir le temps d'une cigarette, car c'est le seul, que nous avons sans que cela paraisse suspect. Mais si tu y arrives je te rendrai l'appareil à la prochaine pause clope, si cela te convient ?
Elle éclate de rire et vient se coller à moi pour que je l'embrasse, pour toute forme d'acceptation de notre défi. C'est un baiser fougueux et plein de désirs, il ne dure pas longtemps, mais notre échange de salive est sauvage. Je suis aux anges. Je découvre la sensation du contact de son piercing. J'ai le cœur qui bat la chamade. Elle vient directement palper mon entrejambe, afin de vérifier si je suis déjà opérationnel, en fait j'étais déjà prêt depuis un petit moment. Elle me susurre à l'oreille.
— Sors ton matos, beau mâle, j'ai un défi à relever et j'ai hâte de te goûter. As-tu déjà été sucé par une langue percée ?
— Non jamais.
— Alors désolée pour toi, beau gosse, mais tu as déjà perdu le premier défi.
— C'est ce qu'on va voir, mais je te préviens je ne suis pas vraiment propre, je n'avais pas prévu que notre soirée allait se dérouler comme ça et je m'excuse.
— Oh ! Comme tu es gentil de t'occuper de mon bien-être, mais t'inquiète pas, je vais te nettoyer avec un peu de neige et après tu ne pourras pas me résister, me dit-elle avec son si beau sourire plein de malice et de désir.
— Non jamais.
— Alors désolée pour toi, beau gosse, mais tu as déjà perdu le premier défi.
— C'est ce qu'on va voir, mais je te préviens je ne suis pas vraiment propre, je n'avais pas prévu que notre soirée allait se dérouler comme ça et je m'excuse.
— Oh ! Comme tu es gentil de t'occuper de mon bien-être, mais t'inquiète pas, je vais te nettoyer avec un peu de neige et après tu ne pourras pas me résister, me dit-elle avec son si beau sourire plein de malice et de désir.
Je me suis exécuté, j'ai ouvert mon blouson, baissé mon jean et mon boxer rapidement, l'air frais a frappé mes fesses, ma verge bien raide et mes testicules. Elle s'est accroupie, posé sa clope au sol, puis a palpé mon membre gorgé de sang afin d'en apprécier la longueur, la dureté et la douceur de peau. Étant toujours épilé de près, elle semblait ravie et elle émit un « humm » de satisfaction et de rajouter qu'elle allait se régaler. Elle m'a décalotté et nettoyé rapidement avec la neige qui était à sa portée. Ce contact froid contrastait avec la chaleur de sa main gauche qui me maintenait la hampe. J'ai eu quand même un petit mouvement de recul et un petit rictus de surprise à cause de la morsure de froid sur mon gland, un peu peur que cela me l'anesthésie, mais en bon montagnard, je n’allais certainement pas me dégonfler.
Une fois cela fait, elle enfourne le gland dans sa bouche chaude. La main gauche masturbe ma verge, la droite encore froide de neige flatte mes bourses et sa langue chaude au contact métallique lèche mon frein. Inutile de vous dire que j'étais au paradis. Je n'avais jamais ressenti pareil mélange de sensation et de volupté.
Elle m'embouche complètement et fait tourner sa langue percée tout autour du gland, énervant fortement cette zone si sensible. Si vous rajoutez à cela les bruits de succion et l'intensité qu'elle y mettait, je dus rapidement me rendre compte que j'allais perdre mon défi, mais je n’en étais pas du tout malheureux.
Je continue à tirer des bouffées sur ma cigarette, tout en l'encourageant de temps à autre.
— Oh oui, c'est bon.
Elle alterne les succions sur la longueur, et succion uniquement du gland déjà très dur et gonflé, ce qui aboutit, au bout de deux ou trois minutes de ce massage lingual à la montée irréversible de mon plaisir, c'est tout juste si j'ai le temps de la prévenir de l'imminence de mon orgasme. Mais comme elle m'avait averti qu'elle voulait me goûter, je ne suis pas surpris de la voir accélérer sa succion et ses va-et-vient sur mon membre pour que je lui gicle tout dans la bouche. Je dois mettre ma main devant ma bouche pour couvrir mes cris de jouissance. La diablesse. Je dois admettre que la sensation de sa petite boule métallique sur mon gland est juste divine. Elle avale tout mon sperme au fur et à mesure de mes éjaculats et nettoie mon gland jusqu'à la moindre goutte. Mes jambes ont dû mal à me porter et je redescends tout doucement de mon petit nuage. Quel orgasme !
— Hum ! Tu as une belle bite, bien dure, et ton goût est excellent. Hum, je me suis régalée. Tu as fini ta clope ?... Oh ! Non ? Comme c'est dommage, j'ai donc gagné. Cool, j'ai hâte de voir si tu réussiras à me faire jouir tout à l'heure. Allez range-moi tout ça, tu vas attraper froid. Je vais finir ma clope. Elle a un sourire espiègle et plein de désir qui me fait fondre.
— Merci, tu as été parfaite, je me rappellerai longtemps de cette sucette magique en pleine tempête de neige, tu m'as vidé.
