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Couverture de Au-delà de mes limites (Tome 6), par LaVieDeLucie
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Au-delà de mes limites (Tome 6) — Chapitre 2 · Sous emprise

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Au-delà de mes limites (Tome 6)

Chapitre 2 · Sous emprise

Samedi 13 avril 2019, Lyon.
De retour à mon appartement, les bras remplis de courses pour la semaine, je pris la direction de ma cuisine sans prendre le temps de me déchausser. Alors que ma nervosité ne cessait de croitre depuis quelques heures, je rangeai mécaniquement mes achats dans mon frigo et dans mes placards… en tentant de mettre de côté la boule qui s'était progressivement installée dans mon ventre.
Pourtant, malgré mon gros coup de blues de la veille au soir et mon couché tardif, j'avais réussi à dormir plus de huit heures, récupérant une partie de la fatigue nerveuse accumulée ces derniers jours. Reposée, j'avais souris en découvrant la réponse d'Hugo à mon message de la veille, un simple « Je t'embrasse fort... et vivement Lundi. ». Une réponse sobre, mais rassurante... et suffisante pour me faire oublier, au moins quelques heures, les angoisses liées à la soirée qui m'attendait en compagnie de Victor et de ses « amis ».
Même si ces derniers jours j'avais eu plus de mal que d'habitude… depuis toujours… lorsqu'une situation était pour moi la source d'une trop grande anxiété, je finissais par l'occulter, comme une autruche le ferait stupidement en mettant la tête dans le sable. Un fonctionnement psychologique aussi étrange qu'absurde, me conduisant à fuir la réalité… mais surtout un moyen de mettre en sommeil toute forme de réflexion qui m'avait valu bien des déboires par le passé.
Mais heure après heure, malgré mes grandes compétences en matière de déni, mon ventre s'était petit à petit noué… Et à l'approche du début de la « soirée offrande » à laquelle j'avais accepté de participer, mes inquiétudes occupaient à nouveau une bonne partie de mes pensées.
Cette idée follement excitante... le soir où Victor me l'avait proposé et alors que j'étais encore sous l'emprise de la drogue qu'il m'avait invitée à consommer… était devenue particulièrement stressante, dès le lendemain matin, une fois tous mes esprits recouvrés.
Si j'avais envisagé de tout annuler à plusieurs reprises durant la semaine, j'y avais renoncé… de peur de décevoir Victor, de peur qu'il mette un terme à notre relation, aussi étrange et déséquilibrée qu'elle puisse être. Et puis, si j'étais honnête avec moi-même, j'avais également peur de passer à côté d'une expérience orgasmique hors-commun.
Même si j'étais inquiète de la manière avec laquelle les choses allaient se dérouler, je devais bien l'admettre… l'idée de coucher avec plusieurs hommes était la source d'une grande excitation pour moi, et ce depuis des années. Malgré une confiance plus que relative en Victor, il m'offrait la possibilité de concrétiser mon fantasme… une occasion qui ne se représenterait peut-être pas de sitôt.
Le temps de me faire couler un café, puis je filais dans mon salon en récupérant au passage le colis « surprise » que « mon maitre » m'avait fait parvenir, deux jours plus tôt, en prévision de notre rendez-vous. Comme à son habitude, Victor m'avait offert ce qui s'apparentait à un « cadeau », même si dans les faits, il s'agissait davantage d'un moyen pour lui d'assouvir encore un peu plus sa domination et ses envies de contrôle sur moi…
— Faut que j'arrête de psychoter... ça va être bien... tentai-je de me convaincre en posant la carton sur ma table de salon.
Assise sur mon canapé, je bus une petite gorgée de mon café brûlant, avant d'écarter un à un les rabats du carton qui me faisait face. En plongeant la main à l'intérieur, j'en sortis la lourde boite noire portant l'inscription « Rosebuds » en lettres dorées. Bien que n'ayant aucun objet de cette luxueuse marque dans ma grande collection de sex-toys, j'avais déjà vu leurs plugs aux prix prohibitifs sur des sites de vente en ligne. Une information qui m'avait permise de savoir ce que contenait cette « boite à bijoux »... avant même de l'ouvrir... lorsque j'avais déballé le carton pour la première fois, jeudi soir.
La boite posée sur ma table basse, je récupérai dans le fond du colis l'enveloppe rouge, celle qui contenait les consignes de Victor pour notre inédite entrevue… mais également celle qui contenait un petit « bonus » destiné à faire passer une soirée encore plus folle…
Car fidèle à lui-même, en fin psychologue, Victor avait tout prévu…
En début de semaine, par messages, je lui avais fait part de mes doutes et de mes peurs sur cette soirée en compagnie de plusieurs inconnus. Une soirée avec plusieurs hommes, des proches de Victor, mais dont j'ignorais tout… y compris le nombre. J'avais beau aimer les nouvelles aventures, au lendemain de mon accord pour ce grand moment de débauche, une petite voix intérieure s'était faite entendre, tempérant avec force mes ardeurs…
Sur le papier, le fait de m'abandonner dans les bras de parfaits inconnus était très excitant... mais cette idée était également la source de nombreuses inquiétudes, notamment sur leurs manières de se comporter, sur leur éventuelle brutalité et sur les souffrances qui pourraient en découler. Laisser Victor jouer avec mes limites, lors de nos entrevues à deux, était une chose... mais pour cette soirée en groupe, j'espérais que les hommes conviés par celui à qui j'étais soumise feraient preuve de bienveillance à mon égard. Et sur ce point... je n'avais aucune garantie.
