00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ shadowman L'apprentie XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'apprentie — Chapitre 1

14 minutes
33.2k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de shadowman
shadowman
Histoires publiées
32
Abonnés
101
J'aime cumulés
6.1k

L'apprentie

Chapitre 1

Il y a plusieurs années de cela, je travaillais dans le milieu équestre et avais à ma charge deux apprenties. J'avais vingt-et-un ans à l'époque, une des apprenties en avait dix-neuf, et la deuxième, plus jeune, avait dix-sept ans. Le travail étant assez dur et le fait que nous vivions tous sur place avait fait que nous n'étions plus de simples collègues, nous étions tous membres d'une famille. On se serrait les coudes comme on pouvait, car si un employé lâche, c'est tout le reste du groupe qui trinque et on finit tous par casser. Nous étions quatre employés à temps plein, plus ces deux apprenties qui n'étaient jamais en même temps en entreprise, ce qui veut dire que nous étions cinq pour le boulot de huit personnes minimum.
Les conditions de travail étant plus que dures et ayant fait mon apprentissage dans cette entreprise aussi, je reproduis le schéma qui m'a aidé à tenir à l'époque. Tous les soirs, l'apprentie qui n'est pas à l'école vient dans mon logement pour prendre l'apéro. On fait dans la simplicité : gâteaux apéro, saucisson, bière, etc.
Pendant ces apéros, on parle de la journée, comment elle s'est passée de son point de vue comme du mien. Je lui dis les retours que j'ai eu (ou non) de son travail, que ce soit des clients ou des patrons, lui dis d'améliorer tel ou tel point, qu'elle a bien fait ça ou ça, etc. Je prends mon job de responsable très à cœur, surtout que je tiens énormément à elles, même si j'avoue que j'ai moins de gêne avec la grande. J'ai toujours peur qu'une blague soit mal interprétée ou que je choque par mes propos la mineure, que quelque chose choque ses parents (surtout). Je pèse mes mots à chaque fois pour éviter de m'attirer des problèmes alors c'est un peu usant et fait blocage pour avoir un bon feeling. Je m'entends quand même très bien avec, mais là n'est pas la question.
Une fois le debrief fait, on parle de tout et de rien, on blague, on raconte des anecdotes, on se chamaille aussi, toujours dans le respect et sans jamais aller trop loin. Il y a quand même une barrière de mise entre nous. Par exemple, ma salle de bain n'a pas de porte. Du coup, ça les gène si elles ont besoin d'aller aux toilettes. Dans ce cas, je leurs dis d'y aller et sors du logement le temps qu'elles y aillent. Même si je restais dans l'appartement (ce qui n'est pas le cas) au niveau du bar où on se pose pour l'apéro, j'ai zéro visibilité sur les toilettes.
 C'est gênant pour moi aussi, car même si on partage tout, elles ne me voient que comme un mec, et donc qui pense avec ses couilles et je trouve ça bien dommage car ce n'est pas du tout mon style.
Un jour, je suis en vacances (enfin trois jours). La grande apprentie, Fanny, me demande si je peux venir la voir monter à cheval. Elle monte dans une autre écurie pour éviter que ses sentiments viennent interférer dans son travail ou dans sa monte. Sage décision. J'y vais donc en voiture, me gare et vais me poser sur le bord de la carrière pendant son cours. Elle se débrouille bien. Après son cheval est un jeune qui est un peu bêta encore, donc quelques cabrioles se font. Puis la chute bête, à l'arrêt. À peine est-elle au sol que je suis déjà debout. Je ne vais pas la voir car c'est le moniteur le responsable et c'est donc à lui d'intervenir, mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque. Le moniteur me demande de venir, sachant que je suis son maître d'apprentissage. Il a appelé les pompiers et me demande si je veux aller à l'hôpital. Même si elle pense qu'elle va bien, elle est quand même tombée en plein sur la tête.
Je suis le camion de pompier, enfin suivre n'est pas le bon terme vu que je respecte la signalisation. Sur la route, j'appelle ses parents (merci le kit main libre) et les préviens de l'accident. Je les tiendrai au courant dès que nous aurons les résultats pour être sûr qu'il n'y ait que de la peur, mais rien de grave.