— Merci, tu as été parfaite, je me rappellerai longtemps de cette sucette magique en pleine tempête de neige, tu m'as vidé.
Je l'aide à se relever et je l'embrasse goulûment en guise de remerciement et aussi pour récupérer un peu de ma semence. Nous effaçons toute trace de notre forfaiture en nous rhabillant et finissons rapidement nos clopes.
— Tu avais raison pour ton piercing, c'est une arme de destruction massive.
Elle rit à ma boutade et rajoute que Yan ne s'est jamais plein et que ça lui assure une certaine fidélité de son mari qui ne pourrait pas s'en passer. Nous quittons notre abri noirâtre pour rentrer à l'intérieur du restaurant. Nous avons reposé nos blousons au vestiaire et elle est partie en direction des toilettes, alors que je regagnai la salle seul, toujours concentré sur le fait de ne rien afficher sur mon visage. Poker face.
Florence est toujours en pleine conversation ainsi que Yan, le mari de Gwénaëlle. Ils ne m'observent pas et sont à mille lieues d'imaginer ce qu'il vient de se passer. C'est quand même fou ce que l'on peut faire en cinq minutes, même moi j'ai encore du mal à réaliser ce que je viens de vivre. En même temps il n'y a pas de quoi être fier, je n'ai quand même pas réussi à tenir plus de cinq minutes, sorti de son contexte, ce n’est vraiment pas un exploit, loin de là. Mais c'était si intense que je me trouve des circonstances atténuantes.
Gwénaëlle arrive enfin, quelques minutes après, je lui jette un coup d'œil discret avant qu'elle ne s’assoie à sa place, elle me le rend avec un petit sourire en coin. Elle a l'air d'être fière d'elle. Remarque elle peut, vu que le grand gaillard que je suis, n'a pas pu lui résister, tant au niveau de son charme que de sa prestation.
Il va falloir que je sorte le grand jeu tout à l'heure pour la faire jouir en moins de cinq minutes, toujours le temps d'une cigarette.
Le premier plat nous est servi, toujours la maîtresse de maison annonçant à tous les convives, le détail des ingrédients et les consignes de dégustation, un vrai régal et le vin servi également. Nicole, la femme de mon patron Philippe, me raconte le voyage qu'ils ont fait en début d'année en Norvège. Ce qui est nettement plus intéressant que les autres conversations, surtout que j'aimerais beaucoup visiter un jour ce pays. De fil en aiguille, le temps passe assez vite puisque le deuxième plat arrive sous forme d'une verrine. La maîtresse des lieux, dont je ne connais pas le prénom, une grande et belle femme, très classe, dans une longue robe vert foncé à la coupe cintrée, et à l'élocution bourgeoise, de nous clamer en toute simplicité : vous trouverez dans cette verrine une tartiflette en recomposé. Mesdames, messieurs, bonne dégustation.
C'est de loin la meilleure tartiflette que j'ai pu manger, un vrai régal, certes, pas copieux, mais une vraie explosion en bouche. Mais c'est vite manger, même en prenant le temps de déguster. Alors à peine fini, je me lave la bouche avec la fin de mon verre de vin et je vais aller fumer.
Quand je me lève, j'entends Florence qui m'interpelle :
— Oh ! Encore ! Tu n'arrêtes pas de fumer ce soir, et quasiment toute la tablée me regarde pour surveiller ma réaction, comme si j'allais me rasseoir pour ne pas contredire ma femme. Je lui réponds :
— Qu'est-ce que ça peut te faire, maman ?
— Qu'est-ce que ça peut te faire, maman ?
Elle a horreur que je l'appelle comme ça et de rétorquer, comme à chaque fois :
— Je ne suis pas ta mère.
— Alors, arrête de me materner, dis-je sur un ton cassant.
— Alors, arrête de me materner, dis-je sur un ton cassant.
Fin de la discussion, je file vers le vestiaire sans me retourner. C'est le résumé de l'ambiance dans notre couple ces derniers jours, ce n'est pas très festif. Les brouhahas ont repris bon train dans la salle, et je suis un peu énervé par sa réflexion. Mais j'ai plus important à faire. Je vais découvrir et brouter le minou de la sublime Gwénaëlle. C'est tellement excitant que j'ai l'impression, à nouveau, de revivre mes premiers ébats amoureux de jeunesse, empreint d'appréhension et d'excitation.
Je m'équipe au vestiaire et ne la voyant pas venir je sors. La couche de neige est déjà haute de cinq centimètres et le vent n'a pas faibli, le froid est vif. Je dois attendre quelques minutes pour voir arriver Gwénaëlle. Elle a l'air un peu énervée. Elle allume sa clope et m'explique que quand elle s'est levée pour me rejoindre, Yan, lui a fait la même réflexion que ma femme et qu'elle a eu un peu de mal à s'en défaire. Je la rassure en lui disant que je comprenais.
Je lui fais un clin d'œil et lui demande si elle est prête pour le deuxième Round ? Elle me sourit, me prend par la main et nous nous rendons aussi rapidement que possible sans glisser sur la neige, vers le préau.