Face à mon stress grandissant et parfaitement perceptible, Victor avait pris soin d'ajouter dans son enveloppe un cachet d'ecstasy, m'invitant dans sa courte lettre à le prendre « avant mon départ pour son domicile » ou un peu plus tôt… si j'étais trop stressée. « Le meilleur moyen de passer la plus jouissive des soirées », avait-il conclu en fin de paragraphe…
Comme la première fois où j'en avais consommé, à sa demande, son initiative m'avait crispé. Baiser avec plusieurs hommes en étant sous MDMA revenait à abandonner toute forme de raison et de contrôle... et j'en étais parfaitement consciente. Mais même si le fait de prendre des produits stupéfiants entrait toujours en conflit avec mes convictions personnelles, j'avais fini par admettre que... faire chimiquement redescendre la pression était peut être la solution pour oublier mes peurs et profiter pleinement du moment.
Car honnêtement, anxieuse comme j'étais à une heure et demie de mon rendez-vous, il y avait peu de chance que je puisse prendre mon pied, si je n'arrivais pas à me détendre. Trop nerveuse, je savais que… sans coup de pouce… ma soirée pleine d'orgasmes risquait furieusement de se transformer en naufrage.
— J'ai passé une soirée de folie avec Victor... la dernière fois que j'ai pris sa merde. Et j'ai pas ressenti de manque... Il n'y a pas de raison que ce soit différent cette fois-ci… pensai-je avec une certaine malhonnêteté, en observant le comprimé rose bonbon que je venais tout juste de sortir de l'enveloppe.
Pourtant... je savais qu'en avalant ce comprimé, je perdrais toute lucidité et toute retenue. Mais au fond de moi, j'avais envie d'arrêter de réfléchir… de lâcher-prise et de me mettre en condition pour profiter pleinement de la folle soirée qui m'attendait. Comme souvent, au lieu de renoncer, je choisissais de continuer d'avancer, préférant trouver une solution pour oublier mes doutes, plutôt que de les écouter. Une sorte de « fonce et tu verras bien » dont j'étais coutumière...
En prenant ce produit, j'allais faire taire les signaux d'alerte qu'une partie de mon cerveau ne cessait de me lancer... Mais après tout, c'était déjà ce que j'avais accepté de faire en laissant Victor m'entrainer dans son monde obscur et dans ses jeux pervers, même si c'était sans aide chimique à l'époque. Jusqu'alors, malgré la peur, malgré la honte, malgré toutes les offenses de Victor… j'avais toujours joui avec force entre ses mains.
Si le mélange de peur et d'excitation avait jusqu'ici agit comme un « amplificateur de plaisir » lors de chacune de mes entrevues avec cet homme, dans le cas présent, l'une des deux émotions avait nettement pris le dessus sur l'autre. Certes, j'aimais beaucoup laisser mon maitre me placer dans un état de fébrilité et de vulnérabilité… mais à condition que ses jeux et ses mises en scène décuplent mon exaltation. Et dans le cas présent, pour la première fois, ce n'était pas le cas. J'avais peur, et cette peur là n'alimentait pas mon excitation, elle l'inhibait.
Un rapide coup d'œil à ma montre, puis je décidais d'arrêter de tergiverser plus longtemps. Résolue à faire disparaitre mes doutes par la force… je me saisis du comprimé pour le placer dans ma bouche, avant de l'avaler à l'aide de plusieurs gorgées de café…
— Maintenant bouge-toi… Tu vas être à la bourre… pensai-je à moins d'une heure de mon départ.
Ma tasse terminée et mon cachet avalé, je pris la direction de ma salle de bain en récupérant la boite noire qui trônait sur ma table basse.
A mon arrivée dans la pièce, je déposai le « cadeau » de Victor sur le bord de mon lavabo, puis me déshabillai sans attendre. Mon jeans retiré et pendu sur le portant fixé derrière la porte, je balançai mon pull, mon débardeur et mes sous-vêtements dans ma corbeille à linge sale.
Entièrement nue, je récupérai ma poire de lavement dans mon placard, puis la remplissais d'eau légèrement tiède. Un rituel… ou plutôt une règle imposée par Victor... à laquelle j'avais fini par m'habituer avec le temps, même si cette exigence m'avait semblée particulièrement avilissante au départ. Si mon cul n'était pas toujours sollicité lors de nos entrevues, mon hôte devait pouvoir en disposer à sa guise. Et à cet effet, il exigeait de moi une « propreté » irréprochable pour chacun de nos rendez-vous. C'était la règle et en soumise aussi docile qu'obéissante... je m'y pliais.
— Allez, c'est partie… murmurai-je en remettant en place la canule, avant de quitter la pièce.
En entrant dans les toilettes, je posai un pied sur la planche, puis inclinai mon bassin vers l'arrière, adoptant une position facilitant l'insertion de la fine tige en plastique dans mon intimité. La zone tout juste humidifiée avec de la salive, je la fis lentement progresser en moi, de toute sa longueur et sans véritable résistance…
Quelques délicates pressions sur la poire et une douce impression de remplissage se fit immédiatement sentir. Une étrange sensation… découverte quelques mois plus tôt… mais qui fut bien plus agréable qu'imaginée au départ. Certes ce genre de préparatifs restait toujours aussi peu « glamour » à mes yeux… mais avec le temps, j'arrivai à y prendre une certaine forme de plaisir.
Afin d'évacuer tout ce qui devait l'être, je pris soin de répéter l'opération à plusieurs reprises, passant de ma salle de bain à mes toilettes entre deux remplissages et entre deux « vidanges »…
Parfaitement propre de l'intérieur, je récupérai mon téléphone portable abandonné dans mon salon et retournai m'installer, par précaution, quelques minutes supplémentaires sur les toilettes. Dans mes notifications, je découvris un message de Mathilde, envoyé quelques minutes plus tôt. Le temps d'en prendre connaissance, puis je lui répondis sans attendre…