J'arrive à l'hôpital. Fanny est encore en salle d'examen. Je fais les cent pas dans la salle d'attente des urgences. Elle sort enfin avec ses résultats. Je la prends dans mes bras, j'ai eu peur. On va à la voiture et on part chez ses parents pour qu'elle récupère des affaires un peu plus ample car elle a des bleus partout.
On arrive, je me gare sur le bateau devant chez eux. Pendant qu'elle est à l'étage pour se changer et préparer ses affaires, je prends le café avec sa délicieuse mère. Elle est adorable, drôle, belle, je sais de qui la fille tient. Je m'entends toujours bien avec les parents en général, sauf ceux de mes petites amies bizarrement. Enfin bref, Fanny est prête, elle discute avec nous en prenant également un café. Nos cafés finis, je remercie Béatrice (sa mère) pour le café et ramène sa fille.
On passe d'abord par l'écurie où elle prend des cours pour que Fanny les rassure et montre qu'elle va bien, puis nous rentrons à l'écurie.
— Bah Fanny, où tu vas ?
— À ma voiture voyons.
— Ah non mais tu rentres avec moi. Tu n'es pas en état de conduire, je te rappelle que tu as pris un coup sur la tête et que tu es sous médoc puissant pouvant altérer tes réflexes. Donc non, je préfère que tu rentres avec moi plutôt que de te laisser risquer quelque chose encore.
— Bon ok tu marques un point.
Nous sommes dans la voiture, je conduis tranquillement, on discute comme d'habitude, on fume nos clopes. Il y a un blanc puis je sens sa main sur ma cuisse.
— Merci d'avoir fait tout ça pour moi.
— Ne me remercie pas, c'est normal, je me suis inquiété. D'ailleurs on s'est arrangés avec ta mère pour ramener ta voiture.
— Peut-être mais merci quand même, ça me rassure quand tu es là.
En disant cela, Fanny pose sa tête sur mon épaule. Ma main gauche lâche le volant et vient lui caresser la joue.
Nous arrivons à l'entrée du domaine. Elle sort de la voiture pour taper le code du portail, puis remonte. Je gare la voiture sur le parking, prends son sac dans le coffre, puis l'accompagne jusqu'à sa chambre.
J'ai complètement oublié ce détail, mais c'est un lit simple où elle dort. Je m'inquiète sans doute pour rien mais lui demande de prendre ses affaires de toilettes et de me suivre.
Elle remet toutes ses affaires dans sa trousse et me suit pour aller dans mon logement.
— Tu dormiras ici ce soir.
— Quoi ?! Avec toi ?!
— Mais non seule. Mais je préfère que tu aies un lit double pour pouvoir te mettre dans la position que tu veux et ne te cogne pas de partout
— Mais ? Mais tu vas dormir où toi ?
— Rappelles toi, je m'endors partout, alors ma chaise fera très bien l'affaire, sinon j'ai la baignoire aussi, mais si tu as envie d'aller aux toilettes, c'est pas pratique.
— T'es sûr ? Ça me gêne de te piquer ton lit.
— Ne t'inquiètes pas, et puis tu ne me le piques pas vu que je te le propose, ou quoi que non, ton chef t'ordonne de dormir ici.
En disant cela, j'ai du mal à garder mon sérieux et pars sur un grand rire. Elle aussi éclate de rire, nous voilà tous les deux riant à gorge déployée.
— Haha, tu crois vraiment que je t'écoute quand tu me donnes des ordres ? Haha t'as cru toi.
Elle passe tout l'après-midi sur mon lit. Nous discutons, écoutons de la musique. J'en profite pour ranger et faire un peu de ménage. En cette saison, on ramène toujours trois tonnes de boue sous nos chaussures. Pendant ce temps, elle regarde des vidéos, lit des articles qui parle cheval, se fait les ongles, téléphone, etc.
Forcément vient l'apéro, un apéro comme d'habitude, sauf que pour la première fois, elle est pompette. D'habitude je tiens moins l'alcool qu'elle, mais je n'avais pas pensé que, combiné aux anti douleurs prescrits, il pouvait y avoir cet effet. J'aurai dû y penser, j'ai été bête.
Je mets donc fin à ce brunch et lui demande si elle préfère se doucher ce soir ou demain matin. Elle râle que l'apéro soit fini, puis me répond qu'elle va la prendre maintenant. Comme quand elles vont aux toilettes, je sors, mais étant plus long, j'en profite pour faire un tour voir si les chevaux vont bien. Je passe à la cuisine également pour aller faire un petit truc à manger pour nous deux.