Mais qu'est-ce qu'elle est belle ! J'en ai des papillons au ventre. Une fois dans notre cachette, je ne peux m'empêcher de l'embrasser fougueusement, notre échange salivaire à goût de tabac, cela ne nous gêne pas du tout. Je la relance :
— Alors ! Tu baisses ton jean ou tu te défiles ? Sur un ton amusé.
— Ah ! Sers-toi mon grand, c'est propre, tout à l'heure je me suis lavée au lavabo des toilettes. Je n'ai pas spécialement envie que tu utilises la neige sur mon intimité, si tu vois ce que je veux dire, et si tu réussis à me faire jouir tu auras un petit cadeau. Maintenant, magne-toi, le chrono tourne beau gosse.
— Ah ! Sers-toi mon grand, c'est propre, tout à l'heure je me suis lavée au lavabo des toilettes. Je n'ai pas spécialement envie que tu utilises la neige sur mon intimité, si tu vois ce que je veux dire, et si tu réussis à me faire jouir tu auras un petit cadeau. Maintenant, magne-toi, le chrono tourne beau gosse.
Elle termine avec un petit sourire narquois empreint de défi. Je jette ma cigarette à peine entamée et je me baisse à hauteur de sa ceinture, avec une grande hâte de découvrir son abricot. Sa ceinture à peine ouverte, je fais sauter les boutons en un mouvement et descends son jean jusqu'aux genoux. Elle n'a pas de culotte, la coquine. Je peux enfin humer la fragrance de son sexe imberbe. Je lève la tête et lui dit « humm, je sens que je vais me régaler », je fais un clin d'œil. Elle rit et me chavire le cœur par son éclat.
Le temps joue contre moi et je dois me dépêcher si je ne veux pas perdre mon défi. Je la place bras tendus contre le mur, fesses en arrière comme pour une levrette, mais je m'accroupis sous elle, mon visage dans le même sens qu'elle. Position ô combien inconfortable pour moi et ma nuque, mais terriblement efficace pour elle. Enfin c'est plutôt ce que j'espère, car je sais que ma femme jouit plus facilement dans ce sens que dans l'autre. Je lui écarte un peu les jambes toujours bloquées par son pantalon descendu désormais aux chevilles. Ma main droite prend appui sur le galbe parfait de son petit cul. Mon nez non loin de son anus et ma langue entre ses lèvres entrouvertes, sa liqueur s'échappe de ces nymphes que je lape comme un animal primitif. Je l'entends geindre :
— Oh putain.
Instinctivement elle descend un peu son bassin pour ouvrir encore plus sa fleur. Elle ruisselle abondamment et je lèche frénétiquement, allant jusqu'à la pénétrer au plus profond que je peux avec ma langue, elle gémit toujours un peu plus fort. Mais je dois me dépêcher de la faire jouir, alors je décale légèrement ma prise pour que mon nez rentre entre ses babines d'amour et ma langue trouve son bouton de plaisir, ce contact l'électrise, et elle jette sa tête vers le haut et poussant un petit cri. Je suis comme en transe, son goût, son odeur et ses gémissements sont les plus forts des aphrodisiaques. Je suis toujours concentré sur ce que je fais, mais j'essaye d'imaginer son si adorable visage pris par les rictus du plaisir montant, les yeux fermés, se pinçant la lèvre inférieure, dégustant chaque seconde de la montée vers sa jouissance.
Avec ma main gauche, je soulève le pubis légèrement autour du clitoris pour le décapuchonner et pour que ma langue puisse y accéder directement. Je fais des allers-retours avec la pointe de mon appendice baveux, tout en accélérant au fur et à mesure que je sens monter son plaisir. Elle lâche à nouveau un « oh putain » qui m'informe que je suis sur la bonne voie. Je boxe, maintenant le plus vite possible, avec la pointe de ma langue son bouton d'amour à la manière d'un petit punching-ball et mon nez qui s'introduit entre ses lèvres comme un petit pénis. Les minutes s'égrènent lentement, mais l'intensité que j'y mets la fait de plus en plus ahaner.
Je la sens assez vite au bord de l'explosion. Pour la finir, ma main gauche se retire et je gobe entièrement le bouton tout dur pour lui faire une fellation tout en succion et allant presque à le recracher et recommencer. Ses jambes la lâchent et se mettent à trembler. Elle étouffe tant bien que mal ses gémissements orgasmiques et je reçois la récompense suprême, d'un jet de liqueur mal odorant en plein visage.
Je reprends mon souffle ne pouvant plus respirer par le nez depuis un long moment. Sa liqueur coule de toute part sur mon visage et mon cou. Je suis dans un état pitoyable. Elle ne bouge plus et a du mal à rester debout avec les cuisses écartées, elle respire fort et semble toujours sur son petit nuage.
Alors entre deux respirations je lui assène sur un ton badin :
— T'as fini ta clope ?
J'ai dû attendre quelques secondes pour avoir ma réponse :
— Mon salaud, je ne sais même pas où elle est ma clope. Sa respiration se calme progressivement. Mais tu as remporté le défi, sans problème. Punaise ! Pfft ! Tu m'as épuisée. Et en plus sans me mettre un doigt. J'en peux plus.
Je savoure pleinement ce doux moment de folie orgasmique. Avant de me relever, je lui fais un petit bisou sur le minou baveux, ce qui lui provoque un dernier sursaut en réflexe et un oh lui échappe. Avant de me redresser, je lui remonte le pantalon jusqu'à mi-cuisses et nous nous réajustons tant bien que mal. Je frotte le genou que j'avais posé sur le bitume, il y a une petite tache d'humidité, mais à peine visible, je remets mon bonnet qui était tombé. Nous arborons tous les deux un large sourire de satisfaction. Elle m'embrasse du bout des lèvres et me fait remarquer que je suis imprésentable et je sens légèrement l'urine, ce qui la fait bien sourire et moi aussi. Gwénaëlle rajoute :
— Tiens je t'avais promis un cadeau, alors prends ça, tu l'as largement mérité.
Elle me tend une boule de tissu que je comprends être sa culotte qu'elle avait dans une de ses poches et sans attendre nous traversons la tempête de neige jusqu'à l'entrée de l'établissement. Avant de rentrer, je lui signale que je vais aller faire un brin de toilette, si elle n'y voit pas d'inconvénient et que j'aimerais bien lui accorder une belle à la prochaine pause cigarette. Ce à quoi elle me répond avec toujours son si beau sourire :
— Tu es insatiable toi, mais je n'aurai rien contre une bonne baise avec toi. J'avoue que mon minou sonne creux et il aimerait bien se faire remplir par la belle queue que j'ai vue tout à l'heure.
— Alors qu'il en soit ainsi, amen.
— Alors qu'il en soit ainsi, amen.
Nous esclaffons un coup tout en rentrant nous mettre à l'abri de la neige. Je la laisse passer en premier, passons au vestiaire et je rentre vite dans les toilettes pour me refaire une beauté. Devant le miroir au-dessus du lavabo, je constate l'étendue des dégâts et j'affiche un sourire de béatitude, qui prouve que j'ai réellement pris mon pied à la faire jouir. Mais quelle déesse, sa beauté m'a surexcité, et tout à l'heure, nous n'aurons toujours que cinq minutes pour nous faire jouir, ça risque d'être assez bestial.
Mes ablutions finies, je retourne vers la salle à manger, en me concentrant pour n'afficher aucun rictus de satisfaction. Poker face le retour. Rien à signaler, pas de regard de travers de part et autres de la table. Tout est normal, les sujets de conversation sont toujours aussi pénibles et les serveurs sont en train de débarrasser la table, avant de passer au troisième plat. Je me ressers un petit verre de vin, histoire de fêter ça.
J'ai dû mal à suivre et à répondre quand on me parle. Je semble absent, mais comme je suis un ours la plupart du temps, cela passe inaperçu pour l'ensemble des personnes qui me connaissent autour de la table, et puis je m'en moque pas mal de ce que cela pourrait apporter à la boîte la norme ISO 14001. Je pense que vous êtes certainement d'accord avec moi.
Les derniers plats ont été servis, toujours aussi succulents et le plateau de fromages englouti par la plupart des convives. La tête me tourne un peu, les verres de vin dégustés en sont la raison et c'est un peu euphorisant. J'envoie de temps à autre un regard à Gwénaëlle, mais jamais en même temps qu'elle, ce qui n'est finalement pas plus mal, il ne faudrait pas que notre connivence récente n'apparaisse au grand jour. Il est temps de passer à l'acte final de cette pièce de théâtre, alors il faut que je puisse offrir à ma torride comparse une porte de sortie sans que Yan ne lui prenne la tête. C'est pourquoi je déclare assez fort en me levant :
— Bon et bien excusez-moi, mais après avoir si bien mangé je vais aller m'en griller une pour tout faire passer et pour avoir une petite place pour le dessert, si cela ne vous dérange pas ? Et qui m'aime me suive. Évidemment je regarde ma femme quand je prononce ces mots.
Et Gwénaëlle de rebondir :
— Allez, tu as raison, je te suis.
Nos conjoints respectifs ne relèvent pas, c'est à peine s'ils nous regardent partir, tout à leurs conversations. Nous arrivons ensemble au vestiaire, avec un large sourire, empreint d'une forte excitation. J'avoue, je bande déjà. Je vois dans le regard bleu de Gwénaëlle la même envie. Je ne peux pas m'empêcher de lui dire que c'est dommage que l'on ne fume pas le cigare parce que c'est beaucoup plus long à fumer et que j'aurai aimé le fumer pendant des heures. Elle rit et rajoute que oui ça serait pas mal, mais qu'il fallait se contenter de ce que la vie nous offrait. Ce à quoi elle a raison.
Je lui ouvre la porte et je la suis dehors. Le vent semble s'être calmé, mais pas la neige. Il doit y avoir dix centimètres de neige fraîche, il tombe des très gros flocons, gros comme des balles de ping-pong. Il règne dehors une douce ambiance feutrée, typique de quand il neige fort et que tous les sons semblent étouffés par les flocons. Nous n‘allumons pas de cigarettes, nous nous dirigeons directement sous notre incontournable préau. La neige crisse sous nos pas, je la tiens par la main pour l'assurer en cas de chute. Nous ne parlons pas, et puis quoi dire ? Nous n'avons qu'une seule envie, c'est d'assouvir nos besoins primaires, nous voulons jouir, vite et fort.
À peine arrivés dans notre cachette, nous nous jetons l'un sur l'autre, nous soudons nos lèvres dans un baiser torride et enflammé. Je la plaque contre le mur, nos langues se mélangent et fusionnent. Je lui ouvre son blouson pour enfin avoir accès à ses seins que je découvre, ni trop gros, ni trop petits, ils semblent parfaits, mais je me contente de les masser par-dessus son pull, il fait trop froid. Elle est agrippée à ma nuque pour m'obliger à me baisser et l'autre main commence à me masturber par-dessus mon jean.
Je me relève et lui susurre de baisser son pantalon et de se retourner contre le mur. Nous nous exécutons ensemble avec frénésie, les gestes sont rapides et un peu maladroits, le froid est terrible, mais ne nous freine pas. Toujours sans un mot, elle s'appuie les bras croisés et la tête contre le mur, elle est là, offerte, ses si belles fesses rebondies, que je découvre dans ce sens, cambrées vers le haut. Elle est si désirable, attendant que je la pénètre. Je m'avance vers elle, la queue raide et dure à la main, je viens au contact de ses fesses avec le gland. J'ai un éclair de lucidité, je lui signale avec un peu d'appréhension que je n'ai pas de préservatif, elle ne s'en offusque pas et me signifie qu'elle est clean et qu'elle a un stérilet.
Je cherche à tâtons l'entrée de son fourreau. Elle se cambre encore plus pour me faciliter l'accès. Le froid flagelle nos peaux dénudées et semble geler la mouille qui sort de ses grandes lèvres. Mon gland en contact direct arrive à peine à réchauffer. D'un coup sec, je rentre mettre ma verge au chaud au fond de ses muqueuses humides. Mon pubis froid contre le globe parfait de ses fesses encore un peu tièdes, nous arrachant à tous deux un doux geignement de contentement.
Sa beauté extérieure n'est rien en comparaison avec la douceur et le confort de son intimité. J'entame quelques petits mouvements lents du bassin, juste pour bien apprendre à nous découvrir et nous sentir. De mon côté c'est vraiment délicieux. Puis progressivement j'augmente l'amplitude et la vitesse de mouvements de rein sans être brutal juste pour mieux appréhender la longueur de ma verge dans son fourreau si chaud et moite. Puis un coup plus fort à fond pour qu'elle ressente l'animal de 92 kilos derrière elle, lui arrachant un cri étouffé. Je reprends par des mouvements amples, presque à sortir et replonge au plus profond que je peux, sans brusquerie. Les mains agrippées à ses hanches, son adorable petit cul au rebondi parfait me servant de trampoline, j'ai tellement de chance de pouvoir en profiter. Nos gémissements étouffés sont, malgré tout, de plus en plus forts. Je suis à l'écoute de notre plaisir, qui monte inexorablement. Puis, je l'entends entre deux gémissements.
— Vas-y. Hum. Maintenant. Hum. Défonce-moi. Hum je veux. Hum jouir. Hum. Oh oui.
Je change de prise, ma main gauche empoigne ses cheveux pour lui tirer la tête en arrière et la faire cambrer encore davantage, si c'est possible, et la droite sur sa hanche. Je l'entreprends maintenant brutalement mes cuisses claquant sur les siennes à chaque coup de reins. Nous avons du mal à cacher nos râles de plaisir, je sens notre orgasme monter et ainsi que ses cris de plus en plus fort. Je suis bientôt au bord de mon orgasme alors pour m'assurer qu'elle jouira en même temps que moi je dépose le bout de mon pouce sur son anneau plissé et je rentre la première phalange.
La surprise de ce geste lui fait crier son plaisir sans retenue, plus question d'être discret, nous nous lâchons intégralement. Chaque fois que j'impacte son vagin, je sens s'humidifier mon pubis, mes testicules, le haut de mes cuisses, ses fesses et les éclaboussures chaudes débordent sur nos peaux déjà froides.
Pour moi, le point de non-retour est déjà franchi, mais je retiens mon éjaculation comme je peux, sachant que la libération sera d'autant plus forte. Elle ne crie plus, elle feule sans discontinuer, sa mouille coule sur mes cuisses et son vagin semble être rentré en vibration. C'est d'ailleurs celle-ci qui déclenche mon orgasme. Fort, puissant, je ne maîtrise plus rien, ni mes râles, ni mes gestes. Chaque éjaculation est si forte que c'en est presque douloureux. J'ai été bloqué au fond d'elle aux deuxièmes ou troisièmes jets de sperme expulsés et je ne pouvais plus bouger. L'intensité des soubresauts de ma verge à chaque spasme éjaculatoire faisant amplement le travail. Seuls nos gémissements prouvent que nous continuons de jouir l'un dans l'autre.
J'ai la verge en feu, le prépuce comme explosé, et les testicules remontés au plus près de ma verge doivent être durs comme de la pierre. Bien sûr, je suis envahi également d'un bien-être évident, c'est comme ce mélange sucré-salé, douleur et bonheur, plénitude et désagrément.
Il nous faut peut-être, une minute, pour redescendre à la réalité. Enfin je ne sais pas, j'ai un peu perdu la notion du temps. Seules nos respirations se font encore entendre dans cette nuit noire étouffée de neige.
Je suis toujours bloqué au fond d'elle, je n'ose plus bouger tellement je savoure l'instant de grâce que je ressens. Gwénaëlle a toujours les bras croisés contre le mur en appui sur les avant-bras et la tête baissée. Sa respiration se calme lentement. D'ailleurs je remarque que nous respirons à l'unisson, comme si nous étions plus qu'un.
Seul le froid sur nos peaux souillées de mouille nous rappelle, trop rapidement à mon goût, à la réalité. Je ne veux pas me retirer, je voudrais que ça dure une éternité, je suis tellement bien en elle. Je vois au loin la neige tomber en gros flocons, éclairée par un lampadaire, cela rajoute de la magie à ce moment de plénitude post-orgasmique. Je me penche un peu vers elle pour lui susurrer à mots doux.
— Ça va ma belle ?
Elle prend son temps avant de répondre dans un souffle.
— Oui.
Et de m'inquiéter.
— Je ne t'ai pas fait mal, au moins, j'y suis allé un peu fort ?
— Non, non, c'était très bien.
— Il va falloir que je me retire, mais je suis tellement bien comme ça.
— Oui moi aussi.
— Non, non, c'était très bien.
— Il va falloir que je me retire, mais je suis tellement bien comme ça.
— Oui moi aussi.
Je pose, malgré tout, mes mains sur ses hanches et me recule lentement. J'ai le gland endolori. Je sens que mon sperme mélangé à ses fluides commence à couler, alors avec la main droite, je viens faire une cuillère par dessous pour ne pas tacher son pantalon en contrebas, et me retire complètement dans un léger bruit de succion.
Je récupère tant bien que mal sa culotte en boule dans la poche de ma veste et la plaque contre son vagin. Il serait dommage de se faire démasquer pour une tache suspecte. Elle prend le relais avec sa main pour tenir sa culotte à la sortie de son puits d'amour et je me vais me laver la main et le sexe avec de la neige. C'est très froid, mais je n'ai pas vraiment le choix.
Nous nous rhabillons comme nous pouvons, parce que l'air gelé reprend de plus en plus ses droits. Puis je ne peux pas m'empêcher de venir l'aider à terminer de s'habiller. Elle est si belle, je viens l'embrasser langoureusement, je sais que c'est la dernière fois que je peux en profiter et c'est le meilleur moyen de la remercier pour ce que je viens de vivre.
Nous retournons vers l'entrée du restaurant, affrontant la neige et la lumière du lampadaire qui agresse nos yeux habitués à l'obscurité de notre ombreuse cachette. Je ne suis pas encore complètement redescendu et mes jambes sont molles. La couche de neige rend chaque pas difficile.
Je suis le premier à rompre le silence.
— Je te remercie pour... pour... je sais plus quoi dire. C'était... enfin tu vois ce que je veux dire... c'était...
— Parfait. Je... moi aussi... j'ai... je te remercie. C'était intense. Je n'ai jamais eu un orgasme si vite et si fort. Je n'ai pas envie de rentrer pour l'instant. J'ai besoin de me poser avant de retourner à l'intérieur.
— On s'en fume une ? Et tant pis pour le temps que nous prenons ?
— Oh oui. Même si j'ai besoin de m'asseoir et que j'ai froid, je préfère avoir encore un peu de temps avant aller les voir.
— Parfait. Je... moi aussi... j'ai... je te remercie. C'était intense. Je n'ai jamais eu un orgasme si vite et si fort. Je n'ai pas envie de rentrer pour l'instant. J'ai besoin de me poser avant de retourner à l'intérieur.
— On s'en fume une ? Et tant pis pour le temps que nous prenons ?
— Oh oui. Même si j'ai besoin de m'asseoir et que j'ai froid, je préfère avoir encore un peu de temps avant aller les voir.
Nous nous allumons donc chacun une cigarette. La chaleur que cela procure nous fait du bien. J'ai quand même la main gelée et le nez aussi. Je lui passe la main libre dans les cheveux pour la recoiffer et enlever les quelques flocons qui fondent sur le dessus de la tête. Elle me sourit. Je suis toujours désarmé par sa beauté.
— C'était magnifique presque magique, pour moi. J'ai adoré, je garderai à jamais en mémoire cette soirée. C'est comme si je l'avais rêvée, lui dis-je.
— Pareil. Je n'ai jamais vécu un truc aussi intense. C'est presque irréel.
— Oui, c'est vrai. L'ambiance, le froid, la neige, l'obligation de se dépêcher et l'excitation de l'interdit avec Florence et Yan à quelques mètres nous ont transcendés, je pense.
— C'est tout à fait ça.
— Et puis au risque de me répéter, mais qu'est-ce tu es belle. Tu es de loin la plus belle avec qui j'ai... j'allais dire fait l'amour, mais non, on a plutôt baisé, même si je n'aime pas le mot.
— Merci. Tu es si beau toi aussi. Je n'aurais jamais cru que je puisse vivre un truc comme ça avec toi. Je n'ai jamais trompé Yan. Mais je ne sais pas. Toi tu m'as toujours fait frémir. Tu es grand, puissant, tu m'as toujours intimidée et quand tu m'as dit que tu me trouvais belle, tout à l'heure, j'ai tout de suite voulu tenter ma chance avec toi. Et je ne suis vraiment pas déçue. J'ai, moi aussi, adoré cette soirée et tu resteras toujours dans ma mémoire.
— Moi non plus je n'avais jamais trompé Florence. Mais je ne regrette rien. C'est l'un des moments les plus forts que j'ai pu vivre.
— Pareil. Je n'ai jamais vécu un truc aussi intense. C'est presque irréel.
— Oui, c'est vrai. L'ambiance, le froid, la neige, l'obligation de se dépêcher et l'excitation de l'interdit avec Florence et Yan à quelques mètres nous ont transcendés, je pense.
— C'est tout à fait ça.
— Et puis au risque de me répéter, mais qu'est-ce tu es belle. Tu es de loin la plus belle avec qui j'ai... j'allais dire fait l'amour, mais non, on a plutôt baisé, même si je n'aime pas le mot.
— Merci. Tu es si beau toi aussi. Je n'aurais jamais cru que je puisse vivre un truc comme ça avec toi. Je n'ai jamais trompé Yan. Mais je ne sais pas. Toi tu m'as toujours fait frémir. Tu es grand, puissant, tu m'as toujours intimidée et quand tu m'as dit que tu me trouvais belle, tout à l'heure, j'ai tout de suite voulu tenter ma chance avec toi. Et je ne suis vraiment pas déçue. J'ai, moi aussi, adoré cette soirée et tu resteras toujours dans ma mémoire.
— Moi non plus je n'avais jamais trompé Florence. Mais je ne regrette rien. C'est l'un des moments les plus forts que j'ai pu vivre.
Elle regarde vite fait son entrejambe et me dit qu'il va falloir qu'elle aille vite se vider, parce qu'elle sent que ça coule. J'acquiesce et je lui fais remarquer que de toute façon, nos clopes sont presque finies, et je rajoute, qu'il fait froid et nous sommes en train de nous refroidir.
Donc c'est la mort dans l'âme que nous rentrons nous mettre au chaud. À peine nos blousons pendus, elle court aux toilettes. Je me réchauffe les mains comme je peux en retournant vers la salle à manger. J'ai un grand sourire, alors pour justifier ma joie de vivre, et faire diversion, je déclare à toute l'assemblée, qu'il neige, et même assez fort, puisque ça tient bien.
L'effet est immédiatement sur eux. Étonnement, incrédulité, personne n'avait remarqué à cause de la nuit et ils ont besoin de vérifier par les baies vitrées, la véracité de mes propos. Puis un vent de panique se répand pour ceux qui ne sont pas équipés en pneus neige, et aussi pour ceux qui ont beaucoup de routes pour rentrer chez eux. Du coup la neige devient le sujet principal des conversations de tout le monde. Je suis assez content de moi, la diversion est passée « crème ».
Je vous passe le reste du repas. La farandole des desserts est juste parfaite. Même si tout le monde semble l'avaler plutôt que de la déguster. Les routes enneigées ont fait accélérer les choses. Je m'efforce le plus possible d'éviter de regarder Gwénaëlle parce que cela me fait mal au cœur de savoir que cela soit fini. Nous n'aurons jamais plus l'occasion de nous revoir et ce n’est finalement pas plus mal, comme ça. Cet aparté magique n'aurait jamais pu être reproduit à l'identique, surtout par son intensité, et nous serions forcément déçus.
Au moment des cafés, Philippe va payer et certains couples, surtout ceux, qui angoissent pour la route du retour, nous quittent précipitamment. C'est le cas de Gwénaëlle et Yan, nous n'aurons même pas l'occasion de nous faire une dernière bise ni de nous glisser discrètement un dernier mot, nous nous contentons juste d'un petit signe discret de la main au moment où elle quitte la table.
Je suis le dernier à quitter la salle à manger. Florence est déjà au vestiaire en train de parler avec Philippe et sa femme Nicole. Je vois fondre sur moi et me bloquer dans un angle mort, la grande et belle maîtresse de maison. Elle pose sa main sur mon torse pour m'arrêter et elle me regarde droit dans les yeux, je suis surpris et je ne comprends pas ce qu'elle me veut.
— Excusez-moi monsieur. Puis-je vous parler ?
— Euh ! Oui bien sûr que puis-je pour vous ?
— Et bien c'est délicat. Mais je vais me hâter, car vous semblez être attendu par votre conjointe. Elle semble très embarrassée.
— Vous l'ignorez très certainement, mais il y a deux ans nous avons été victimes d'une tentative de cambriolage. Fort heureusement, ils n'ont pas réussi à pénétrer dans nos locaux et se sont contentés, si j'ose dire, de détériorer des équipements extérieurs.
— Euh ! Oui bien sûr que puis-je pour vous ?
— Et bien c'est délicat. Mais je vais me hâter, car vous semblez être attendu par votre conjointe. Elle semble très embarrassée.
— Vous l'ignorez très certainement, mais il y a deux ans nous avons été victimes d'une tentative de cambriolage. Fort heureusement, ils n'ont pas réussi à pénétrer dans nos locaux et se sont contentés, si j'ose dire, de détériorer des équipements extérieurs.
Je ne comprends pas en quoi cela me concerne, mais je la laisse poursuivre.
— Nous avons dû faire installer un système de vidéosurveillance performant afin de protéger notre établissement. J'ai par conséquent des écrans installés derrière le comptoir de l'accueil qui me permettent de voir et même d'entendre tout ce qui se passe tout autour de nos murs. Dont une donne sur l'ancien lavoir, et ce même de nuit.
Je comprends tout à coup, ce dont elle veut me parler et je suis très inquiet de la suite qu'elle va donner à cette affaire. Elle voit à mon regard que je ne suis pas du tout à l'aise.
— Ne vous inquiétez pas je ne vais pas vous faire chanter ou quoi que ce soit de répréhensible. Je vous rassure je ne suis pas du tout ce genre de personne. Mais voilà ...
Je suis rassuré, mais elle semble toujours très gênée et je ne comprends toujours pas pourquoi.
— Je... comment vous dire. J'ai énormément apprécié les ... soins que vous avez prodigués à cette dame qui n'est pas votre légitime.
Tout en disant ces mots, elle est devenue toute rouge. Mais elle continue.
— Et je... serai très intéressée, si vous... vous n’y voyez pas d'inconvénient, enfin si vous...
Je viens à son secours, car elle est très embêtée à annoncer la suite.
— Si je vous prodiguais le même genre de soins ?
— Vous avez tout compris, c'est tout à fait cela. Alors écoutez, je ne veux pas une réponse immédiate, je vous laisse le temps de réflexion nécessaire à votre convenance, mais prenez au moins cette petite carte, j'y ai noté mon numéro de téléphone personnel. Je compte également sur votre discrétion, car je ne voudrais pas que mon mari en ait vent, et nous pourrions, à l'avenir, convenir d'un rendez-vous discret pour au moins en discuter, si vous n'y voyez pas d'inconvénient bien évidemment.
— Vous avez tout compris, c'est tout à fait cela. Alors écoutez, je ne veux pas une réponse immédiate, je vous laisse le temps de réflexion nécessaire à votre convenance, mais prenez au moins cette petite carte, j'y ai noté mon numéro de téléphone personnel. Je compte également sur votre discrétion, car je ne voudrais pas que mon mari en ait vent, et nous pourrions, à l'avenir, convenir d'un rendez-vous discret pour au moins en discuter, si vous n'y voyez pas d'inconvénient bien évidemment.
Je me saisis de la carte et la glisse dans ma poche. Je lui souris, flatté par l'intérêt qu'elle me porte. Et je lui glisse à l'oreille.
— Je pense vous rappeler rapidement, mais je ne connais même pas votre prénom ?
— Diane.
— Enchanté Diane. Moi c'est John.
— Enchantée John.
— Je dois vous laisser, ma femme m'attend, je vous souhaite une bonne fin de soirée et vous remercie pour la qualité du repas que vous nous avez fait découvrir.
— Merci, bonne soirée à vous également et bonne route pour le retour chez vous.
— Diane.
— Enchanté Diane. Moi c'est John.
— Enchantée John.
— Je dois vous laisser, ma femme m'attend, je vous souhaite une bonne fin de soirée et vous remercie pour la qualité du repas que vous nous avez fait découvrir.
— Merci, bonne soirée à vous également et bonne route pour le retour chez vous.
Je ne m'attendais pas à une fin comme celle-ci, mais cette soirée n'aura été qu'une succession d'imprévus et de découvertes. Je ne pense pas que je l'appellerai, mais ce n'est pas grave, c'est toujours agréable de plaire aux femmes. Je vais également avoir un problème de conscience à gérer vis-à-vis de ma femme et ce n'est certainement pas le plus simple à vivre. N'ayant jamais fauté jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais eu besoin de lui cacher quoi que ce soit et je ne veux pas foutre en l'air trente ans de vie commune, alors c'est pourquoi j'ai pris la décision de lui en parler dans la voiture tandis que nous rentrons chez nous.
Des cris, des pleurs, des insultes aussi, la route de retour m'a parue très longue et pas seulement à cause de la neige qui tombait et du chasse-neige que nous suivions sur l'autoroute, mais au final, Florence ne m'a pas pardonné, et je ne n'attendais pas son pardon, je suis inexcusable. Mais elle m'a quand même remercié pour ma franchise. Cela nous a permis d'ouvrir un long dialogue sur nos problèmes de couple, je vous rassure nous n'allons pas nous séparer, car l'amour que nous avons l'un pour l'autre est toujours présent. Nous avons, au bout de quelques jours, admis que je lui devais une permission à fauter de son côté sans que je puisse y faire quoique ce soit, ce qui est plus que normal, je lui ai juste demandé de savoir quand cela sera fait sans avoir de détails.
Allez, comme on dit en Savoie : Arvi' pâ. (Au revoir en Arpitan)
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Commentaires ()
Dommage qu'il n'y ait pas de suite !
MErci pour cet instant qui rechauffe le coeur dans le froid hivernal.