Coucou ! On se fait un petit ciné ce soir, avec chéri-chéri et un de ses potes, ça te tente de venir ? On va sûrement aller voir Captain Marvel ! :D

Coucou poulette ! Ça aurait été avec plaisir, mais j'ai déjà une soirée ! :P

Avec un beau gosse prénommé Hugo j'espère ! ;) Je comprends, tu as tes priorités… MDR ! Mais tu as bien raison ! ;)

Le deuxième message de ma meilleure amie me crispa. Même si sa remarque concernant une éventuelle soirée avec mon ami… et « sex-friends »… n'avait rien de déplacé, elle me faisait penser à Hugo. Et clairement, je n'en avais plus la moindre envie à cet instant.
Quelques secondes d'hésitation, puis je décidai de lui faire une réponse sobre, mais honnête, sans pour autant m'étendre sur la nature de la folle soirée à laquelle je m'apprêtais à participer. Mathilde avait le plus grand mal à comprendre que je laisse Victor m'entrainer dans ses jeux pervers, et il était inenvisageable que je lui fasse part du programme qui m'attendait…

Nan, c'est plutôt avec Monsieur Grey ! ;)

Ah, ok ! Bon bah, amuse-toi bien alors… et prends soin de toi ma belle ! Tu me raconteras… :D

Monsieur Grey… c'était le surnom qu'avait donné Mathilde à Victor et que nous utilisions entre nous, en référence au célèbre film romançant une relation BDSM entre un homme riche et une jeune journaliste « pleine d'innocence ». Si ma relation avec Victor pouvait avoir quelques lointaines similitudes, Victor n'était pas Christian Grey… loin de là… et notre relation n'intégrait pas la moindre romance ou « candeur », comme c'était le cas dans l'œuvre cinématographique…
— J'ai chaud bordel… murmurai-je en m'essuyant une dernière fois, avant de quitter la pièce pour rejoindre ma salle de bain.
Sous les premiers agréables effets du comprimé d'ecstasy que j'avais avalé une demi-heure plus tôt, je souris bêtement en observant brièvement mes joues rougies dans le miroir. Malgré une température ambiante avoisinant les 21 °C dans mon appartement, ma température corporelle ne cessait de progresser, alors même que j'étais entièrement nue…
Avec le sentiment d'euphorie qui envahissait progressivement mon esprit, c'était les deux agréables premiers effets des molécules d'amphétamines qui circulaient librement dans mon sang. Un enveloppant sentiment de chaleur et de bien-être chimique… particulièrement enivrant.
Installée dans ma douche et alors que l'eau ruisselait sur ma peau, je décidai de me passer de gant de toilette, préférant savonner abondamment chaque partie de mon corps avec mes doigts. Comme la fois précédente entre les mains de Victor, ma peau me sembla plus sensible, plus réactive… alors même que cette fois-ci, c'était mes mains qui glissaient sur mon corps…
— J'ai trop envie de me caresser… songeai-je en parcourant avec insistance mon sexe rempli de mousse.
L'estomac vide, les multiples effets de la MDMA contenue dans le comprimé que j'avais ingéré me semblèrent encore plus rapides et intenses que la fois précédente. En quelques minutes… ma boule au ventre avait disparu, laissant place à une fièvre intérieure dévorante. De leur côté, mes peurs et mes angoisses s'étaient évanouies en un claquement de doigt, comme si mon cerveau venait d'être emporté par un indescriptible et excessif sentiment de bien-être, hors de mon contrôle. J'étais bien, apaisée… et de plus en plus avide de sensations, de caresses, de sexe…
— Ce soir, je vais jouir comme jamais… pensai-je alors que ma main droite s'attardait sur mon clitoris, tandis que la gauche passait d'un téton à l'autre.
Transportée dans un monde parallèle, mes envies de luxure mises en sommeil par mon stress se multiplièrent à une vitesse folle dans mon esprit. Je n'étais pas endormie et amorphe comme on pouvait l'être en prenant des antidépresseurs, j'étais relaxée et surexcitée en même temps, comme envahie de pulsions obscènes… Même si le sentiment de plénitude et la grande désinhibition qui venait de s'emparer de moi n'avaient rien de naturel, ils n'en étaient pas moins divins.
A présent impatiente de terminer ma préparation pour rejoindre Victor, je finis par abandonner mon sexe... à regret... et me saisis de mon rassoir pour offrir à mes futurs invités la plus belle des petites chattes. Quelques coups de lames pour retirer le peu de poils commençant à repousser sur mon pubis et sur mes grandes lèvres, puis je terminai par un rapide passage sur mes dessous de bras et sur mes jambes.
Au sortir de ma douche… au goût d'inachevé… je pris soin de me sécher méthodiquement avant de laisser tomber ma serviette à même le sol. Plus rien n'avait d'importance, tant mon avidité était grande...
— Putain, j'ai trop chaud… marmonnai-je en observant une fois de plus mon corps dénudé dans le miroir.
Sourire aux lèvres, je parcourais mes courbes, me trouvant bien plus désirable que d'habitude et m'imaginant caresser de toutes parts… par de nombreuses mains… celles d'hommes que j'imaginais aussi viriles et charismatiques que Victor… celles d'hommes impatients d'abuser de mes charmes. L'idée qu'il s'agisse de sombres inconnus n'était plus source de stress… pas plus que le fait que je sois soumise au moindre de leurs désirs…
J'allais être leur jouet le temps d'une soirée… et à présent… j'avais hâte !
Dans la boite noire que j'avais déposée près de mon lavabo, j'y récupérais le lourd plug en métal orné d'un faux diamant bleu, proche de la couleur de mes yeux. Un choix qui n'avait sans doute rien d'anodin, tant Victor ne laissait aucune place au hasard…
— Méthode artisanale… pensai-je en déposant un filet de bave sur deux des doigts de ma main libre.
Avec malice, je réalisai quelques cercles sur mon petit trou sombre… avant que mon majeur ne s'enfonce lentement en moi, à mi-longueur. Comme si la sensibilité de chaque millimètre carré de ma peau était exacerbée, je pris un inédit plaisir à réaliser, dans mon cul brûlant, quelques brefs allers-retours par moi-même…
Pour parfaire la lubrification de la zone, je répétai l'opération une seconde fois, étalant encore plus de salive sur mon orifice hypersensible et ajoutant avec précaution un second doigt pour d'ultimes caresses en solitaire… douces et délicates. Pourtant, si j'aimais occasionnellement laisser les hommes jouer avec cette partie de mon corps, habituellement, jamais je ne m'y attardais lors de mes séances de masturbation…
Un petit soupir de plaisir, puis je glissai dans ma bouche le jouet en acier qui allait prendre place dans mes entrailles... afin de le lubrifier à son tour. Quelques enroulés avec ma langue sur cet objet dur et froid... comme j'aimais les réaliser sur le gland chaud et soyeux de mes partenaires... et je le présentai sans attendre à l'entrée de mon anus... plus impatiente qu'imaginée de l'accueillir…
— Oh la vache ! m'exclamai-je lorsqu'il finit par être aspiré en moi… aux termes de quelques insistantes pressions.
Bien plus gros que le seul plug présent dans ma collection de jouets intimes, sa partie la plus large avait un diamètre proche de celui d'un sexe d'homme « dans la moyenne ». Quant à son poids, il était aussi impressionnant… qu'envoutant. Certes, il était imposant, mais la formidable sensation de remplissage et de pesanteur qu'il m'offrit décupla encore un peu plus mon irrépressible envie de jouissances…
D'un pas rapide et avec un petit sourire de satisfaction aux coins des lèvres, je pris la direction de ma chambre. Comme à son habitude, Victor m'avait imposé une tenue précise : si les sous-vêtements m'étaient strictement interdits… un chemisier blanc, idéalement légèrement transparent, et une jupe courte… étaient requis. En somme, une tenue provocante destinée à ne dissimuler que partiellement mes charmes.
J'étais sa poupée, le jouet qu'il façonnait à sa guise… Et sans le moindre doute, la tenue qu'il m'imposait était destinée à rendre fous de désirs les hommes auxquels j'allais être livré…
Toujours aussi fiévreuse, je récupérai le plus fin de mes chemisiers blancs, celui que je ne portais jamais à cause de sa trop grande transparence, puis je me saisis de la seule mini-jupe de ma garde-robe… Achetée il y a plus de 10 ans, sur un coup de tête, je ne l'avais porté qu'une seule et unique fois lors d'une sortie en boite, avant de me rendre à l'évidence : elle était bien trop courte et vulgaire pour que je puisse assumer de la porter. Mais pour cette soirée… elle serait parfaite.
Les yeux pétillants, comme une jeune femme insouciante se préparant pour un rendez-vous torride, je retournai au pas de course dans ma salle de bain, profitant des premières ondulations du joujou qui occupait mon cul.
Malgré une tenue plus que légère... puisque j'étais entièrement nue... je transpirai déjà abondamment. Avec les crampes dans la mâchoire, c'était l'un des deux principaux effets secondaires assez désagréables de l'ecstasy... et les mêmes que ceux que j'avais déjà ressenti la fois précédente. Mes dessous de bras badigeonnés d'une bonne dose d'antitranspirants, j'enfilai mon chemisier, puis le boutonnai en remontant.
Arrivée à hauteur de mon décolleté, je m'observai dans le miroir, hésitante…
— Allez un de moins… me lançai-je à moi-même avec un sourire malicieux.
Au boulot, j'avais pour habitude de ne laisser mes chemisiers ouverts que sur les deux derniers boutons, prenant soin de cacher ma petite poitrine du regard des autres. En revanche, en soirée et plus précisément lorsque j'avais un rancard… un troisième bouton faisait généralement le saut, laissant la possibilité à mes prétendants d'entrevoir la naissance de mes sous-vêtements sexy portés pour l'occasion... plus qu'autre chose.
Mais cette fois-ci, en l'absence de soutien-gorge, je décidais d'en laisser quatre déboutonnés...
Moi qui ne portait que des soutifs rembourrés pour tenter de masquer le timide 80B que je peinais à remplir, exceptionnellement, j'allais offrir la plus plongeante des vues sur mes petits seins dénudés, oubliant par la même occasion mes complexes... du moins le temps d'une soirée. Une initiative inédite et d'autant plus provocante, que mes tétons à peine couverts étaient clairement visibles au travers du fin tissu blanc…
— Si avec ça ils n'ont pas tous une gaule d'enfer… je vois pas ce que je peux faire… pensai-je, satisfaite de mon look particulièrement aguicheur.
Le temps d'enfiler ma courte jupe et de la placer au mieux sur mes hanches féminines, puis j'ajustai mon chemisier pour parfaire mon accoutrement. Préférant habituellement avoir look tout en séduction, plutôt que vulgaire... cette fois-ci, j'avais davantage l'impression de ressembler à une jeune étudiante un peu salope… qu'à une femme élégante et sensuelle d'une trentaine d'années !
Mais à cet instant précis, ça n'avait pas la moindre importance à mes yeux… au contraire, jouer les chiennes en chaleur m'excitait au plus haut point.
Un brossage de dents, un rapide maquillage des yeux, un coup de gloss sur les lèvres et quelques pchits de parfum dans le cou… puis je quittai enfin ma salle de bain, fin prête pour ma folle soirée…
— Merde, je suis à la bourre… marmonnai-je en regardant l'heure sur mon portable.
Sans perdre une seconde, je fonçai dans ma cuisine pour me servir un grand verre d'eau. Non seulement j'avais soif, mais surtout il n'était pas question que j'oublie de prendre mon cachet Truvada, comme tous les jours depuis cinq mois. Plus que jamais et au regard des risques que je m'apprêtais à prendre… avec beaucoup d'inconscience… le traitement préventif que je prenais sur les conseils de ma gynéco... la PrEP... s'imposait.
De retour dans le couloir, je fis un crochet par ma chambre pour récupérer un string propre dans le tiroir à sous-vêtement de ma commode, avant de poursuivre mon chemin en direction de mon entrée…
— Lingettes intimes… protège slip… culotte propre… c'est tout bon… pensai-je en vérifiant que j'avais tout ce qu'il fallait dans mon sac à main, pour la fin de ma soirée.
Dans mon placard à chaussure, je récupérai mes plus beaux escarpins noirs laqués, ceux dotés de talons aiguilles dépassant les douze centimètres. J'allais avoir mal aux pieds, mais j'allais surtout faire briller les yeux de mes invités en m'offrant des jambes plus longues et plus fines qu'au naturel.
Ma doudoune sur le dos et mon sac à main sur l'épaule, je claquai la porte derrière moi et quittai mon appartement pour prendre la direction de chez Victor sans plus attendre. J'étais prête pour ma soirée, aussi excitée qu'impatiente de la voir débuter...
— Oh ça fait trop du bien… murmurai-je en profitant de la fraicheur de la température extérieure.
Il avait beau ne faire que cinq petits degrés en ce mois d'avril particulièrement frisquet, ce choc thermique me fit le plus grand bien, tant mon corps semblait en fusion.
Alors que je remontais ma rue, prenant plaisir à faire claquer mes talons sur le sol, le frisson qui remonta le long de ma colonne vertébrale me fit sourire. Cette réaction spontanée de mon organisme était due à la fraîcheur de l'air sur ma peau dénudée, mais pas seulement… Le fin tissu de mon chemisier frottait avec douceur mes tétons durcis par le froid, autant que par l'excitation… caressant en cadence la partie la plus sensible de ma poitrine. Accompagné par les douces ondulations du plug que je portais… je savourai cette inédite mais délicieuse séance de caresses... aux allures de masturbation pédestre.
À chacune de mes enjambées, le lourd morceau d'acier qui occupait mon cul oscillait de gauche à droite, m'invitant à jouer toute seule avec... en accentuant les mouvements de mon bassin à chacun de mes pas. Complété par le savoureux petit courant d'air frais qui caressait ma vulve bouillonnante... à l'air libre sous ma courte jupe… je profitai de l'instant.
Complètement défoncée et euphorique à l'excès, j'en étais à présent convaincue : il m'en faudrait peu... très peu... pour jouir ce soir...
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Élise Selby
20 août 2026 à 13:28
C'est ascenseur pour l'échafaud ton récit. Il y a un côté malsain à toute cette préparation, les dernières minutes de calmes avant...

J'y vois presque des regrets, des illusions de se dire qu'il y avait des portes de sorties. C'est beau et terrifiant à la fois.

Ça me donne presque envie de faire un lavement, tout est magique avec toi !

Tu dois être une bonne commerciale.
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SweatRabbit
13 juillet 2026 à 19:25
Ouais, en fait il te fait te droguer, quoi.

Tu es dans un état de conscience qui te fait tout accepter.

J'avoue ne pas connaître le chemsex, hormis de nom.
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LaVieDeLucie
20 juin 2024 à 21:01
Au moins, grâce à toi, je sais maintenant les effets de cette merde rose.

C'est une merde qui décuple le plaisir chimiquement, qui inhibe la raison et qui conduite a faire encore plus n'importe quoi (même si je n'en avais pas eu besoin pour commencer). Elle est donc d'autant plus dangereuse qu'elle donne l'illusion d'un bien-être qui en réalité n'en est pas réellement un. La descente et la prise de conscience n'en sont que plus douloureuses...

Pour le reste, c'est, à mon sens, l'un des chapitres les plus trash, l'un de ceux qui fait le plus peur.

Correction de ma première réponse : je pensais que tu avais commenté mon 3eme chapitre et non c'était le 2eme...
Modifié 20 juin 2024 à 21:54
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cocolst
20 juin 2024 à 20:29
Ok... que dire... non, je le ferai au prochain chapitre genre psy du dimanche.

Cependant, si, un truc qui sort de ma bouche (ou de mon esprit, ou de... ce que tu veux) : j'ai vraiment un problème avec la drogue. Au moins, grâce à toi, je sais maintenant les effets de cette merde rose.

Pour le reste, c'est, à mon sens, l'un des chapitres les plus trash, l'un de ceux qui fait le plus peur.
Soyez respectueux
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Alexhelderic
8 juin 2024 à 15:09
un petit mot que je mettrais entre guillemets et s’adresserait plutôt aux commentaires de certains qui angelise Hugo … pour moi il est tel que tous ceux de son espèce qui malgré le fait que tu etais en couple à l’époque et *amoureuse de Raphael* ne l’a pas empêché ni freiné de te sauter. je n’ai jamais ni dragué ni flirté ou couché avec une femme qui etait en couple quelque soit sa beauté sa situation ou tout autre chose. il y a des valeurs sur lesquelles je ne transige pas quitte a emprunter les chemins les plus longs et ardus !
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Lopette007
29 mai 2024 à 22:44
Ma très chère Lucie...
Je ne peux que être admiratif de ton courage à nous raconter ton histoire ...
Tu la raconte vraiment bien moi aussi j'ai chaud bordel lol
Je continuerai à te lire car j'espère une belle fin ....
Jen suis persuadé le monde la vie est pas si pourrie?
Soyez respectueux
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fabienmuz06
29 mai 2024 à 22:31
Je ne sais pas quoi penser... Allez vous y sombrer ? j'ai toujours eu du mal avec les hommes qui ne laissent pas le libre arbitre à une femme et qui se sentent obligé d'obliger la partenaire à se droguer... cela s'apparente à un viol d'une certaine façon... ou bien une rencontre fortuite sur le chemin vous fera changer d'avis ? Comme une impression que cette soirée ne se passera pas du tout comme cela devait se passer... vite la suite Lucie !!!! On aimerait tant vous savoir dans les bras d'Hugo pour de bon...
Soyez respectueux
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Photo de profil de LaVieDeLucie
LaVieDeLucie
29 mai 2024 à 13:55
Oui, un moment où, comme vous l’écrivez, vous ignoriez les messages d’alerte de votre cerveau dans une démarche d’autodestruction suite à votre rupture. Il faut du temps et des errements pour sortir de ce genre d’état, comme je pressens ou j’espère que vous allez nous expliquer dans de futurs volets de votre histoire, car vous semblez avoir néanmoins bénéficié de tout cela pour évoluer et être passée à une relation beaucoup plus saine

Oui, le dernier chapitre (le 4) et le Tome 7 vous en diront plus sur ce que je pourrai nommer "ma seconde vie".
Soyez respectueux
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Photo de profil de Kama666
Kama666
29 mai 2024 à 12:33
C'est délicieusement écrit, tellement sensible, tellement sensuel... comme par exemple l'intromission du bijou
J'adore
Soyez respectueux
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Photo de profil de Osensuel
Osensuel
29 mai 2024 à 11:38
Je ne peux qu’aimer ce récit qui non seulement est très joliment rédigé, mais aussi dépeint de manière très sincère et précise votre état d’esprit, votre ressenti pendant ces moments. J’aime toujours autant vous lire et me réjouis de la suite
Par contre, bien évidemment, j’aime de moins en moins Victor…
Au plaisir de vous lire et en vous remerciant pour le partage

Merci @Osensuel pour votre message et vos compliments. En effet, il ne fait plus aucun doute que Victor est un homme nuisible, même si à cette époque je m'obstinais à ne pas en tenir compte dans mes choix et mes décisions...

Oui, un moment où, comme vous l’écrivez, vous ignoriez les messages d’alerte de votre cerveau dans une démarche d’autodestruction suite à votre rupture. Il faut du temps et des errements pour sortir de ce genre d’état, comme je pressens ou j’espère que vous allez nous expliquer dans de futurs volets de votre histoire, car vous semblez avoir néanmoins bénéficié de tout cela pour évoluer et être passée à une relation beaucoup plus saine
Soyez respectueux
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