Quand je reviens, je toque à la porte, Fanny me répond que je peux entrer. Elle a fini et s'est habillée d'une simple robe de chambre style japonais, un beau kimono en soie rouge avec des motifs noirs. Je ne sais pas ce qu'elle porte en dessous mais je ne peux m'empêcher de la détailler. Elle est magnifique, toute fine, musclée, une vraie "fitgirl". Elle a la peau bien blanche, pas non plus une albinos, mais claire quand même. Des cheveux blonds, raides jusqu'au-dessus de ses épaules, une toute petite frange sur son front. Elle n'est pas grande, fait quelque chose comme un mètre soixante guère plus, cinquante kilos environ, pas un pète de gras. Des seins d'un bon bonnet B, de belles fesses musclées et rebondies, et pour finir, de belles hanches fines. Et j'oubliais, le parfum de sa peau… il ferait chavirer le plus sombre des humains.
Nous mangeons ce super repas. Oui enfin des pattes au beurre, on ne s'enflamme pas. On parle, on rigole. À un moment elle me parle et je lui dis:
— On ne parle pas la bouche pleine, malpolie.
Et elle me répond du tac au tac:
— C'est ce qu'il m'a dit hier.
C'était évident mais j'avoue que je ne m'y attendais pas et ça doit se lire sur mon visage vu comme elle me regarde avant d'exploser de rire.
Bref, le repas se termine. Fanny va se brosser les dents, j'attends qu'elle libère le lavabo pour faire la vaisselle, me brosse les dents, puis direction ma chaise.
Elle est couchée, épuisée par cette journée et cette douche brûlante. J'éteins la lumière. Avant de dormir, je vais la voir:
— Bonne nuit ma grande, fais de beaux rêves. Je radote mais si tu as besoin de quoi que ce soit tu me réveilles.
— Bonne nuit à toi aussi. Et encore merci pour tout, tu es mon ange gardien.
Je pose un baiser sur son front, elle me prend dans ses bras et m'enlace fort. Je pose une main dans son dos. Bon dieu l'odeur de ses cheveux, de sa peau, le contact de son corps contre le mien… Reste calme James, pense à autre chose.
L'étreinte se termine et je vais m'installer sur ma chaise. Ce n'est pas très confortable, mais j'ai l'habitude.
Je ne sais pas quelle heure il est, mais il fait nuit noire. J'entends Fanny m'appeler.
— Qu'est ce qu'il y a ma grande ?
— Tu peux venir s'il te plaît ?
Je me lève et me plante au pied du lit :
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— J'ai froid.
— Ah pardon, je vais te chercher une couverture.
— Non non, viens donc dormir dans le lit, il est assez grand pour qu'on soit chacun de notre côté. On aura tous les deux chauds et tu seras plus confortable.
— Tu marques plusieurs points, vendu alors.
Je me déshabille (je garde quand même mon boxer et mon t-shirt) et viens me coucher, lui souhaite une bonne nuit et lui pose un baiser sur le front, puis me retourne et m'endors très rapidement. C'est vrai que c'est beaucoup plus confortable que la chaise en bois.
Je me réveille dans la nuit, un cauchemar rien de plus. J'ouvre les yeux, je suis sur le dos, Fanny lovée contre moi. Elle a son bras sur mon torse, la tête dans mon cou, une jambe passée au-dessus des miennes. Très rapidement, je me rends compte de la situation, sens son souffle me caresser le cou. Mon entrejambe se réveille très vite. J'essaye de bouger sans la réveiller pour me sortir de là, mais c'est peine perdue et finis par la sortir de ses rêves.
— Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu bouges comme ça ?
— Tu as vu comment on est. Chacun son côté du lit mes fesses, tu m'as piqué tout le mien, et puis je suis pas sûr que ton Gaétan soit content s'il l'apprend.
— De toute façon, qu'il l'apprenne ou non c'est pareil, on n'est plus ensemble.
— Ah je ne savais pas. Mais comprends que ce n'est pas une raison, en plus je suis ton responsable. Déjà qu'on dorme dans le même lit est gênant, mais si ça se sait je perds mon job. Même si on ne fait pas de folie, juste le fait qu'on dorme tous les deux, c'est déjà trop ma grande.
— Je ne te plais pas, c'est ça ?
Fanny se redresse, puis se retourne. Même si elle est de dos, je peux sentir qu'elle est d'humeur boudeuse.
— Que tu me plaises ou non n'est pas la question, juste qu'il ne faut pas.
— Donc je ne te plais pas. Ok bonne nuit.
Son “bonne nuit” était si sec, ça m'a fait mal de l'entendre.
— Alors si tu veux tout savoir, si tu me plais beaucoup, que ce soit mentalement ou physiquement. On s'entend tellement bien, j'adore les journées de boulot avec toi, même si on ne fait que se croiser dans les écuries, ça met du soleil dans ma journée. On rigole bien ensemble en plus.
Elle se retourne et plonge ses yeux dans les miens.
— C'est vrai ? Tu dis ça juste pour me faire plaisir.
— Non, c'est vrai, mais bref, ça n'a pas d'importance, dormons.
— Réponds à cette question d'abord s'il te plaît : tu me considères comment ?
— Euh comment ça ? J'avoue ne pas trop comprendre ta question.
— Bah tu me surnomme toujours "ma grande" hors du boulot, pourquoi ? Tu me considères comme une petite sœur c'est ça ?
— Alors je donne des surnoms à tous mes amis, homme comme femme. Normalement je dis "ma belle", mais avec toi je ne préfère pas. D'une car je suis ton responsable, et si jamais ça s'entend, ça risque de me mettre dans le caca. De deux, car tu es aussi ma collègue, et je ne veux en aucun cas te mettre mal à l'aise.
— Mais ça veut dire ? Parce que ça ne répond pas vraiment.
— Je ne te considère pas comme une petite sœur, ni comme une simple collègue. Je me considère comme ton mentor dans le pro, en plus d'être un collègue, et accessoirement ton chef. Dans le perso, je te considère comme une amie avec qui je peux parler de tout, qui peut me parler de tout. À mes yeux, tu es une femme, et une femme en or.
Comme seule réponse, Fanny vient se lover de nouveau contre moi, et vient coller ses lèvres aux miennes. Nous échangeons un long baiser plein d'amour. Ses lèvres bougent, elle ouvre doucement la bouche, puis sa langue vient toquer à mes lèvres pour entrer et danser avec la mienne.
Ce baiser est divin. Il est interminable mais me paraît trop court lorsqu'il s'arrête. Fanny replonge sa tête dans mon cou. Je lui dépose un baiser sur le haut du crâne et ferme les yeux. Nous finissons notre nuit comme cela, serrés l'un à l'autre.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2
9 minutes
27k
228
1
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de eduvittel
eduvittel
1 mai 2024 à 16:28
Jolie histoire mais un peu confuse au début.
Pas de prénom au début donc quand celui de Fanny arrive on ne sait si c'est l'apprentie de 17 ou 19 ans...
On ne sait pas qu'elle a un copain donc la blague tombe un peu à l'eau.
Ils ne sont plus ensemble alors que la veille elle lui faisait une turlutte.
Ou alors j'ai pas tout compris, j'espère que la suite sera plus cohérente et mieux expliquée.
Sinon je suis intéressé par une suite pour voir si on va assister à une scène au milieu du foin qui me remémorera de jolies souvenirs...
Soyez respectueux
Répondre
Aliaspo
30 avril 2024 à 20:31
Jolie histoire, bien racontée !! Vivement la suite !!
Merci
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Nkari Bécassine XSTORY
Bécassine
Chapitre 4
Par Nkari
138
9
8.4k
Hétéro
✦ Leo1004 Addiction XSTORY
Addiction
Chapitre 3
Par Leo1004
115
2
4.3k
Hétéro
✦ kIngROb1 Sacrée seconde chance XSTORY
Sacrée seconde chance
Chapitre 2
Par kIngROb1
174
1
19.5k
Hétéro
✦ Docsevere Une fin de garde bien agréable XSTORY
Une fin de garde bien agréable
Chapitre unique
Par Docsevere
99
17
7.7k
Hétéro
✦ Benj781 Amélie, comme une petite soeur XSTORY
Amélie, comme une petite soeur
Chapitre 2
Par
278
4
30.3k
Hétéro
✦ thehuntfor L’un dans l’autre XSTORY
L’un dans l’autre
Chapitre unique
Par thehuntfor
368
15
25.3k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio